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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

make up | 01 novembre 2008

dans les séphora, il y a plein de produits mystérieux et finalement rarement mes copines.

je ne sais pas comment on se débrouille, mais dans mon crew de sales petites bobo, on ne se maquille pas (enfin dans le cas de lapin, on sait pourquoi, ça va: lapin a naturellement une peau qu'on croirait retouchée à photoshop. y en a que ça peut énerver). enfin on ne se maquille QUASI pas: déjà parce qu'on est belles, sans forcer, et ensuite parce que le jour où il y en a une qui OSE le rouge à lèvres ou -truc de ouf!- le vernis sur les ongles des MAINS (les ongles des pieds ça vaut pas, même quand on a 6 ans on est cap' de le poser sans dérapage à la rémi julienne), les autres font: "ouuuh ! dis donc! mais tu fais ta fââme, toi!"

après, du coup, celle qui a fait sa fââme se sent légèrement mi-flattée, mi-misérable, avec une longueur d'avance pour misérable.

rappelons que "faire sa fââme" est ce truc qui remonte à loin: aux 90's, lorsque la fille devait choisir son camp, entre, je résume, les filles cool en chemise à carreaux et celles qui avaient envie de se lancer dans des études de notariat. à cette époque, j'avais une seule option make up: l'eye liner, version tu l'as vue, ma grosse main lourde? cette petite virgule noire, c'était moi. ma signature. ma mouche, mon gimmick, mon tatouage, ma kate pierson's touch. quelque chose de tellement archi visible que ça ne pouvait pas passer pour de la coquetterie de fille coincée qui a peut-être des peluches en haut de son armoire et un poster de dauphin dans sa chambre.

au fil des années, j'ai ainsi essayé toutes les couleurs de cheveux disponibles sur le marché (ne tentez jamais le rouge sybil buck dans un salon de coiffure de province sera mon seul conseil), le rouge à lèvres prune, le vernis noir, le vernis bleu, enfin tout un tas de saloperies outrancières très rigolotes mais, euh, surtout outrancières quand même. jusqu'au moment où j'ai compris que le maquillage, c'était surtout l'air de ne PAS être maquillée. l'art du subterfuge. un truc subtil, de la main légère, du geste sûr et pas trick or treat, par exemple. là a démarré le long parcours de la combattante en quête de cosmétiques tenant leurs délirantes promesses. or le monde est cruel & 4 achats sur 5 s'avèrent de la loose. il y a les trucs qui collent et les trucs qui déssèchent. ceux qui virent et ceux qui puent tellement la chimie qu'à côté, c'est bien la peine de te ruiner en légumes bio. les trucs qui font ressembler la fille à une petite frangine de casimir. les trucs qui plombent pire qu'un nouvel anniversaire. quant à taper dans le haut de gamme, je me gausse. en ce domaine, le salut ne vient pas forcément des marques chics: chaque saison, je jette du chanel et du lancôme comme si ma vie n'était qu'une longue suite de parachutes dorés. 

ainsi, trouver son fond de teint, c'est un peu comme trouver son jean ou son homme. pour ce basique-là, il faut en essayer 10 000 en rêvant du grand jour, de l'accord parfait. ce jour-là, pour moi, c'était l'année dernière et c'était merci punky b: sans elle & son blog, est-ce que je serais allée fouiner au rayon make up for ever de sepho', ce lieu où les vendeuses ont toutes l'air maquillées pour la nuit des masques ? pourtant, cette marque fait un genre de miracle sur la peau: ça ne colle pas, ça ne sent rien, ça tient toute la journée, ça ne se coince pas dans les petites rides des yeux qui sourient, la couleur est parfaite, ça respire et ça unifie, bref, ça fait la mine fraîche et reposée de pure jeune fille. quand tu sors avec, on te dit juste que tu as bonne mine. parce que c'est VRAI. quand ton homme te caresse la joue, il n'a pas besoin d'aller se laver les mains après. tu peux faire le test du col de ticheurte blanc à 18h: il est toujours impecc. quand tu as dormi deux heures (par exemple parce que ton bébé fait des roulades contre ta vessie all the night), une petite noisette de ce bidule et tu renaîs. après, très clairement, il n'y a aucune chance qu'on te recroise à nouveau dans un séphora, parce que tu n'as besoin de rien d'autre que de ton petit fond de teint magicien pour être toi en mieux. à part p'tet le mascara smocky lash de MUFE (make up for ever, suivez, bon sang)? une autre tuerie, mais je voudrais pas avoir l'air de faire de la retape :).

ça coûte 31 euros, mais pourtant au final ce fond de teint-là, c'est cadeau (HD fond de teint couvrance invisible: et je vous jure que personne ne me paie pour l'écrire, ce n'est pas le genre de la maison. nous c'est l'intégrité luthérienne, vous savez bien)

http://www.myspace.com/taxitaximusic (j'ai un truc avec la suède en ce moment)

photo: vagabond set.

ps: lecteurs hommes, pardon. ce post vous tombe des mains mais on ne peut pas tout le temps parler jantes larges.

 

Publié par piapias à 14:45:47 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (17) |

des suds | 24 octobre 2008

dans la vie d'un marseillais, il y a plusieurs constantes : les soirs de matches où tu entends en stéréo la rumeur du vélodrome par ta fenêtre & ton mari/tes potes qui brament leur bière dans le salon, la terrasse de richard caramanolis, la virée aux goudes, le brunch au kebab de mido le dimanche sur le cours ju', la rue st-fé', la fiesta des suds. si tu es un vrai marseillais (= si tu as vécu assez longtemps ici pour ne plus pouvoir être arnaqué par les taxis de st-charles : pisk, prends-le comme une spéciale dédicace), il y a un moment où tout ça, tu le balaies, où tout ça, tu prends ton air blasé-pincé pour dire que tu en as épuisé tous les charmes, et qu'on ne t'y reprendra plus, si j'mens j'vais allumer un cierge à notre-dame.

ce qui veut dire bien sûr qu'on t'y reprendra.

ça fait partie du jeu. et puis la mauvaise foi, ça a dû être inventé sur la canebière.

mais cette année, c'est différent. cette année, c'est la première fois que je n'y suis pas. à la fiesta.

enfin presque pas, enfin juste en coup de vent pour dire salut aux copains à bonnes tronches, avec du fada orange dans mon gobelet because mon état, tu vois. et ça m'fait tout drôle. et ça m'fait un truc comme un petit coup de, j'sais pas? j'allais dire vieux, de pas me jeter totalement dans cet endroit où si tu perds tes amis dans la foule, c'est pas grave parce tu vas en retrouver dix autres. cet endroit avec ses plans comme mettre à sec le bar VIP du conseil général (les pastis du ps des bouches du rhône, ça te déchire ton petit gauchiste). cet endroit avec ses containers, sa bodega, ses cabarets, ses beaux garçons, ses expos où on est toujours archi bourrés donc bien sûr on comprend rien mais du coup c'est beaucoup plus drôle. cet endroit avec les nans fromage du o'pakistan qu'il faut attendre douze heures dans une file où tout le monde finit par taper la discute et puis manger froid. cet endroit où tu as fait des concours de beuverie au: rhum, vin, pastis, pastis. cet endroit avec les filles brésiliennes qu'on n'a jamais su si en fait elles venaient pas du rove ou alors de charleville mézières. cet endroit où tu as vu rachid taha tellement déchiré que le public lui jetait des meubles (des bancs) et c'était drôle. cet endroit avec la salle des canapés où on se dit toujours qu'on ira se poser, sauf qu'en fait non, vu qu'on est toujours en train de courir dans tous les sens, de sauter dans les bras des gens, de leur dire des trucs extrêmes comme "j'osais pas te le dire mais je te trouve super bath". cet endroit où tu vois tes collègues vomir par terre ou bien rouler des pelles à n'importe qui ou bien les deux et après c'est 9h et ils sont dans l'open space avec toi et c'est un an de radio moquette qui redémarre aussi sec. cet endroit où "merde, t'as vu un concert, toi, ce soir?" parce qu'en fait non, one more time, parce qu'on était trop occupés à dire n'importe quoi quelque part, avec des gens qu'on ne retrouve parfois que là, d'année en année et donc flûtio, la musique c'est encore loupé, mais on s'en fout parce que c'était encore ayo ;). le froid du petit matin. le petit bar de routiers toujours ouvert en face, sous la passerelle de l'A55.  

vieillir ce sera pas choper des rides. ce sera peut-être ne plus aimer se perdre dans la nuit foutraque.

mais est-ce qu'on peut être une maman et traîner dehors encore comme un sale petit matou de gouttière?

ce sera notre petite question du soir, bonsoir.

http://www.myspace.com/thewhigs

photo: pirlouiiit.

ps: sinon je suis hyper déçue que personne soit impressionné par le mari de christine lagarde. c'est quand même dégueulasse si le libéralisme n'excite plus personne, merde, tiens.

 

 

Publié par piapias à 23:46:08 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (11) |

le burn out (et non le burnou) | 28 septembre 2008

on est tout un tas de petits gars & girls ces temps-ci à frôler le pétage de câbles. le bug, le truc où tu imploses avec de la fumée qui sort de ta tête et ton écran qui grésille. je conseillerais à tous les léthargiques du monde de vivre des temps de rachat d'entreprise, des temps doux de productivisme délirant, des temps tendres où ta vie est sponsorisée par le slogan suivant: "faire plus avec moins". croiser ton mari deux heures par jour, avec des cernes comme des souris grises sous ses beaux yeux. revenir bosser sur tous tes jours de repos. te lever à 7h le dimanche. faire quatre journées en une. rallumer ton ordinateur à 21h parce que l'un de tes chefs a une NOUVELLE CHOSE TRES TRES IMPORTANTE à te demander.

comme tu es le genre de fille un peu concon, un peu première de la classe, un peu barbara gould de l'efficacité, un peu "du guronsan coule naturellement dans mes veines, martine", avec ton dynamisme stupide, ta grosse niaque sacerdotale, tu es une proie super fastoche pour le gros méchant burn out de saison.

et pourtant tu es comme un stick mennen, sur ce coup, tu as comme qui dirait une, hem, sacrée largeur d'avance: tes hormones super balèzes de femme baleineau qui sont comme un petit bouclier bionique contre les mauvaises ondes, pchiii, paaa, chouba. ce truc que j'ai demandé à mon copain marc -qui est un peu comme le dr house, sauf qu'il n'a pas de canne et qu'il est tendre comme une brioche- si on pouvait éventuellement les acheter, plus tard, en pharma, pour les jours de lose. bon eh bien non, désolée, non, la seule solution est de tomber enceinte tous les 9 mois jusqu'à la tombe. c'est con parce que sinon j'étais déjà sur e-bay à vous en fourguer un peu au prix fort et à compenser le fait que je n'ai PAS gagné à ce fucking euromillions (alors que j'avais très sérieusement repensé ma vie à l'aune de 130 millions d'euros dans ma musette, comme à chaque fois). bref il était question d'une histoire de barrière encéphalique (j'ai déjà dit que j'étais la personne la plus futile de mon crew?).

tout ça pour dire quoi, encore une fois?

rien sur la mode. pas le temps.

juste me dire qu'il y a des dimanches de labeur où il vaut encore mieux écouter le petit apprenti devendra déniché dans une cave lilloise par mon hans, http://www.myspace.com/louisaguilar  

parce que le folk c'est bon contre les patrons, camarades.

Publié par piapias à 10:15:31 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (17) |

comme la pluie | 26 septembre 2008

parfois c'est comme si tous les crevards du monde voulaient s'donner la main. le même jour. et ce jour-là il pleut parce que sinon, bon, on ne sait pas, peut-être que le tableau serait pas assez évident pour tout le monde, tu vois??? ce jour-là ton obstétricien est un type que tu n'avais jamais vu et qui n'a qu'une phrase à te dire : or cette phrase étant "autre chose??", cette phrase ne comportant pas même le bout d'un verbe, ni non plus d'une formule de politesse, pas davantage qu'un regard, au bout de trois minutes, tu es déjà dehors à te dire que, waw, heureusement que tous les hommes devant qui tu as été nude n'ont pas été aussi désagréables parce que sinon autant se faire nonne, moi je dis, autant arrêter tous ces achats idiots, ces talons de 8, ces trucs affriolants, ces mines que l'on prend, autant jeter son épilateur j'ai envie de dire. enfin, à quoi devais-je m'attendre de la part d'un gars portant une chemisette saumon dans une consultation (à 24 euros, c'te misère) publique?

après c'est que tu te rends compte que les vieilles dames sont vraiment des teignes qui te filent des petits coups de caddy au rayon crèmerie (où je m'éclate à mort avec mes 0%), et quand tu fais "oups", elles, elles glapissent  "VOUS pourriez faire attention ?!?" (= "avec votre bidon en forme de montgolfière, jeune traînée qui doit toucher les allocs, si c'est pas malheureux ma bonne simone, de mon temps on vous aurait foutu tout ça à la mine, et d'ailleurs il est où le père, hein?"). ce jour-là généralement, tu chopes des ampoules dans tes nouvelles chaussures probablement pas assez onéreuses. et puis ta frange frise. et il ne reste plus de robe violette sublime chez zara, je veux dire dans ta taille cétacienne. à la limite c'est le genre de journée que tu fêterais bien avec un crumble choco-poire mais c'est aussi le jour où la sage-femme a fait tss, tss, "il va falloir nous rééquilibrer tout ça madame sinon à ce rythme dans trois mois vous nous faites un + 20", où la sage-femme t'a dit ce truc monstrueux, ce truc monstrueux que même "elle" n'ose pas dans son numéro spécial régime de la fin juin, ce truc monstrueux qui est "attention, n'abusez pas des fruits, c'est plein de sucre", alors que tu t'apprêtais à te la péter grave façon première de la classe because tu n'as pas cédé à une saloperie à 8000 calories depuis que tu es rentrée de beurreland, le pays où la vie est plus beurrée, j'ai nommé la bretagne maléfique, alors que quand tu te lâches, c'est sur les brugnons, et bien tintin de frime les amis, au rebus les brugnons, ava est un gros baleineau pour la science moderne. c'est la dame qui l'a dit.

humpff (c'est le moment où je lâche un gémissement déchirant, le moment où mon chien lève un sourcil d'emmanuel chain et préfère se replonger dans sa pattucure tellement je lui fais pitié, c'est le moment où je dis que tout ça, c'est vraiment trop injuste). à la limite, ce serait le genre de jour où écouter du spain, j'ai envie de dire. ou carrément "les chansons d'amour". en regardant tomber la pluie sur les platanes, en tentant d'oublier que ma panse de baleine réclame de toute urgence DE LA NOURRITURE.

à la limite pour me faire rire, je préfère encore aller chez le face hunter. une bonne grenouillère en laine et ça repart comme on dit.

www.myspace.com/thosedancingdays

 

Publié par piapias à 19:21:02 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (14) |

comme un petit pot de colle cléopâtre | 31 août 2008

on la mangeait à la spatule et c'était bien. c'était l'époque où les enfants ne rêvaient pas d'avoir un i-phone (c'est assez spectaculaire comme les gadgets de geek me laissent froide). on était contents avec le tann's de l'année d'avant et une gomme parfumée à la myrtille, on ne coûtait pas 200 000 euros en papier quadrillé à nos parents (qui du coup pouvaient investir dans des toyota oranges hyper fun), on se shootait avec les moyens du bord (l'odeur des polycopiés et celle du pyrograveur, on était vachement travaux manuels dans mes années 80's, c'était peut-être pour rester dans le trip "retour à la terre" de nos parents qui, non, n'étaient pas tous commerciaux chez ferinel en 1984).

tout ça pour dire quoi?

que j'adore la semaine de la rentrée scolaire, même si je ne fais plus de pyrogravure (à marseille les minots, tu leur files cet appareil du diable, je pense qu'ils te scarifient toute une classe, je pense que le risque zéro s'en prend plein sa petite gueule frileuse). le cabaret aléatoire me donne à nouveau rendez-vous (silver mount zion, phoebe killdeer), je cherche mon manteau militaire (teasinguons: chez piapias cette semaine, de la guest sexy), plus personne ne va défigurer les villes avec des croc's, je vais retrouver nicolas demorand sur france inter, il y aura de nouveaux restos et des expos et "la belle personne" et même un daniel "hot baby hot" craig, j'ai un nouvel ordi pour regarder la dernière saison de "the wire", et ça ne m'empêche pas de continuer à écouter sporto kantès et madcon sur volume 436, comme si c'était encore le plein été, comme si c'étaient les vitres ouvertes, la voiture qui avale le bitume de france, mes cheveux emmêlés, ces choses qu'on ne se raconte que lorsqu'on roule longtemps ensemble, mon homme et moi.

 de toute façon c'est comme l'été puisqu'il fait 32° cet aprem et que marseille est toute ensuquée encore sur la plage.

faudrait vraiment se forcer pour avoir le bourdon, ces jours-ci. ou alors être à la rochelle, peut-être ? mais parfois il vaut mieux rire de tout ;).

http://www.myspace.com/phoebekilldeer

photo: kora, new friend de la blogomondiale avec mes cheveux en mieux et sinon tout ce que j'aime porter.

 

 

Publié par piapias à 14:13:48 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (20) |

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