Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

cassie | 16 mars 2008

pour mesurer le colossal abysse qui sépare le jeune de maintenant du jeune que tu étais, toi, il y a grosso modo 10 000 ans, c'est assez simple: demande-toi si tu as envie de porter un slim rouge et/ou des vans à carreaux. demande-toi si tu dormirais pendant une semaine sur un parking dans l'espoir de croiser bill (pardon: "biiiill") de tokio hotel.

ou alors compare "hélène & les garçons" à "skins".

dans le premier cas, de faux jeunes ("johanna", en sus d'un accent à couper à la hache, allait encore à la "fuck" alors que dans la vie, l'actrice avait ses bons 35 ans) se retrouvaient à la "cafète" d'une cité U à la déco pré-valérie damidot pour boire des boissons gazeuses sucrées entre deux ficus malades et tenir des propos définitifs sur la vie ("mais tu crois qu'il m'aime, mon cricri d'amour??"). le plus souvent, ça se terminait au "local", où les garçons répétaient depuis dix ans ce même accord de gratte minimaliste (ce qui aurait pu mettre les filles sur la voie: en guise de musique, les garçons étaient beaucoup plus probablement en train de regarder des filmix en sifflant des bières juste avant leur arrivée). sinon parfois "béné" disait "crotte", elle était bretonne et ça m'énervait. on se roulait des pelles, mais sans la langue et sans salive. hélène était folk, mais alors dans le sens roch voisine du terme.

dans "skins", les jeunes sont tellement de vrais jeunes que parfois les garçons n'ont qu'une ombre de moustache et des corps bizarres étirés comme des élastiques. les filles font du 34 lorsqu'elles sont rondes. tout le monde emploie le mot "fuck" comme une virgule et se retrouve dans des fêtes pour gober des petites pilules qui font rire et/ou fumer les réserves de beu du maroc, forniquer dans les rideaux voir transformer la baraque des parents (over largués) en bouge pour crakers. le plus souvent, tout ça se termine à l'hosto ou plus simplement par une bonne séance de déglutition violente sur le trottoir. on y couche avec un bel enthousiasme, en permanence, même avec sa prof de psy à gros seins et ceci dès 14 ans. on y cause du sens de la vie, à une profondeur qui ferait s'écrouler le cerveau de béné dans sa boîte crânienne. et sinon encore, il y a parfois du arcade fire en fond sonore ou alors du cat stevens, façon chorus, et c'est beau à verser une larmiche.

alors que dans "hélène", laly achetait ses micro-shorts corail à la halle aux vêtements (micro-shorts qui, tout de même, auront laissé un souvenir humide à nos amis les hommes trentenaires), dans "skins", c'est évidemment entre H&M et topshop que ça se passe (car "skins", c'est du 100% britton, pas un truc bricolé dans un hangar à la plaine st-denis). dans ce défilé de looks fluokidiens, cassie, par ailleurs anorexique hyper optimiste, rayonne comme un petit soleil fashion & fêlé. comment vous dire? c'est un peu comme si clémence poesy allait shopper avec punky brewster & cory kennedy. c'est frais et déjanté, donc, c'est extrêmement anglais. c'est cobrasnake à mort. cassie met des jupes longues plissées blanches en soie avec des t-shirts verts légèrement sous acide. des robes de virgin suicide qu'on verrait bien coupées chez heimstone (merci à notre punky nationale pour cette découverte qui fait mal au découvert!) et des colliers avec des dinosaures en plastique orange, ou bien encore du lamé bronze très chloé ou du top vintage de petit matelot. sinon, cassie est une princesse qui fait vraiment tout ce qu'elle veut avec ses cheveux et ce tripatouillage capillaire gracieux est pile ce que tu aimerais -toi, le jeune d'hier, éduqué à coup de gel vivelle dop- faire avec les tiens cet été. cassie est folk, mais alors dans le sens nina hagen du terme.

la saison 2 est diffusée en ce moment chez les rosbifs. étonnamment, AB1 n'a toujours pas riposté.

http://www.myspace.com/thejoyformidable

Publié par piapias à 12:44:26 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (10) |

salut à toi, phiphi | 23 janvier 2008

voilà, c'est pile le genre de trucs qui demande du temps. des milliers de visionnages, différents biotopes. sur du nez de starlette ricaine & blonde, sur le nez de mon vieux philou manoeuvre -je dis "mon", à vrai dire, alors que c'est plutôt JD beauvallet, "mon" rock critic originel, la ligne claire, tout ça, blabla-, sur le blaze de deux-trois garçons croquignolets de chez moi (car les garçons ont parfois du goût, même dans ma ville où le truc, là, c'est toujours leurs slims taille basse qui leur font les fesses de l'écureuil de "l'âge des glaces", ou bien cette mode qui s'accroche, avec l'atroce fluokids attitude que même punky brewster, the real, elle n'aurait pas osé). parce que la wayfarer, bon, allez, soyons sérieux deux secondes, c'est de la bonne vieille laideur. de la lunette qui vous file tout de suite une tête de folle prétentieuse. moi, il y a quoi? un an, j'aurais ajouté "folle, prétentieuse et ringarde".

ok. donc méchamment hype. on est d'accord.

alors moi qui suis la fille connue sous le doux nom de "cette fausse blonde bavarde de petite taille à hublots" (les binocles démesurées, je suis cliente depuis quelque chose comme le quaternaire), il semble que je sois enfin passée du côté obscur de la force. oui, moi aussi, je vais l'avoir, mon museau de fille vaniteuse des 80's. moi aussi je vais les avoir mes années palace. en plein hiver, ouais, très clairement. ma paquita paquin attitude. ma anouschka's touch (même que je l'ai rencontrée pour de vrai, l'anouschka, elle m'avait d'ailleurs un peu foutu les jetons, comme une sorte de vampire super classieux, mais je m'étais accrochée dans le seul but vil d'être invitée dans son palais du vintage: et j'ai eu raison, en fait c'est une femme très chouette). tant qu'à être stupide, autant y mettre du sien, c'est ce que je dis toujours: tout faire à fond, à la britney (ça marche aussi avec "à la courtney"). 

le seul truc, c'est que j'hésite encore entre le modèle black basique et la monture écailles ("faut aimer" va encore grincer chéridamour, faux comme s'il muait). je précise qu'à choisir, les binocles d'yves st-lau, le vrai, me diraient pas mal aussi, sauf que non: passé le bel âge de 12 ans et demi, le charme des gros carreaux n'agit pas. j'ai même envie de dire que tel le scorpion perfide, voilà une chose qui se retourne carrément contre le sex appeal de la trentenaire. or demain je suis d'une année plus trentenaire que jamais, tiens.

bref, comme souvent on a des questionnements profonds et spirituels, dans cette taule.

http://www.myspace.com/thesenewpuritans

 

Publié par piapias à 22:42:35 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (4) |

before the wire, mon addiction pour 08 | 13 janvier 2008

quand je sors d'une séance de cinéma en ricanant ("into the wild", gros navet gentil avec cependant de très belles images de pub pour shampoing genre timotei, plus un vieil homme et un ours super dans le dernier quart d'heure), que chéridamour s'active derrière ses fourneaux, son mignon tablier autour du cou, tellement heureux de vaquer à ses taches domestiques préférées, moi je vaque aux miennes. à chacun ses talents, isn't it (le mien étant... dépenser de l'argent de façon inconsidérée comme la poule écervelée d'un gangstarappeur? oui, un peu. je le dis pour que mes gens tentent de visualiser chéridam' en fourrure de bébé renard and gourmette. et rient, donc.).

bref, je m'intéresse aux vrais problèmes de ce monde: que porterons-nous dans deux mois? étant entendu que certaines choses ne pourront vraiment pas passer par moi (je pense aux épaulettes, car je ne peux pas me dédire à ce point, mais je pense aussi aux jeans PRESQUE neiges ainsi qu'à la couleur corail en général), que les soldes d'hiver sont de l'histoire ancienne pour moi (pour le dire comme ça: je n'arrive pas complètement à me fasciner pour l'achat de trucs que je ne mettrais plus dans moins d'un trimestre), et que mon "elle" s'échine à ne pas me parler de ce qui m'intéresse depuis... pff, hyper longtemps, là (peut-être ce sondage sur les opinions politiques de leur lectorat?... on y revient toujours!), je suis allée toute seule faire mon marché dans les collec spring 08. alors évidemment les robes à la balenciaga foutues comme des armures, ce sera nein, danke.

donc dans ma musette, j'ai mis:

du noir, eh ouais (et des épaules, et une sorte d'allure qui se prend pas la tête) vanessa bruno

du bleu ciel et du flouide (oui, le dimanche, je copyright des mots, voilà) stella mc cartney

un peu de gris acier toujours dans la flouidité (et un peu de reboul' à la punky pour assaisonner;)) isabel marant, paul & joe, phi

 

cette allure, ce vert ceinturé bas, cette écharpe noire, tout simplement isabel marant

ce combishort chanel

des motifs graphiques mélangés (ET ces chaussures, j'attends vos dons) chanel itou

du bleu nuit marni, dries van noten, celine, balenciaga, kenzo

du jaune, par touches (et cette jupe avec, tiens)  charlotte ronson

anne valerie hash

sonia rykiel

ps: "moi, ce que je préfère dans toutes ces fringues, c'est la mannequine chinoise". chéridam', c'est un mec qui ne s'invente pas. et si quelqu'un connait quelque chose de plus beau que le "hometown glory", là, de cette adele-là, qu'il me jette un cup cake... je connais une amy qui va devoir repartir en rehab.

http://www.myspace.com/adelelondon 

Publié par piapias à 21:28:20 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (11) |

welcome göteborg | 31 décembre 2007

dans la vie, il n'y a pas 12 000 écoles de ceinturage, il y en a deux. la "Sur les Hanches Academy", que je connais tellement bien qu'à la longue elle m'ennuie. la "A la Taille School" que je tente seulement en période de non-chapon, non-foie gras, non-bûche maxi chocolat. en suède apparemment, il n'y en a qu'une, et cette institution s'appelle le "Mi-Torse College". j'avoue que cet été, quand je me baladais non pas le long des fjords mais sur les blogs de ce qu'il faut bien appeler les plus belles petites poulettes fashion in the world (j'ai nommé les post-adolescentes suédoises), le truc me semblait complètement casse-gueule. à moins de jambes de quinze mètres, à moins d'un minois de treize ans, est-ce qu'il n'y avait pas le risque de passer pour une madame michu, la jupe remontée jusque sous les bras (c'est toujours ça que les wonderbra n'auront pas)? ma perplexité était vaste. car d'un autre côté, ces étonnantes petites silhouettes bricolées à coups de virées chez H&M (leurs divinités locales) m'accrochaient complètement l'oeil (si je lis ma domino du jour, sur baisersvoles.canalblog.com, je vois que je ne suis pas la seule). après des années de planquage dans des blouses pluzoumoins informes (version haute) et de string apparent (version ultra-down), ce remontage-là a quelque chose d'ultra frais et moderne, non?

après avoir timidement essayé la jupe-légèrement-boule-noire, je me suis risquée au slim taille haute (dit comme ça, ça semble assez agence tous risques, mais en fait non) et là, à la robe ceinturée disons en haut des côtes. bilan des courses: ce 31 décembre, légère hystérie collective des filles de 15 ans & des hommes de 30 à la vue de ce qu'il y a six mois encore j'aurais qualifié de "grosse marade improbable". bon, hystérie, je la fais un peu excessive, là. mais, euh, en fait à peine !

est-ce juste parce que c'est nouveau ? que les yeux de la foule saturent de cette allure un peu moelleuse, un peu planquée, un peu bohème que nous n'arrivons pas vraiment à quitter ?

le dépaysement, y a que ça ma bonne dame...

http://www.myspace.com/wutang

Publié par piapias à 17:59:35 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (11) |

frangines de franges | 30 décembre 2007

le temps passe. vous regardez des photos de vous au fin fond des albums familiaux et que voyez-vous? apparemment, vous êtes plus ou moins née avec une frange. en de très courtes périodes, cette frange a été repoussée sur le côté et nous l'avons alors nommée "la mèche". la frange est une addiction. un accessoire. une contenance. une clope sans risque. mais une drogue tout de même: lorsque vous la portiez courte, oui, un peu comme une jeanne d'arc sous acide, il vous arrivait, des dimanches matins un peu mouais, de la raccourcir à la hussarde face au miroir de la salle de bain. "juste un p'tit peu" pour voir et voir quoi je vous le demande? que jamais vous n'auriez votre CAP coiffure. ni maintenant ni en rêve ni jamais. maintenant que vous la portez longue, le même jeu se poursuit à l'envers: appelons-le le jeu du "encore un p'tit peu". il s'agit de laisser pendre ces cheveux de front le plus possible, jusqu'à ce que la vision soit totalement impossible, lorsque vous ne pouvez plus passer 5 mn sans dire "pardon, je ne t'écoute pas, j'ai un truc dans l'oeil, là" et aller pleurer, la tête tordue devant un rétroviseur, avec des yeux du coup devenus blonds (je sais exactement de quoi je parle). ce jeu est absurde, vous le reconnaissez sans mal. des gens ont pris l'habitude de vous accueillir au boulot avec la phrase "eh, t'y vois encore quelque chose là-dessous?" et la réponse est généralement "pardon, je ne t'écoute pas, j'ai truc dans l'oeil, là". bref, votre frange est trop longue. mais pour une obscure (c'est le cas de le dire) raison, vous l'aimez, ce rideau. même si sa perfection est tout à fait aléatoire, même si elle ne résiste pas à la moindre bruine ("t'as frisé, c'est la pluie?" OUI, C'EST LA PLUIE PTAIN !!!), même si chaque matin, il vous faut carburer des plaques céramique, même si lorsque vous essayez un sous-pull (drôle d'idée, il est vrai) elle vous reste plaquée sur le front comme... comme le truc ignoble qui vous oblige à mettre votre capuche jusqu'aux sourcils pour sortir de la cabine d'H&M. bref, frangée vous êtes, frangée de l'extrême vous restez malgré les aléas climatiques et les moqueries faciles. sortir sans frange serait comme sortir nue.

et cet automne, kate is back. après trois ans de franges brunes par millions dans toutes les rues du monde, son rideau blond est comme une illumination, non? c'est "la" frange. c'est "votre" frange, bon sang !! enfin, celle à laquelle vous parvenez après un mois et demi sans passage chez franck provost, celle dont vous bichonnez les coins en arrondi avec application. celle que vos collègues goguenards taclent sans savoir, les impies. celle pour laquelle vous ne pouvez plus jamais regarder un garçon dans les yeux, celle qui ne nécessite pas de s'épiler les sourcils. celle qui fait de vous une rolling stone. kate est votre über validation. trop longue, cette frange? ah ah. mossienne, plutôt, non? enfin moi c'que j'en dis.

http://www.myspace.com/josegonzalez

Publié par piapias à 12:12:30 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (2) |

<< |1| 2| 3| >>

Tous les derniers titres

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03