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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

not my name | 15 novembre 2008


ce samedi je n'ai que des projets de gossip girl.
shop-shop. copines. ragots. ricannements. ricannements.
et puis ce soir: telle une serena de retour à grand central, croiser les doigts pour que les gens avec qui je dois dîner aient oublié ma réputation de vilaine fifille. ma réputation d'avant la douce ava au langage châtié, à la resplendissance de primipare (inventer des mots de bon matin, ça ne peut certes rien contre la rétention d'eau mais pour le reste, ça maintient un certain niveau de forme).
parier sur un alzheimer précoce, massif et contagieux sur des cerveaux d'à peine plus de 30 ans?
mhoui. tout ça n'est pas complètement gagné.
alors accoucher par surprise avant le plat principal: je ne vois que ça.
 
vidéo: bon ben ting tings évidemment. on a le droit, le samedi, de puiser dans ses vieux stocks.
 

Publié par piapias à 10:55:37 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (3) |

la frustration, c'est quoi? | 13 novembre 2008

c'est tenter de télécharger LEGALEMENT (je dis ça pour les sauvageons qui nous lisent et qui pourraient se méprendre) les deux fucking nouveaux titres de noir désir sur leur fucking fucking site.

et échouer.

encore.

encore.

encore.

enc...

 

Publié par piapias à 09:54:30 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (49) |

j'ai fait un rêve érotique (avec joey starr) | 12 novembre 2008

nan mais je suis trop forte avec la technique, moi, tiens. jane, du coup, c'est obligé les commentaires de plusieurs lignes. bon, allez, on se la danse, cette fin de journée?

Publié par piapias à 18:02:15 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (32) |

en série | 12 novembre 2008

tu es sérivore. tu veux dire à un point pathologique, tu veux dire depuis toujours: c'est les années 80, tu es à la cantoche, et soudain, c'est le drame: les gosses ont tous des gueules comme si on avait marché sur la lune, enfin comme s'ils avaient, eux, marché sur la lune avec leurs grosses americana et leurs sweats creeks, pour être plus exacte. "quoi, quoi, quoi??? keskispasssse?" demande la chef de bande que tu es alors (c'est avant le cheveu gras, l'acné, la lecture déstabilisante de sartre et rousseau, toutes ces saloperies qui, tombées entre les mains de la pré-ado peuvent gravement compromettre son coeff' de zenitude et donc son pouvoir sur les autres).

ce qui se passe c'est que tu as raté la fin de dynastie. or dynastie est TA vie. tu ES chrystel carrington de toutes tes fibres.

alors tu pleures au-dessus des frites. tu comprends que tes parents sont vraiment des chiens de l'enfer, puisqu'ils t'avaient sans doute envoyée ranger ta chambre pendant le moment le plus important de ta vie. plus tard tu rateras également le dernier épisode des "mystérieuses cités d'or" AINSI que celui où tom sawyer est dans la grotte avec joe l'indien et que ça chie pour son grade. ah, non, ton enfance n'a pas été seulement un champ de marguerites sous la brise, martine. mais à l'époque, il n'y avait pas le numéro vert pour les enfants qui veulent dénoncer la cruauté de leurs proches.

quoi qu'il en soit, à l'époque, déjà, un scénariste de série (on disait soap, alors) était un peu à mi-chemin à tes yeux entre le père noël et dieu. et c'était pourtant avant six feet under, les sopranos, the wire, the shield, 24 h, desperate, heroes, dexter, dr house, nip tuck, my name is earl, jeux de pouvoir, the weeds & gossip girl (un jour comme toutes les blogueuses, je posterai sur GG, ne serait-ce que pour dire à quel point je bave sur leurs kilts et aussi à quel point le fait d'adapter "sexe intentions" en série me laisse perplexe), tes amis de l'amérique avec qui tu as passé des nuits blanches, des nuits d'adrénaline et de larmes (si vous faites partie des personnes qui peuvent regarder ça http://www.wikio.fr/video/568054 sans finir balayés d'émotion le nez dans un kleenex, quittez ce blog immédiatement pour ne ne jamais y revenir, s'il vous plait). tu regrettes juste que pendant que l'amérique te tient éveillée jusqu'à 4h du matin, ton pays -la france de julie lescaut et de fabien cosma, soulignons-le- ait visiblement décidé de continuer à produire exclusivement des histoires palpitantes comme une verveine ou un épisode du "renard", la série remboursée par la sécu en remerciement de sa lutte contre l'hypertension artérielle. 

puis tu tombes sur "engrenages". puis tu tombes surtout sur "reporters". ce qui s'appelle un aller-retour, en langage baffe.

alors "reporters", que tu expliques le bidule, c'est la première série qui parle de ton djob, déjà. pour une fois, les héros ne sont ni flics, ni mafieux, ni avocats. ils ont le même open-space que toi, des collègues qui ressemblent aux tiens, des cas de conscience qui ressemblent aux tiens et à la machine à café ils commandent un court sucré, comme tout le monde (il n'y a que dans les pubs royco que des gens choisissent de taper sur "soupe à la tomate"). tu n'as jamais très bien compris pourquoi le journaliste n'était pas plus souvent utilisé comme personnage de fiction réaliste (tu veux dire: sans bretelles ni carte de presse glissée dans le ruban du chapeau), tellement c'est  fascinant (si, siiii !) ce qu'on voit dans une rédaction de la france, comme petites magouilles, coups de trafalgar, coucheries interprofessionnelles, pressions politico-économiques & autres décharges de pure excitation sexuelle (le truc qui arrive quand tu "tiens" un sujet que, durant quelques heures au moins, tu vas prendre pour le nouveau clearstream; ensuite plus généralement ton rédac chef te fera comprendre que tu es bien gentille, avec tes exclus lulu, mais qu'on attendra la conf' de presse pour publier, merci et va plutôt m'animer un forum à la con sur internet). dans "reporters", il y a tout ça. de l'intrigue qui te tient un petit peu enfoncé dans ton canapé, le coup de ton métier en pleine déconfiture, un type avec qui tu aimerais éventuellement faire des bricoles sur ton canapé (il en faut toujours un dans une série digne de ce nom), du cliffhanger de ouf, des acteurs excellents, des personnages équivoques, de la fine étude psy ET des ordinateurs réalistes (en france, aucun canard ne dispose de bécanes à la "mission impossible", si je peux détruire un mythe au passage. voilà qui est fait. c'est un peu comme dans les commissariats: il faudrait dire aux gens qui écrivent pour TF1 que la lumière n'est pas bleue comme dans un film de beinex, à la maison poulaga).

bref tu as envie de dire à tout le monde de compter les jours avec toi jusqu'à la saison 2 (et de dire merci canalplay, merci capa drama!).

http://www.myspace.com/ameleia (de la jeune fille divine très très chaudement recommandée par mes soeurs)

ps: vous avez une série qui vous rend un petit peu comme dépendants, vous autres?

 

 

Publié par piapias à 11:23:50 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (15) |

t'en penses quoi, du réchauffement de la planète? | 10 novembre 2008

le gant de cuir est dans la place. or comme tu ne disposes ni d'un roadster, ni de tendances dominato-castrato-germaniques, ça te laisse somme toute de glace. tu n'es pas karl. le gant de cuir fait partie de ces accessoires beaux et classieux qui s'ennuieraient dans ton existence si peu martiale: tu t'imagines serrant des mains avec ta moufle polaire et rigide, peinant du coup à convaincre tes interlocuteurs de devenir tes gorge profonde pour la vie (tu parles comme si tu avais présentement une activité professionnelle excitante consistant à donner envie à des gens de te révéler des secrets d'état, pas comme si la seule personne à qui tu avais parlé ce matin était la caissière du marché u, et d'ailleurs seulement parce que tu avais oublié ta carte de fidélité, car finalement, tu ne serres jamais la pogne des caissières du marché u, ce qui, au fond, est peut-être un peu gauche caviar si on veut bien y réfléchir, refermons la parenthèse).

donc fi du gant de herr doktor.

tu aimes, comme c'est étonnant, un truc beaucoup plus stupide & charmant & féminin: la mitaine. tu dis "stupide", car dans une région normale, une région où les gens portent actuellement de la laine, et non une ville où le réchauffement climatique permet encore de se la donner en petites manches courtes (en terrasse plein sud, ok), la mitaine est à peu près inutile: on se gèle le bout des doigts et non la paume, jusqu'à preuve du contraire. mais ici, un peu le LA de la france (mais carrément, ouais !), tu peux frimer avec tes mitaines-bijou rodarte bien dégoulinantes sur ton gracile poignet, comme des espèces de bracelets mi-amis de la chevalerie, bonsoir, mi-eh oui, une entorse, mais bling.

c'est beau. tu aurais bien du mal à expliquer pourquoi, mais tu rappelles à tout hasard à tes gens de passage ici que noël, c'est dans un mois.

une autre fois nous parlerons guêtres car dans la série "l'hiver, par petites touches", tu ne vois pas tellement comment tu pourrais faire sans cette année (une autre autre fois nous parlerons peut-être aussi carrément jambières car fame is in me, soudain, et pour une raison inexpliquée).

http://www.myspace.com/stuckinthesound

 

Publié par piapias à 15:38:17 dans où je bave avec application | Commentaires (14) |

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