normalement tu me dis "attention c'est français, c'est de l'humour français" et ça se présente sous forme de film: mon dieu, mais je fuis. mais loin ! mais vite !
mais qu'est-ce que tu veux, j'ai jamais réussi à résister à un homme au sourcil véloce.
http://www.myspace.com/divingwithandy
Publié par piapias à 09:17:53 dans inspiration | Commentaires (15) | Permaliens
j'avais vu la pub et je croyais que c'étaient mes petits potes de prototypes (dieumerci nein, mais si tu veux sautiller dans ton open-space devant ta salade minceur et ta collègue dépressive quoique languedebitch, ils sont juste en-dessous). ben nan, finalement c'est yelle qui a fumé du gel douche aux FRUITS (pardon, une petite nausée passagère). en même temps je sais pas si ça peut donner envie aux gens d'acheter du dove. personnellement ça ne m'arrive jamais, donc tu vois ma perplexité. tu noteras tout de même au passage le gros, gros retour de TON pire look des 80's (je dirais plus précisément: ton look 1986). donc tu vois ma perplexité (bis). je suis la seule à voir ça et à penser à feu-sitony ton arme, c'est ton coup de charme???
je te le demande à quand une pub herta par yuksek? le chat machine par justice? si c'est daucy j'y vais aussi par sébastien tellier (si les lapins ont des petits shorts en mousse, tu me diras, c'est possible) ? les gens sont... extraordinairement fous, non ?
sinon je pourrais te dire que la "nouvelle star", cette année, c'est un tout petit peu comme de la bouse. et je serais en deça de la cruelle vérité. la wache. voir la prestation de yoan et mourir.
Publié par piapias à 12:23:37 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (13) | Permaliens
quand tout part en sucette autour de vous, vous faites quoi?
posh achète un nouveau sac un magasin de sacs, mes copines vont chez le coiffeur détester un coiffeur et ma mère change les meubles de place. à chacun son xanax. moi, j'aimais bien la voir réinventer la maison avec deux bouts de chiffon et trois coussins. j'aimais bien les piles d'avantages et de mode et travaux qui nous attendaient, mes soeurs et moi, entre deux passages éclair à la maison. j'aimais bien ce petit carré d'esthétique qu'elle veillait à préserver de son mari, de ses enfants exubérants, de ses chiens et de tout, comme un précieux petit jardin secret. de la bonne petite madeleine de proust, tu vois. l'amour de la déco mouvante, c'est un truc qu'elle nous a transmis comme l'incapacité chronique à garder des sous dans nos poches. alors pour passer un bon moment avec notre mum, on ne parle pas de la famille, on ne parle pas d'argent, on ne parle surtout pas de sa satanée façon d'envisager le corps médical (au fond d'elle-même, ma mum doit penser que ce sont les médecins qui te refilent le cancer et le cholestérol), on va choisir des rideaux chez leroy-merlin et c'est bien. c'est difficile de s'engueuler sur le thème "lin ou taffetas".
j'ai gardé ce vieux tic. quand j'ai le stress qui me serre les tripes dans son poing vengeur, je vais chez ressource (tu la vois, la symbolique en bois?). c'est mon genre de spa à moi. je voudrais juste avoir dix maisons pour essayer toutes leurs couleurs magiques, par exemple, la ligne 50's imaginée par leur historien (oui, on se la pète un peu, chez ressource, on n'est pas sur M6 avec franck, quoi), un monsieur qui ressemble au frère jumeau de bertrand delanoë, ceci dit en passant (http://www.ressource-peintures.com/fr/collection_1950_colours.php), bon ben très simplement je pousse des petits cris devant (et ça me fait penser que si quelqu'un sait où je peux choper la saison 2 de "mad men", en vous remerciant). j'adore discuter pigments, j'adore ressortir mon vieux pantalon de peinturlureuse qui tient debout tout seul, j'adore mon papier de verre, mes pinceaux, cette odeur, j'adore la lumière de fin de journée sur mon oeuvre, mes reins cassés, mes courbatures, ce côté s'épuiser pour du beau, ce côté un peu magique de rééinventer 60 m² si facilement et que ce soit sans fin, et que ce soit 10 000 possibilités encore, et que ce soit un petit peu le contraire de ce qui me stresse là, en ce moment.
pour les grands malades de déco comme moi et mum, il y a www.theselby.com. c'est un petit peu le contraire des reportages glacés dans des maisons où on dirait que personne n'ose boire un café. c'est du pipole chez lui, avec son bazar. et le pipole n'est pas hyper roche-bobois, finalement. il aime le design, mais il est aussi souvent légèrement borderline comme moi & mum, parce que peut-être dans ce domaine comme dans plein d'autres, si tu n'as pas une lichette de mauvais goût en toi, peut-être que tu n'as pas de goût du tout, pour finir, hein, qui sait.
http://www.myspace.com/localnatives
photos: the selby.
Publié par piapias à 12:20:24 dans inspiration | Commentaires (10) | Permaliens
on vit vraiment une époque tout à fait formidable. oui, même le dimanche !
toi qui n'a rien de spécial à dire sur les blouses suédoises bleu gauloise, je t'invite à riper jusqu'à chez violette www.soisbelleetparle.fr et à en rester sur le booty. tant qu'à faire, pour ta culture générale, pousse jusqu'au site de 20 mn http://www.20minutes.fr/article/319423/Media-20-ans-7-astuces-pour-faire-un-magazine-sans-argent.php
pense à moi (comme je t'aime) et on se retrouvera
oups.
pense à moi dans une semaine quand je reprendrais le boulot avec ma pioche, ma lampe frontale & mes grosses galoches.
Publié par piapias à 14:28:27 dans où on est vraiment à ça de vomir | Commentaires (7) | Permaliens
à quoi je vois que a y est, le printemps est de retour ? certainement pas à la couleur du ciel, un assez riche camaïeu de gris aujourd'hui.
mais c'est la mi-avril parce que
je me suis remise au sport, comme tous les ans à la même époque. j'ai la prise de conscience saisonnière. la persévérance, aussi, malheureusement. généralement je suis à bloc jusqu'en juillet, puis la saison des festivals commence et tout ça se décompose et disparaît lamentablement dans la ronde des soirées barbecue, des allez quoi, encore une petite bière ava, dans les magnum classic et puis ces maudits retours chez ma mère. il faudrait donc, pour tenir dans la dignité du muscle, arrêter le rock, les amis et ma mum. mhhoui mais non, tiens. à quoi bon être mince et musclée mais seule comme un ragondin crevé? ah, tu vois bien. nous voici à nouveau devant le même mur des lamentations. bon, là, je suis encore au taquet. je pédale, je sautille, je grimpe quatre à quatre, ma fille est morte de lol tous les matins devant ce spectacle improbable: ta mère en sportive. c'te blaaague. la tendresse du petit enfant pour sa mère, tu sais.
et puis sinon, petit à petit, il pousse des couleurs devant mes fenêtres et dans mon dressing. le noir, le gris, le bleu marine et les feuilles mortes battent en retraite. c'est la lumière, je sais pas. l'idée d'un renouveau, l'idée de redonder avec l'humeur générale de marseille où, dès que le soleil se pointe, autochtones et pièces rapportées se souviennent pourquoi ils vivent ici, dans cette ville façon commedia dell' arte permanente, cette ville qui te ruine et te raye tes portières, cette ville jamais foutue de faire là où on lui dit de faire, cette ville cap' de toujours tout rater et de se rengorger quand même. comme si les gens disaient mais le soleil, c'est à nous ! mais on a peut-être que ça, mais ça au moins, on l'a ! comme si les gens disaient eh, DTC paris, va fan culo roubaix et brest. marseille, quoi. c'est pas parce que les gens ont des (fausses) rolex (tombées du camion) qu'ils ne savent pas aussi savourer le bonheur frugal quand il se présente. un petit vin blanc, une poignée d'olives, la lumière du vieux port en fin d'aprem, des yeux noirs et, euh, oui, des jantes larges et une super sono de bagnole, que demander de plus. rien, jacky, rien, vraiment. j'ai beau chercher.
l'autre fois en suède, ce bleu-là, je l'ai scanné à peine la porte passée. on dit quoi? on dit lavande? on dit gauloise? on dit dans mes bras, toi. y a même les petites ailes d'épaules comme sur le casque des clopes que fumait il y a mille ans mon papa, je trouvais le paquet joli et pis là aussi. "mais c'est pas un peu romantique, ça, comme habit, dis donc ava!?" t'exclames-tu interloqué parce que mon non-romantisme, tu sais bien, on peut faire du comique de répétition avec. ah, écoute, je sais pas. je crois que j'ai jamais compris ce que c'était au fond que le romantisme. les gens me disent que c'est bien, que ça existe, mais pour moi c'est juste les jolies mises en scène de cherry blossom girl, des belles images poétiques, et je sais pas comment on transforme ça en façon de vivre. ma perplexité, mon manque d'imagination, quoi. enfin sauf à la belle saison. quand il fait beau ça m'arrive aussi à moi, qu'est-ce que tu crois, la douceur. même les hyènes narquoises et brutales ont besoin parfois de se reposer au soleil.
http://www.myspace.com/crocodilescrocodilescrocodiles (un vrai nom de merde pour un groupe qui fait copuler sous sa couette jesus & mary chain & le velvet)
Publié par piapias à 13:34:00 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (5) | Permaliens
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