je suis d'accord avec mon lillois de hans : dans la liste des trucs qui marqueront cette rentrée, il n'y a pas que la frikandel et les boots de newlook. il y a le nouvel album de the streets (or jane, je te signale que le 7 novembre, mike est même en concert au luxe. je te dis ça, je t'ai rien dit mais pour une fois que c'est pas fête de la bière, mince). sinon c'est drôle comme encore une fois on se retrouve à s'extasier sur des trucs qui nous faisaient ricanner comme des hyènes il n'y a pas si longtemps: je pense aux manches retroussées du blazer. jusqu'ici, c'était surtout censé évoquer une mémorable paire de wham et un très poilant épisode de "friends" où ross et chandler se prenaient pour deux flics à miami et n'en finissaient pas de retrousser, encore et encore, ces idiotes de manches qui retombaient toujours sur leurs poignets (c'est vraiment con, une manche). enfin on dira ce qu'on voudra, mais le cool va se nicher dans des détails improbables, parfois. est-ce que quelqu'un peut jurer qu'on n'est pas à deux doigts de se pâmer pour un pull saumon porté noué sur les épaules, mhh?
les gens nés en 1975, je vous jure que parfois ils sont tout perplexes ces temps-ci devant ce grand recyclage.
ceci dit, sur la jeune fille de la photo, avec MA besace et MES bottines lacées (je veux dire qu'elles et moi, on ne s'est pas encore rencontrées, mais on se cherche activement, alors ça va finir par arriver), ce blazer s'en tire sans trop de wake me up before you go.
http://www.youtube.com/watch?v=8EntNNddAnw&feature=user (mike, épouse moi).
photo: the cobra snake, qui d'autre?
Publié par piapias à 10:51:48 dans inspiration | Commentaires (11) | Permaliens
c'est pile ce truc que tu ne savais pas que tu désirais avant de le voir.
ensuite, tu es sur internet avec une légère montée d'adrénaline à gérer et ta seule question est:
en quelle taille commander la sublime robe-corset de kate (par ailleurs en pleine mariannefaithfullisation) ?
http://www.myspace.com/coeurdepirate (est-ce que cet accent n'est pas à fondre?)
Publié par piapias à 20:29:32 dans inspiration | Commentaires (12) | Permaliens
dans l'espèce de tsunami de tendances (rock, folk, babouchka, serial killeuse à épaulettes des 80's, que sais-je encore) qui nous est arrivé sur le coin du nez cette rentrée, le trip "l'armée, je kiffe" ne vous aura peut-être pas échappé. toute fille un peu déglinguée de la tête obsessionnelle étant depuis environ 2006 bloquée sur le mode "ma recherche désespérée du manteau suprême" (celui de charlotte gainsbourg dans ce navet de "prête-moi ta main", pour faire court), et cette fille n'étant pas sous contrat avec balenciaga, aura ainsi noté que les portants ne sont pas seulement recouverts de gilets en peau de lapin (ta maîtresse en maillot de bain) mais aussi de redingotes martiales et autres vestes de petits gars d'la marine. d'une façon générale, de trucs un peu austères (l'armée, madame, c'est pas fait pour se la poiler), un peu rigides, avec des boutons dorés et si je peux me permettre une requête, un truc style rubans rouges cousus quelque part (c'est mon unique côté "la guerre, d'accord, mais avec style").
on notera que l'on est davantage sur un côté prussien über chic et mâle, vaguement écuyer, que sur une note "viens danser en rave avec tes chiens-loups et ta parka kaki" (je ne sais même pas si les raves existent encore, je ne sais même pas comment j'ai pu traîner mes doc marten's là-dedans fut un temps lointain ; en tout cas je pense qu'on trouve encore des bergers allemands).
comme j'ai depuis un moment une sorte de côté hyper rond, un corps qui dit, genre, la douceur légendaire de la femme (ah! ah! rions follement!), cet épanouissement qui fait plaisir à voir (mais doit-on se plaindre d'entendre dix fois par jour des gens vous dire "mais ava tu es resplendissante!" ? hum? quand j'aurais retrouvé mon teint d'endive et mon anecdotique poitrine de jane b, peut-être que je devrais payer des gens pour choper du compliment journalier, hein? alors autant capitaliser en ces jours fastes de bonnet C), la rigueur du costume militaire me fait comme une sorte de contre-poids (mhh). sauf que pour parader en manteau, il faudrait juste que la température dégringole sous la barre des 30°, quoi. or chez moi c'est la canicule, les gens sentent mauvais dans le métro, tu as la frange qui frise par en-dessous, et tu ne sais pas quand tu pourras mettre ton slim en cuir (parce que oui :) !! tu l'as ! et on en reparlera !).
bref.
au luxe(mbourg), jane n'a pas ce problème. il fait toujours un temps globalement de merde sur ce pays qu'on sait même pas exactement où placer sur une carte. du coup le manteau, c'est dès le 2 septembre. le collant de laine, dès le 3. mais du coup qui c'est qui peut se la raconter dès toudesuite avec son hervé morin, hein ? c'est notre amie que nous avons certes l'habitude de contempler moins vêtue (j'avais demandé une photo à oilpé sous la redingote et j'ai pas eu, cette garce garde l'exclu pour ses stats. merci, la solidarité féminine. déjà que personne me propose de m'inviter à new york alors hein: je comprends pas pourquoi les marques spéciale "ta femme a un tour de taille d'un bon mètre" ne se précipitent pas sur moi: allez-y bordel, je suis faible :) !).
http://www.myspace.com/coldwarkids (mes meilleurs amis de l'univers reviennent, heureusement)
ps: petit post it littéraire. je viens de finir le catherine millet. ne l'achetez pas malgré tout ce que j'ai dit l'autre fois. relisons plutôt "la vie sexuelle" et oublions vite la suite.
Publié par piapias à 20:09:49 dans inspiration | Commentaires (18) | Permaliens
je ne sais pas si vous avez remarqué, but toute la blogomode est dans la grosse apple cette semaine. garance claque la bise à rumi, punky achète son poids en minnetonka (mocassins de yakari pour ceux qui ne suivent pas et d'une manière générale, nos amis les hommes). au milieu il y a le défilé d'alexander wang -quoi, ma jalousie? où ça, mes cris de puma ulcéré?
c'est la fame (à prononcer sur l'air de richard berry dans "quasimodo del paris")
pendant ce temps à vera cruz, je suppose que d'autres gens s'ennuient et/ou recommandent un daiquiri sur la plage histoire de se donner une contenance. à marseille, south of france, on se demande seulement comment échapper aux embouteillages de rentrée, comment expliquer au nouveau CDD qu'un ordinateur, ça ne s'allume pas seulement en le regardant très fort dans l'écran et si l'achat d'une ceinture spéciale lombaires en compote andros est à même de déglinguer le glamour de certaines femmes baleineaux de notre connaissance. autre lieu, autres moeurs, ais-je envie de dire, ah ah ah !
sans déconner, invitez-moi à NYC. mon éthique est en acier martelé mais je peux faire des exceptions. par exemple pour de la soul food et/ou un burger de la taille du texas et/ou un pad thaï dans un vieux boui-boui de chinatown. par exemple pour aller flamber quasiment en transe mystique du côté de tribeca. et marcher dans la rue avec un gobelet de café bouillant de la taille d'une bouteille d'évian.
http://www.lesinrocks.com/actu/actualite/dis-moi-ce-que-tu-ecoutes-je-te-dirai-vaguement/?cHash=4dd07e72f2 ça s'écoute pas mais ça fait rire quand même.
photo: 71 irving place
Publié par piapias à 09:45:22 dans où je bave avec application | Commentaires (7) | Permaliens
il y a sans doute des filles qui, devant leur placard à chaussures, se frappent le front un matin en s'écriant : "ciel ! mais j'ai tout simplement ASSEZ de pompes !" (pas "j'en ai tout simplement assez des pompes", je veux dire de la posture à la con qui oblige la bonne vivante à mimer le marine ses cracottes à peine avalées, ce truc qu'on dirait que tu coïtes avec ton carrelage, ce truc qui ne devrait pas exister).
quelqu'un peut-il témoigner de l'observation d'une telle scène?
je vous le demande avec insistance ?...
on a bien rigolé, alors revenons donc à la vraie vie je vous prie.
il n'y a sans doute rien de plus addictif au monde que les shoes. la clope, l'opium, le chocolat ? "petite bière!" s'esclafferaient pas mal de copines à moi (je serai bien entendu dans ce choeur antique -dois-je le préciser ?)
alors que nous n'avons pas encore réglé le cas des boots (on y reviendra, parce que j'ai un retour de flammes sur un modèle précis), nous voilà confrontés au cas des babies. avec la jupe qui virevolte haut sur la cuisse cet hiver, quoi de plus joli ? à condition de faire un peu péter la couleur et d'assumer le côté lolita du bidule (même enceinte jusqu'aux sourcils, personnellement, ça ne me cause aucun problème éthique). parce que la fille peut aimer marcher d'un pied légèrement dominateur, dans ses bottes noires de 3615 oh oui plus fort maîtwesse, d'un pied cool et mou à la marant, et aussi d'un pied tendre et coquin, d'un pied d'ingénue qui préfèrerait toujours les talons à la ballerine.
seul souci en la matière (je n'ai pas d'ENOOORMES problèmes dans ma vie en ce moment, un jour il faudra que je vous fasse un texte un peu long sur le fascinant pouvoir lénifiant des hormones de la future parturiente) : bref, opérer un choix. s'y tenir. ce qui n'est pas archi gagné quand c'est dimanche, que votre mari regarde ailleurs et que votre CB semble mystérieusement attirée par le site de topshop.
jane a choisi de choisir dix paires. moi pas encore, mais ça ne saurait tarder.


un peu plus neo 80's :

sinon on peut toujours écouter des trucs de djeunes, des trucs qui font shaker le booty de bon matin, oui, même le tien, petit parisien déprimé par ta rentrée dans la grisaille ! pour te consoler, je peux te dire que dans ma soirée d'hier, nous étions tous attablés autour d'un gaspacho picard et qu'il en est resté. je pense que certains l'ont même balancé dans les bosquets de lavande quand les maîtres de maison avaient le dos tourné. alors tu vois, le sud, l'été indien, hein: ça réserve aussi de la déconvenue...
Publié par piapias à 12:00:25 dans inspiration | Commentaires (14) | Permaliens