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ok, on y est presque. je ne sais pas ce qui s'est passé mais l'hiver a duré un quart d'heure. c'est une fille qui a acheté des (pluriel) pullS (comme je te disais) la semaine dernière entre deux "je vais jamais y arriver, j'ai troop de choses à faireuuu" qui est dans l'obligation de le constater. des pulls que je ne vais plus refoutre avant la route du rock, c'est dire si l'investissement s'imposait (en même temps zara avait tellement pompé les pulls d'isabel marant que je ne pouvais pas tellement m'en tirer). le stress me fait faire n'importe quoi. acheter des pulls, différer le moment d'un face à face avec mon corps dans le grand miroir, celui qui normalement alerte sur la quantité de kinder bueno absorbés durant l'hiver (j'ai développé une nouvelle addiction, cette année, rien que d'écrire kinder bueno j'ai les glandes salivaires qui s'excitent), bref qui c'est qui va se détester la couenne dans un mois, quand tout le monde sera beau à la plage? OK, j'aurais qu'à mettre mes pulls. c'te marade.
à vrai dire j'ai tellement de boulot, tellement de deuxième journée qui commence dès que le boulot se termine (nounou! bain! bouffe ! jeu ! histoires! câlin !), tellement de troisième journée qui commence dès que la frisée pionce (mari ! copains ! pierric bailly !) que je suis en train de rater mon moment préféré de l'année, celui où c'est marseille la meilleure ville de france, même si on est aussi plus fachos que ton tonton maurice qui a fait l'algérie et ça, ça compte autant qu'un steack apparemment. oh merde, je devais pas en parler mais je peux pas me retenir: dimanche dernier, j'ai parlé à plus de candidats frontistes que tu as déjà acheté de fringues "color blocks", c'est pas de la boulette la vie? dans le tas, il y avait une GENTILLE MAMY, genre elle fait des pieds paquets à ses petits enfants le dimanche, genre on l'appelle MAMOUNE, eh ben mamoune si tu veux de sa gentille voix de mémé, elle m'a dit en gros que ce serait bien le moment où l'on commencerait à LES aligner contre le mur, je fais parfois un métier tout à fait improbable, je devais continuer à mettre des sourires dans ma voix au téléphone (eh bien merci mamoune), à la fin j'ai pas bien digéré mon sandwich-saucisson-beurre rance de soirée électorale (le budget sushis des rédactions de PQR est down, chérie).
bon, j'en parle plus. la prochaine fois je foutrai du cyril mokaiesh en fond sonore pendant l'interview.
je voulais dire en fait: faut-il porter des vêtements qui crient très fort printemps pour signifier au monde qu'on a compris que a y est, c'était plus le moment d'acheter des pulls? faut-il porter cette jupe? je la veux comme un kinder bueno et pourtant, d'une certaine manière, voilà typiquement le genre de vêtement qui ne va pas passer le 15 juillet.
que dire.
je vais donc sans doute l'acheter.
on ne peut pas être à ce point de la loose politiquement et rater son entrée dans le printemps.
Publié par piapias à 21:39:04 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (7) | Permaliens
29-03-2011 11:49
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