ça va??
c'est fou comme je ne suis plus là. j'avais imaginé bien des choses en centre de détention pendant mon congé maternité et certainement pas ça: parvenir à vivre sans en même temps écrire, what's the fuck ?! tu veux dire vivre, vivre seulement, vivre ET PUIS C'EST TOUT ??? pouh l'improbabilité d'une île ! excuse-moi mais je me pince. excuse-moi mais ma berlue. il y a des gens addicts à la coke (richie gasquet, si tu nous lis: et la marmotte?), aux chaussures (punky?), à des villes suprenantes telles reims (hansy?), que sais-je encore. et puis il y avait en quelque sorte moi, qui n'étais rien, qui n'étais rien si je ne l'écrivais pas aussi un peu -ouiiii, la peur de la mort, et l'objectivité de l'histoire et merci mais mon bac philo c'était il y a mille ans, petit enfant- enfin tu vois.
ces temps-ci je me contente d'écrire la vie des autres, leurs misères, leurs rages serrées, leurs petits rires, les espèces de fulgurances qu'ils ont des fois au détour d'une phrase -tout le monde est drôle, finalement, il suffit de tendre l'oreille, la tendre jusqu'à avoir l'impression qu'elle se fout en cornet, cette vieille oreille, qu'elle s'étire vers les autres comme une oreille bionique monstrueuse, mon oreille droite fait hyper bien ça quand elle est réveillée- et ma foi, rien ne s'est véritablement écroulé de mon monde. il y a les gens autour, et je leur laisse toute la place.
c'est un peu comme quand j'avais arrêté la clope, sauf que
même pas mal.
peut-être que vieillir c'est aller vers un truc minimaliste, avec tout ce qui déborde de soi, toutes ces addictions qui se détachent. tu me vois mal barrée pour la rolex à 52 piges, c'est même pas dit que je me rachète un jour une swatch. je vais peut-être reprendre le taï chi, merde.
enfin comme tu le vois, le noeud de neurone et moi, nous nous frotti-frottons encore avec entrain, hein, c'est pas tout à fait comme si j'allais faire autre chose qu'une vieille personne pénible de base :).
sinon la mode ? ma stagiaire née en 1989 avait pile la combi longue et bustier et bleu marine et sobre que je voudrais mais est-on vraiment moins que rien de convoiter les vêtements des quasi enfants que nous aurions pu avoir si anthony, à la boum de 4e, avait passé la seconde, si seulement anthony, bordel, à quoi sert phil collins tu peux me le dire ??? sinon nous avons aussi, dans l'open space en surchauffe, une paire de beaux gosses (les stages de 2nde) avec une touch très "club des pédés, club des pédés". ils nous font flipper, le chewbaka & moi. on imagine des armes. on imagine des animaux dépecés le soir sous un poster de linkin park. on imagine la scarification rituelle. on veut une fouille de leurs cartables bordel. la puceauphobie est-elle le signe d'un esprit dérangé?
qu'ajouter d'autre (c'est la nuit profonde, il fait 31° dedans, j'ai l'impression d'écrire à calcutta)?
c'est l'été et il y a plein d'amour dans l'air immobile et vintage : http://www.myspace.com/thelovelanguage
photo: randolph a. barry. sinon, on n'est pas randolph, le piski und me, mais n'empêche que cette semaine on s'est fait publier nos photos en une de trois canards -je dis ça, je dis rien, mais quand même je trépigne un peu ma joie.
Publié par piapias à 23:06:54 dans inspiration | Commentaires (2) | Permaliens
parce qu'il fait 32° et que c'est le soir torride, tu vois.
Publié par piapias à 19:30:38 dans inspiration | Commentaires (2) | Permaliens
il y a des gens qui sont hyper green depuis environ 24h. mais d'un autre côté je connais aussi une fille qui avait toujours dit que les stranglers, no thanks, tu seras aimable, et puis finalement, "golden brown".
cette chanson, c'est un peu comme les films d'hélicoptères finalement :).
Publié par piapias à 11:52:08 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (8) | Permaliens
l'odeur des écoles vides, ces printemps-là, la tête des assesseurs, oh, bonjour madame michu, ça vote bien aujourd'hui, oui, non, peut-être, la douce france, le temps suspendu, les dessins des enfants qu'on ne connait pas sur les murs, des fois un petit habit oublié à une patère, les platanes dans la cour et toutes ces parties de billes auxquelles on ne joue plus, d'ailleurs les enfants jouent-ils encore aux billes c'est une bonne question? y aller en famille, y aller en couple, y aller en famille (l'autre, la nouvelle) le matin ou tout de suite après les croissants de midi quand on avait le genre de vie où les croissants c'était à midi, maintenant c'est à 8h mais c'est fou comme c'est beau un dimanche matin quand il commence avant 13h finalement. après, traîner, attendre, biper, appeler les copains à l'heure de l'apéro, s'organiser quelque chose avec du rosé, des pizzas, de la mauvaise foi (et dans notre cas énormément de gnôle pour faire passer la douloureuse finale), des fois revenir tard pour compter les bulletins, c'est votre grande fille? la honte et en même temps la fierté à la con, ce truc d'appartenir, ce truc de la république, ce truc de vieux. mais souvent, bosser, plutôt. courir les permanences, les QG, recevoir des sms en panique d'élus mais peut-être plus pour très longtemps, alors alors vous savez QUELQUE CHOSE, du rosé, des kirs royaux, du taboulé que personne touche jamais, des télés allumées, les sorties des urnes, les estimations, les calculs savants, les reports, les projections, il est 23h, un journal qui sent la trois fromages et le rosé, l'excitation, le rosé, l'effort collectif, les analyses, les scènes surréelles, putain mais en fait jean-pierre est de DROITE dit sur le ton de mais en fait jean-pierre c'est le mal, le chagrin ravalé des déçus, la liesse des QG, les caméras dans ma petite gueule, les JRI qui se fritent, les airs entendus, les airs de fin du monde, les airs de c'est la luttte finaaale, le rosé, bon sang mais il est
1h du matin.
je suis le genre de fille qui aime ces dimanches-là.
même si demain avec tess dans l'isoloir je crois que ce sera un petit peu plus ardu de faire quelque chose de vraiment cohérent. et pas seulement parce qu'elle va sans doute vouloir boulotter les bulletins (bouffe l'europe utile de la dame qui foutrait les miquettes si par exemple c'était la nouvelle secrétaire de direction ou alors la maîtresse de maternelle, chérie chérie !). on a beau aimer la politique (oui! voilà ! c'est dit !) des fois on est tout merdeux avec sa perplexité, madame michu.
(oui, je sais, la mode. mais pas forcément non plus)
http://www.myspace.com/dandeacon (c'est énooooorme nom de moi !)
Publié par piapias à 21:23:43 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (10) | Permaliens