le printemps est encore une abstraction. tu as encore du temps pour t'appréhender toi-même vêtue en cherry blossom girl (toutes ces nuances chair qu'il faudra maîtriser en camaïeu sur ton teint d'endive, ta rockitude va-t-elle s'en remettre? va-t-on parvenir à distinguer où s'arrêtent tes vêtements et où commence ta peau? trompés par ce ton sur ton, des gens marseillais exubérants vont-ils, du coup, te montrer du doigt en te croyant nue sur la canebière?), le temps de trouver un meilleur anti-cernes, le temps de médire sur le compte du jean neige, le temps d'apprendre à marcher avec les gladiators de new look, le temps d'apprendre à marcher avec les gladiators de new look ET un porte-bébé. disons-le, les collecs printemps-été ne te font pas grimper aux rideaux en criant des trucs obscènes. un tout petit peu trop milieu des eighties pour toi, sans doute -et ton absolue certitude que, comme par le passé, les épaulettes façon laure manaudou sous EPO, seront à nouveau rapidement et justement honnies. comme les manches de blazer retroussées, car on n'est pas dans wham non plus, merde, enfin cela n'engage que toi. nos photos de 09 feront rire nos enfants dans 20 ans.
en attendant tu écoutes encore get well soon (parce que c'est beau), tu lis encore "beautiful people" (parce que c'est exotique) et hier soir tu étais saoûle avec trois verres de cassis blanc, turban bas, ava. invitez-la, elle coûte que dalle en gnôle (d'autant que les soirées "nouvelle star" sont à quelques encâblures, braves gens). en attendant, c'est dimanche et tu es sur le site de topshop à te dire que, décidément, il n'y a pas tellement mieux pour commencer à s'éloigner de l'hiver d'une longue guibolle qu'un petit pantalon à pont rayé.
http://www.myspace.com/officialnickeleye (c'est vraiment mignon un strokes, quand même)
photo: topshop.
Publié par piapias à 10:10:52 dans où je bave avec application | Commentaires (12) | Permaliens
toi aussi tu aimes siffler du whisky à 10 du mat au burlingue avec tes potes? peloter toutes les filles de ton open space et ne pas risquer de procès pour harcèlement sexuel? coucher avec joan, ton übersecrétaire (et quand je dis über ! c'est parce que les mots me manquent, surtout en teuton: pour faire simple, disons que cette fille me donne envie de changer d'option sexuelle, immédiatement, et pour longtemps. si toutes les secrétaires lui ressemblaient, personnellement, j'inciterais mon mari à devenir homme au foyer)? décider que la journée de boulot se termine à 15h et au bar? fumer au lit, fumer au resto, fumer dans la figure des enfants, fumer enceinte, fumer dans les transports en commun, dans l'ascenseur, dans le bureau de ton boss? être terriblement viril et sentir l'after-shave même en photo si tu es un homme, avoir des seins coniques si tu es une femme? être éperdument smart? être au-delà d'éperdument smart?
alors laisse-moi te dire que tu vis probablement une cinquantaine d'années trop tard.
bon, on dirait que c'est la bonne déconne, comme ça, les 60's et en fait finalement non. dans "mad men", tout le monde fait des efforts pour paraître quelque chose -cool, poli, vertueux, in the wind, puissant, heureux- mais c'est du flan. du flan vintage, c'est tout. tout le monde a ses petites névroses. et ton psy est un chien de l'enfer qui raconte ta séance à ton mari (qui te trompe en gros avec tout ce qui bouge dans un rayon d'un kilomètre autour de sa clope).
je ne sais pas s'il y a quelque chose de mieux à se mettre sous la dent en ce moment: mais après "mad men", il devient impossible de revoir les infernales quiches de "desperate housewives". de toute façon à chaque fois que je vois susan, j'ai envie de lui jeter un jean bootcut à la gueule.
si on pouvait reprendre la clope sans risquer de replonger toute entière dans le paquet, on s'en grillerait même une d'admiration.
http://www.myspace.com/elliottbrood
Publié par piapias à 18:21:45 dans où je bave avec application | Commentaires (6) | Permaliens
quelques fous instants, j'avais pensé entrer dans 2009 démunie de ma superficialité naturelle. j'avais pensé: tu penseras à dire à ta conscience de rentrer de RTT. j'avais pensé: à un désir idiot ne succèdera pas immédiatement la satisfaction d'un autre désir tout aussi à la noix. j'avais pensé: babygros, nounou, tapis d'éveil, ateliers d'épanouissement mère-enfant, cours de pilates. j'avais pensé: les retrouvailles avec ton 36 se suffiront à elles-mêmes. j'avais pensé: des tonnes de fringues ont patienté 9 mois pour te revoir, tu ne trahiras pas leur attente.
comme d'habitude avec ce qui peut tenir lieu de résolutions, tout est rapidement parti en sucette.
ma conscience est prise en traître par la lecture quotidienne de la blogo (pff, je ne félicite pas fanny "like a girl" et son "chaque semaine, je vous dis comment dépenser vos sous en cinq points"), je n'ai jamais été foutue d'avoir une passion intelligente, j'ai assez de babygros pour rhabiller la france en plein baby-boom et qu'est-ce que je ferais dans un atelier mère-enfant, franchement?? quant à mon 36, il n'est pas encore tout à fait présent dans cette pièce, donc les habitants de la cave y resteront. de toute façon c'est pas tout à fait comme si les stocks balenciaga 08 y pionçaient, hein.
donc là je veux ça: l'espèce de pantalon parfait, noir, fait pour les filles qui ont une taille (c'est peut-être de retrouver la mienne dont je rêve surtout), à porter avec de vrais gladiators & une blouse en soie aérienne. si quelqu'un va à NYC (miniushi, copiiine, quoi :-) !) bientôt, je veux bien qu'il revienne les mains pleines.
http://www.myspace.com/bombaybicycleclub (le rock et la mode, c'est tout kif-kif: à chaque saison ses must have....)
photo: le pantalon qui tue sa petite race & le top que mes seins réclament sont des jeffrey monteiro. prends des notes, petit sushi ;-)
Publié par piapias à 19:57:28 dans où je bave avec application | Commentaires (5) | Permaliens
ce qui est bien avec la deuxième démarque, c'est qu'il n'est plus du tout question de mauvaise conscience vu les prix ridicules des bidules.
ce qui est moins bien, c'est que c'est généralement le moment que choisissent les marques pour dégainer les premières tueries de la saison prochaine.
chez zara, où je m'étais perdue avec ma fille l'autre aprem (à celles qui gromellent qu'il n'y a que des fucking mauvaises mères pour trainer leurs gosses dans les cabines d'essayage, je réponds petit a, que les cabines de l'espagnol sont assez vastes pour faire entrer une poussette, petit b qu'elles n'ont qu'à lire l'excellentissime "mauvaises mères" de trois journalistes drôles et frangées buveuses de mojitos et collectionneuses de robes maje & sandro http://mauvaisesmeres.20minutes-blogs.fr/ : je précise quant à moi que ce génial anti-laurence "paix à son âme" pernoud m'a été offert par... mon beau-père, ce qui prouve que nous avons lui & moi un peu d'humour, enfin peut-être surtout moi???), je suis tombée sur une robe dont on reparlera peut-être et sur les bottes dont le monde entier (ou enfin quelques filles normales, c'est à dire tarées de pompes) va causer d'ici quelques jours :
les bottes en daim beiges à chaines (mais pas foutues comme un pneu neige, ceci dit) honteusement copiées sur les marant.
quand je dis la honte, bien sûr... il s'agit d'une shame avec laquelle je suis en mesure de vivre :-) (d'autant que mon mari déteste absolument, ce qui est toujours un indice de "la blogo entière va crier "iiiil me les faut")
pas de musique ce soir, vu que je vais pas vous imposer les comptines sous le baobab (pourtant super cool pour les petites oreilles).
photo: madame fig', thank you.
http://www.myspace.com/heartsrevolution (allez et puis si, un truc à se remuscler le grand fessier, hop hop, en 2009 soyons toniques dans nos panties)
Publié par piapias à 20:52:02 dans où je bave avec application | Commentaires (13) | Permaliens
je ne sais pas pourquoi, lorsque l'on est une fille -ou même un certain genre de garçon- on s'emmerde à aller vivre AILLEURS qu'à paris.
vraiment, non.
j'hypothèse un certain sens du masochisme ou bien un problème cardiaque, peut-être?
photo: évidemment the sartorialist, mon pourvoyeur officiel en hommes :-)
Publié par piapias à 18:05:00 dans où je bave avec application | Commentaires (6) | Permaliens