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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

juste fais le | 24 septembre 2011

l'autre jour j'ai fait pilates. je n'avais même pas mon tapis, j'étais venue un peu les mains dans les poches (mais j'étais ridicule car il n'y a pas de poches dans les leggings), et c'était un peu comme capituler vu que les filles de mon burlingue me tannaient depuis deux ans pour que je vienne transpirer avec elles entre midi et deux. j'étais prête à faire comme lorsque j'ai essayé le taï chi, l'aquagym et autres disciplines alternatives: me marrer au fond de la classe avec les plus dissipées pour masquer ma mauvaise coordination, ma musculture en jelly et d'une façon générale mon incapacité à communiquer efficacement avec mon corps. faire diversion, quoi. je suis douée pour ça. la concentration à plusieurs booste ma capacité à faire des blagues nulles.

sauf que mon corps depuis deux mois, il me le dit à sa manière, que je l'ai un peu trop maltraité. bienvenue à vous, les lombalgies. welcome, les contractures musculaires. ça fait les nuits super chouettes crois-moi et les matins comme si tu avais 110 ans. "tout ça c'est la faute de votre, heu, j'ai envie de dire ceinture abdominale mais en fait quand je la regarde, c'est vrai qu'on dirait plus une ceinture", m'a dit ma kiné qui pourrait repousser un 33 tonnes avec ses abdos.

donc avoir un petit bedon franchement je peux vivre avec sans réagir. mais commencer à souffrir because mes abdos en nutella, alors là nein.

donc, pilates.

eh ben écoute c'est une révélation.

je vais pas te dire que ça ne fait pas mal (mais tu le savais, toi, qu'on avait des muscles sur le côté de la hanche???). mais ce rythme lent, répétitif, en fait ça créé très très vite une petite addiction. tu as envie que le cours dure ENCORE UN PEU, MINCE. c'est un peu le contraire de l'aérobic, de tous ces trucs de fitness où tu es à fond, enfin pas moi parce que je n'arrive jamais à suivre et après ça m'énerve et au bout de deux cours je viens plus et tant pis pour les 350 euros d'inscription. en fait tu te rends compte en LIVE que tu es en train de te faire du bien. de te déplier les vertèbres, de t'étirer.

je suis sortie de là comme après deux heures de piscine, vannée, vaguement euphorique, totalement sans stress. j'ai eu envie qu'on soit tout de suite la semaine prochaine.

là c'est clair j'aurai mon tapis, mon élastique et ma bonne volonté.

pour une fois j'ai trouvé un sport qui me veut du bien.

http://www.myspace.com/hyphenhyphen

photo: monsieur pilates, en pleine reconquête de son corps.

 

Publié par piapias à 09:58:24 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (3) |

l'école buissonnière | 20 septembre 2011

 

quand tu deviens un véritable parent avec des morceaux de sérieux à l'intérieur, tu découvres les joies de l'arbitrage: exemple, tiens ce soir je finis tôt au boulot (pas non plus à 16h, chérie, on est dans le pays de nicosarko), et si (attention, c'est notre exemple d'arbitrage cornélien là tout de suite):

a) j'en profitais pour arriver chez la nounou à une heure décente et ainsi emmener le putois vindicatif ("tu m'as abandonnée pendant 10h, mère indigne") au parc

b) j'en profitais pour arriver chez la nounou à une heure tout aussi indécente que d'habitude et aller boire un verre avec mes copines

c) j'en profitais pour arriver chez la nounou à une heure tout aussi indécente que d'habitude et me taper toutes les corvées ménagères & administratives que la présence du putois vindicatif diffère continuellement

d)j'en profitais pour arriver chez la nounou à une heure tout aussi indécente que d'habitude et demander au coiffeur de faire quelque chose pour ce tas de foin sec qui me sert de maigre tignasse

e) j'en profitais pour arriver chez la nounou à la bourre et rattraper mon retard en cinéma/rentrée littéraire/pitchfork/monde diplo'

 

sur une échelle de la transgression maternelle, les options b, d et e sont, tu l'imagines bien, à peu près au même niveau. il faut se faire violence pour se faire passer AVANT le putois vindicatif et son bien-être quotidien. et vu mon niveau everestien d'égoïsme, pourtant, je partais pas si mal armée.

de temps en temps je décide donc de ne pas choisir et je prends un jour de repos en semaine. un jour qui n'est PAS le mercredi, shame on me, je te le précise tout de go. un jour où je serai à la sortie de l'école à 16h30 mais aussi un jour où je verrais mes potes, et où ma maison redeviendrait un endroit où l'on peut se mouvoir sans machette. un jour où je prendrais plus de 5 mn pour me faire belle et un jour où je me calerais devant un DVD.

celui de "memory lane", par exemple.

typiquement le genre de chouette truc indé qui est resté deux jours et demi à l'affiche et qu'en tant que parent contraint de se faire passer toujours après tout le reste, tu as raté.

or c'est carrément dommage tellement ce film est joli et fin, sur cette période floue où l'on va vraiment basculer dans l'âge adulte, sur les souvenirs de jeunesse, sur les lieux où l'on a grandi, sur les parents qui vieillissent, sur les jardins de potes, sur les bombes à eau, sur ce qui subsiste de l'enfance en nous -cette exaltation presque douloureuse que l'on ressent, des fois, quand l'on marche en groupe avec ses copains, dans le petit matin d'un après-bringue- avec en plus la musique de tahiti boy and the palmtree family, ce qui vraiment, vraiment ne gâte rien.

 

 et ça c'est juste pour dire quand même que les rapture déchirent toujours leur petite race

 

 

 

Publié par piapias à 10:11:26 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (2) |

un peu de tchi tcha si tu le veux bien | 08 septembre 2011

évidemment l'histoire est terrible. n'importe quel parent a une sorte de hoquet de larmes quand on annonce à roméo et juliette que le cancer de leur petit est plus grave encore que ce que l'on pensait jusque là. on se dit les pauvres on se dit pitié jamais nous on a envie de quitter la salle de ciné et d'aller étreindre les siens. les nôtres. notre mère, aussi, d'ailleurs, car les mères sont bien dans "la guerre est déclarée", même l'anxieuse (c'est moi dans 30 ans). 

évidemment dans ce film, il y a des petits moments gracieux, fantaisistes, légers, chaleureux, évidemment c'est drôle "le pire c'est qu'il soit aveugle sourd noir pédé et nain". après si on pouvait éviter la scène du manège et de la fête foraine pour exprimer l'allégresse, les scènes de course dans les couloirs pour exprimer l'envie de fuir et la musique yéyé pour exprimer la drôlerie des gens, eh bien eh bien, ce serait un cinéma réellement fort. mais "la guerre est déclarée" n'est pas le gRRRand film que toute la presse te vend ces jours derniers, c'est un petit film plein de joliesse et de défauts assez gros aussi disons-le. avec une histoire de terreur universelle dedans. je sais pas si ça vaut quinze minutes debout à cannes. je sais pas si c'est le film qui va te rester quelque part coincé dans la tête, les rêves, la vie.

en revanche ce qui reste, c'est jérémie elkaïm.

et là, ouh la ouh la. ça reste bien. bien bien bien.

on est quand même en présence d'un garçon qu'effectivement, le réchauffement de la planète, c'est pas de la blague. et c'est une fille qui vient de lancer une requête "avec qui est jérémie elkaïm" sur google qui te le dit. cash. comme ça. 

 

Publié par piapias à 20:30:42 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (5) |

bonne rentrée les petits | 04 septembre 2011

demain ma poulette fait sa rentrée et la plus flippée des deux, y a pas besoin de dire qui c'est.

du coup je propose qu'on danse très très fort dans le salon avec this many boyfriends.

la stratégie d'évitement on pourrait en faire une thèse.

Publié par piapias à 11:12:33 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (1) |

y a-t-il un moyen d'échapper à monoprix ou bien ? | 03 septembre 2011

je ne sais pas toi mais ma courbe de poids a été inversement proportionnelle à l'état de mes finances, cet été. du coup voici mon double souci de rentrée: je n'ai strictement plus rien à me mettre et il va pourtant bien falloir que je me rhabille. je fais des paniers virtuels chez zara et asos pour tenir, c'est te dire mon niveau de fébrilité alors que la rentrée est tout simplement ma saison préférée de craquage. je tiens, là. à peu près. QUASI.

mais tantôt me voici à monop', avec la première liste de de fournitures scolaires de ma vie de mère en pogne (à marseille ils te fournissent les chaises et les tables et c'est à peu près tout):

et là, c'est le drame. 

la rechute.

ça va bien les gens, là, les gens de monop'. c'est quoi cette collection qu'en fait je la veux presqu'entièrement? t'as vu les sacs bimatière? t'as vu les mini sacs rigides bordeaux de dame? t'as vu la capeline noire? t'as vu les velours milleraies? t'as vu le niveau des blouses et celui de la jupe d'écolière?

c'est pas gentil de me faire ça, c'est pas gentil.

surtout qu'il a bien fallu aussi que je pousse le vice jusqu'au rayon kids et on ne dira jamais assez à quel point ce rayon crâme mes sous plus vite que je les gagne. 

et en rentrant, trop coolos, y avait une petite lettre de notre ami le ministère de les finances.

bien bien bien. 

je vais faire une ou deux petites passes pour permettre à ma famille de manger ce mois-ci vu que là mon compte est dans le lie de vin (mon compte connait vachement bien son cahier de tendances).

http://www.myspace.com/cashierno9

 

Publié par piapias à 15:39:45 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (1) |

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