meuh non, pas moi.
je rappelle à nos lecteurs ignorants qu'une fois, une seule fois, j'ai mis mon genou à terre pour demander une main, et qu'au bout de la main, un homme cruel et vil a ricanné : "ah ah, t'es bourrée, toi!" on en est restés là. depuis je l'appelle "mon mari" par pur esprit de contradiction, ça lui fait les pieds. c'est pas que ce mari a quelque chose contre le mariage, c'est qu'il est de toute sa personne fait de petites molécules qui refusent par superstition l'idée même du mariage. rester coincé dix mille ans avec la même fille, ok, mais le coup de l'obliger à mettre une cravate et à m'entendre stresser pendant un an because la couleur de la nappe je peux comprendre qu'il ne soit pas hyper partant.
moi non plus d'ailleurs, ne serait-ce que parce que je suis sûre de m'ennuyer comme une rate à mon propre wedding day. et puis je sais pas me tenir. et pis ma grand-mère ferait sûrement un discours communiste. et ma tante aurait organisé un diaporama de moi dans mes pires photos honteuses de la life (exemple? c'est 1987, tu rentres en 6e, tu portes des jeans neige remontés disons très très près des aisselles et tu crois encore que samantha fox est "super sympa"). et un ex à moi viendrait pourrir la fête. et mon beau-père ferait une scène à quelqu'un. et si tous mes amis ne venaient pas je serai incapable de leur reparler après. et pis ouvrir le bal c'est juste no, no, no (la rehab d'accord, mais pas ça, pas sous les flashs). je me marierai archi-cuite le jour où j'irai à vegas, comme tous les beaufs. mon mari en costume d'elvis et moi en pouffe choucroutée avec des jetons de casino dans mon soutif.
pourquoi je raconte tout ça? parce que c'est encore juin. donc des gens se marient, parfois même dans les deux sèvres. ces gens m'invitent, des fois, même s'ils savent que je suis une personne incontrôlable. même si quand je m'ennuie c'est terrible ce que je peux inventer comme conneries à faire. souvent je fais mon allumeuse de fond de salle des fêtes, parce que tant qu'à avoir mis une super robe, mince, ce serait trop bête. ou alors je fais des concours de picole avec des garçons qui s'ennuient autant que moi. ou alors je dis quelque chose comme "ah mais c'est trop coOOon les mariages", par exemple à la mariée (que je connais pas hyper, toujours plus fort, cette ava!). ou alors de toute façon le DJ de province me fout sur sa black list après que j'ai foutu le souk dans ses disques de dave (ça vous fait pas ça, vous? moi je suis toujours sûre que je vais exhumer une super perlouze dans tous ces disco d'or volume 124. je me souviens d'une fois "l'homme pressé" à même pas 1 du mat, hi hi, quel mémorable sautillage!). ou alors je fais des chorés de ouf sur la piste, même si y a pas vraiment de piste. ou alors je prends le petit copain d'une fille de 16 ans parce que c'est drôle. ou alors juste je m'ennuie tellement que ma tête tombe sur la table à 23h. enfin ce genre de choses. ma punkitude ressort d'un bloc pendant les mariages.
samedi, je vais au wedding day le plus mièvre du monde. ce sont de vrais jeunes qui se marient. des jeunes nés à la fin des années 80 (oui de VRAIS jeunes). hyper romantiques, autant dire qu'il va y avoir du discours, de la larmiche, de la robe de princesse, du serment comme dans une chanson de johnny H et une bande son comme par exemple dans les comédies musicales produites par TF1. du mariage first degré. interdit de se moquer. vous me direz: "eh mais ava de toute façon tu seras à jeûn, vieille punk!"
oui.
c'est bien ça le problème.
je serai seule avec toute ma foudroyante lucidité. mon mari dansera sur partenaire particulier et je pourrai même pas faire le deuxième partner.
http://www.myspace.com/alberthammondjr (parce que tout mon amour va à cet homme et à ses amis et qu'avec eux je veux bien être mariée pour la vie)
Publié par piapias à 21:29:57 dans où ça prête à rire | Commentaires (12) | Permaliens
évidemment cette année, quoi qu'il arrive, je suis un peu hors compèt'. avec comme des pans entiers de la culture féminine qui m'échappent, pfuit. dans les magazines de filles, j'ai plus tellement de trucs à lire entre l'édito et l'horoscope. c'est quoi le petit régime estival qui va bien ? ça existe, les dix recettes minceur de l'été? c'est comment l'art de fréquenter les barbecues parties sans choper du petit bedon? ça fait mal le coup de se muscler le grand fessier ni vue ni connue sur les bancs du square (hi hi, non, là, vraiment, j'ai essayé de visualiser l'affaire et c'est un peu abusé du rosé tout de même)? c'est compliqué, le comptage de lipides à la baraque à frites de la plage?
moi je suis out, et c'est bon.
parce qu'arrêtons la littérature, voulez-vous? polichinelle dans le tiroir ou non, l'été n'est absolument pas le bon moment pour maigrir, tout le monde sait ça. enfin nous autres, filles pourtant jamais contentes de nos formes callypiges. l'été il y a des apéros quatre soirs sur cinq, des magnum dans le congelo de ta mère (ta mère est une sainte, mais une sainte cruelle, je l'ai déjà dit?), du rosé et des pistaches, des merguez et des chips, des festivals avec de la bière dedans et bon, ok, de temps en temps des poivrons grillés & du melon, mais est-ce qu'entre un magnum vanille choco et un brugnon vous choisissez systématiquement le truc qui a poussé sur un arbre et sous les sulfates ? alors lauriers sur vos têtes et shame on me.
enfin le truc c'est que l'été, pour bibi, ça n'a surtout jamais été le bon moment pour s'interdire de vivre. on fait ça déjà très bien tout l'hiver, sous nos manteaux et nos cols roulés, dans nos cours d'aqua-gym dont on ressort l'oeil myxomatosé et le cheveu niqué par le chlore, avec tous nos "merci, j'aurais adoré mais pas de dessert", tous ces efforts d'athlètes de haut niveau, toute cette maîtrise de soi pour conserver une taille 36, toutes ces horreurs que l'on s'inflige (le running en ville, bordel! cette légende urbaine que c'est du plaisir! ) pour ne pas avoir l'air de se laisser aller (un peu la pire saloperie qu'on puisse infliger aux yeux des autres, on dirait, non?).
l'été je me souviens que je ne suis pas, au fond, cette sorte de bitch under control aux dents longues et à la cuisse martiale. l'été je me rappelle que compter les calories ne m'a jamais spécialement rendue heureuse et que de toute façon il y aura toujours une fille cap' de se glisser dans un 34 pour me faire pester rager. l'été je fais la con. l'été je suis toujours partante pour tout, une fête, une fête, tiens, encore une fête, dis donc ça fait pas trrrrrrrrrop longtemps qu'on n'a pas fait la fête??
en fait je ne suis même pas sûre que vivre fasse grossir.
http://www.myspace.com/theorgan (joie sur la terre! je lis que les filles pourraient dé-spliter ! j'vais pouvoir rechanter "steven smith" avec mes copines qui n'ont jamais renoncé à la new wave)
Publié par piapias à 18:55:54 dans où ça prête à rire | Commentaires (27) | Permaliens
eh bien c'est foiré. sébastien tellier ne sera pas la marie myriam des années 2000 et on ne saît pas trop s'il faut s'en réjouir ou s'en tordre les mains de dépit. on notera seulement que les cadreurs de l'eurovision étaient probablement des intermittents SERBES (ça va comme ça?) sous-payés (couvreurs ou carristes dans la vraie vie) car sinon comment expliquer cette image incroyablement miteuse et ces plans tournés à la va comme je te pousse (totalement paumée, la caméra maniée avec des gants de toilette au bout des mains restait parfois bloquée sur... le mur derrière les choristes barbues. stupéfiant.). de la très grosse marade.
sinon que dire? demain les enfants, il y aura du wow à se mettre sous le croc. du wow un petit peu étonnant quand on est habitués à la narquoiserie de piapias, certes : du wow romantique. eh ouais. de la crinoline, de la fleurette, de la fille délicate. ça promet :D.
quoi d'autre? hans me conseille un petit voyage au pays des caribous (* et du correspondant de je ne sais plus quel canard canadien, en totale perte de contenance face à notre eurovision) chez http://www.myspace.com/bornruffians
je ne contrarie pas hans parce que hans révise son bac. et on a connu des moments plus "petit short en mousse", hein ;).
Publié par piapias à 13:53:20 dans où ça prête à rire | Commentaires (12) | Permaliens
"faudrait penser à bronzer un peu" est une phrase maudite & cousine de "oh la la tu rougis, tu rougiiiis, qu'est-ce que tu rougiiis!": à chaque fois que je l'entends, je me souviens brutalement:
- que je n'ai aucun sens de la répartie
-que posséder une peau d'anglaise réserve bien des moments de solitude sur cette terre.
bien sûr, à marseille, quand elle croise des femmes d'environ 110 ans et qu'elle apprend qu'elles entrent en réalité juste dans la quarantaine, blanche neige ricanne. mais sinon blanche neige est une personne qui après deux années de vie tropicale qui avaient suffit à transformer ses amis en sénégalais, est rentrée au pays avec la même couleur qu'un thé dans lequel on aurait versé un petit peu trop de lait. blanche neige se fait souvent moquer, en d'autres termes.
le truc avec le bronzage, ce n'est pas que blanchette en rêve comme de trouver des chaussures de fétichiste à talons marchables. c'est juste que c'est plus joli avec environ tout. l'été, un vieux short en jean démoli, un marcel, ça peut juste foutre le feu à la canebière pour peu que la peau dedans ce soit autre chose qu'un truc pour faire la balance des blancs. je connais 2000 robes légères qui se sentent tout à coup moins niaises avec une lichette de peau caramel dessous. et je ne parle pas seulement du coup de lift prodigieux que file aux fesses un peu trop alanguies un soupçon de bronzette.
blanche neige est donc contente que quelqu'un se soit décidé à inventer l'autobronzant. ça lui a permis de montrer ses gambettes hors des draps de ses amoureux et de sa baignoire (très beau ton sur ton, soit dit en passant). le seul truc c'est la toujours regrettable imperfection du système: la marque qui te prend par traîtrise à L'ARRIERE de la cheville, le truc qui fond dès que le thermomètre grimpe à + 30° ou que tu sors de la mer (la conjugaison des deux n'est pas sans me rappeller certain voyage au costa rica très discutable d'un point de vue esthétique), le truc qui a viré à l'orange, le truc qui te déssèche la peau comme un gant de crin, le truc qui pue tellement que c'est comme si tu disais "attention, autobronzant frais" à tous les gens que tu croises, etc. les jours où je "me" réussis des pieds à la tête sont donc un petit peu comme des jours de grâce, des jours généralement où il pleut et où je suis obligée de rester en jean. eh oui, c'est ça la vie, qu'est-ce que vous croyez?
je ne sais pas vous -si votre réponse est "aucune idée, je bronze tellement facilement que je ne sais pas de quoi tu parles pauvre fille", passez votre chemin, soyez mignonnes- mais j'ai l'impression qu'en ce domaine, le produit le plus cher n'est pas forcément le plus efficace, non? vous avez des chouchous, vous? parce que malgré toutes ces années de salopage de t-shirts blancs, je n'ai toujours pas trouvé mon produit miracle (il faut dire que mes copines ne m'aident pas, ces chiennes sont quasi-toutes comme du pain d'épice dès avril). sauverez-vous mon été de la blanchitude annoncée et mes mollets du syndrome "un tigre a déteint sur moi, pardon"? épargnerez-vous ces sous qu'en future mère je suis censée déposer sur un PEA pour les futures études et/ou la caution de jean-pierre ou cindy -futur mini-me- en m'évitant d'acheter systématiquement TOUTES les nouveautés 08 ?
et ces salopards de vampire week-end passeront-ils en france cet été?
http://www.myspace.com/hopewell
photo: lastnight party
Publié par piapias à 14:21:55 dans où ça prête à rire | Commentaires (20) | Permaliens
à l'heure où je vous parle, mon mari ne sait pas encore que le coiffeur, cet être honni, a encore forcé à mort sur le balayage et que donc je suis blonde. pas blonde comme d'habitude, naaaan. blonde. barbie is my folk. avec mes cheveux en baguette et cette frange que tu peux te mirer dedans, on dirait une claudette. ce n'est certainement pas la femme qui a inventé l'excellente expression CDM (comme dans Coupe De Merde, http://www.nuchenuche.com/) qui me contredira: le coiffeur n'est pas l'ami de la femme. mercredi au boulot j'en connais qui vont y aller joyeux sur le "oh blonde" (avec l'accent marseillais).
bref bref.
je me fais toujours redoutablement chier chez le coiffeur. sauf une fois parce que j'étais en pleine folie dans ma tête et donc on avait tous chanté du madonna dans le salon, les apprentis, les clientes, moi, tout le monde. dehors il pleuvait, mon brushing à 60 euros avait été ruiné illico m'enfin marade tout de même. tout à l'heure, pendant que je me transformais en danseuse du crazy ("ça fait pas trop perruque?" j'ai demandé en sortant à la fille à l'accueil. "mais naaaaaaaan, enfin" qu'elle m'a fait genre en roulant des yeux. le pourliche je peux te dire qu'il n'est jamais sorti de ma poche), une femme-lynx est entrée. alors sur la south coast, c'est une espèce vachement courante: quelque part entre 50 et 70 ans, la pommette slave hyper bombée, l'oeil en amande mais curieusement figé, la bouche, bon ben la bouche d'emmanuelle béart tout simplement et le plus souvent un bronzage de bahamas et des pompes de fétichiste. ces femmes-là me mettent toujours un peu mal à l'aise, je sais pas. je sens qu'on va pas tellement trouver de trucs à se dire j'imagine. la femme-lynx d'aujourd'hui, une sorte de mouna ayoub sur le retour, elle se faisait des petites moues dans le miroir, des moues style marylin, mais comme si marylin avait eu une soudaine paralysie des muscles faciaux. à un moment le coiffeur lui a demandé un truc (style : "sucrette?") et elle a dit "j'ai pas compris, j'ai un petit cerveau." moment de terreur sur le visage de mon coiffeur: "euh, mais vous vous en servez pas de toute façon?" elle, rayonnante, toute moue dehors: "nooon! pour quoi faire ??"
je me suis étranglée dans mon gala. j'ai eu envie de rentrer à la maison écrire un roman dément sur la vie d'une femme-lynx pleine d'humour qui aurait juste dû faire semblant d'avoir que des avions dans sa tête depuis 70 ans, une femme lynx avec un mari vieux encore plus bronzé qu'elle et une super baraque meublée roche bobois et des moments de désespoir total avec ses salauds d'enfants. parce que peut-être la leçon de tout ça, c'est que la femme-lynx et moi on aurait plein de trucs à se dire? je veux dire, je suis quand même la fille châtain qui se faisait teindre en virginie effira à côté d'elle, quand même. peut-être que si mon mari était riche au point de m'offrir des lèvres pneumatiques, je serais moi aussi un peu du côté lynx de la femme?
hein, qui saît ?
ce que je peux vous dire d'autre, c'est qu'apparemment, ardisson a un goût de chiotte pour se meubler, ça faisait carrément mal aux yeux, la visite de son appart. sinon encore, céline dion en maillot de transformiste dans paris match, je dirais: dispensable.
photo: lastnightparty
http://www.myspace.com/portobrien (tu reprendras bien une petite dose de ce super folk rock? moi aussi dis donc! "I wope up today'", sur volume 56, please: j'ai peut-être pas la baraka de la blondeur, mais celle de la bonne petite découverte qui va bien, cette semaine, je dirais facile qu'elle est mine!)
Publié par piapias à 18:50:49 dans où ça prête à rire | Commentaires (29) | Permaliens