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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

pinky brewster | 11 février 2008

il y a des femmes barbara gould, des femmes qu'on n'oublie pas, et il y a des femmes que, pendant un hiver entier, tous les minots du quartier ont appelée "superman".

voire même "eh, superman, t'as oublié ta cape?"

l'enfant est innocent comme le chacal qui vient de naître.

tout simplement parce que je n'avais pas oublié mes collants, ah, petits salauds de nains. rouges, les collants, donc. hyper rouges même. des collants que j'aime d'amour même si le petit marseillais et sa science du tacle dès le CE2 réclament un ego inattaquable & une sorte de foi céleste en son sens de la mode (moi, comme je suis une fille qui doute, y avait donc des jours où fatalement je rentrais en pleurant "ouuuuhhouuh les nenfants ils m'ont traitééééé" dans les jupes de mon mari. qui finissait par leur mettre sur la gueule, CE2 ou pas, à ces petits crevards nan mais alors je te jure où va l'éducation de nos jours ?!). bon, à part ça, je n'ai pas beaucoup bourlingué en matière de collants: noir-noir, noir-gris, gris-gris, marine et canard les jours de folie -heureusement qu'aucun super héros ne porte des collants verts parce que ça aurait été la fête à bibi encore une fois. déjà parce que les collants, c'est cher et c'est toujours le truc qui vous flingue la journée (je suis cap' de les exploser de la taille aux orteils tout simplement en les enfilant. je suis cap' aussi de les accrocher à n'importe quoi, tiens, la fermeture éclair de mon manteau et de me retrouver en total look nina hagen en plein rendez-vous pro) et pis aussi parce que les couleurs sont toujours moches (des collants moutarde, les enfants? soyons sérieux).

mais le preum's jour des soldes -il y a 36-45 mois, je dirais comme ça vu comme ça me semble à des années lumière- je suis tombée sur LA robe, que dis-je MA robe paul & joe sister en soie à qui il ne manque qu'un tony leung pour basculer dans quelque chose de très saké saké. et à part un tony, cette robe absolument pas low profil avait besoin d'un autre petit accessoire : du collant rose pour gambader avec AVANT le mois d'avril. pourquoi rose? mais parce que bleu marine et rose, c'est de la beauté divine, tout bêtement, ma chère petite martine, ouvre tes yeux. vendredi, je les ai donc enfin shoppés (chez doré doré, les parents de garance, I presume?). ah ce fushia! bon sang, quelqu'un a déjà entendu parler d'une couleur aussi terrible?? moi je trouve qu'on dirait de la dopamine avec une petite lichette de lycra dedans, non? ce collant, c'est un coup à entendre toutes mes robes grises pousser des petits cris de joie: car des robes grises j'en ai bien douze mais j'ai dû en mettre deux, tellement c'est déprimant, finalement, cette couleur de souris morte, ambiance barnaby (excellente série aidant à lutter contre l'hypertension, au demeurant: il faut lire la chronique "écrans" de libé pour en mesurer tout le génie) sur une surface aussi balèze qu'une robe. et ceci même si la surface de mes robes n'excède pas, en général, celle de, disons, deux petits mouchoirs. mais combiné avec cette couleur du bonheur, c'est tout mon dressing qui se prend son petit prozac printannier. d'autant que ce n'est pas pour me vanter, mais c'est insolent comme il fait beau chez moi: je suis sortie SANS la moindre veste toutal'. la french riviera, il n'y a que ça de vrai...

http://www.myspace.com/anebrun

Publié par piapias à 18:58:25 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (16) |

daddy was a lee marvin | 01 février 2008

encore dans mes vapes et mon vaporub. encore avec jim dans mes oreilles et mon coeur de rodeo girl. j'avais dit à punky que je lui montrerais comment les chemises des garçons peuvent faire des robes aux filles. alors voili, donc.

(et pas d'autre myspace pour today, il y a des hommes que l'on n'a pas envie de tromper)

Publié par piapias à 23:31:23 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (11) |

de deux (ou trois) choses l'une | 31 janvier 2008

dr house, c'est le moment de faire péter du diagnostic différentiel : si je te dis courbatures, frissons, un corps à 39° puis comme à 4°, tête en ciment, est-ce que tu peux me serrer dans tes grands bras cyniques pour me murmurer que j'ai la maladie des vieux (pas encore alzheimer, mais bien la grippe)? j'avais oublié à quel point on se sent sexy comme une hyène, ces jours-là. heureusement que chéridam' a la couleur d'un navet, là, au fond de son canapé de miasmes : pas franchement en état de faire la fine bouche, notre héros frappé par le même mal de fin janvier.

avant que la loose me tombe dessus -et les hallus: c'est fou comme la fièvre, c'est plus fort que l'ecsta pour voir n'importe quoi toute seule dedans sa tête- j'étais allée à la cueillette. comme tout le monde, j'ai envie de printemps. et comme pour toutes les filles de la galaxie, printemps 08, ça va rimer avec fleurettes -à tel point qu'il est possible qu'en mai, on en fasse tous une allergie, de ces pétales, mais ça c'est une autre histoire. bon, les boutiques ne vont pas aussi vite que nos nouvelles obsessions, j'ai envie de dire. la fleur n'a pas éclot partout (j'écris ce verbe et je sens le chausse-trappe sous mes petons fiévreux... amis de la grammaire, vous avez le droit de rappliquer ici ulcérés). sauf... chez le suédois, comme c'est étrange.

alors c'est de la petite pièce, de la piécette, mais voilà du menu fretin qui me va bien: bien sûr, c'est extrêmement à base de polyester (à se faire les cheveux de desirless), mais l'imprimé est mignonnet sans virer pour autant candy neige andré et puis il y a ce très schön noeud safran (je suis un peu en transe pour cette couleur) pour resserrer l'encolure et qui m'a attirée à lui du fond du magasin (quand j'écris ce genre de trucs, le fait que les hommes ne puissent pas me comprendre m'apparaît avec une acuité particulière). voilà une façon fastoche de mettre un peu de soleil dans un hiver grippal. 

l'autre chose que je veux dire c'est que je suis fétichiste. de la bride. de l'entrave. du pied pour hédoniste torturé. enfin  c'est ce que je me dis quand je vois ces scandaleusement bien roulées sandales celine : comment vous dire à quel point je veux ces pompes parfaitement foutues ? styliste chez zara, si tu me lis, sois un coeur et copie-moi ça (plutôt) dix fois (qu'une).

la troize chose que j'avais en stock (oui tout ça est bien brouillon, bien emmêlé, but c'est la fièvre, messieurs, mesdames, un peu de compassion), c'est que je viens de découvrir qu'alexander wang a 23 ans. ça me semble tout bonnement ahurissant. 23 ans. à peine le bac?? waow. autrement dit je suis la fille qui vendrait son âme pour un collégien. parce que c'est euphémiser à donf' que dire que sa collec printemps-été me fout par terre. ce simple cool, c'est tout ce que j'aime.

voilà, et de trois.

http://www.myspace.com/ohbijou

Publié par piapias à 18:46:15 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (12) |

ah il est beau, le panier de la ménagère ! | 25 janvier 2008

un bon shop-shop, mesdames, messieurs, jérôme kerviel, c'est quoi ? (où l'on voit que je teste le coup du "tape le nom le plus famous du jour pour voir si ça fait exploser tes stats avec tous ces petits actionnaires de la loose)

-un basique sobre, rock, et plein d'allure

-un objet du désir saisonnier multi-traqué

-une touche de n'importe quoi bien assumé

et en ce qui concerne mes finances & mes rapports, souvent complexes, avec mon banquier, je rajouterais :

une douloureuse qui ne va pas nécessiter de prendre un deuxième boulot, par exemple un job qui consiste à errer la nuit dans un bois parisien avec des talons de douze (chez andré, même les vendeuses se demandent comment elles vont fourguer les espèces de sandales à patins du printemps, je vous le jure, à ce niveau d'altitude, j'ai besoin de m'asseoir par terre pour que mon coeur se calme). ou de me maquer avec jérôme "4,9 fucking milliards" kerviel (parce que les week-end dans la belle famille à pont l'abbé, merci mais non, je sais que c'est un assez bon endroit pour t'apprendre à mourir de mort lente -en bretagne, le truc se pratique généralement le nez dans une bière).

un bon shop-shop, ça n'arrive pas douze fois dans l'année d'une fille trop impulsive comme bibi, je vous le dis. mais là, donc, si:

-la veste, que j'ai dénichée planquée à l'étage mémé de mon suédois - cet endroit maudit où toutes les filles ont l'air d'être comptables ou agents de contrôle à l'urssaf- c'est tout simplement ma meilleure prise de la fin d'hiver. coupe sobre MAIS originale impec, poignets dégagés comme j'aime, épaules étroites, double boutonnage haut perché, elle transcende tout ce qu'elle croise (même moi avec le cheveu en free style). mes autres vestes noires, moins 80's touch, tirent une gueule de fin du monde. désolée, les filles, je sens que vous allez faire tapisserie un bon moment...

-la jupe, c'est de la taille haute d'une magie digne de david coperfield, je vous jure. du satin gris (elle existe aussi en noir, mais je la trouve moins overdressed en souris), des plis lourds au tombé génial. là-dedans, même avec un tich' loosy, c'est roulez jeunesse, un coup à se prendre pour la princesse de göteborg. 

-le tich', là, c'est naouak. on est d'accord :). du panthère, du disney, quelqu'un devait avoir bu son poids en gnôle à l'autre bout de la terre quand il a pondu un truc aussi improbable. c'est peut-être par solidarité alcoolique? moi, en tout cas, je l'adore. à 33 ans & un jour. eh ouais. mais je ne vois aucune bonne raison de me comporter comme une vieille dame: mon horloge biologique a beau me hurler des trucs pas toujours cool, je trouve que ce serait singulièrement manquer de panache que de rentrer dans le rang pour si peu. alors minnie, pourquoi pas. seul le rang de perlouzes ne passera pas par moi.

http://www.myspace.com/danieldarc 

Publié par piapias à 17:41:19 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (33) |

mako découpage | 16 janvier 2008

toi aussi tu aimes faire quelque chose de tes mains? alors fais comme bibi, deviens mannequin de salon pour toi-même ! 

attention les yeux jeunes gens ! voilà du masque de compète ou je ne m'y connais pas (clairement, j'y entrave des nèfles, c'est entendu)! puisque je n'arrive pas à mettre la main sur un masque de museau de bête sympa (franchement il est hors de question que je sois rox ou rouky ou ratatouille -on est pas sur marmiton.org), today j'ai pris mes petits ciseaux, mon petit "elle" sans intérêt de la semaine (tiens, la mode au ski? superbe, bravo, encore. aller s'entasser à 25 000 sur un hectare de neige froide et mouillée, bouffer de la tartiflette sous vide dans des immeubles dessinés par un architecte cramé à la coke des 80's en compagnie de types qui, toute l'année conduisent des renault fuego et en sont FIERS, pardon, "elle", mais dans ma folie j'ai une autre idée du bonheur) et j'ai fait :

des travaux manuels.

le résultat est risible bien entendu. de toute façon, les amis des beaux arts sont plutôt chez garance doré (une personne capable de dessiner des... flacons de parfum ?! a toute ma considération sidérée). mais il fallait que je fasse ma petite crâneuse avec cette robe boule & noble à - 70%. ce qui nous donne le prix balbutiant de joie de 12 euros (on ne voit pas bien, là, mais c'est de la lourde matière digne, cette robe, pas une de mes cheaperies habituelles). chez monop, donc (du voyage, chéridamour était content de voir que "radio monop" et les piges de mademoiselle agnès existent encore: un homme, au rayon vêtements, a des joies simples, en tout cas le mien. mais serais-je capable d'aimer un homme qui n'aurait pas l'idée de fredonner le jingle de "radio monop"? la réponse est incroyablement & extrêmement non !).

les regards lynxiens auront noté que mon crin a repris sa wave habituelle: merci. voilà pourquoi il faut chanter son bonheur lorsque l'on est exceptionnellement munie de cheveux parfaits. ceci est un phénomène trop éphémère... (réflexion à rapprocher de celle de cette coiffeuse peu diplomate mais sincère : "je ne dis pas ça pour vous vexer, mais vos cheveux, vous les avez bien bousillés, là, waow")

http://www.myspace.com/santogold (shake ton booty baby ! quelle tuerie, naaaan ??)

ps: je précise que je suis le genre de fille capable de garder son sapin de noël en plastique véritable jusqu'aux vacances de février. par sentimentalisme crétin, même pas par flemme. oui, je sais. à ma place, vous passeriez certains trucs sous silence.

Publié par piapias à 16:47:16 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (6) |

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