"le nouveau noir c'est le gris": je sais pas vous, mais moi quand je lis ces sentences ultra-définitives, j'ai envie de ricanner bêtement. attends, honey dear, le nouveau noir, c'est... toujours le noir ! moi je veux bien que les marchands de laine grise vivent des temps difficiles depuis, je sais pas, l'an mil?, je veux bien tout ce qu'on veut, je suis même propriétaire d'une robe moutarde à l'ancienne (sans les grains-grains quand même) et porteuse, dans l'immédiat, d'un collant canard, mais le GRIS reste le gris. il file la mauvaise mine du lundi matin illico. ou alors je sais pas, faut le teint de rose d'une.... rose? c'est à dire pas le mien, là, ni celui de mes copines (les fonds de teint sont en train de faire leur come back, un peu comme la laine, ma maudite matière). le gris, ça devrait toujours se porter loin du menton, moi je dis (est-ce que je pourrais pas faire une forme de sentence définitive et dictatoriale, tiens, moi aussi?). par exemple en pantal, c'est bien (en slim, c'est même juste tout ce que j'aime, en fait). mais BREF, black is black. et le noir est ma couleur pour la vie. il n'y a rien qui rende une fille plus jolie qu'un col en V noir tout simple (le mien de l'hiver, long, moelleux, je l'ai chopé chez zara pour pas grand chose). à part peut-être le genre de somptuosité ci-dessus.... je bave sur cette robe dice kayek. je la veux plus que... plus qu'un tas de trucs énormes. pas que le dernier HP, parce que ça c'est juste au-delà de tout -et c'est une fille dont les nombreuses amies journalistes sont en ce moment en train de dévorer le HP7 avant tout le monde même bibi, cette truffe qui n'a jamais pensé qu'il suffisait d'appeler un service de presse pour obtenir quelque chose- mais plus qu'au moins une troisième paire de low. ah ah ! pas mal, hein? ouais je sais... alors si je sais pas, mon suédois trend, mon zaradamour avaient l'excellente idée de copier (j'ai bien dit: POMPER honteusement) l'objet de mon désir, je crois que je dirais yeah.
et que je me mettrais encore une fois à chanter avec ces merveilleux foufous de tunng ("bullets", en VO comme en VF, juste c'est comme du prozac sur la terre) http://www.myspace.com/thisistunng
ps: le titre de ce post est un jeu de mot foireux que les gens pour qui le 26 octobre 2007 représente qlque chose comprendront fingers in the nose.
Publié par piapias à 20:06:29 dans où je bave avec application | Commentaires (3) | Permaliens
comme un peu la moitié de l'univers (=la moitié féminine), je suis en transe devant ce petit morceau de perfection qu'est le keffieh par nicolas G., mon dieu, mon astre (http://sobretacones.com/imagenes/balenciagafoulard.jpg pour la petite piqûre de rappel). car non, le keff, ce n'est pas forcément comme dans mes romantiques et grunge années 90 -ce morceau de tissu un peu frustre, vaguement rebelle dans lequel votre amoureux semait ses brins de tabac drum et vous vos baisers fébriles (je referme la parenthèse nostalgie). nan nan. depuis la relecture de nicolas G. (mon dieu, mon astre, etc), c'est juste le truc cool-ethno-glamour qui signe n'importe quel look (avec les cheveux glissés dedans, comme sur la photo, c'est bien simple, ça me donne envie de pleurer tellement c'est beau). mais bref! le rêve a un prix et ce prix, à 200 euros près, est pile... celui de mon salaire. or j'ai beau être cette personne inconséquente, dramatiquement dépensière, l'idée d'échanger tous mes sous, mon sang, ma sueur (soit des journées de 11h de boulot avec pas que des gens doués d'humour et/ou d'intelligence et/ou de sensibilité et/ou de moralité digne et droite, cochez la mention inutile) contre un FOULARD, c'est marrant mais je sens que là chéridamour serait cap' de me pendre avec (le petit morceau de perfection imaginé par nicolas G., mon dieu, mon astre, etc, etc). et le pire, c'est que pour le coup, je lui donnerais assez raison... bref, me voilà fort dépitée à la recherche de la crème du keffieh à breloques (c'est quand même la beauté du truc, non?). c'est chez l'espingouin du coin que j'ai trouvé, euh, foulard à mon cou, pardon, à mon goût: on est évidemment loin (très très loin...) du keff à nico, mais quand même je le trouve bien bath mon petit bidule: d'abord il est noir, et juste c'est ma couleur finalement. ensuite il a du lurex dedans et ça, madame, c'est la légère touche glitter (rose, vert, or) qui balance pas mal. ensuite, cerise sur le gâteau espagnol, il y a des ESPECES DE GRELOTS sur les franges. et ça, ben ça, sur une veste noire, sobre, classe, mon cuirounet-que-j'aime et même le plus bête des T-shirts blancs, ben juste ça fait wiiiizzz.
Publié par piapias à 13:45:16 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (4) | Permaliens
il y a quelques millions d'années, une paire de pompes à prix imbattable revenait à vivre une aventure colorée façon femme roumaine de borat errant dans les allées recouvertes de lino d'un chaussland de province avec madame ma mère. la tatane retenue était donc généralement immonde, pour ne pas dire pire (but à 29 FRANCS, qu'espérer, aussi?) et la shoppeuse débutante que j'étais bien frustrée. mais cette époque est heureusement désormais révolue. depuis, le communisme triomphant (= fabricants de galoches spéciales "ma soirée au goulag") triomphe assez moins et le capitalisme à épaulettes-goldenboy sourire se la raconte, merci pour lui. c'était donc avant que la chine ne fabrique à peu près tout ce qui nous tombe sous la main, de la poupée barbie au mercure en passant par le sac vuitttton luitton en carton qui prend l'eau... du cheap, les enfants, c'est entendu, mais je suis assez cliente parfois. ainsi, dans ma ville, cette "porte du sud" (merci albert L.), jusqu'ici, le commerce de la fringue pas-chère-touche-la-qualité (où ça d'la qualité momo?) c'était le maghreb, tunisie en tête, qui s'en chargeait. et pis les chinois sont arrivés à belsunce et petit à petit, ils ont racheté tous les commerces (ils ont quand même gardé des gentils vendeurs comme selim, parce que causer mandarin, à belsunce, ça sert à peu près autant que vendre du madrange à la porte d'aix, ça c'est le melting-pot foufou de ma ville). et ces chinois sont incredibeules, cindy, je te le dis: TOUTES les chaussures que je veux sont sur leurs étagères, à des prix dingo du type : 5 euros la paire de spartiates (cet été), 10 euros les escarpins vernis noirs, 20 euros ma nouvelle paire de boots terrible qu'il suffit que je les regarde pour avoir envie de les toucher, mhh, comme des talismans. bien sûr, ce bonheur a sans doute une sordide contrepartie du type: travail des enfants de six ans 12h par jour dans des caves pleines de plomb et de ragondins. d'ailleurs, en revenant de "visa pour l'image", le mois dernier, il m'avait semblé évident que je ne pourrais plus jamais, ô, grand jamais, que carolyn cole ait mon âme, acheter quoi que ce soit en provenance de pékin. responsabilisation, bordel! c'était compter sans la dinde folle de mode (héritière d'une longue lignée de femmes accros à l'axiome "je l'ai eu pour rien") qui habite dans ma tête. bref, hier, j'ai recraqué et la seule chose qui m'ait sauvée, c'est le fait que les chinois aient une conception parfois étonnante des pointures (parfois, un 38, c'est comme un 21, ou alors un 41, c'est un 54, genre). parce qu'en fait, je suis incapable de sortir d'un paris-mode les mains vides. oui, comme chez H&M, mais en pire. pourtant, ici, tout va à l'encontre de mon goût naturel pour l'ordre, le clean, la discipline: dans mon temple de la pompe à dix balles, le carrelage est crassou, il y a 25 personnes + poussettes + sacs de courses devant chaque miroir de 10 cm de large, les vendeurs sont débordés, il faut essayer les chaussures en se contorsionnant sur un pied, parfois ils ne prennent ni les chèques, ni la CB. mais fuck, le luxe, basta, le glamchic: ici, tout est toc, il faut remplacer les talons au bout d'une semaine, aucun animal n'est mort pour fabriquer ces chaussures-là (ou alors pour faire de la colle?), les finitions sont faites à la truelle ... mais le reste, la ligne, le style, l'essentiel, en fait, TOUT est là, toujours, possible et disponible. pas du rêve qui fait mal derrière des vitrines tellement blindées qu'on se croirait à la banque de france. pas des boutiques où quand je réfléchis, je me rends compte que je suis sur le point de verser mon salaire directement dans la main d'une vendeuse que je ne connais même pas et qui ne me sourira de toute façon pas. à paris-mode, à paris-prix, à mode d'enfer et leurs petits amis, c'est tous les jours noël. on peut craquer pour les low boots ET les richelieus. les babies à triple bride ET les derbies. à la fin, à la caisse, ça ne fera jamais un truc à trois chiffres. pourtant, le plus drôle, c'est que mes pompes chinoises-du-quartier-arabe bluffent tout le monde, jusqu'aux plus snobs de mes potes fashionnistas. et il n'y a rien que j'aime tant que d'entendre des "AAAAAAAHHHH !!!! elles sont subliiiiimes !!! c'est des quoi tes chaussures ???" je sais, la vanité est mère de tous les vices et le travail des nourrissons c'est moche, méchant, bah, bouh, pas bien, vil. je sais, même que j'ai honte pour de vrai quand j'y pense. le problème est que je ne pense plus vraiment quand je suis en face de mes tueries de boots, dans leur matière toute molle, dans ce faux cuir tout vintage, grrrr, a y est, je vais encore aller les toucher.
http://www.lesinrocks.com/index.php?id=46&tx_extract[notule]=207587&cHash=1d36faf948
Publié par piapias à 20:00:57 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (2) | Permaliens
ah la la, on est peu de choses, ma bonne dame. enfin moi en tout cas, je suis un petit tas de rien du tout dans certaines circonstances, du type: c'est noël en septembre, le dieu de la suède ouvre le premier magasin "trend" de ma ville. comme prévu, et malgré une journée très "Die Hard" sans marcel blanc (trop de mistral, je nous vois bien passer directement de l'été à l'hiver, là) je me suis autorisé une petite visite de politesse, la première d'une interminable série. que je vous explique le concept: dans un "trend", contrairement à tous les vieux H&M de chez moi, tata yoyo, yelle et teki latex ressortent bredouilles. à oilpé les tecktonik et autres fluokids de 12 ans. dans un trend, même mon mauvais goût est obligé de battre en retraite: tout est soit noir, soit gris, soit beige, soit bleu chambray. soit moutarde, OK. au fil des rayons, je ne croise que des robes cap' de transformer les girls de "dismissed" (mtv's must !) en copines de coquetèles de sofia coppola et/ou grace kelly-paix-à-son-âme, des petits blazers tout doux, des chemisiers de trois drôles de dames, des bérets noirs, des pantalons à pont, des pochettes de jeune fille de bonne famille. les matières sont pleines de bonnes surprises (l'électricité statique ne vous transforme pas en vieux clone de tokio hotel), les volumes sont parfaits, les coupes tout à fait réussies. c'est un peu plus cher que dans un suédois classique, mais ça reste évidemment de la super affaire. autour de moi, TOUTES les filles (je parle d'un large spectre, de 17 à 65 ans) avaient les yeux brillants, elles se forçaient toutes à marcher len-te-ment (alors que c'est clair, on avait toutes envies de courir en tous sens en criant iiiiiii ! iiiii !) et personne n'est ressorti les mains vides. bibi non plus évidemment: après avoir hésité entre quatre robes (la ambiance sous-bois, la violette à manches 3/4, la mignonne à rayures bleu-blanc, la grise à boutons), ne lâcher que 39,90 euros dans ce temple de la fashion était une sorte de prouesse dont je ne me savais pas cap' (bon, j'avais juste 20 mn devant moi, ceci explique assez cela).
Publié par piapias à 20:09:41 dans survivre au mois de septembre | Commentaires (2) | Permaliens
à la caisse de mon vieux suédois, entre midi-deux (ma paire d'heures fatales, pour qui suit un peu), j'ai eu envie de serrer contre mon coeur et mon ticket de caisse à 22,90 euros (marcel noir, soutif noir trop petit-oups-trop tard j'ai arraché les étiquettes) la petite vendeuse blonde frisée comme un très gentil mouton. c'est comme ça, des fois, une inconnue (mais comme une monstrueuse partie de mon salaire est directement virée dans son magasin, quelque part, cette moutonne est mon amie) vous donne envie de crier votre joie, de répandre l'amour (oui, je sais, des médicaments existent, ce n'est pas une fatalité: je peux me faire soigner cette vieille tête folle). par exemple, quand bêêê vous bêle comme ça que le grand H&M qui va s'installer DEMAIN à 300 m de votre boulot (ses pauses dej à rallonge, etc) est un TREND. bon, les parisiennes ricannent, évidemment (à leur place je ferais pareil), mais pour une marseillaise, une nouvelle comme ça, ça veut juste dire: adieu, veaux, vaches, cochons, PEA, économies pour la fac du p'tit (pas encore né, on s'en fouuuut !!!). Prise en tenaille entre deux suédois, je suis censée m'en sortir comment? parce que le trend, bon, c'est juste tous les modèles qu'on a jamais vu ici, le plus trendy (ouais, voilà), le coquet, le classieux (pas le dadame qui fait des chemisiers en satin taille 46), le pointu. pas le foufou tektonik comme divided, par exemple. le trend, c'est comme un appel au vice, c'est comme si j'étais dans ma première semaine de défume et que j'allais passer mes soirées dans un bureau de tabac. y a comme une sorte de vertige qui me prend, là...
Publié par piapias à 20:46:36 dans survivre au mois de septembre | Commentaires (3) | Permaliens
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