"mais qu'est-ce que c'est que çaaa?" t'exclames-tu par devers toi, passant de ce blog assez justement outré (si tant est que l'on puisse s'exclamer par devers. je ne sais pas, ça demande réflexion).
eh bien çaaa, vois-tu, je ne sais pas si ça porte même un nom (über richelieu open? patin à glace carossé sans lame? pieds de laura ingalls qui aurait plaqué la prairie pour les boxons de pigalle ? objet de culte pour vieux monsieur très savant, très raffiné & très pervers? entre les deux, mon coeur balance et pour me départager, j'attends le prochain "elle") mais çaaa est pourtant bien ce que nous allons croiser plus souvent qu'à notre tour dans les bonnes vitrines de notre monde marchand. de la pompe de mi-saison, j'ai envie de dire: complètement hivernale dans l'esprit -vous le sentez, là, vous, le trip sandalettes de retour de la plage sous le gros patin? moi moyen moins- avec quand même une sorte de... touche printannière: là, oui, tout au bout du bout des orteils (je sais, on me ferait prendre n'importe quelle loufoquerie pour des lanternes).
bien entendu ces chaussures énooormes font mourir de rire mon mari (très savant certes & mais pas non plus monstre de perversion). topshop (oui, c'est les rosbifs qui signent ces merveilles), il s'en contre-balance, ce camarade rigolard en baskets danoises. comment lui dire à quel point moi, au premier regard, j'ai eu envie de cliqueter du talon aiguille avec ? comment lui faire comprendre le méga retour sur investissement que représentent ces extravagantes? qu'avec ça aux petons, inutile de se ruiner pour le reste de la tenue, vu que ces pompes donneraient de la classe et du chien à un vieux jogging en synthétique (tout l'esprit gwen stefani du truc) ! bon, en même temps, le hic: je m'imagine avec dans ma vraie vie, c'est à dire mon café de mafieux arméniens du matin, mon petit open space noir & gris, mes mille rendez-vous non glamour très très sérieux et/ou graves du jour, ma saladerie de midi, mes escalators de métro toujours en panne, mes bornes à pattes, ma voirie marseillaise aléatoire: et ok, avoir des pieds tankés ça réclame exactement le genre d'existence que je n'ai pas.
je sais pas, disons un boudoir où on me payerait pour croiser et décroiser les jambes toute la journée. ou alors un podium. enfin ce genre de job.
demain, si vous le voulez bien, j'invite un homme ici (frétillez, frétillez).
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&friendID=25657094 (petits gars verts & motivés de chez moi)
Publié par piapias à 20:38:08 dans où ça prête à rire | Commentaires (24) | Permaliens
quel est ce monde cruel? tu shoppes de folie le jeudi et le vendredi soir, soudain, dans une salle de bain dévastée, c'est le drame du poil? merde, ne faites jamais confiance à l'oréal: ne VOUS faites jamais confiance si vous vous dites, comme bibi -cette quiche de l'espace!- "tiens, et si je me refaisais mon blond à la maison?" (se "refaire son blond" n'est pas un machin sexuel, je le précise à l'attention de nos lecteurs priapiques et/ou piskiens).
au jeu des idées pourries, là, tous les autres concurrents auraient été dans l'obligation de répondre : "pas mieux".
normalement, c'est christian, le monsieur gay et étrangement cynique (pour un coiffeur, censé babiller sur des trucs aussi profonds que "qui a été sorti de la starac hier soir" -on s'en fout- ou "maldives ou seychelles cet hiver?" -on s'en dix fois fout-, lui c'est plutôt le nietzsche de la coiffure) qui s'occupe de mon pelage. comme je déteste les coiffeurs de toute la force de mes petits poings de rage serrés sous l'espèce de cape qu'ils t'enfilent à l'envers (pisk: c'est toujours pas sexuel, arrête), il me faut du temps pour avoir confiance. en christian, avec son humour désespéré de JR ewing, ça va, désormais. sauf peut-être au moment de raquer, je le dis en toute radinerie : 95 euros la retouche couleur tous les deux mois, moi je dis que quelque part, jérôme kériel n'es pas le seul à piquer dans la caisse. sauf que moi je suis pas la société générale. donc bref: folie, hier, j'ai acheté une de ces bonnes vieilles teintures maison plus croisées depuis l'adolescence et je m'y suis mise alone. alors c'est beaucoup plus facile à appliquer que dans mon souvenir. sauf que par la traîtrise incompréhensible de ce monde sans morale, un "blond très clair cendré" est devenu....
un châtain pur nutella !!!!
j'en aurais chialé, tiens. je ne sais pas ce qui a merdé, ni où, ni quand, mais mon modjo s'est fait la malle. parce que oui, j'adore être une poule blonde, ça ne se dit pas, mais je le dis quand même. c'est comme si enfin, j'étais devenue les barbie de mon enfance. la nico de mon adolescence. la kate de mon âge adulte. enfin barbie, enfin nico, enfin kate: on se comprend, hein. sous son casque d'or, c'est toujours la même petite souris. mais tant pis pour le clicheton à deux balles: les hommes préfèrent les blondes, c'est un fait que je suis obligée d'attester sur la bible, votre honneur. depuis que j'en suis une, c'est fou comme ils sont tous plus gentiiiils (je mets plusieurs "i" parce que c'est dans cet ordre d'idée) avec moi. peut-être parce qu'une blonde, ça ne fait pas peur avec son gros cerveau donc on lui parle lentement avec un grand sourire? va savoir, charles. cacher la petite teigne offensive qui est en soi n'est pas un mauvais stratagème: et moi en brune, avec ce "fucking sourire de mona lisa'" (oui, je SAIS qu'il est énervant mais j'y peux rien!!), je faisais peste de compette.
sur ce, je vais mettre un bonnet et partir telle une invisible musaraigne vers les calanques. je le dis pour paris: chez moi, il fait 18 ° et un soleil à mettre sous cloche ;). on n'a peut-être plus le poil qui brille, mais on a d'autres ressources.
http://www.myspace.com/kingcreosote (c'est pas de la schönerie, ça? merci, amis inrocks)
Publié par piapias à 12:55:20 dans où ça prête à rire | Commentaires (5) | Permaliens
et si nous sigmundions un peu? je pensais à ma cops carlette (cf post effondré ci-dessous) et je me disais un truc: si l'on en juge sa vie amoureuse récente, ce que convoite la femme dont les pommettes contiennent les réserves de botox de la france, ce n'est pas tant la proie qu'elle chope que son entourage. en d'autres termes: carlette aime le billard trois bandes. ou le step by step, ouhouh baby, comme disait feux les nouveaux gamins sur les blocks (fine référence! sauras-tu la replacer dans son contexte historique?). car non, le principal argument d'arno K, ce n'étaient pas ses rollers trop sympa mais bien ses parents total respect. et non, le principal argument de rapha enthoven, ce n'était pas son brillant cerveau (on sait super bien épeler son prénom, mais à part ça quelqu'un a un truc à dire sur le gars?) mais son ex-beau-père (ou belle-mère? là le doute s'immisce) alias l'exportateur de chemises blanches que le monde nous envie. donc si je suis ce brillant et oui, légèrement tordu raisonnement de 20h14, carlette en crève de love pour...
cécila? rachida? brice horte? claude G. ? le fantôme de feu jack martin?
faites vos jeux les enfants et que le bon peuple de disneyland s'amuse...
contrairement à carla, cette fille avec qui, là, la ménagère de moins de 50 ans a moyennement envie de partager un macaron chez ladurée, mon truc à moi c'est la discrétion. le mystère, l'anonymat, quoi. très facile pour l'instant au vu de la phénoménale audience de ce blog, me direz-vous? c'est assez vrai. mais l'on n'est jamais trop prudents. comme je vais avoir un nouvel appareil photo qui déchire avec ce bon père no, dans quelques jours, je pensais développer l'aspect visuel de piapias: en gros, au lieu de jeter mes fringues par terre pour les cramer au flash, les mettre sur mon corps de rêve et poser devant l'homme dont je suis la muse éternelle. mais tout ceci SANS qu'on me reconnaisse, eh eh ! je pense donc à un masque. ou aux injections de botox? nan, j'arrête avec carlette. mais c'est super dur à trouver, un bon masque les amis. y a que du dora exploratrice dans les magasins. et moi je veux un truc mignon et trendy comme moi, entendons-nous. j'attends vos bonnes adresses !
http://www.myspace.com/thebloodarm (qui aurait pensé que nicolas était le véritable inspirateur de "suspicious character"?)
Publié par piapias à 20:23:23 dans où ça prête à rire | Commentaires (8) | Permaliens
si je ne lis pas "voici", c'est tout simplement parce que mon aurélie le fait pour moi. et bien, hein, comme une pro, parce qu'elle a un super entrainement, et donc son oeil bionique de ragot qui tue repère tout de suite les trucs essentiels (en gros: quidieuduciel est au bras de julien, ma loutre, mon astre, cette semaine. et comme cette semaine c'est louise bourgoin, je me dis que ça sert vraiment à rien de résister au crumble choco-poire, parce que là c'est plus de la concurrence, c'est du piétinage de gueule tout simplement). si je ne lis pas "voici" c'est aussi parce que "mes" pipoles ne sont jamais dedans (à part donc julien et cette gqgdqjds très sympathique louise bourgoin). mes pipoles n'intéressent pas "voici" sauf très exceptionnellement quand ils massacrent une femme frangée (bertrand C.) ou qu'ils couchent avec une starlette à long menton (fabrizio M.). et c'est très bien comme ça, parce que l'un dans l'autre, lorsque "voici" me donne de leurs nouvelles c'est qu'ils vont me décevoir (oui, je sens bien que c'est l'idée générale du truc: descendons-les de leur piédestal, blablabla, mickey donald et moi... ok mais non). parce que le truc aussi avec mes pipoles, c'est qu'ils sont assez très peu mondains, comme pipoles. ce qui me va bien parce que je peux me dire: eh, damon! j'ai peut-être pas ton talent et ta hype, mais moi tout pareil que toi, les bouates me font bailler de mort subite.
mais donc bref, cette semaine, dans la série "mon pipole qui n'intéresse personne parce qu'il est bien trop fin pour ça aurait mieux faire de trouver une excuse bidon pour pas aller à un fucking dîner de l'ambassadeur avec des publicitaires trempés dans un pot de dior bronze"...
je demande carla, carla, carla. tu avais la grâce, honey chérie. une fille, belle, feulante et douée, avec une guitare sèche et des paroles ourlées comme rarement ici, les souvenirs que je me suis tricotés dessus (c'était très facile d'être mélancolique et douce, tes chansons dans l'oreille), cet hiver-là, enfin tout ça... pour ça ?!? le retournage de veste, la flunch touch dans un décor de carton-pâte, l'affreux petit fou et ses talonnettes?
carla? eh? il y a des drogues contre ça, tu sais? la mid-life crisis, comme on dit. julien, tiens, par exemple. 23 ans, la perfection au masculin. un type avec qui faire ta demi M. un type à faire verdir tes vraies rivales: les filles de 17 ans qui ne connaissent pas encore le sens des cruelles expressions "pattes d'oie" et "ride du lion". la talonnette file un sale coup de vieux, en revanche, non?
ps: en plus tu vois le travail? si tu t'étais pas collée au tout petit bonhomme, personne n'aurait remarqué que tu ressemblais à son ex.
Publié par piapias à 21:22:23 dans où ça prête à rire | Commentaires (12) | Permaliens