vous pensiez avoir laissé derrière vous tous vos soucis, vos collègues fous, votre famille siphonnée du ciboulot, vos stress du bouclage (je ne parle pas de frisottis, j'ai découvert Frizz Ease et ma vie a changé), cette demande d'augmentation dont vous recommencez le brouillon depuis un mois déjà en regrettant de ne pas avoir fait un BTS force de vente à la place d'une fac d'histoire de l'art ? dix jours plus tard, les revoilà qui vous accueillent bras grands ouverts, les voilà qui vous sautent au cou, vos charmants boulets. votre vie. votre quotidien. dans dix jours vous l'aimerez à nouveau comme un vieux pyjama de cocooning, pour l'heure vous ne voyez que ses défauts. vous aimez les vacances parce que les vacances, c'est vous en light. votre coeff' de chiantitude s'effondre. votre chéridamour vous couve. vous faites des blagues de 4e aux vôtres et ils en redemandent. vous dansez dans la rue, vous faites des ricochets sur la plage. vous mangez sans penser au traumatisme psychologique que représenterait le fait de ne plus entrer dans une taille 27. vous buvez comme si l'alcoolisme était le truc le plus bath du monde. la nuit n'est pas assez longue pour vous et quand vous dormez, c'est comme un nourrisson repu. bref. pour tenir le choc rien ne vaut une furtive petite virée chez mes vos MM. Hennes & Morritz. Tomber sur cette espèce de "tunique, je suis formelle" (vous a affirmé la vendeuse, alors que vous sortez de la cabine dubitative avec l'impression que vos jambes avaient gagné douze centimètres, ce qui est logique finalement quand votre robe en mesure trois), ce truc à mi-chemin de la liquette et de la robe de sailor moon, ça vous revigore. attraper au vol ce foulard perfect -juste celui que vous cherchiez depuis trois mois- et ne même pas faire tiédir votre CB, voilà le moral qui fait wiiiz.
Publié par piapias à 11:36:18 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (0) | Permaliens
ma quête de la robe blanche s'avérant totalement vaine -j'ai souvent ce souci avec les habits: quand je veux fébrilement, obsessionnellement quelque chose, ce quelque-chose là n'existe pas encore dans les magasins où l'on n'est pas obligés de payer en kilos d'or- j'étais en quête dans ma cave (mon dressing bis) d'un jupon blanc plus mis depuis deux siècles à transformer en placebo. et je suis tombée alors sur ma "oh non, ta robe chemise de nuit de mémé" (sur le visage de chéridamour, l'allégorie du désespoir). pour une raison mystérieuse (sentimentale?), j'ai toujours adoré cette robe à fleurettes mauves. je ne trouvais juste plus aucune façon de la porter sans provoquer des débandades autour de moi. mais ceinturée avec ma petite trouvaille de la rue des rosiers, avec un gilet long, une grosse écharpe très longue, des leggings noirs et des low, je me dis que cette nuisette de mamy denise peut encore, je ne dis pas réveiller les morts, mais en tout cas sortir dans la rue sans que les enfants lui jettent des pierres parce qu'elle "va à l'école en pyjama" (ce vieux cauchemar de mon enfance).
Publié par piapias à 18:24:41 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (4) | Permaliens
à 17h, c'est la nuit. à 17h, je suis devant mon pc, on a allumé la lumière dans l'open space, il y a de la pluie sur la vitre, et ça me dégringole dessus comme la misère sur le monde: comme un bon vieux coup de belouze. une envie d'être chez moi à me blottir dans une couette, dans un pyjama moelleux (vous voyez la nuisette affriolante? ben c'est complètement l'inverse, grigris, mon petit compagnon de cocooning), avec un bon bouquin, par exemple "la physique des catastrophes", et évidemment, tant qu'à broder sur ma vie idéale, une cheminée avec un bon gros feu cliché dedans, bien crépitant, et pis de la peau de bête devant et peut-être chéridamour dessus, prêt à me tendre une tablette de chocolat à 86% de cacao, un verre de saint joseph ou sa famous soupe potiron-épices ou l'intégrale de "my name is earl" ou eh bien, tout simplement son corps.
à la place de cette image du bonheur idéal de fin novembre, mon téléphone sonne pour la 50e fois de la journée et pendant que je réponds sur le fixe, c'est mon portable qui se met à hurler, et pendant que je tente de parler à quelqu'un sur le fixe alors que mon portable re-sonne pour me dire que mon correspondant m'a laissé un message -ce qui fait que je suis obligée de me boucher une oreille pour entendre mon interlocuteur dont je ne comprends plus qu'un mot sur deux- mon ordi se met à faire ding-dang pour me dire que j'ai un nouveau mail, et à clignoter en rouge pour me dire que j'ai une nouvelle alerte sur l'intranet et une collègue m'explique un truc HYPER urgent avec les mains et/ou l'aide d'une feuille A4 brandie sous mes yeux comme une pancarte de cégétiste sauf que je ne vois aucun brasero à proximité, mince à la fin. parfois, j'ai alors une envie absolument évidente et violente d'empoigner ces téléphones hurleurs, cet ordi harceleur et ces collègues fous de mime et de les passer tous par la vitre pleine de pluie, allez zou, qu'ils disparaissent tous dans la nuit de 17h de la fin novembre. un truc un peu extreme, certes, mais le burn out guette, les enfants.
heureusement que monop' fait des robes divines à 34,90 euros et qu'il y a des "blizzard of 77" sur la belgique...
http://www.myspace.com/girlsinhawaii
photo: cory kennedy, the cobra snake
Publié par piapias à 19:46:59 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (2) | Permaliens
j'étais à paris cette semaine. pas pour choper du jeune, contrairement à ce que les posts ci-dessous pourraient laisser croire aux esprits suspicieux, mais pour faire risette à un bébé über chou, le preum's de mon joli pete (pete est ma soeur et n'a jamais joué dans les libertines, même si j'imagine qu'il aurait bien aimé aussi). entre deux rots/couches/bibs, l'idée était de marcher 20 km par jour pour aller voir la tendre et forte exposition de martine barrat (www.martinebarrat.com) à la maison de la photographie (et le "tusla" de larry clark dans la foulée) mais aussi de shopper dans un temps record. pas de folies, mais des petites bricolettes fouinées ici et là dans les boutiques vintage du marais: comme cette ceinture cuir-métal-pierres dénichée au fond d'un bac à trésors de la rue des rosiers. 5 euros. que demande le peuple: ah oui, sauver les régimes spéciaux... mais l'un n'empêche pas l'autre ;).
Publié par piapias à 17:24:57 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (2) | Permaliens
je vis des trucs compliqués avec les pantalons. enfin compliqués: fantasmer sur des vêtements qui ne vous vont pas, c'est assez simple finalement comme concept. mais moi, donc, c'est ça: il me faut des mois pour shoper le modèle qui ne me fera pas la patte de 4 cm ou les fesses comme l'australie ou d'une façon plus générale une allure tellement approximative que je ne sais plus à quoi je voulais ressembler au départ. et pourtant bon, je suis une fille de base, capable d'entrer dans un 36 et d'être sifflée par de sympathiques ouvriers turcs à l'heure de la pause, hein. mon chemin de croix passe à chaque fois par les étapes suivantes: flairer une tendance (enfin flairer... regarder les gens dans la rue et mes groupes préférés sur leur myspace, au fond, résumons-nous), par exemple, hop, au hasard, le jean LARGE. chercher, de façon de plus en plus frénétique, dans toutes mes boutiques fétiches, le modèle qui rendra hommage à ma complexe beauté. finir avec l'envie de me suicider au camembert (je suis moins nutella, en vieillissant) dans une cabine de zara dévastée, douze mille jeans importables (trop loooongs, trop larges, trop moches de dos) jonchant le sol, le cheveu tellement électrique que l'on pourrait penser à me contacter pour ce qui est des énergies renouvelables. et pis parfois: scorer, comme disent mes amis nés après 1975.
alors reprenons: déjà, large n'est pas mon mot préféré fashion (alors qu'ajusté, par exemple, si). le cool, le flou, l'allure classe et ambigüe et magique façon marlene dietrich, quand on fait 1m62, c'est un challenge un petit peu audacieux. le coup à ressembler à un petit sharpei overdressed. à du linge mal plié dirait ma mamy. mais je suis une complexée têtue: voilà donc des mois que je traque LE jean cap' de me donner ce petit côté désuet-chic entre 40's et 70's qui me fascine ces temps-ci (et qui sur punky http://www.punky-b.com/wp/ fait juste des merveilles). et pis finalement, c'est chez bershka, l'espingoin le plus cheap du monde que j'ai trouvé bonheur à ma courte patte, quand je ne le cherchais plus (= une de mes pauses dej à XXXX millions d'euros reversés à l'économie du bangladesh et/ou de la bulgarie) : la chose s'appelle un pantalon à ponts et grimpe haut (à la taille, justement, ce qui me rappelle du coup que j'en ai une, et qu'elle n'est pas située à un cm au-dessus de mes fesses). comme ça, on dirait juste le truc le plus casse gueule du monde, or NON: déjà il y a des espèces de fronces sur la cuisse qui lui donnent un tomber parfait. pis avec des talons bien hauts, un t-shirt ou une petite blouse rentrée, sous une veste un peu masculine (moi je tente avec une veste de smocking), ben juste c'est à se demander si les jambes de chiara, dans le "elle" de la semaine, sont pas juste un odieux clonage des miennes. là où je suis bluffée, c'est que tout ça n'a pas du tout un air avachi dans le patchouli: à la limite, il y a même quelque chose qui rock et qui roll là-dedans (du jane B?).
ps: évidemment ces photos sont toujours hideuses, mais 1) j'attends noël pour un appareil digne de ce nom. 2) j'attends d'avoir bu un truc un peu fort pour oser me foutre en photo sur le ouaibe.
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=181062091
Publié par piapias à 17:45:53 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (3) | Permaliens