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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

play it again, sam | 31 décembre 2008

les bilans, c'est pas trop ma cup of darjeeling. c'est pas que j'aime pas, c'est que tout file hors de moi, les idées, les souvenirs, les dates & les noms, je mélange tout, je superpose, je suis un coeur d'artichaut, toujours un truc chasse l'autre, j'ai la névrose de la nouveauté, de l'air vif, de l'herbe toujours plus verte ailleurs, avec comme du mal, la plupart du temps, à être là, maintenant, tout de suite et seulement. alors hier !... mais c'était quand, c'était quoi déjà, hier, c'est si vieux hier !?? je suis comme toutes les filles, je suis déjà demain (l'énorme supplément défilés de "vogue" EST ainsi assez demain).

2008 aura été ainsi une sorte de grande et lente fuite en avant. jusqu'à une paire d'étriers, jusqu'à ma vie renversée, paf. jusqu'à enfin, cette fois, comme un atterrissage de mon adolescence, aux très petits pieds d'une poupée. une année très "sam, captain of the party" (celui qui ramène les saoulards, soir après soir, c'était bien bibi), une année dopée aux hormones de grossesse, une année sans footing, une année sans pogo, une année impatiente mais une année aussi incroyablement plus calme que les quinze dernières. une année suspendue.

une année surtout très bien accompagnée.

et pas mal musicale aussi (disent les archives de piapias, ma mémoire de secours).

janvier: alexander wang m'a tuer. oh bijou. vampire week end. le "paper plane" de mia. thao. king creosote. daniel darc. these new puritans. les wayfarer. big boss is the devil. tapes n' tapes. alice russell. ciao, carlos. alberta ferretti m'a tuer. D&G m'ont tuer aussi. trouver un plan B. coming soon. the wire, l'intégrale. isabel marant m'a tuer. the battle royale music.throw me the statue. star soon. santogold. the pains of being pure at heart. adele. efterklang. paris motel. black kids. coconut records. camera obscura. perio.

février: des shoes comme s'il en grêlait. die! die! die! deer tick. hercules & the love affair. alister. the walkmen. mgmt. the kooks. jamie t. ane brun. april march. hot chip. hifiklub. what made milwaukee famous. the builders and the butchers. le reboulé, un art punkyen. jim yamouridis.

mars: silver mount zion. marcher avec du talon de 12: faut-il un master pour éviter la vautrade? turner & kane. chris garneau. mon pouvoir d'achat veut son sargenor. the young punx. 22 pistepirkko. mirah. the blakes. fugazi. luke temple. le jean large, on y est. the wave pictures. skins. the joy formidable.team robespierre. kaiser chiefs. simone white. kimya dawson. white rabbits. the acorn. black lips. l'obsession pour les rubans des culottes alix de moussac. poney express. tickley feather.

avril: vincent vincent & the vilains. lykke li. joe pug. port o brien. miracle fortress. swan lake. her space holiday. neon neon. cajun dance party. être folk. ladytron. I was a cub scout. she & him. israel kamakawiwo.

mai: fabienne delsol. le bandeau de squaw 20's, tu y viendras aussi. mungo park. kim. born ruffians. bodies of water. hopewell soul. the mary onettes. beach house. perro del mar. the black angels.

juin: albert hammond jr. helluvah. the organ. cheveu. times new vikings. css. grossssssssir. fleet foxes.the music.

juillet: stars. vouloir une cape, mais l'été. pascale picard, mais pas trop. the shortwave set.tricky. "puissance et gloire" par jane in luxe.

août: phoebe killdeer. operator please. melpo mene. madcon. des bottes plissées isabel marant ou je finis la boîte de magnum.adam arcuragi. hadouken! les carreaux, partout, partout. digitalism. sporto kantes. balmain m'a tuer. phosphorescent. fuck buttons. windsor for the derby.

septembre: louis aguilar. those dancing days. teitur. le corps mince de françoise. passion pit. the streets. coeur de pirate. acheter des bottines comme si ça allait être la prohibition de la mini botte. cold war kids. ne pas être à NYC, tiens. friendly fires.

octobre: this first aid kit. the submarines. carbon silicon. ben shepard. le rictus de daniel craig. the whigs. le BFJ ne passe pas par moi. lcd soundsystem. flobots. jenny lewis.love is all. fujiya and miyagi. anaïs. le gilet en peau de lapin ne passe pas par moi. andrew bird. castanets. the spinto band. daphné reprend "loosing my religion" et me fait chialer ma race. mason proper.

novembre: fredo viola. get well soon. micah p. hinson. lily frost. department of eagles. ting tings. noir désir. les vedettes. amélie "de lille". stuck in the sound. singapore sling. brimstone howl. c'est comme le chômage, c'est comme les vacances, sauf que ça s'appelle un congé maternité, donc ça n'a rien à voir (car tu pèses deux tonnes, il fait froid et ton amoureux bosse tout le temps). yes, they can ! los campesinos. taxi! taxi!

décembre: plants & animals. tomber en amour, mais pour une fille (et ne pas être kate perry pour autant). ra ra riot. the culture. baltic fleet. hugh coltman. sammy decoster. rêver à chuck bass dans le lit conjugal et ne pas en avoir honte. cage the elephant. magistrates.

pour ceux qui cotillonnent, champagnent et caviarent ce soir, have a good time. pour ceux qui attendront 2009 sous la couette avec un pot de ben & jerry, un homme trop casanier et/ou les derniers épisodes de GG, de la joie aussi : de toute façon, le trentéun, ça fait pas mille ans qu'on n'en peut plus ?

allez, tous: en 2009, on sera bien.

photo: daniel weiss.

 

Publié par piapias à 14:42:01 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (18) |

the marmotte's day | 29 décembre 2008

alors me revoilà, quoi :-) !

tyrano dort dans sa cage (soudain, un lit à barreau semble prendre tout son sens), une personne entrant chez moi avec des babygros & une boîte de marrons glacés sous le bras ne risque pas de glisser sur une couche malencontreusement oubliée sur le carrelage (un accident est si vite arrivé), je suis parvenue à satisfaire quelques menus besoins naturels personnels (manger pour ne point décéder de fatigue, laver ce corps étrange qui est actuellement le mien, intéressant du point de vue d'un fabricant de jelly, j'imagine), je suis entre deux appels de ma mum qui me refait tendrement sa guerre du vietnam (ses six bébés, le bonheur rageur que nous lui avons apparemment causé en la réveillant la nuit pendant des années avec nos coliques, nos dents qui poussent et nos il y a un loup sous le lit, casse-lui le nez), autrement dit je suis pour quelques instants la fille tellement FREE que tout ce temps libre la grise, outchhh ;).

les mères savent ça, mais moi je foleyais sans doute encore un peu dans mon crâne d'inconsciente : il n'y a que depuis dix jours que je constate à quel point un enfant gloutonne le temps, les pensées rationnelles & les projets à moyen terme en même temps que le coeur et les nichons de sa mère.

je n'ai même pas envie de lutter pour mon indépendance. j'abdique, je me rends, j'abandonne toute idée de sédition, je suis comme toutes les cloches dont je ricanais sous cape autrefois, le genre de fille qui attrape son pentax et glapit "oh mon dieu mais regaaaaaaaaaaaaaaaaarde" dès que son bébé fait krr. krr est LE mot de tess. en croatie, je me souviens qu'il y avait une île portant un nom cousin; ceci dit, je ne parviens pas à trouver un sens à cette observation balkanique.

je vis à mièvreland. un pays où les crottes de bébé ne sentent jamais mauvais, un pays où tu te lèves à 1h, puis à 4h, puis à 8h du mat' avec le même sourire à la noix, un pays où ton pharmacien se frotte les mains dès que tu passes sa double porte, un pays où il est 9h le matin et paf, brutalement minuit, le soir, sans que tu comprennes très bien ce qu'il est advenu entre les deux, un pays où toute ta science musicale se recroqueville face aux tubes comme "trois p'tits chats, trois p'tits chats" (la seule chanson, finalement, que tu connaisses par coeur: je veux dire or chansons grivoises de fin de mariage), un pays où tu as des yeux de raton-laveur, même sans smocky eyes, un pays où tu es également toute nue, minuscule, débutante, sans le moindre savoir et chaque jour un peu plus dévorée-digérée par un petit monstre de 3,5 kg.

quand je retrouve le chemin de fashionland (j'ai encore quelques jours pour peaufiner ma technique de soldes with porte-bébé), je vous fais signe. d'ici là, chouette fin d'année à vous tous & des biz au lait caillé pour tous vos gentils mots de bienvenue à tyrano.

we'll be back soon pour de nouvelles aventures !

http://www.myspace.com/plantsandanimals

photo: le tyrano, en très, trop, courte phase angelot.

ps: quant au jour de la marmotte: je suggère à toute future accouchée de compter ses contractions devant "un jour sans fin". bill murray en bonne fée, ça marche: tout a été du fun en barre sur le front de l'enfantement sans douleur :)

Publié par piapias à 16:07:48 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (29) |

to be 3 | 17 décembre 2008

alors bien sûr, si dans ta vie tu vas shaker la main de barack le lundi, sauter en parachute le mardi, faire le sexe sauvage avec jude law le mercredi, envoyer des communiqués à la con à l'AFP le jeudi pour demander si quelqu'un a pas trouvé par hasard les trucs que t'as oublié aux toilettes des galfa', sauver le PS le vendredi, faire le sexe sauvage avec joaquin phoenix le samedi et le saut de l'ange dans une piscine de champ' avec chuck bass le camé du nez le dimanche, tu ne vas pas forcément comprendre.

il faut avoir une vie normalement normale, voire une vie de bree la ménagère du foyer joli (comme bibi), pour mesurer toute la teneur de ce truc de ouf : si ça se trouve, la semaine prochaine, on me demandera "et sinon, là, la week juste avant noël, quoi de neuf pussycat?" et je pourrais répondre, l'air blasé, "oh, écoute, rien jean-françois, juste, genre, ce truc: j'ai donné la life."

oui, moi.

il faut que je me pince et/ou que je me contemple de profil dans un miroir en pied pour croire moi-même qu'il va se passer ce truc, là, dans pas longtemps, dans CARREMENT plus du tout longtemps. il faut que je me replonge dans laurence pernoud (de toute urgence: si tu commençais à faire ton devoir d'allemand le dimanche soir à 22h, tu me comprends). il faut que j'aille toucher les petits pyjamas taille 50 cm dans la chambre à côté pour comprendre que ce n'est pas mon chien qui a refait sa garde-robe chez bonpoint. il faut que je me persuade que ce tire-lait a un RAPPORT avec moi, un rapport direct & humiliant, veux-je dire. il faut que je réalise que ces culottes filet de l'enfer ne sont pas pour une party "grey's anatomy" un peu olé-olé. il faut que j'arrête d'aller sur des forums à la con, ces endroits furieux où des filles te disent qu'elles ont pondu après une gestation de 11 mois et qu'elles sont venues toutes seules à la mater' en conduisant un truck avec les dents et que même pas mal, le fait de faire sortir un alien de 4 kg de ton corps. il faut que j'arrête de manger de la bûche aux marrons sous prétexte qu'à noël, je risque d'avoir juste droit à une purée de celeri à 17h30, et que je voudrais bien voir ça, une année sans bûche aux marrons.

il faut que j'arrête d'avoir hâte à ce point.

il faut que j'arrête d'avoir les miquettes à ce point.

la dignité, c'est un truc qui vient avant ou après la péridurale ?

http://www.myspace.com/rarariot (qu'ais-je foutu en 2008? ben par exemple j'avais raté les ra ra riot. shame on me)

ps: last night party.

 

Publié par piapias à 18:09:49 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (22) |

song for derrick (il est mort le soleil) | 15 décembre 2008

pendant qu'ici tout s'écroule sans bruit -stats, désir d'influer positivement sur les susdites, de résister au parfum des madeleines maison- horst tapper vient d'arriver au paradis du tergal.

parfois la mode n'a donc qu'à la boucler (ce qui m'arrange hyper vu mon entrain à piapiater ces temps derniers).

je crois que contrairement à horst, constance n'est pas mon second prénom.

 

http://www.myspace.com/theculture

ps: pendant l'effondrement de notre empire, il faut dire que nous avons autre chose à faire. parvenir à ce niveau de chignon, par exemple. eh ouais. il y a des gens avec une vie de dingue, qu'est-ce que vous croyez.

pss: my godness !!! j'apprends que horst s'est tiré au 7e ciel des pépés pervers avec cette petite garce lubrique de bettie page. les voies (et le sens du fun) du seigneur sont parfois impénétrables...

Publié par piapias à 16:18:17 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (35) |

françoise dolto, sors de ce corps | 09 décembre 2008

il me semble qu'aujourd'hui, nous avons progressé sur le chemin de l'intelligence émotionnelle & de la parentalité, dans l'étude psychologique de l'enfant, enfin, de sa version avec léger duvet au-dessus de la lèvre supérieure, portable multi-options, doudoune & bande de potes. oui, car aujourd'hui, nous avons dressé un jeune.

comme le jeune, parce que tu as une vie folle, tu n'avais toujours pas eu le temps d'aller voir mesrine, le retour de la vengeance (2). alors sur ce coup, tu partageais le biotope du jeune, à savoir une salle de ton pathé de centre-ville où le jeune était cet après-midi là dupliqué à plusieurs dizaines d'exemplaires (car le jeune aime mesrine, vois-tu, comme toi il y a longtemps d'artagnan, perhaps? enfin, comme un personnage de film historique en costumes -je précise sans vouloir me la péter que les costumes viennent d'ailleurs de MA boutique de vintage marseillaise, on a ses infos sur piap'). lorsqu'il est trop dupliqué, le jeune est comme une mauvaise copie VHS (ce qu'est une copie VHS, le jeune? ce serait trop long à t'expliquer), sa fraîcheur & son charme originels ont tendance à se brouiller. ton jeune est plein de parasites. tu as envie d'appliquer sur lui cette étonnante méthode de torture vue hier dans dexter (saison 3): le pssshit de coca direct dans la narine (apparemment, ça fait bobo). tu as envie de lui enfoncer la tête dans son saladier de pop-corn. tu as envie de prendre ta grosse voix, tes gros yeux noirs, tes sourcils froncés et ta fucking assurance d'adulte pour lui rabattre son caquet, à cet enfant de l'insolence. là, ce qui se passait c'est que ton jeune avait refusé d'éteindre son portable-ghetto blaster (qui ne passait pas du sammy decoster, comme tu peux t'en douter) et le vigile réfléchissait aux risques judiciaires de faire gober, dans l'exercice de ses fonctions, bague après bague, son appareil dentaire à un mineur (le jeune a encore parfois ce délicieux accessoire d'humiliation qui sans doute, si l'on y réfléchit, contribue au fait qu'il se conduise ensuite comme un putois en public).

nous allions tous basculer dans le blood, lorsque tu t'es souvenue de super nanny. tu t'es souvenue qu'il faut obliger l'enfant à te regarder dans les yeux en te mettant à sa hauteur quand tu lui donnes une leçon of life (comme on était tous assis, c'était plus simple: sinon moi le jeune, pour me mettre à sa hauteur, il me faut un escabeau). tu t'es alors penchée vers ton jeune, cet enfant vilain avec ses grandes dents et sa mauvause odeur de mauvaise sueur (car le jeune puceau pue, non?) et c'est avec ta plus grande douceur que tu lui as dit:

"le monsieur t'a demandé gentillement de l'éteindre. alors obéis, et tout se passera bien."

c'était mi-tendre, mi-freddy krugger les griffes de la nuit dans ta face. il y a eu un moment de flottement. puis le clone le plus proche de ton jeune a dit: "fais ce que dit la dame, allez, discute pas."

ça n'a pas discuté. on a regardé notre film dans un (presque) silence de cathédrale. je crois qu'on appelle ça l'autorité naturelle, les amis.

http://www.myspace.com/hughcoltman

Publié par piapias à 20:46:05 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (13) |

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