aurons-nous la possibilité de porter cet été tout ce que nous avons acheté depuis février?
bien sûr que non. dans mon dressing, je reconnais déjà les fameux vêtements morts-nés: achetés trop tôt, oubliés au fond de la penderie, vus mille fois depuis partout, donc décédés. mon oeil délave les fringues. d'où l'intérêt de vivre dans un pays au climat clément toute l'année (j'allais me vanter que c'était mon cas, mais c'était avant 2008, avant le nervous breakdown de nathalie rihouët) et/où d'avoir un fin flair de fashionista, histoire de porter les bidules avant qu'ils n'aient lassé le regard de la foule. pour une autre fois, il faudra que je me souvienne qu'une robe à ce point courte est par essence le vêtement mort avant d'avoir existé: s'il faut étudier la vitesse du vent pour pouvoir sortir avec, s'il faut porter un short dessous, s'il faut être parfaitement bronzée, c'est nein. la robe topshop à fleurs, ce petit champ de boutons d'or: condoléances. comme samedi dans mon emmaüs préféré c'est grande vente, je remplis des sacs avec tout ce qui est neuf et qui va atterir chez eux. ils seront choux, les compagnons, en robette bouton d'or :).
qu'est-ce que je disais? je veux cette veste. là, oui, cette veste grise, entre officier et écuyère. je la veux parce que je vois déjà son potentiel d'immortalité, vu qu'elle va DEJA avec 99% de mon dressing (et que cet automne pour sauver mes salopettes de big bisou, il faudra bien de la classe et de la sobriété).
question à dix balles: le jean 08-09 sera-t-il un jean entre le slim large et le 501 ? chez zara y en a deux, là, un foncé et un clair. mon mari a dit "mais c'est un jean sage" et c'est possible que ce soit ça, justement, la nouveauté. on me parle de revival grunge: bien sûr ! mais le jean déchiré aux fesses au boulot? vous n'avez pas mon PDG.
http://www.myspace.com/tapesntapes (chez piapias ça fait 10 000 ans qu'on les aime, les tapes. parisiens, ils sont en concert ce soir chez vous et vous m'énervez)
photo: face hunter
Publié par piapias à 10:01:12 dans où je bave avec application | Commentaires (5) | Permaliens
vous vous souvenez peut-être que dans une autre vie, je permettais à la suède d'accroître toujours plus son PIB ? eh bien ce temps est révolu. l'ultime cheaperie fluo et/ou babydollesque s'accomodant mal d'une silhouette aussi exponentielle que la mienne, désormais je vends mon âme aux vraies femmes espagnoles. une autre fois je vous montrerai même à quel point zara peut rendre une personne enceinte légèrement vénéneuse (un indice? c'est noir, asymétrique et je connais un mariage où personne ne voudra croire que je cache le corps de maïté).
bref. ce jour de joie-là, l'ami galicien a aussi fait le bonheur inespéré de mes pieds.
car il n'a normalement pas dû vous échapper que je suis spartiatement addict depuis deux-trois siècles. cette quête était toutefois restée vaine pour un léger détail de cassage de gueule sur du talon de 12, aucun modèle n'existant pour les filles qui tanguent: ce monde est injuste mais ce n'est pas non plus comme si vous le découvriez chez piapias, mhh?
eh bien, sonnez clairons, résonnez musettes (stratocaster? ukulélés?) ! cette quête fut finalement victorieuse! car mes pieds sont désormais bridés de frais. mes pieds frétillent. mes pieds sont stables. dessous, ils ont peut-être six-sept centimètres d'équilibre, un truc tellement confortable qu'au mariage où je vais découvrir si je suis cap' de tenir le choc sans boire ni dragouiller n'importe qui -le père du marié, le marié, le DJ moisi, le petit cousin kevin- pour tromper mon ennui (vous arrivez à gérer les wedding days sans ça? comment faites-vous? vous avez médité dans un ashram pour parvenir à cette perf?), je vais pouvoir lancer la chenille qui redémarre comme une pro de l'ambiance. je vais être papillon de lumière. je vais être cathy guetta & nadège winter sur un dance-floor des deux sèvres. niort, c'est de la queen of ze night qui rapplique !
sinon ma mum est là, donc est plutôt toutes les deux à ricanner dans des expos de nan goldin (toujours emmener sa mère dans des trucs étranges et conceptuels) et elle à boire du limoncello car "attends ce n'est pas tout à fait comme de l'alcool, si?". je lui fais croire que non. que c'est le soleil qui fait tourner sa tête. c'est la life belle.
http://www.myspace.com/mgmt (j'y ai mis le temps, mais a y est, je les aime les petits branchouilloux que tout le monde love)
ps: mais oui, mes orteils sont longs ! mais il faut le voir comme un avantage: avec je suis cap' de ramasser un stylo par terre (mais pas d'écrire, j'ai essayé mais non, le show du mariage ne va pas basculer dans "sous le plus grand cabaret du monde"). oui, ma vie est dingue, je sais !
Publié par piapias à 19:54:09 dans où je bave avec application | Commentaires (12) | Permaliens
retour à la vraie vie (tout de suite, j'avais lapsussé - truc qui a l'air salace or non même pas- et écris "vide". tout de suite je me suis dit: eh, sigmund, vieux pote, sois un ange et quitte cette pièce, vieille baderne). que s'est-il donc passé dans les rues commerçantes de la grande ville sudiste en mon absence? à part le fait que marseille a ôté ses collants et déballé ses orteils, et qu'il y a une nouvelle salade vapeur chez spock (douce vie de la bureaulière) j'ai envie de répondre: "eh ben en fait pas grand-chose dis donc". oui, les robes de tara jarmon me font toujours de l'oeil: mais l'expérience a prouvé que le désir d'une robe tara jarmon est inversement proportionnel à celui de la porter lorsqu'elle se trouve dans mon dressing: je répète encore une fois pour nos amis garçons que ce ne sont pas les filles qui sont compliquées, c'est seulement le monde qui manque de finesse.
sinon, bof. tout m'a semblé cheap, mais surtout mille fois vu (le double effet kiss pas si cool de la blogo? tout s'userait donc plus vite à trop la fréquenter?), surfait et surévalué (la robe housse à 300 euros, quelque chose bloque). je n'ai eu envie d'être personne dans la rue aujourd'hui, c'est dire (j'ai ce truc un peu x-men de me projeter mentalement à l'intérieur des gens qui me plaisent à leur insu, ça a l'air aussi salace que lapsusser alors que non plus).
en fait tout ce que je veux, c'est sans doute un t-shirt blanc. pas la peine de chercher plus loin. un beau pas trop loose, pas trop épais, des manches peut-être à roulotter, un col V pour utiliser ces nouveaux boobs dont je ne sais absolument pas quoi faire. parce que ça ira avec tout, tout le temps -les nichons je ne sais pas, mais en tout cas cette simplicité juvénile du tiche blanc, certainement. parce que marre d'acheter des trucs sublimes qui ne vont qu'avec une unique jupe justement à la machine aujourd'hui, c'est ballot, et ces chaussures démentes sauf en cas de marche de plus de 250m. ne pas pouvoir mettre un ticheurte parce que tu n'as pas le mollet parfaitement épilé, quelque part, tu le contemples le non-sens de l'affaire?
bon bref.
qu'est devenu le vrai tiche blanc, les gens ? je veux dire pas les merdouillettes american vintage à 60 euros qui décèdent au premier lavage. je veux dire rien de chez gap parce que sinon domino va me frapper et elle aura raison. je veux dire rien de suédois parce que les suédois font un coton de merde. je veux dire rien à motif ou slogan parce que cet été je pressens que ça va être la seule façon de se démarquer. vous avez remarqué? c'est toujours quand on cherche une boîte à lettres/cabine téléphonique/boulangerie qu'on n'en trouve pas. sinon y en a 12 par trottoir. le baleinié a sûrement un mot pour ça.
autrefois, alix blossom girl (cf plus haut) avait trouvé son graal chez isa marant. mais, parisiennes bien informées, l'objet existe-t-il encore en rayon? y aurait-il plus mieux, plus fort, ailleurs? et le truc existerait-il aussi en vieux kaki très délavé parce que j'en veux aussi?
une autre fois, je vous parlerais du fait d'acheter une jupe en 40 et d'être "juste bien" dedans.
http://www.myspace.com/elperrodelmar (revoilà mon petit cabot suédois préféré)
photo: the cherry blossom girl.
Publié par piapias à 19:53:13 dans où je bave avec application | Commentaires (11) | Permaliens
ce qui m'agace le plus souvent c'est le consensus. toute cette confortable mollesse. quand tout le monde s'accorde autour d'un nom, un groupe, un lieu, un film, une analyse, une couleur, une valeur, un sentiment dominant (surtout quand il est "bon", ce sentiment), quand tout le monde veut la même chose, je ne sais pas vous, mais moi ça me donne surtout envie de filer à l'anglaise. il y a quelque chose de flippant dans l'avis général, non? dans la majorité, qu'elle soit silencieuse ou non. quelque chose comme un aspirateur à particules, quelque chose comme une gueule béante, quelque chose prêt à te bouffer, à te rouleaucompresser toi, tes doutes et puis tes goûts minoritaires, tes goûts minoritaires et versatiles, voire ton absence de goût(s), quelque chose qui ne produit rien, mais qui te somme te rentrer dans le rang, dans le moule et de crier ta joie avec la meute. j'aime pas les meutes. c'est méchant une meute (une marmotte aussi, nous l'avons souligné, mais moins qu'une meute). et puis j'aime pas qu'on me dise quand je dois être en amour. moi j'aime toujours de travers de toute façon.
on n'est pas obligés d'aimer camille. on n'est pas obligés d'aller voir "bienvenue chez les ch'tis". on n'est pas obligés d'adorer lynch. on n'est pas obligés de trouver que "le parisien", c'est le nouveau "libé". on n'est pas obligés d'enfoncer les portes ouvertes en permanence. on n'est pas obligés de porter des vêtements parce qu'ils sont à la mode mais dans lesquels, oups, détail! on aura l'air d'une patate. on n'est pas obligés non plus, par souci de différenciation, de citer le mot vintage toutes les trois phrases. ça me fait penser à ce truc de vouloir un loft pour faire artiste: alors qu'à l'origine, l'artiste il vivait pas dans un truc hypy-hype, il vivait là où c'était pourri, pas cher et vaste.
bon, parce que le vintage, merde, c'est souvent atroce, quand même.
c'est des matières qui puent, des coupes improbables, des merdouilles qu'on n'aurait jamais regardées (et encore moins achetées!) si elles avaient été vendues NEUVES (eh oui, des fois, nous autres filles, on est vraiment reines des cloches). des trucs qui allaient au rebus et puis tout à coup non, paf, en voilà tout plein les portants des quartiers branchouilles et on trouve ça bien, de payer pour battre le record de port de polyester véritable. on trouve ça cool. on se trouve drôlement alter. on fait tout comme tout le monde -par mode commandée par la meute, voilà. mais bon.
il y a aussi des endroits d'exception, des endroits où le vintage a autant de sens qu'une bonne cave, des cavernes pleines de trésors comme chez anouschka. mais soyons sérieux: qui peut y refaire sa garde-robe? qui a même le sésame pour entrer? l'idée du vintage, c'était celle du millésime. et une piquette, même vieille de 20 ans, ça reste une piquette.
bon, voilà.
mais le miracle de la blogo -cet endroit divisé en deux camps: ceux qui prescrivent et ceux qui cherchent l'adoubement: oui un peu comme dans la vraie vie, quoi-, c'est que tu peux faire le tour de la terre. quitter les chemins trop fréquentés, les histoires qu'on te raconte et auxquelles tu n'arrives pas à croire et puis t'aventurer à l'aveugle, accepter de te perdre. et puis tomber chez boboniaa, tiens, par exemple: je ne sais pas grand-chose de cette drôle de petite dame à part qu'elle a l'air rigolote, qu'elle est photographe & thaï (http://www.flickr.com/photos/boboniaa/) et qu'elle a tout compris au vintage : avec, elle ne se déguise pas, elle se réinvente seulement. avec finesse. avec simplicité. quand on a sa science du chemisier -c'est son talent, à la petite bobo- je pense qu'on n'a plus jamais besoin d'aller chez H&M, si? les autres, nous autres, filles de trop peu de goût, de trop peu d'assurance sans doute aussi, nous sommes juste des copycats.
c'est pas ma faute, c'est domino qui me contamine avec son poing sur la table ;).
http://www.myspace.com/lykkeli



Publié par piapias à 15:25:07 dans où je bave avec application | Commentaires (10) | Permaliens
spéciale dédicace aux parisiennes: alix de moussac, autrement dit la meilleure raison marseillaise de claquer de la maille pour 3 grammes de tulle et de satin, expose ses mignardises de dessous à l'espace beaurepaire (28 rue beaurepaire métro
republique toute la semaine), dans le cadre du salon "des filles en aiguille" (20 créateurs en expo-vente à prix atelier) jusqu'au 16 mars, de 12h à 20h, nocturne vendredi 22h, et dimanche 16 mars 12h-18h. au passage, si quelqu'un trouve là-bas cette culotte divine dans cet espèce de violet qui normalement n'existe qu'à la mi-mars sur les fleurs qui dégringolent vers la calanque de sugiton, qu'il en rafle 12 et me fasse un colis avec, merci.
voili voilà. je suis un peu absente pour cause de crise bucolique. je sais que mes amis auront lu "alcoolique" et je remercie ces chiens de satan: mais je vous jure que je suis à jeûn à gambader dans le romarin et les iris sauvages (ouvrons ce blog futile et vain à des domaines de compétence inconnus & passionnants comme la botanique, la cuisine, les bonnes manières ou les probas).
musicalement, je n'ai rien à dire aujourd'hui: j'écoute juste les gabians...
Publié par piapias à 18:03:18 dans où je bave avec application | Commentaires (11) | Permaliens