qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? soit je transforme brutalement piap' en lieu dédié à des sujets essentiels MAIS soporifiques (face à moi, en ce moment, les gens ont la tête qui trébuche de narcolepsie. mais je fais comme si voyais rien, comme toutes les mutti du monde: je continue sadiquement ma logorrhée) tels la détestation des cours de prépa à l'accouchement (cette curieuse impression d'être revenue à l'école avec des premières de la classe, des filles qui ont pris 4 kg et seulement dans les seins, des sales maris fayots, le fait de rougir quand tu poses une question EVIDEMMENT à la con, et tout le monde en chaussettes "fantaisie" sur les tapis de sol: tout de suite j'ai envie de retourner au fond de la classe et de ricanner avec les rebelles) et le fait de devenir pauvre par le simple fait d'approcher d'un rayon puériculture à moins de dix mètres, soit on se lance carrément dans l'inconnu, la poésie, les
habits les plus laids et/ou improbables du monde. des habits dont personne ne parle. des habits orphelins, des habits qui finissent au fond d'un bac tout à 1 euro à la fin des soldes et même là? non? toujours pas. des habits à qui personne n'a voulu donner leur chance, des habits qui ont gardé le sac de leur copine toute leur vie. ptain, des habits qui te font pleurer comme des petits chiens dans la vitrine de l'animalerie pauvre, quoi. des habits qu'on ne sait pas qui les a inventés. si c'est, genre, pour faire la blagoche avec les amis de l'atelier de style. si y a de la vengeance là-dessous, style, ce moule-tout de super héros, je l'appellerai jean-pierre en souvenir d'une rupture particulièrement moche avec un cycliste du dimanche. on ne sait pas si c'est de l'attentat textile, du stagiaire qui avait fumé la moquette, un truc qu'on n'a pas pu refuser au nouveau boss fou de vélo et de kanye west. on ne sait pas. on est devant le bidule, on essaie d'imaginer le genre de personne qui peut porter le golden ass, l'imagination cale: on se dit que janie longo serait en larmes devant ce tourmalet de la fashion. en larmes de peur veux-je dire.
le truc est à 94% en polyester ce qui, déjà, fait hyper envie je trouve. il ne vaut que 14 livres chez topshop, donc si tu le veux, une semaine plus tard tu peux l'avoir sur ton propre ass (ne sois pas shy, qu'ils disaient: sois même complètement le contraire de shy, en fait). vas avec au cours de prépa à l'accouchement, fais le petit chienchien à sa sage-femme et les bourgeoises en american vintage de ton hôpital pourront se recoiffer rien qu'en se regardant dans tes cuisses de gold (mais pas en chanteur de gold, pliiz ! elle foutait bien les miquettes, la ville de lumière !).
enfin bref. devenir célèbre, c'est aussi simple que ça. avec ton cycliste doré, on se battrait pour être dans ton cours et voir tes fesses lancer des éclairs de bling entre les ballons et les planches d'anatomie. pshiii-chaaa ! tu serai un peu, genre, la tina turner de la maternité. la primipare sous influence pimp my ride.
sinon franchement, je suis perplexe face à l'utilisation du machin. mais peut-être pas vous?
à part ça, comme vous le voyez, moi, ça vaaaaa :).
ps: je m'excuse par avance auprès des personnes qui ont déjà fait l'acquisition du golden ass. sinon, aidez-moi à collectionner les images d'habits les plus moches du monde: si ça se trouve, on en fera une rubrique.
Publié par piapias à 19:12:29 dans où on est vraiment à ça de vomir | Commentaires (21) | Permaliens
l'autre samedi, nous avons donc shoppé, mes gens & moi. pendant que mon homme claquait quelque chose comme deux AR paris/NYC dans une paire de lunettes (qui lui donnent l'air de designer dès le saut du lit, j'ai envie de lui donner un prénom italien, du coup), poulette se demandait donc si le fait de porter une jupe à quatre centimètres au-dessus du genou pouvait être confondu avec un emploi lucratif de travailleuse du sexe. nous autres, on est vraiment toujours entre deux questions existentielles, comme vous le voyez.
on n'a juste pas les mêmes.
moi je me demanderais plutôt si une jupe n'est pas trop longue, finalement: porter des minis, tant qu'on ne parle pas d'un bandeau-jupe, je vois ça comme de la jambe en liberté, de la légèreté, pas le coup de vouloir faire sa playmate à tout prix. donc je me moquais un peu de ma poulette qui n'osait pas sortir de la cabine d'essayage, rapport à ce complexe incompréhensible et rapport aussi au fait que je m'étais avant fait foutre de la gueule de ma blouse "direct from le cours de peinture sur soie de la MVC*, nan?" et que j'avais donc encore une mortification de retard. mais je me disais aussi que dans mon monde, finalement, j'ai comme ça plein de filles belles de la cuisse & du reste qui bloquent sur la longueur de leur ourlet. comme si elles s'excusaient tout le temps et par avance. d'être jolies, d'être des filles, d'être regardées dans la rue et aussi quand elles sortent des toilettes du resto parce que leur jupe est resté coincée dans l'arrière de leur collant, ce qui arrive même aux meilleures (d'où je dirais la supériorité du bas, sauf quand c'est un dim-up dont l'élastique te lâche en pleine journée ce qui arrive finalement toujours au dim-up, ou en tout cas aux miens, donc: collant). comme s'il fallait se mettre en retrait, en retenue pour pouvoir éprouver toute sa liberté de circulation. comme si le fait de mettre une jupe courte c'était s'être dit, devant le miroir du matin: "tiens, j'enverrais bien du gros message sexuel alentours, moi, today". assumer de se prendre du "t'es bOooonne" tout au long de la canebière, assumer tout ce groooar qu'on inspire à ces espèces d'animaux énervants frustrés. je veux parler des hommes, quoi.
alors déjà, les animaux, j'ai envie de dire, ça mérite parfois un bon seau d'eau froide et un petit coup de trique sur le museau. nan mais. on n'est plus en 1927.
parce que dans mon job de machos, du coup, les filles en mini, c'est le truc soit qui n'existe pas, soit qu'elles ont accepté d'être décrites pluzoumoins à vie comme les allumeuses de l'open-space (euh, sev', si tu me lis: tu ES quand même l'allumeuse de l'open space, honey) à qui on peut faire de la blague salace de la machine à café du matin au bouclage du soir (la blague salace journalistique est pire que la blague salace tout court: le mec qui la profère se CROIT réellement un petit peu comme dieu, tu vois). comme si tu ne pouvais pas être ET sexy ET compétente. comme si mini-jupe = "je vous verrais bien au service beauté & bien-être, mademoiselle, ou alors sous mon bureau?" alors que tu ne rêves que d'économie, de politique et d'horribles sujets sociaux très très pas glamour. comme s'il fallait à tout prix choisir son camp, ne pas brouiller les pistes, être conforme à l'image que les gens se font de toi.
des fois vivre en 1927, ça gave. des fois entendre les filles de mon âge dire "nan, moi je me sens pas du tout du tout féministe", comme si c'était une tare ou je ne sais quoi, comme si c'était normal de se réfréner la féminité pour ne pas être sifllée par maurice, le connard de la compta, aussi. maurice, il est vieux, il est moche, et même pas en rêve le plan cul ou la burka, quoi, maurice.
c'était notre petit coup de gueule du lundi. notre combat pour un monde plus juste, plein de poulettes libérées avec des ourlets à mi-cuisses & des très gros salaires de cadres méga-sup' pour foutre tous les maurice du monde au service bien-être.
nan mais.
* MVC: maison des vieux et de la culture.
photo: défilé chanel sur le concept du "je sors sans ma jupe parce que je le vaux bien".
Publié par piapias à 13:37:39 dans inspiration | Commentaires (59) | Permaliens
Publié par piapias à 10:55:37 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (3) | Permaliens
c'est tenter de télécharger LEGALEMENT (je dis ça pour les sauvageons qui nous lisent et qui pourraient se méprendre) les deux fucking nouveaux titres de noir désir sur leur fucking fucking site.
et échouer.
encore.
encore.
encore.
enc...
Publié par piapias à 09:54:30 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (49) | Permaliens
nan mais je suis trop forte avec la technique, moi, tiens. jane, du coup, c'est obligé les commentaires de plusieurs lignes. bon, allez, on se la danse, cette fin de journée?
Publié par piapias à 18:02:15 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (32) | Permaliens
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