pour survivre à septembre -ce mois plus fauché qu'un champ d'OGM- je n'ai pas douze mille idées. dejeuner comme une crevarde sur un coin de bureau, voilà ma botte secrète. ce n'est pas le resto que je fuis comme la peste (quoique perdre un peu de cette chouette petite bedaine ne serait pas de refus), mais plutôt le dangereux biotope dans lequel sont implantées ma bien belle entreprise et ses pauses dej à rallonge. le piège number ouane de ma vie, c'est ça: sortir dejeuner avec une copine, et comme-par-hasard sur le chemin du retour claquer douze fois le prix du resto dans du n'importe naouak de circonstances. bref, comme mon banquier n'est pas très loin de me rappeler à l'ordre comme une christine lagarde qui aurait un peu trop déliré sur les chiffres de la croissance, je fais low profil et salade au bureau. ma vie sociale morfle, mais mes finances commencent à réagir à la défribrillation. mais parfois, je suis OBLIGEE de sortir pour aller cueillir ma roquette quotidienne. et comme le monde est cruel, que le diable s'habille en prada et qu'il est dit que la pauvre pecheuse sera inlassablement mise à l'épreuve, parfois, la tentation se planque même derrière un paquet de florette. explications? explications. hier matin, moi et ma volonté d'airain avons été prises en traitres chez... monop', où nous étions allées nous ravitailler. pour volonté-d'airain, je ne sais pas, mais en ce qui me concerne, même si je lui tourne le dos, une robe est cap' de me crier "aaaach, prends-moi là maintenant tout de suite". volonté-d'airain n'a pas eu le temps de me rattraper par les oreilles, j'ai quasiment courru (j'ai dit volé?) vers Elle: violette à petit motif blanc, manches courtes, boutonnée dans le dos, c'est ba&sh qui la signe (comme quelques autres mignonnes pièces d'une mini-collec impec) et moi pour ba&sh souvent j'ai envie de crier wiiiish ! mon palpitant s'est emballé, et j'ai cru voir god himself quand je suis tombée sur un 36 (chez monop', toutes les petites collecs trendy, quand elles me passent sous le nez, elles sont en 44 mini). c'était un siiigne ! j'ai posé ma roquette et ma robette (49 euros et des brouettes) sur la caisse en essayant de ne plus réfléchir. moralité: au prix où je paye ma salade, vaut carrément mieux que je me remette au steack-frites-rosé avec mes copains de dej...
là, je suis partie pour la porter devant-derrière, comme disait ma mamy, avec mes bottines chocolat, des collants rouges de superman et ma petite ceinture en faux croco que j'aimeu d'amour. à mi-chemin entre quelque chose d'un peu 40's et... moi ;). ou alors en version cool, avec cuirounet comme ici : 
Publié par piapias à 19:55:13 dans survivre au mois de septembre | Commentaires (2) | Permaliens
et quand je dis wild, j'ai davantage dans la tête les images de la loutre doré qu'un papy johnny en total look jC jitrois pour cuir center. quand je dis wild, je vois de la pluie sur des briques chocolat, je vois des fish and chips avec les doigts, je vois des mediators plein les poches, je vois de la beer dans un gobelet en plastique, je vois des moues de gandins sexy, je vois des cols qu'on remonte contre le frog londonien, je vois quelque chose d'éraflé, d'amical et d'un peu étriqué. comme souvent, mon salut est venue de suède, l'autre pays du bonheur: 49,90 euros, quelque part, que messieurs H et M soient bénis et que le fruit de leurs entrailles soit béni avec eux. car logiquement qui dit cuir dit aussi: coquillettes à l'eau pendant six mois pour résorber l'impact du machin sur les finances du ménage. je dis "ménage", car tout achat de plus de 150 euros passe par la case "mon mari, ce gardien du trésor" et 400 euros pour un bout de peau, c'est clair que c'est un truc à pas nous faire débattre deux heures ("ah ah. tu plaisantes. question suivante."). j'aime follement cet homme mais il est évident que le "prix des choses" a un tout autre sens pour lui que pour, disons, le commun des mortelles. enfin, parée de mon mignon petit cuirounet cheap et quand même un peu chic, je préserve la joy on this earth et la variété de mon alimentation. le double effet kiss cool de la chose? ça laisse des sous dans ma popoche pour trouver de nouveaux compagnons à cuirounet. des jolies robes grises, classieuses, de secrétaire un peu revêche. un pantalon de mec, avec des pinces bien placées (sur le devant de la cuisse, pas sur les côtés, le petit détail qui fait toute la différence: y en a un très bien, gris foncé, très large, chez zara). là-dessus, des escarpins, des boots, quelque chose qui perche un peu, un foulard et zou. roulez jeunesse...
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Publié par piapias à 13:22:58 dans survivre au mois de septembre | Commentaires (1) | Permaliens