espagnole, bradée ces jours derniers, elle m'a comme qui dirait sauté dessus (chez zara, c'est un truc assez fréquent finalement, que des habits m'agressent pour que je reparte avec eux: c'est comme la spa, faudrait jamais y aller, vu que c'est impossible de repartir les mains vides. le chantage affectif, c'est mal, méchants habits, vous savez? ).
depuis, tout lui va, même mon absence d'abdos (une robe qui nécessite d'arrêter de respirer ou de parler sans desserrer les dents est-elle ton amie? je dis non, très fermement). un peu comme un homme barbu de ma connaissance, cette robe ne veut au fond que mon bien.
http://www.myspace.com/mansfieldtya (elles reviennent, on est bien contentes, "mon amoureuse" était mon petit tube d'il y a mille deux cent ans)
sinon je propose à jane de se sortir de sa couette luxos, ça va bien maintenant les semaines chômées, moi j'dis.
Publié par piapias à 12:09:12 dans inspiration | Commentaires (12) | Permaliens
on est comme ça partis en vadrouille avec amourdemalife dans la voiture modeste de fabrication coréenne. un chien loutre se fait les griffes à l'arrière, tandis que dans son siège auto, un enfant ronchon tente de bouffer son pull home made (enfin pas dans ma home, vous êtes gentils, moi je sais même pas faire un ourlet) & que résonne le dernier ac/dc dans l'autoradio prix cassé (récession, je crie ton nom):
amourdemalife (au volant, car c'est dimanche et c'est la testostérone qui conduit, à marseille, le dimanche) : "promets-le moi, putain, promets-le moi."
ava (amusée, mais paniquée par la manoeuvre d'un connard sur la droite, car ava est la pire passagère du monde): "atttttttttttention bordel !!! comment veux-tu que je promette alors qu'on a failli décéder de la tole?!"
amourdemalife (braquant nerveusement, puis soupirant: il a quasiment appris à conduire à ava, la quiche aux cinq auto-écoles éreintées): "putain mais c'est ça où je dis à tout le monde que tu as dit "j'adore mon enfant surtout quand il dort, pas toi???"
ava (amusée mais mortifiée): "alors ça c'est dégueulasse. mais braaaaaqque, p'tain!!!"
amourdemalife: "tu le jures où tu te démerdes avec le rot toutes les nuits." (bon alors le "rot", c'est vraiment une saloperie du nourrisson chouineur qui peut te tenir éveillé une demie nuit, je le dis à tous ceux qui soupèsent les avantages comparés d'une gestation naturelle et de l'adoption d'un enfant en bas âge -disons 6 ans)
ava (blême): "bon, d'accord. mais t'es vraiment prêt à tout, hein? avec toi, guantanamo fermerait jamais, c'est ça??"
amourdemalife (regard noir foncé): "sur la life?"
ava: "non, je ne mettrais pas de jean neige sous prétexte qu'il est reviendu sous un autre nom (bleach)."
joey jeremiah, pardonne moi.
Publié par piapias à 19:23:13 dans inspiration | Commentaires (24) | Permaliens
je suis une fille cap' de chialer devant une pub herta. avec le petit moulin à la con. alors t'imagines bien, ma vieille martine, ce que me fout aux poils des bras ce film de propagande-là: je vis dans un pays où quand un président incarne la rupture, on a enrico & mireille qui font poï poï sous les étoiles et à aucun moment beyoncé ou scarlett ou jay-z ne se pointent pour faire coucou.
des fois on est tellement ringards & ternes & vieux & rances & pire encore dans notre bien joli pays de carte postale que ça fait pitié.
allez, chialons un bon coup: c'est ma tournée.
Publié par piapias à 11:54:25 dans inspiration | Commentaires (16) | Permaliens
une robe british (reko pour topshop) puérile, so cute, piquante et carrément pas hivernale car il y a une règle: après la deuxième démarque, on se remet à rêver aux cerisiers en fleurs & à la collec suivante (ce qui coïncide généralement avec nos promesses d'en finir, pour deux trimestres au moins, avec l'ingestion massive de crème de marron glacée picard, cette drogue encore en vente libre, que fait le mari de carla, des fois?). avec, on verrait bien des collants rouges. on verrait bien un béret peut-être, un lipstick cerise. un petit manteau de parisienne, un air mutin. avec on verrait bien my girlfriend is better than yours, des adorables parisiens pour danser l'hiver qui s'en va (un peu, un temps) de chez moi.
http://www.myspace.com/mygirlfriendisbetterthanyours
c'est dimanche, on s'est levés tôt, mais c'est toujours tôt maintenant quand on se lève (je précise que "11h43" est l'heure à laquelle je peux cliqueter du clavier en pyjama, pas l'heure où je remue mes cheveux sur l'oreiller en demandant à amourdemavie s'il peut aller acheter des croissants, attendu que: les croissants, c'est marre pour un temps ; amourdemalife est en train d'interviewer je ne sais quel baron local du boniment politique, eh oui, même le dimanche, qu'est-ce que vous croyez, tout le monde de la presse n'est pas en train de brandir des caméras à gaza, dans tous les films il faut des rôles secondaires, voire des "figurants nuques", dans le flou, loin, très loin derrière les héros burinés en gilet multipoches)
Publié par piapias à 11:44:39 dans inspiration | Commentaires (11) | Permaliens
hi, jeunes gens fatigués et toi aussi martine, qui aura encore dansé sur les tables et raconté à des inconnus que tu les aimes 'maisachementuvoichtejuuure (tu nous fais honte à tous, tu le sais, dear?). nous voici dedans une année où aucun jeu de mots à base du mot "neuf" ne nous sera probablement épargné, autant le savoir. une année où il y a des chances pour que vous n'obteniez pas l'augmentation (soyons récession, bordel) que vous réclamez depuis dix ans, une année où il y a des chances pour que l'au théâtre ce soir moldave que nous prépare la télévision publique réformée de notre grande nation (la fRRRance, monsieur!) vous donne envie de retourner téléchargerpluzoumoinslégalement sur le ouaibe, une année où il y a des chances pour qu'on se prenne un peu le chou pour apprivoiser les couleurs du printemps (ce beige poudré façon combinette à mémé, les filles, il va falloir apprendre à le gérer dans la lumière crue et, plus délicat encore, le faire aimer aux hommes qui partagent nos vies et nos dressings), une année où il y a des chances pour que cent fois la phrase "il faut que je plaque ce job chronophage (et/ou de merde)" revienne dans la conversation (et quand je dis cent !.... c'est pour ne pas dire 12 567), une année où il y a des chances pour que l'overdose des années 80, le retour, vraiment, vraiment, il y a des chances pour l'amour ardent, il y a des chances pour que l'énième achat de chaussures fabuleuses MAIS importables, il y a des chances aussi un peu pour que little joy, en passant.
Publié par piapias à 11:59:27 dans inspiration | Commentaires (23) | Permaliens