
parfois, comme ce sfgqfgqsyf jeudi, un cours d'aquagym avec le Maître de Guerre (ma nouvelle prof) ne suffit pas à vous sauver le moral (aucun meurtre de masse n'est cependant commis, ce qui indique à quel point le vernis social et une bonne éducation peuvent influencer le cours d'une vie). parfois, que tout dans les magasins soit noir, ou noir clair, ou marron, ou alors gris (le gris, je sais pas vous, mais je vais pas tarder à saturer: pourquoi vouloir absolument redonder l'hiver??), ça donne juste envie de choses joyeuses, pas sérieuses, limite des jouets. et chez topshop, ça tombe bien, on trouve toujours de quoi rigoler, la preuve en images ;).
http://www.myspace.com/thedoband
pour une raison mystérieuse, toutes les photos semblent comme aimantées vers la droite. est-il 20h10?? mon ordi s'est-il fait sarkospammer??
et oui, je sais, l'humeur belliqueuse et hyper down de mes billets va finir par me flinguer toute sympathie sur la blogo... mais je suis une fashionnette ronchon, voilà, c'est dit.



Publié par piapias à 19:45:00 dans où je bave avec application | Commentaires (2) | Permaliens
ils sont quand même forts, ces roll mops. je ne sais même plus comment je consommais de la mode avant eux. avant, une collection de PAP, c'était ce truc immobile et chiant, ce truc que si tu as fait du shopping le mercredi aprem avec tes potes de l'internat, ben c'est même pas la peine d'y retourner avec tes soeurs le samedi parce que ce sera TOUJOURS LA MEME CHOSE au même endroit, vois-tu, donc le joli il sera déjà dans ton cabas, et le moche, eh ben le rencontrer deux fois, c'est vraiment deux fois de trop, isn't it? une collection, de mon temps ma bonne dame, ça durait trois mois. les boutiques me faisaient peur tellement on y entendait voler les mouches, tellement c'étaient juste des temples de l'ennui (un ennui qui coûtait un bras, en plus) gardés par d'affreuses mémères blondes ultra bronzées qui skiaient à l'alpe-du l'hiver et se la donnaient en tanga à palavas l'été. du coup, il valait mieux être grunge. au moins chez kiloshop, y avait toujours de la liquette allemande (j'ai jamais compris pourquoi les vintageries de l'époque étaient tjs allemandes... et je touche du bois pour que ça n'ait rien à voir avec quelque chose du type extermination de masse de la première moitié du 20e siècle
), de la veste à chevrons bavaroise, des chemises écossaises, de la parka kaki. et puis ces magnifiques années suédoises sont arrivées. tout à coup, c'est comme si le président de ton pays décrêtait que noël serait désormais célébré CHAQUE fucking jour de l'année. tu peux aller dans ton H&M le mardi matin et y retourner le mardi aprem, tu trouveras toujours une nouvelle idée pour transférer ton argent directement sur le compte d'entreprises de confection bulgares.
depuis dix ans, donc, je suis donc une fille anxieuse heureuse avec des problèmes de trésorerie (oui, car à la fin 9,90 euros x 1000, ça fait le PIB du soudan), je peux le résumer comme ça ;). la peur de rater LA pièce ultime (je sais pas, moi, ma famous robe blanche introuvable??) fait que je vois plus les vendeuses de mon H&M que, par exemple, mon aurélie d'amûr (c'est sa spéciale dédicace du lundi) dont la conversation est pourtant bien plus revigorante.
mais trève de. comme je n'en ai jamais assez, de suédoiseries, parfois je vais aussi sur leur site. et parfois comme ce soir j'ai envie de hurler au crime de subprime de la mode: car désormais, MM. H. et M. y indiquent ce qui sera en mag semaine après semaine pendant un mois. le cliffhanger de la muerte, quoi. pire que la fin d'un épisode de "24". le truc super pervers qui anéantit l'idée même de la bonne prise shoppée par la seule grâce de la persévérance et de la chance. parce que je vois d'ici le show: ça va être la ruée type cavalli une fois par semaine, là. ce qui n'empêchera pas bibi -cet être malade- d'y aller quand même les autres jours "au cas où". quand je pense au trou de la sécu, je me dis que ça rend mon découvert légèrement condescendant.
ps: par ailleurs je tiens à dire que je veux le blond polaire de la mannequine du site. voilà.
Publié par piapias à 19:19:25 dans où je bave avec application | Commentaires (0) | Permaliens
après julien, 24 ans, boromir, 17 ans. oui, je sais. il y a des sites spécialisés pour ça. il y a aussi des prisons. enfin bref.
ce que j'aime généralement chez un homme, c'est qu'il me ressemble le moins possible. c'est mon côté: lino ventura is my homeboy. un homme ne peut en aucune manière être pris par mégarde pour une fille. même de dos, même de loin, même par faible visibilité sur une route de montagne. étant naturellement inconséquente, pinailleuse, pipelette, hystérique et excessive (et pas forcément parce que je viens d'attaquer mon 10e mojito, même si évidemment on peut aider la nature), je les aime donc sérieux, foutraques, magnanimes, taiseux, calmes et mesurés. chéridamour est tout ça, en beaucoup plus drôle et dieuducielsoitbéni, sans le cheveu lustré-gominé à la lino (paix à son âme et toutes ces choses). travaillant dans un centre-ville de ville occidentale, je suis fatalement entourée de son exact inverse, j'ai nommé le MINET. le minet a des fesses comme des noisettes, des cannes de serin moulées dans un slim de deux tailles plus petit que le mien, des pieds qui du coup paraissent interminables dans ses no name pointues et blanches. il a des cheveux qui brillent et qui sentent le timotei ou parfois une frange ou parfois un bol. il a une petite voix acide. il se déplace en bande. il a toujours l'air de se faire ch', même que ça lui demande des fucking efforts de jouer l'ennui alors qu'en vrai il est super excité de squatter la terrasse du polikarpov (repaire de djeunes tendance electro de cher moi, je referme la parenthèse topographique). ce minet me fait rire mais aussi m'énerve. jamais ô grand jamais il ne me viendrait à l'idée de lui parler, encore moins de, je ne sais pas, tromper chéridamour dans ses bras. le minet est sans testostérone. et de toute façon il est hors de question que mon âme soeur achète des cheap monday taille 32, c'est une question de respect.
mais parfois aussi (julien, boromir), les hommes qui ne se ressemblent pas m'émeuvent. cette arrogance comme une maison en paille de petit cochon (sur lequel les grands loups méchants n'ont qu'à souffler pour qu'elle s'envole), cette délicatesse fugace, cet air d'hésiter encore à grandir, à choisir son camp, cet art de la pose me laissent songeuse... sur moderniteter.blogg.se je suis tombée sur boromir. la simplicité très étudiée de ce qu'il porte me semble tout simplement ce que l'on peut espérer de mieux de la part d'un dressing. t-shirt blanc, cardigan noir, foulard russe, boots vintage pointues, slim noir. le cheveu mixa bébé est en option. peut-être que ce que j'aime chez boromir, c'est que je pourrais être lui.
c'était ma parenthèse narcisso-érotomano-adolescente.
Publié par piapias à 17:12:00 dans où je bave avec application | Commentaires (2) | Permaliens
attention, voilà venir ma minute de pétasserie
alors voilà. je suis la personne âgée (j'entends: née sous le règne de VGE -années glamour et rock s'il en est) qui dit "hiiii ! où çaaaaa?" à chaque fois que quelqu'un lui dit "tiens, mais ce serait pas julien?" car "julien", c'est "julien". pas "julien" (courbet) ou même "julien" (clerc) et encore moins "julien" (dray). nan. "julien" c'est l'heureuse aberration de mon année 2007, un petit peu comme assister à un braquage classieux, un mirage rock, un happening à la charnière des mondes, une chose qui ne devait pas arriver, un accident de la vie (mais dans le sens joyeux de l'accident). enfin bref me voilà totalement sous le charme d'un gringalet, une espèce d'arsène lupin de la variète, qui pourrait être mon petit frère sauf qu'en fait le gringalet, pas tant que ça! la preuve en images avec une, eh bien, j'ai envie de dire savoureuse série publiée dans "playboy" http://julien-dore.xooit.com/t1314-Playboy-Octobre-2007.htm (ce lien-là marche mieux) que je ne savais pas si méchamment chiadé dans ses interviews ("playboy", dans mon esprit étriqué plein d'idées reçues c'était un machin avec des prothèses mammaires et des fesses lustrées à photoshop). donc bref. "julien" ne raconte rien d'excitant, évidemment j'ai envie de dire, et le fait même de ne rien dire de transcendant, ça donne dans mon esprit tordu quelque chose comme : "waow, comment en une ITV il te retourne le concept même d'interview de vedette, comment il te démontre cash toute l'inanité de la chose". je suis comme ça avec "julien". même quand il ne fait rien (et au fond: il ne FAIT RIEN, jamais, à part avoir chanté trois chansons sur la chaîne de "super nanny") je lui trouve du génie. "julien" est comme une forme d'art contemporain: on ne sait jamais s'il est du lard ou du cochon, une pure arnaque ou une révélation. un objet, une posture, un concept, un fantasme, un grain de sable ou la machine à lui tout seul. avec du rien, une barrette, une émission naze, une voix rauque, il fabrique....
quelque chose.
à ce quelque chose-là, rock je dirais, donc cap' de toucher mon vieux coeur de vieille et inaltérable fan, ce quelque chose qui est sans doute du vent pourtant, mais du vent qui réveille, curieusement, je suis devenue accro comme ma mère, qui ne boit par ailleurs jamais, au limoncello. un truc étrange. un peu naze, un peu ultra-commun, trop sucré, trop pas naturel, et en même temps addictif, je ne sais pas.
on a des interrogations étranges, parfois, quand le thermomètre descend sous le zéro.
Publié par piapias à 20:20:05 dans où je bave avec application | Commentaires (10) | Permaliens
on prend les mêmes... et on recommence (ce chignon, bon sang ce chignon !!). je compte fort sur noir kennedy pour me produire cette fggfsh paire de bottes. la question à pas trop de boules: peut-on se balader en t-shirt + collant opaque passé 20 ans?
Publié par piapias à 22:09:37 dans où je bave avec application | Commentaires (3) | Permaliens