un petit garçon en t-shirt jaune, avec son sac à dos plein de choco BN, un espèce de prédicateur façon harry powell, des jumeaux à binocles et chemises à carreaux qui à eux deux doivent peser 25 kg et des filles qui doivent être bonnes en arts plastiques: dehors, un vent mauvais à vous congeler les os, dedans cent personnes peut-être, de l'espace pour savourer sa chimay bleue. le groupe s'appelle coming soon et je l'aime et je l'ai déjà dit mais ça fait rien. la salle s'appelle le poste à galène et je l'aime aussi surtout depuis qu'on y meurt plus par suffocation (les intoxiqués volontaires suivent le concert dans un espèce d'aquarium au-dessus de la scène, space expérience j'imagine). il y a là des gens qui sont venus parce qu'ils ont vu "juno", moi c'est parce que j'aime les cowboys et cette drôle de voix qu'ont les garçons au moment où ils ne vont plus tarder à muer (mais pas tellement comme ce dealer de crack de jordy par exemple).
ce n'est pas du rock, ça ne cogne pas, c'est ce très joli folk qui ressemble à quelque chose d'ancien, sans âge au fond, même si sur scène il y a ces garçons qui pourraient sans doute m'appeler maman (si j'avais trouvé fun de lire les oeuvres complètes de laurence pernoud au lieu de passer mon BEPC par exemple). c'est marseille, mais ça pourrait tout aussi bien être un petit bled de bouseux ricains (j'ai dit texans?) il y a très longtemps, et ce serait une veillée avec des banjos et des coyotes qui hurlent dehors dans le vent froid, et il ferait bon dedans à écouter des chansons d'amour et de route et d'hommes droits. pendant une heure et demi, on est ailleurs.
on est rentrés en rigolant, j'avais envie d'acheter un banjo et de porter des chemises à carreaux trop grandes jusqu'à la fin des temps.
http://www.myspace.com/coldcoldwater (chouette chouette fille, cette mirah)
photo: pirlouiit, fidèle d'entre les fidèles de la toute petite scène rock massaliote...
Publié par piapias à 11:34:35 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (6) | Permaliens
soyons clairs: le old port n'est plus ce qu'il était.
la preuve: c'est le printemps et j'ai remis un pull. alors que tout le monde saît que je suis pullophobe. que la laine, ça pique. le cachemire moins, évidemment mais après on va encore parler pognon et des gens diront que je suis vulgaire.
la preuve bis : la ville est sans jupes. ou alors des jupes avec des allemandes touristes dedans : nous autres guerrières filles de la canebière savons qu'un mistral force 12, c'est une jupe dans ta face. en capuche je veux dire. le plus souvent quand un homme magnifique arrive juste en face. ou alors tes collègues, mais les pires. dans la rue soudain il y a toi, ta culotte et puis c'est tout.
la parade existe, elle est anglaise, un pays où les filles se retrouvent plus souvent qu'à leur tour jupe par-dessus tête (curieusement vers des 23h30 devant les pubs : nous ne sommes pas toutes égales devant l'alcool). la parade est un shortijupe. un combishort en plus jupe. enfin un truc, CE truc. à moins que le mistral soit cap' d'en remonter les jambes pour en faire eh bien... une sorte de body large ? je pense que nous voilà prémunies de bien grands et beaux moments de solitude. c'est une fille qui a une fois traversé un mcdo avec sa jupe bien gentillement coincée dans le collant (je parle bien entendu de L'ARRIERE du collant maudit) qui le dit.
http://www.myspace.com/theblakes
domi: on parle de ça ?


ps: combitruc topshop, vestes désirables topshop tout pareil.
Publié par piapias à 21:33:03 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (13) | Permaliens
http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftRlE.html
c'est marrant comme j'ai exactement envie de le regarder avec le regard lubrico-philosophique de dédé... le touchage de menton, là, groar. comme dit la vieille lio, mhh, benjamin, ça fait du biiien :). le marin de cassis aussi, mais pour un autre genre de soirée. pour présenter à ma mère, tiens.
benj', mon petit père, pour tout le reste.
sinon j'ai pensé à joaquin phoenix toute la journée, est-ce qu'il y a un rapport? est-ce que c'est seulement mes fucking hormones?
on s'en fout, et vive la concupiscence. bonne nuit mes tout petits.
Publié par piapias à 01:22:09 dans où je me prosterne avec servilité | Commentaires (0) | Permaliens
le mercredi, qu'est-ce qui se passe? y a NS à la télé (domino, je suis un peu ton "télé 7" perso) & donc de la franche biture dans l'air. y a aussi wow, le retour de la vengeance. un numéro deuze toujours plus beau, toujours moins mièvre. n'importe qui de sensé s'exclamerait donc: "dis donc, mais c'est pas du fucking mercredi qui s'annonce, là coco?!"
tu m'étonnes que si, martine.
http://www.myspace.com/fugazidischord (= parce que j'ai lu mon inrocks de la semaine dernière il y a un quart d'heure -c'est ça d'être une femme barbara gould, t'as des épaulettes, tu cavales toute la semaine avec de gros dossiers bien chiants sous le bras, eh ! mais la goulderie est à ce prix - et que ça nous fait donc trois points communs avec VV des kills: nous sommes toutes les deux des filles, nous avons toutes les deux une façon hardie de gérer notre timidité, nous sommes toutes les deux des vieilles fans transies de fugazi)
ps: celui qui replacera le titre de ce post dans son contexte historique gagne un truc. un truc à définir, mais un truc.
Publié par piapias à 22:13:20 dans où je fais ma propre pub, parce que je le vaux bien | Commentaires (13) | Permaliens
à quoi reconnaît-on une fille vraiment larguée de la hype ?
si c'est au fait de s'emparer d'une tendance quand toutes les vraies fashionnettes sont passées à autre chose, je veux bien m'auto-désigner pie of tuesday ("quiche du mardi" si tu veux martine).
prenons donc le jean large. ce truc que punky pratique depuis l'an pèbre (comme on dit sur ma bonne vieille canebière droitière) a été très très difficile à appréhender: le fait de mesurer la même taille qu'un enfant de 13 ans y est évidemment pour quelque chose. le fait d'avoir, cette dernière paire d'années, abusé de tout un tas de trucs sympa, aussi (sur la première marche du podium, notre ami le fromage est évidemment à la fête, suivi de près par le bon vieux pain craquant, suivi à un rien de la cave démente de mon cordon-bleu de mari -qu'il soit dit une bonne fois pour toutes que ce chien m'avait achetée mince et puis au fil des années subrepticement transformée en patate).
garance rêve peut-être de trouver des robes cap' d'envelopper ses énooormes nichons (:-p), moi c'est juste de ressembler le moins possible à un petit pot pour bébé en low-boots.
après moults crises de nerf, un désespoir vaste et la perspective de ne jamais pouvoir abandonner mes robes-housses (pourtant, se voir soi-même comme un vieux canapé, je dis bof pour le glamour) je pense que dans mon cas le tassement peut être à peu près contourné par: a) le port obligatoire de putain de talons hauts ; b) une forme de jean large moulante sur le cuissot, évasée plus tard. j'ai pris le large chez bershka (vaches maigres, j'écris votre nom maudit): celui-là existe aussi en bleu quasi fluo, mais soyons honnêtes, un jean clair c'est minimum deux kilos de plus dans la vue et je n'ai pas besoin de ça ces jours-ci (seremettreausportseremettreausportbonsangdebois). je ne vous fais pas le coup du recto-verso, mais l'avantage de ce modèle est aussi de faire la fesse altière.
http://www.myspace.com/luketemple
ps: piski, effectivement, belle prise ! je n'ai aucun mérite, elle était déjà là quand je me suis installée, mais enfin merci, ton admiration va droit à mon coeur de rémi bricoletout.
pps: quant à cette veste noire: oui, je dors quasiment avec. pour une fois que je ne me lasse pas d'un vêtement en deux heures, merde.
Publié par piapias à 10:23:57 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (10) | Permaliens