on me signale que c'est l'hiver.
écoute, je sais pas: les gens se baignent, on peut choper un coup de soleil du coude (celui qui traîne à la portière), on a envie de boire des bières en terrasse (et pas du pommard à l'intérieur. enfin si. mais bon).
je vois le gros pull genre "ouh ouh c'est nounours les petits nenfants" que font les suédois et bon, que puis-je te dire? je le trouve mignon mais fera-t-il la blague sur un marcel de raggaza des plages?....
Publié par piapias à 20:37:02 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (7) | Permaliens
c'est l'hiver tout à l'heure mais cet aprem à mettre le nez au-dessus des petites fioles précieuses de serge lutens, il faisait 22° et le vieux-port avait le bras sur la portière. les informations météorologiques sont essentielles pour comprendre les gens, la vie, mon (espèce de) blog. et puisqu'on parle de bagnole (mais si...), il faut absolument y être, le samedi, à 18h10, et si possible seule, pour écouter guillaume gallienne. j'ai fait traîner le chemin du retour pour ne pas perdre une miette du "chant du cygne". avant, je ne sais plus, c'était peut-être ce vieux guitry? qui disait que l'on était toujours acteur, au moins de sa propre vie, car il n'y avait pas de vie sans scène, même imaginaire même fantasmatique même toute fragile et sombre dans un coin de nos têtes folles. le nez au dessus des fioles je me racontais mon histoire, sur mes planches de bric, de broc et de vieux personnages. mais les parfums de serge lutens sont faits pour ça je crois bien.
donc là c'est pour savoir si c'était bien guitry ou un autre (je ne prends pas de notes en smart) :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ca-peut-pas-faire-de-mal/
et la robe noire, là, c'est parce que lorsque topshop arrête de faire du jean neige & des tissus dont ma mère ne se serait même pas servie pour faire les vitres, je peux me réintéresser à son cas.
en vous saluant.
Publié par piapias à 20:21:38 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (2) | Permaliens
3° à romorantin, j'ai entendu ce matin. c'est des fois à des bulletins météo comme celui-là qu'on se dit qu'on a beau avoir la ville la plus foutraque du monde, eh ben on la préfère quand même à cette chienne polaire de romorantin. donc ici c'est l'été, la sueur sous ta frange, tes pieds fourbus dans des spartiates réduites à l'état de reliques romaines, des filles dans la rue qu'on croirait descendues de leur yacht (enfin chez nous on appelle ça un pointu). ça ressemblerait à un week-end pour se foutre à l'eau si d'aventure on avait l'idée de braver tous les adeptes de joe dassin (on ira où tu voudras, ava: donc à la plage du mugel, où il y a des chances pour qu'un bucco-rhodanien sur deux ait eu l'idée de poser sa serviette).
à zara en revanche, on a décidé de consoler les gens de romorantin vu que c'est déjà limite l'hiver rigoureux sur les portants. nous, gens des cieux cléments, on veut bien compatir, à condition qu'on puisse porter les boots à rivets jambes nues dès tout de suite. la compassion est une chose si simple, messieurs mesdames. le bien d'autrui fait une belle jambe.
Publié par piapias à 14:49:37 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (7) | Permaliens

les talons et moi, si tu passes ici un jour sur deux, tu sais que c'est un peu la guerre et si peu de paix. quand tu as le chromosome de la shoesite AINSI QUE CELUI de la tombitude, tu peux dire sans te vanter que la chance n'existe pas. enfin bref. longue est toujours la voie du samouraï et pavée d'embûches (ou tout simplement pavée de pavés à la con) est celle qui mène aux chaussures hauts perchées mais plus stables qu'un cac 40.
des fois, c'est le soleil merveilleux sur ta ville, tu as 22 petits gâteaux tunisiens dans ta musette (la rose de tunis et mourir) & une vitrine te hèle: "eh ava, on est d'la boulette, la véritééé"
t'y vas, hop, tu sors et ce truc de foufou: tu peux MARCHER avec tes pompes, quoi !!!
allez zou, bon ouiquaine braves gens de la blogo que je ne vais plus trop croiser ces jours prochains (ava retourne turbiner avec ses nouvelles chaussures et ses nouvelles fesses en jelly, une deux, une deux).
Publié par piapias à 12:39:25 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (19) | Permaliens
à quoi je vois que a y est, le printemps est de retour ? certainement pas à la couleur du ciel, un assez riche camaïeu de gris aujourd'hui.
mais c'est la mi-avril parce que
je me suis remise au sport, comme tous les ans à la même époque. j'ai la prise de conscience saisonnière. la persévérance, aussi, malheureusement. généralement je suis à bloc jusqu'en juillet, puis la saison des festivals commence et tout ça se décompose et disparaît lamentablement dans la ronde des soirées barbecue, des allez quoi, encore une petite bière ava, dans les magnum classic et puis ces maudits retours chez ma mère. il faudrait donc, pour tenir dans la dignité du muscle, arrêter le rock, les amis et ma mum. mhhoui mais non, tiens. à quoi bon être mince et musclée mais seule comme un ragondin crevé? ah, tu vois bien. nous voici à nouveau devant le même mur des lamentations. bon, là, je suis encore au taquet. je pédale, je sautille, je grimpe quatre à quatre, ma fille est morte de lol tous les matins devant ce spectacle improbable: ta mère en sportive. c'te blaaague. la tendresse du petit enfant pour sa mère, tu sais.
et puis sinon, petit à petit, il pousse des couleurs devant mes fenêtres et dans mon dressing. le noir, le gris, le bleu marine et les feuilles mortes battent en retraite. c'est la lumière, je sais pas. l'idée d'un renouveau, l'idée de redonder avec l'humeur générale de marseille où, dès que le soleil se pointe, autochtones et pièces rapportées se souviennent pourquoi ils vivent ici, dans cette ville façon commedia dell' arte permanente, cette ville qui te ruine et te raye tes portières, cette ville jamais foutue de faire là où on lui dit de faire, cette ville cap' de toujours tout rater et de se rengorger quand même. comme si les gens disaient mais le soleil, c'est à nous ! mais on a peut-être que ça, mais ça au moins, on l'a ! comme si les gens disaient eh, DTC paris, va fan culo roubaix et brest. marseille, quoi. c'est pas parce que les gens ont des (fausses) rolex (tombées du camion) qu'ils ne savent pas aussi savourer le bonheur frugal quand il se présente. un petit vin blanc, une poignée d'olives, la lumière du vieux port en fin d'aprem, des yeux noirs et, euh, oui, des jantes larges et une super sono de bagnole, que demander de plus. rien, jacky, rien, vraiment. j'ai beau chercher.
l'autre fois en suède, ce bleu-là, je l'ai scanné à peine la porte passée. on dit quoi? on dit lavande? on dit gauloise? on dit dans mes bras, toi. y a même les petites ailes d'épaules comme sur le casque des clopes que fumait il y a mille ans mon papa, je trouvais le paquet joli et pis là aussi. "mais c'est pas un peu romantique, ça, comme habit, dis donc ava!?" t'exclames-tu interloqué parce que mon non-romantisme, tu sais bien, on peut faire du comique de répétition avec. ah, écoute, je sais pas. je crois que j'ai jamais compris ce que c'était au fond que le romantisme. les gens me disent que c'est bien, que ça existe, mais pour moi c'est juste les jolies mises en scène de cherry blossom girl, des belles images poétiques, et je sais pas comment on transforme ça en façon de vivre. ma perplexité, mon manque d'imagination, quoi. enfin sauf à la belle saison. quand il fait beau ça m'arrive aussi à moi, qu'est-ce que tu crois, la douceur. même les hyènes narquoises et brutales ont besoin parfois de se reposer au soleil.
http://www.myspace.com/crocodilescrocodilescrocodiles (un vrai nom de merde pour un groupe qui fait copuler sous sa couette jesus & mary chain & le velvet)
Publié par piapias à 13:34:00 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (5) | Permaliens
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |