quand arrive le mois de juin, je suis un peu comme l'enfant innocent -mais avide- dans la dernière ligne droite avant noël : frénétique. hystérique. chiant, chiant. ben oui, la saison des festivals, c'est mon noël à moi.
alors bien sûr la foule. les merguez. la boue. la foule. la fabuleuse expérience consistant à être une fille ayant envie d'un pipi urgent et à devoir attendre une heure dans une file d'un kilomètre devant des toilettes de chantier immondes. la foule. bien sûr! mais c'est du live, martine. tes chéris jouent de la gratte en tongues. tu peux crier n'importe quoi et filmer tes amis au téléphone portable, ça fait de beaux souvenirs pour décembre.
tous les étés, j'ai un chouchou que je tente de choper par-dessus tous les autres. ces dernières années, il y a eu comme ça les strokes et il y a eu clap yours hands say yeah. il y a eu arcade fire et il y a eu lcd soudsytem. cet été il y aura vampire week end (s'il pouvait y avoir santogold en rab', ce serait la fête dans mes converse). ce qui nous fait quoi comme perspective sur sncf.com ?
eurockéennes. marseille-belfort, il faut avoir 17 ans et des copains avec un van pourri pour tenter le truc. on parle aussi d'une ville où la dernière chambre d'hôtel à 20 bornes est à 270 boules. on parle d'atterir à mulhouse. on parle de devoir caser ça sur un WE. on oublie belfort.
arras. le ch'ti plan c'est le main square festival: inconnu au bataillon mais les vampire y plantent leurs crocs le premier ouique de juillet. radiohead, sigur ros, the wombats les VWE: de quoi se laisser tenter par un week-end frikandel. mais marseille-arras? 25 h de train?
et puis pariss, ach pariss. solidays. 3h de ma maison. oui mais un FESTIVAL PARISIEN ?! avec un public parisien que même celui des vieilles charrues sous la bruine à côté il paraît torrent de chaleur et de spontanéité? avec tout hypeland qui se regarde la bride de la spartiate concentré dans un seul champ? avec un set de 3/4 d'heure? est-ce que "mansard roof" mérite la prise de risques?
www.myspace.com/santogold (où tu ressors tes leggings fluo dans la joie)
ps: alors pour une fois que j'ai pas écopé d'une pub sur les sites de célibataires et/ou les crèmes anti-pieds secs, je dis merci. je connaissais pas le garden nef party festival: c'est à angoulême, y a adam "grooar" green, the kills et the raconteurs, y a surtout ces dingues de the brian jonestown massacre ou the hives ce qui nous fait quand même de l'affiche pas dégueu. vous avez du bon plan de festiestival? vous faites tourner ?
Publié par piapias à 14:13:13 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (22) | Permaliens
vous vous souvenez peut-être que dans une autre vie, je permettais à la suède d'accroître toujours plus son PIB ? eh bien ce temps est révolu. l'ultime cheaperie fluo et/ou babydollesque s'accomodant mal d'une silhouette aussi exponentielle que la mienne, désormais je vends mon âme aux vraies femmes espagnoles. une autre fois je vous montrerai même à quel point zara peut rendre une personne enceinte légèrement vénéneuse (un indice? c'est noir, asymétrique et je connais un mariage où personne ne voudra croire que je cache le corps de maïté).
bref. ce jour de joie-là, l'ami galicien a aussi fait le bonheur inespéré de mes pieds.
car il n'a normalement pas dû vous échapper que je suis spartiatement addict depuis deux-trois siècles. cette quête était toutefois restée vaine pour un léger détail de cassage de gueule sur du talon de 12, aucun modèle n'existant pour les filles qui tanguent: ce monde est injuste mais ce n'est pas non plus comme si vous le découvriez chez piapias, mhh?
eh bien, sonnez clairons, résonnez musettes (stratocaster? ukulélés?) ! cette quête fut finalement victorieuse! car mes pieds sont désormais bridés de frais. mes pieds frétillent. mes pieds sont stables. dessous, ils ont peut-être six-sept centimètres d'équilibre, un truc tellement confortable qu'au mariage où je vais découvrir si je suis cap' de tenir le choc sans boire ni dragouiller n'importe qui -le père du marié, le marié, le DJ moisi, le petit cousin kevin- pour tromper mon ennui (vous arrivez à gérer les wedding days sans ça? comment faites-vous? vous avez médité dans un ashram pour parvenir à cette perf?), je vais pouvoir lancer la chenille qui redémarre comme une pro de l'ambiance. je vais être papillon de lumière. je vais être cathy guetta & nadège winter sur un dance-floor des deux sèvres. niort, c'est de la queen of ze night qui rapplique !
sinon ma mum est là, donc est plutôt toutes les deux à ricanner dans des expos de nan goldin (toujours emmener sa mère dans des trucs étranges et conceptuels) et elle à boire du limoncello car "attends ce n'est pas tout à fait comme de l'alcool, si?". je lui fais croire que non. que c'est le soleil qui fait tourner sa tête. c'est la life belle.
http://www.myspace.com/mgmt (j'y ai mis le temps, mais a y est, je les aime les petits branchouilloux que tout le monde love)
ps: mais oui, mes orteils sont longs ! mais il faut le voir comme un avantage: avec je suis cap' de ramasser un stylo par terre (mais pas d'écrire, j'ai essayé mais non, le show du mariage ne va pas basculer dans "sous le plus grand cabaret du monde"). oui, ma vie est dingue, je sais !
Publié par piapias à 19:54:09 dans où je bave avec application | Commentaires (12) | Permaliens
toi aussi tu te demandes comment une fille aussi intelligente que moi peut passer ses dimanches à écrire sur des sujets aussi stupides que l'application du dior bronze voire les mérites comparés du méchage et du balayage ?
et encore, si tu voyais à quel point ma bibliothèque peut se prendre la tête, tu tomberais probablement de ta chaise.
"mais alors pourquoi ava s'évertue-t-elle à se faire passer pour une pouffie?? a-t-elle honte de son gros cerveau ? pourquoi tant de haine?"
si cette question finit par t'obséder, alors cours à wow. wow a la réponse. wow EST la réponse. que wow guide ton pas.
cette semaine, cet excellent magazine plein de filles bath est sur le mode "icônes". il est probable que ce que tu vas lire va te perturber (ou alors c'est que tu es l'une de mes soeurs, et ça ne compte pas). il est préférable que les personnes sensibles s'abstiennent. car un jour calman levy publiera mes confessions sur cette jeunesse perdue pour le bon goût qui fut mienne.
"le conte de noël de cindy saunders", ça pourrait s'appeler.
ps: rapport au post précédent. aucun conseil d'autobronz', vous voulez me faire croire que 12 000 nouveaux produits sortent chaque année à mon seul usage? mhh? à d'autres, bronzeuses à la petite semaine !
pps: sur le sujet de l'icône, comment que t'en deviens une et tout ça... je conseille l'excellent article du spécial cannes de télérama (eh oui! de la vraie bêcheuse sous sa décolo, cette ava!) sur "le moment où l'on devient star". brillant. je clape mes mains, je dis yeah et j'ai envie de revoir le torse nu de delon dans "sous le soleil".
Publié par piapias à 22:48:11 dans où je fais ma propre pub, parce que je le vaux bien | Commentaires (10) | Permaliens
"faudrait penser à bronzer un peu" est une phrase maudite & cousine de "oh la la tu rougis, tu rougiiiis, qu'est-ce que tu rougiiis!": à chaque fois que je l'entends, je me souviens brutalement:
- que je n'ai aucun sens de la répartie
-que posséder une peau d'anglaise réserve bien des moments de solitude sur cette terre.
bien sûr, à marseille, quand elle croise des femmes d'environ 110 ans et qu'elle apprend qu'elles entrent en réalité juste dans la quarantaine, blanche neige ricanne. mais sinon blanche neige est une personne qui après deux années de vie tropicale qui avaient suffit à transformer ses amis en sénégalais, est rentrée au pays avec la même couleur qu'un thé dans lequel on aurait versé un petit peu trop de lait. blanche neige se fait souvent moquer, en d'autres termes.
le truc avec le bronzage, ce n'est pas que blanchette en rêve comme de trouver des chaussures de fétichiste à talons marchables. c'est juste que c'est plus joli avec environ tout. l'été, un vieux short en jean démoli, un marcel, ça peut juste foutre le feu à la canebière pour peu que la peau dedans ce soit autre chose qu'un truc pour faire la balance des blancs. je connais 2000 robes légères qui se sentent tout à coup moins niaises avec une lichette de peau caramel dessous. et je ne parle pas seulement du coup de lift prodigieux que file aux fesses un peu trop alanguies un soupçon de bronzette.
blanche neige est donc contente que quelqu'un se soit décidé à inventer l'autobronzant. ça lui a permis de montrer ses gambettes hors des draps de ses amoureux et de sa baignoire (très beau ton sur ton, soit dit en passant). le seul truc c'est la toujours regrettable imperfection du système: la marque qui te prend par traîtrise à L'ARRIERE de la cheville, le truc qui fond dès que le thermomètre grimpe à + 30° ou que tu sors de la mer (la conjugaison des deux n'est pas sans me rappeller certain voyage au costa rica très discutable d'un point de vue esthétique), le truc qui a viré à l'orange, le truc qui te déssèche la peau comme un gant de crin, le truc qui pue tellement que c'est comme si tu disais "attention, autobronzant frais" à tous les gens que tu croises, etc. les jours où je "me" réussis des pieds à la tête sont donc un petit peu comme des jours de grâce, des jours généralement où il pleut et où je suis obligée de rester en jean. eh oui, c'est ça la vie, qu'est-ce que vous croyez?
je ne sais pas vous -si votre réponse est "aucune idée, je bronze tellement facilement que je ne sais pas de quoi tu parles pauvre fille", passez votre chemin, soyez mignonnes- mais j'ai l'impression qu'en ce domaine, le produit le plus cher n'est pas forcément le plus efficace, non? vous avez des chouchous, vous? parce que malgré toutes ces années de salopage de t-shirts blancs, je n'ai toujours pas trouvé mon produit miracle (il faut dire que mes copines ne m'aident pas, ces chiennes sont quasi-toutes comme du pain d'épice dès avril). sauverez-vous mon été de la blanchitude annoncée et mes mollets du syndrome "un tigre a déteint sur moi, pardon"? épargnerez-vous ces sous qu'en future mère je suis censée déposer sur un PEA pour les futures études et/ou la caution de jean-pierre ou cindy -futur mini-me- en m'évitant d'acheter systématiquement TOUTES les nouveautés 08 ?
et ces salopards de vampire week-end passeront-ils en france cet été?
http://www.myspace.com/hopewell
photo: lastnight party
Publié par piapias à 14:21:55 dans où ça prête à rire | Commentaires (20) | Permaliens
bon, piapias a sa petite tête ailleurs ces jours-ci donc ce blog ressemble un peu à... moui, n'importe quoi. déjà il fait un jour l'été un jour novembre donc je sais pas vous mais moi c'est le genre de truc qui me complique salement la journée. que la fille qui n'a jamais passé un mercredi en short sous une pluie de pôle se lève ou se taise à jamais. bien. ensuite, ce truc ballot: je vais sans doute me transformer en femelle hippopotame ces prochains mois et on ne flambe pas à toutes les caisses lorsqu'on sait qu'on va passer par toutes les tailles du 36 au 46 (bien sûr, écrire ce chiffre satanique me file des sueurs froides, qu'est-ce que vous croyez?) dans un futur proche. il y a des filles qui mettent leur slim jusqu'au 7e mois mais il y a aussi des gens qui ont vu la vierge. en ce qui me concerne, ma transformation de petit format en buveur de bière allemand est déjà spectaculairement enclenchée: j'ai un mari qui fait le mariole mais qui roule des yeux affolés en voyant à quel point mon profil est en train de muter en celui de depardieu en phase no cocaïne, cassoulet yes.
ava, cette vieille adolescente sur le retour, cette langue de vipère qui persifle sur le dos d'amandine avec sa bande de ragondins ricanneurs (ça ne va pas prendre avec nous, le "torrent de sensualité" de tournefeuille), est donc comme qui dirait sur la touche de la fashion. elle garde le sac de sa copine. avec quoi comme perspectives devant? eh bien d'insolubles bidules. et je ne parle pas forcément du jour où je trouverai mon locataire en train de brûler des bagnoles avec les racaillets du quartier. juste du fait de trouver des vêtements à porter dans ma vie sociale. car bien sûr on peut aller nu: mais on a sa pudeur, madame. et puis l'interview à poil ça ne va que pour paris dernière. c'est peu dire que le partouzard parisien est peu mon client quotidien.
femmes dignes de ce nom qui êtes passés par là et dont les entrailles sont bénies, quel était votre secret pour ne pas ressembler à des vaches enceintes de retour d'un shopping chez gemo? faudra-t-il nécessairement en passer par les leggings et le t-shirt "bébé à bord"? la salopette de coluche et la robe façon "sous cette housse, notre gros cadeau mystère"? faut-il se résoudre à claquer 2000 euros ds un jean de grossesse? peut-on se trimballer en micro-jupette avec le bide de carlos? une femme enceinte a-t-elle droit à sa dose de sexyness?
par ailleurs la vie vaut-elle d'être vécue à jeun ?
autant de questions existentielles qui pour l'heure me plongent dans la plus vaste perplexité. les sites consacrés au sujet me donnent davantage envie de me pendre: c'est marrant comme "confort" ça rime quand même avec hyperie à la daxon, nan?
tout ça pour dire que j'ai momentanément perdu mes repères. mes bases. mon style.
par ailleurs la perspective de sauter dans la boue des vieilles charrues avec mon profil big lebowski me fait tout de même énormément glousser. la perspective de dégainer un PLIANT pour tenir 8h de rock aussi :).
http://www.myspace.com/themaryonettes (faut-il écouter de la musique sombre l'été? faut-il nécessairement porter un bermuda hawaïen en juillet? bon.)
photo: ce vieil hedi, once again.
Publié par piapias à 21:56:09 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (14) | Permaliens