Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

cold wave | 07 mars 2008

l'autre week-end, tu t'étais collée à la seule corvée qui présente de bons côtés: à savoir, descendre à la cave tous tes lourds habits gris de frimas et recommencer à picorer dans le stock primesautier "les beaux jours, bonjour". tu avais d'ailleurs racheté une paire de lunettes de soleil rétro (zara, 24 balles sur le comptoir, il faut se grouiller avant la rupture de stock annoncé, quitte à enfoncer des portes ouvertes tu as pris les montures écailles), tu avais tenté tes orteils en collant dans les sandales new look shoppées à bruges, tu avais acheté chez truffaut des bulbes de dalhias rouges sublimes et graphiques pour faire frimer tes rebords de fenêtres, et puis tu avais noté que l'homme, dans la rue, sortait de son hibernation avec le sourire (quand tu auras le cul d'une vache, disait erin brokovitch, tu t'habilleras comme une ruminante: d'ici là, tu gardes tes jupes beaucoup trop courtes).

tu étais bêtement ravie.

tu as chopé un rhume puissance mille: c'était hier, avec ta robe aux fesses, ta petite veste de rien sur ce fucking trottoir gelé où il fallait apparemment rester causer POLITIQUE jusqu'au petit jour (les garçons bavards, eux, avaient le caban remonté jusqu'aux yeux et les moufles dans les poches donc de tes soucis de congélation tout simplement ils n'avaient rien à foutre, les garçons sont comme ça, des rustres c'est tout), tu étais juste comme une pub pour la cryogénisation.

tu es redescendue à la cave, tu as racheté du fervex.

mars te fait toujours le même coup. on ne dira jamais assez la perfidie de ce mois indécis comme un électeur sur cinq.

alors que tu avais enfin trouvé des robes à fleurs compatibles avec ton romantisme à peu près sous le niveau de la mer (performance s'il en est) :

ces deux-là avec des collants opaques & noirs, tu n'as pas besoin de dire à quel point c'est gagnééé, comme dirait dora

et aussi, hors tendance, cette robe de lucie aubrac sur le retour que tu mettrais bien demain pour la journée de la femme

et puis les pompes de vieux beau de la south coast qui  calmeraient fissa -assorties du trilby en paille- le côté jeune femme en fleurs de tes robes (jeune femme en fleurs, c'est charmant but ce n'est pas toi, ce n'a jamais été toi)

et puis tout simplement la petite besace parfaite que tu n'as pas encore vue en rayon dans ton beau pays de france plein d'engelures ce qui te donne envie de migrer vers londres, sauf que bien sûr à londres tout le monde a ressorti les uggs (et comme la mièvrerie, les bottes fourrées ne sont pas passées par toi) donc autant rester chez soi à compter les jours et... à COMMANDER sur le site des brittons !!! :) tu le vois ce brusque soleil d'albion qui vient rayonner sur ta ville en petite laine?

http://www.myspace.com/kimyadawson  et http://www.myspace.com/simonewhite (tu ne vois que ça, à déguster au chaud avec peut-être aussi un coulant au chocolat de chez picard, le meilleur ami des jours frisquets? allez oui)

Publié par piapias à 15:13:47 dans où je bave avec application | Commentaires (13) |

des dessous chics | 03 mars 2008

l'humanité doit être divisée en trois groupes: les hommes, les femmes, et cet ensemble plus mystérieux : les femmes qui ont porté des culottes à motif bandana.

récemment, j'ai ourdi (il faudrait au moins une fois par jour, pour l'hygiène ou le panache, bordel, utiliser l'un de ces magnifiques vieux mots français) le plan de laisser loin derrière moi ce purgatoire de la coquetterie: c'était juste le jour où j'ai rencontré alix de moussac. derrière ce nom très france, pays de traditions et d'appellations d'origine contrôlée, on imagine des femmes qui animent le cathéchisme à limoges, des femmes en jupe longue, plissée et bleu marine, des femmes à chigons bas, des femmes sans maquillage, avec sans doute comme une odeur de pommes à cidre dans leur sillage.

des femmes qui ne porteraient sans doute pas des culottes bleu nuit, légèrement froncées, et nouées sur chaque hanche par de longs rubans de satin.

pour des filles incapables de prouver qu'elles auraient porté, ne serait-ce que trois fois dans l'année un ensemble COORDONNE (comment font les autres? je veux dire: dans leurs tiroirs, les soutifs sont attachés aux culottes??), découvrir alix de moussac, c'est avoir envie de passer de l'autre côté de la force. comme tomber sur jane austen après avoir dévoré de la chick littérature. un choc des cultures, dirais-je.

il y a du tulle, de la gaze comme de la plume, des soutifs triangles qui ne sentent pas obligés de transformer vos seins en prothèses médicales, des bretelles légères, une vraie culotte à fleurs, des teintes douces et pas mièvres du tout, une lingerie paresseuse mais pas brouillonne, une façon de se sentir juste jolie sous ses habits & pas nécessairement parée pour une parade au salon de l'érotisme (je ne recommande cette escale de la haute culture marseillaise à personne) TOUT en empêchant absolument votre chéridam' de regarder ailleurs.

bref, on trouve les petites merveilles d'alix la merveilleuse (même pas 30 ans!) chez

Lily Sand
10 rue Sainte
13001 MARSEILLE (par ailleurs dressing à peu près idéal pour fille bien)

Gas by Marie
108 rue Paradis
13006 MARSEILLE

Maisons de Mode
58/60 Rue du faubourg des Postes
59000 LILLE

et parfois en ventes privées pour les petites malines.

ps: dans le parcours qui consiste à passer du rayon lingerie d'H&M au royaume des cieux, alix est une étape qui peut mener -après chopage d'un mécène- dans les bras de stella mc cartney. cette fille a un talent insensé, non? sa ligne de lingerie donnerait envie à laurence parisot de prendre un amant.

http://www.myspace.com/theblacklips

Publié par piapias à 23:32:31 dans où je bave avec application | Commentaires (6) |

à mes pieds | 29 février 2008

telle que je suis, en ce doux 29 février de mes deux (vulgarité, prends-moi dans tes grands bras), je pourrais faire fortune sur le marché émergent du smirting: avec ma petite tête d'enfant de la misère épuisée - si je les croisais de temps en temps, je pourrais appeler mon mari & mon chien kapi & zerbino- je ferais la parfaite petite marchande d'allumettes au pied des immeubles où s'intoxiquent nos sémillants cadres moyens à sup. ça vous rappelle une poignante chanson de chantal g. ? moi aussi.

plus le temps de bloguer, plus le temps de shopper, plus le temps de glander le nez dans un "elle". c'était le printemps aujourd'hui sur mon vieux-port mais est-ce que j'ai pu en profiter? est-ce que quelqu'un m'a vue avec mes wayfarer de phiphou manoeuvre sur le nez, à faire briller mon crin blond sous ce soleil furibard? est-ce que quelqu'un, un homme inconnu, est rentré chez lui ce soir ému comme un patrick modiano adolescent parce qu'il aurait croisé mon espiègle regard de prédatrice de rue, mhh?

"arf que non" s'écrient kapi & zerbino, fidèles témoins de mon burn out.

quand j'en ai plein les low boots comme là, ce que j'ai envie de faire c'est d'en changer. je veux dire de low. voire carrément pas pour des low d'ailleurs. ça tombe bien, les collecs de printemps sont arrivées et mes pieds ont envie de tout: quelqu'un a mis le nez chez andré, par exemple (moi pas en vrai but en ligne, une CB rechargée à portée, ô yes)? quelqu'un en est ressorti les mains vides? comme je n'ai tjs pas téléchargé le logiciel capteur d'écrans, il me faut un assistant (pixi, soit loué ici, infâme petit coureur de blogueuses) pour vous montrer le niveau de joliesse piétonne dont je cause: donc c'est long, très long (les garçons, en mode, vous savez). là c'est juste le modèle "avertie" (une geek en vaut deux)  mais sachez que les modèles royale", "vedette" et "lima" ne sont pas non plus tombés dans l'oeil d'une myope (enfin si justement).

petite fille aux allumettes, bien sûr, mais aux pieds divins également, martine.

http://www.myspace.com/diediedienz

ps: "quelle énorme chaussure voyante!" est-on en droit de s'exclamer. oui. mais avec the gimp, je commence juste à apprendre alors s'il vous plait, je vous en prie!

spartiates qui renouvellent la spartiate, topshop

escarpins de fétichiste rock comme moi, topshop

escarpins bubble gom, topshop

compensées pour faire le pied de reine, minelli

 

Publié par piapias à 22:45:23 dans où je bave avec application | Commentaires (7) |

emma pile | 20 février 2008

(quand un jeu de mot foireux se présente à moi, je serais vraiment garce de lui tourner le dos)

ma vie sans CB, ça vous rappelle quelque chose? je ne vous refais pas le tableau, je suis un peu comme frodon avec son anneau du mal: si je touche mon préciiieux, je vais trouver ça chouette sur le coup et pis paf, finir par ressembler à gollum et bon, gollum, je suis pas certaine qu'énormément d'hommes auraient envie de le prendre dans leurs bras (je suis pas non plus persuadée que mes copines iraient boire des coups avec d'ailleurs). donc bref, je me fais ma première rehab de 2008 (je connais bien, je me fais une alerte rouge vif tous les six mois). l'un dans l'autre, comme je bosse telle une ouvrière chinoise de 14 ans au fond de son usine de barbie de la mort, je n'ai pas spécialement le temps de pleurer sur mon sort de droguée en manque: quand je pense que j'irais pas chez les suédois cette semaine, je trouve ça un peu vertigineux, un peu excessif, un peu n'importe quoi, comme défi, mais je tiens bon la barre de ma vertu retrouvée (cette phrase, bon sang. cette phrase).

je ne vais même pas dans LES RUES où on trouve du magasin cheap, c'est dire.

du coup je passe trop souvent devant chez sessun.

cet itinéraire bis va me faire très très mal je vous le dis: la belle emma s'est tout simplement surpassée dans le style petite collec fraîche pas nunuche comme j'aime (comme des garces munies de trois gold aiment aussi nom de qfsqdq). il y a les petits bloomers rayés rouge et blanc, il y a la robe en soie un peu jaune, il y a la robe bleue nuit boutonnée, il y a ce drôle de manteau gris à manches un peu gigot, il y a du combishort rayé idem qui met K.O., le petit sac verni vert sapin trop chou, les petites bottines molles et grises et tout simplement LA robe à fleurs de mes rêves (comme je suis infoutue de trouver des photos téléchargeables, allez zieuter son catalogue et bavez http://www.sessun.com/ete-2008). pour l'instant, aucun petit créateur ne m'a à ce point attrapée dans ses filets printemps été 08.

je me lâchais, là, à vue de nez je pense qu'on pouvait parler d'une addition du type smic. double smic? possiblement.

je suis sortie de chez cette tentatrice avec une CB qui hurlait pour qu'on la libère. je suis sortie avec pour seuls habits ceux que je portais sur moi en entrant. je ne sais pas si quelqu'un mesure toute la puissante folie de cette perf (à jeûn, ptain, en plus et à peine échauffée, j'ai frôlé le claquage, moi, là).

http://www.myspace.com/alistermusic (il me fait rire ce barbu, "qu'est-ce qu'on va faire de toi", c'est la modeste petite chanson qui m'accompagne partout depuis le week-end)

ps: merci à mon pete qui m'a finalement trouvé LA/MA/CETTE sublime robe signée emma. un moment j'ai cru qu'elle me disait: "elle te plait? hop, parce que tu es vraiment la plus bath des soeurs, je te l'offre". c'était vrai. mais sous forme de 79 ko seulement.

 

Publié par piapias à 21:04:19 dans où je bave avec application | Commentaires (10) |

my man my moon | 16 février 2008

janice (ex femme de chandler bing) avait des faux airs d'amy winehouse et un cri du coeur que je suis en train de pousser moi-même là, maintenant, entièrement, totalement, hystériquement, en me foutant bien des voisins :

oh.

my.

god !!!!!!!!!!!!!!!

pourtant siffler les hommes dans la rue c'est pas mon genre. parfois j'ai envie mais à la place je fais plutôt mon célèbre regard dont la trajectoire ressemble à celle d'un avion en train de se crasher (dans les yeux du beau et une demi-seconde plus tard, en train de sonder la terre à la recherche d'un abri anti-bombasse: il me faudrait 12 mojitos de plus pour parvenir à dragouiller quelqu'un). mais c'est vrai aussi que dans mes rues, on n'en voit jamais des comme lui, cet homme head & shoulders qui fume à la cool dans ses chaussettes bleues. alors là, c'est peut-être le printemps qu'on sent déjà un peu dehors? ou mes hormones paresseuses qui sortent de leur hibernation en s'étirant?

parce que je ne sais pas si le sartorialist est tombé à la renverse quand il a rencontré cette créature. je ne sais pas si le sartorialist est gay par exemple, si quand il voit un garçon alien, il pousse des petits cris en sautillant sur place. je sais juste qu'il a un goût parfait. et que moi, tout ce que je vois, là, c'est que je suis cette petite midinette partie en triple axel arrière avec la bouche plus que bée.

je le jure, je ne dirais plus jamais de mal des porteurs de vans. même que je veux bien aller manger avec celui-là chez dean & deluca jusqu'à la fin des temps (je veux bien aller chez dean & deluca avec n'importe qui, notons).

je veux larguer mon job et passer ma vie à photographier les beaux mecs dehors. je veux laisser parler la mouffe qui est en moi.

http://www.myspace.com/mgmt

Publié par piapias à 14:27:14 dans où je bave avec application | Commentaires (13) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| >>

Tous les derniers titres

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03