à la caisse de mon vieux suédois, entre midi-deux (ma paire d'heures fatales, pour qui suit un peu), j'ai eu envie de serrer contre mon coeur et mon ticket de caisse à 22,90 euros (marcel noir, soutif noir trop petit-oups-trop tard j'ai arraché les étiquettes) la petite vendeuse blonde frisée comme un très gentil mouton. c'est comme ça, des fois, une inconnue (mais comme une monstrueuse partie de mon salaire est directement virée dans son magasin, quelque part, cette moutonne est mon amie) vous donne envie de crier votre joie, de répandre l'amour (oui, je sais, des médicaments existent, ce n'est pas une fatalité: je peux me faire soigner cette vieille tête folle). par exemple, quand bêêê vous bêle comme ça que le grand H&M qui va s'installer DEMAIN à 300 m de votre boulot (ses pauses dej à rallonge, etc) est un TREND. bon, les parisiennes ricannent, évidemment (à leur place je ferais pareil), mais pour une marseillaise, une nouvelle comme ça, ça veut juste dire: adieu, veaux, vaches, cochons, PEA, économies pour la fac du p'tit (pas encore né, on s'en fouuuut !!!). Prise en tenaille entre deux suédois, je suis censée m'en sortir comment? parce que le trend, bon, c'est juste tous les modèles qu'on a jamais vu ici, le plus trendy (ouais, voilà), le coquet, le classieux (pas le dadame qui fait des chemisiers en satin taille 46), le pointu. pas le foufou tektonik comme divided, par exemple. le trend, c'est comme un appel au vice, c'est comme si j'étais dans ma première semaine de défume et que j'allais passer mes soirées dans un bureau de tabac. y a comme une sorte de vertige qui me prend, là...
Publié par piapias à 20:46:36 dans survivre au mois de septembre | Commentaires (3) | Permaliens
Hier avis de tempête sur Granada Capital et avec les trombes d'eau la réalité qui me tombe dessus. Gosh ici aussi le temps peut être pourri et il va bien falloir que je songe à lâcher mes tongs et mes shorts de CSS pendant quelques mois.Ni une ni deux,ni même 15,je prends le bus 33 pour el centro.Premier arrêt au Corte Ingles pour acheter un parapluie puisque décidément c'est de la vraie eau qui tombe et il m'aurait même fallu des bottes (mais j'en reparlerais dans un autre post,des bottes) parce que l'eau montait jusqu'au dessus de mes baskets faussement vintage.Et puis c'est parti...Mon objectif est de trouver un blouson/un manteau,un petit paletot pour cet autonme.Et donc voilà...Que faire?Vers où dois je aller?Blouson?Manteau?Petit paletot?Achat pour 2 mois ou pour l'hiver?Soyons chic ou soyons petit pote?Cuir ou laine ou ne se prononce pas?Et si dans mon sabot il n'y avait des sous que pour un seul d'entre eux?Est ce que chaque année ça ne se passerait pas ainsi?La quête impossible,comme le jean pile poil....Mais pas de découragement brave Véra et sous la pluie partons à la recherche de la pelisse impeccable.Zara,Bershka,Stradiviarus,Massimo Dutti et toute la rue Recongidas,je fais les grandes enseignes assez sûre de mon coup et en fait rien c'est tout mochouille,il pleut et c'est la lose!!!!Il est 14 heures et toutes les petites boutiques ferment jusqu'à 17 heures.Je suis l'enfant de la misère au bas de pantalon mouillé.Où sont les jolis petits manteaux,blousons,paletots????Je veux me débattre entre un petit cuir tout potypote et un manteau façon Jackie K!!!Je veux,je veux mais nada,ya esta...J'ai repris le bus 33 en maudissant cette ville et aussi tiens un peu cette vie de vendredi....samedi matin,il fait beau et chaud.Je crois que je vais pouvoir attendre encore un peu.
sinon bientot j'irais pour toi voir la collection Max Azria et je te parlerais des suédois qui ne sont pas nos amis partout dans ce monde.
Publié par piapias à 19:41:50 dans Véra Varan, la chica de Granada | Commentaires (1) | Permaliens
en sortant de chez http://www.accessorize.nl/home.php?lang=fr (voir note là-dessous), je suis entrée comme-ça-juste-en-coup-de-vent-pour-dire-bijour-les-gens chez mes bons potes from suède. on dirait qu'après quelques semaines de franc n'importe naouak (ambiance tecktonik, ta soeur en synthétique), Mister H et Mister M sont passés aux choses sérieuses: j'aime beaucoup la série de petits chemisiers à fleurettes sortis cette semaine. les deux à col montant, petites manches ballons, mais à la réflexion, encore davantage cette petite, eh bien disons blousette: elle existe aussi en moutarde et sa coupe, sa longueur, le petit motif choupinou (des space champignons?) adorent déjà mon slim souris, mon slim noir à bretelles, et tous mes shorts. Bref, à moins de 20 euros, j'ai envie de dire: la vie en rose, c'est cheap but chic !
ps: des nouvelles de la loutre sur http://zebule.fr/2007/09/11/freaky-new-child-lautre-julien-dore/
Publié par piapias à 12:22:32 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (2) | Permaliens
pendant que garance http://www.garancedore.fr/ rêve à haute voix sur des gibecières ;), c'est chez les mésestimés http://www.accessorize.nl/ que je suis allée hier chercher bonheur. la veille avait été lourde journée, boulot de 9h à minuit, grosse fatigue et pas une minute pour penser à me bichonner. bref, j'avais besoin de me faire un ou deux petits cadeaux pas cher, un peu comme on goberait du prozac, ouais. mon moral a remonté en flèche quand je suis tombée sur cette petite chose: un peu moins grande qu'une feuille A4, dans ce rose sombre-violine que j'adore cet hiver. on peut détacher la sangle, la porter en pochette, ou en sac à main, par la petite anse. un sac, trois possibilités, 39 euros, moi je clape mes mains et je dis yeah.
Publié par piapias à 12:11:51 dans survivre au mois de septembre | Commentaires (0) | Permaliens
toi, et toutes tes petites copines fleuries sur fond noir ! j'adore ton décolleté, j'adore ta carrure, ta taille ceintrée, ton petit air vintage sage que je déniaiserais bien avec des collants noir ou carrément sapin, mes boots pointus, mon petit cuir suédois sur le dos, mon écharpette rose (c'est une version short, la longue, depuis 3 ans, a y est, je sature, je peux plus, n'en déplaise à Elle)! L'objet de ma convoitise vit du côté d'oxford street, comme c'est étonnant. après avoir traqué sa jumelle frenchy-suédoise-espagnole, je suis obligée de me rendre à la triste réalité: ma robe idéale du début d'automne reste un graal inatteignable. à moins que? un beau geste, les filles, cette robe a besoin de moi mais elle ne le sait pas encore....
Publié par piapias à 22:36:17 dans survivre au mois de septembre | Commentaires (0) | Permaliens
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