dans la vie, il n'y a pas 12 000 écoles de ceinturage, il y en a deux. la "Sur les Hanches Academy", que je connais tellement bien qu'à la longue elle m'ennuie. la "A la Taille School" que je tente seulement en période de non-chapon, non-foie gras, non-bûche maxi chocolat. en suède apparemment, il n'y en a qu'une, et cette institution s'appelle le "Mi-Torse College". j'avoue que cet été, quand je me baladais non pas le long des fjords mais sur les blogs de ce qu'il faut bien appeler les plus belles petites poulettes fashion in the world (j'ai nommé les post-adolescentes suédoises), le truc me semblait complètement casse-gueule. à moins de jambes de quinze mètres, à moins d'un minois de treize ans, est-ce qu'il n'y avait pas le risque de passer pour une madame michu, la jupe remontée jusque sous les bras (c'est toujours ça que les wonderbra n'auront pas)? ma perplexité était vaste. car d'un autre côté, ces étonnantes petites silhouettes bricolées à coups de virées chez H&M (leurs divinités locales) m'accrochaient complètement l'oeil (si je lis ma domino du jour, sur baisersvoles.canalblog.com, je vois que je ne suis pas la seule). après des années de planquage dans des blouses pluzoumoins informes (version haute) et de string apparent (version ultra-down), ce remontage-là a quelque chose d'ultra frais et moderne, non?
après avoir timidement essayé la jupe-légèrement-boule-noire, je me suis risquée au slim taille haute (dit comme ça, ça semble assez agence tous risques, mais en fait non) et là, à la robe ceinturée disons en haut des côtes. bilan des courses: ce 31 décembre, légère hystérie collective des filles de 15 ans & des hommes de 30 à la vue de ce qu'il y a six mois encore j'aurais qualifié de "grosse marade improbable". bon, hystérie, je la fais un peu excessive, là. mais, euh, en fait à peine !
est-ce juste parce que c'est nouveau ? que les yeux de la foule saturent de cette allure un peu moelleuse, un peu planquée, un peu bohème que nous n'arrivons pas vraiment à quitter ?
le dépaysement, y a que ça ma bonne dame...




Publié par piapias à 17:59:35 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (11) | Permaliens
le temps passe. vous regardez des photos de vous au fin fond des albums familiaux et que voyez-vous? apparemment, vous êtes plus ou moins née avec une frange. en de très courtes périodes, cette frange a été repoussée sur le côté et nous l'avons alors nommée "la mèche". la frange est une addiction. un accessoire. une contenance. une clope sans risque. mais une drogue tout de même: lorsque vous la portiez courte, oui, un peu comme une jeanne d'arc sous acide, il vous arrivait, des dimanches matins un peu mouais, de la raccourcir à la hussarde face au miroir de la salle de bain. "juste un p'tit peu" pour voir et voir quoi je vous le demande? que jamais vous n'auriez votre CAP coiffure. ni maintenant ni en rêve ni jamais. maintenant que vous la portez longue, le même jeu se poursuit à l'envers: appelons-le le jeu du "encore un p'tit peu". il s'agit de laisser pendre ces cheveux de front le plus possible, jusqu'à ce que la vision soit totalement impossible, lorsque vous ne pouvez plus passer 5 mn sans dire "pardon, je ne t'écoute pas, j'ai un truc dans l'oeil, là" et aller pleurer, la tête tordue devant un rétroviseur, avec des yeux du coup devenus blonds (je sais exactement de quoi je parle). ce jeu est absurde, vous le reconnaissez sans mal. des gens ont pris l'habitude de vous accueillir au boulot avec la phrase "eh, t'y vois encore quelque chose là-dessous?" et la réponse est généralement "pardon, je ne t'écoute pas, j'ai truc dans l'oeil, là". bref, votre frange est trop longue. mais pour une obscure (c'est le cas de le dire) raison, vous l'aimez, ce rideau. même si sa perfection est tout à fait aléatoire, même si elle ne résiste pas à la moindre bruine ("t'as frisé, c'est la pluie?" OUI, C'EST LA PLUIE PTAIN !!!), même si chaque matin, il vous faut carburer des plaques céramique, même si lorsque vous essayez un sous-pull (drôle d'idée, il est vrai) elle vous reste plaquée sur le front comme... comme le truc ignoble qui vous oblige à mettre votre capuche jusqu'aux sourcils pour sortir de la cabine d'H&M. bref, frangée vous êtes, frangée de l'extrême vous restez malgré les aléas climatiques et les moqueries faciles. sortir sans frange serait comme sortir nue.
et cet automne, kate is back. après trois ans de franges brunes par millions dans toutes les rues du monde, son rideau blond est comme une illumination, non? c'est "la" frange. c'est "votre" frange, bon sang !! enfin, celle à laquelle vous parvenez après un mois et demi sans passage chez franck provost, celle dont vous bichonnez les coins en arrondi avec application. celle que vos collègues goguenards taclent sans savoir, les impies. celle pour laquelle vous ne pouvez plus jamais regarder un garçon dans les yeux, celle qui ne nécessite pas de s'épiler les sourcils. celle qui fait de vous une rolling stone. kate est votre über validation. trop longue, cette frange? ah ah. mossienne, plutôt, non? enfin moi c'que j'en dis.
http://www.myspace.com/josegonzalez




Publié par piapias à 12:12:30 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (2) | Permaliens
avant, il y avait sarah jessica parker, ses tenues insensées, ses 365 paires de stilletos. après? la mode a pris sa RTT et déserté les séries télé. bien entendu, les actrices portent toujours des vêtements - même si cela désole certains spectateurs mâles, il me semble que les séries basées sur le thème fédérateur du nudisme ne sont pas parvenues jusqu'à nous- mais ils ne racontent rien et se ressemblent tous. on dirait qu'hollywood a le plus petit dressing du monde dans lequel toutes les starlettes viennent piocher la même robe noire, le même décolleté, la même paire de bottes. c'est dommage, moi je dis. on peut raconter une histoire excitante, profonde, haletante avec un vêtement. bien choisi, il apporte son petit supplément d'âme au rôle, une personnalité, un vécu, un réalisme. non?
mais les choses sont peut-être en train tout doucement de changer, mine de rien. prenons le cas du docteur cameron dans "dr house" (série où entre parenthèses la finesse et la précision du stylisme tiennent du génie) : ses petits chemisiers victoriens, ses gilets de petit garçon sage, ses pantalons larges (et, dans la saison 2, sa frange de compèt), ça n'a l'air de rien et pourtant. vous n'avez jamais vu la Jolie Fille de l'histoire habillée ainsi. et c'est normal: la Jolie Fille, le réalisteur veut la voir la moins habillée possible à l'écran. peut-être qu'il ne reste tout simplement plus de budget pour les costumes? en tout cas elle porte donc des jupes de la taille d'un bandeau et des décolletés jusqu'aux genoux. chez TF1, on aurait voulu faire le "dr house", on aurait fait comme ça sans se poser de questions. les diagnostics différentiels (cuching? lupus? syndrome de ghislain barré?) auraient été réalisés par des strip teaseuses au-delà de blondes.
comme c'est manquer de la plus élémentaire psychologie: dans la vie, Jolie Fille très très compétente dans un monde très très masculin ne porte jamais ses seins autour de son cou pour aller bosser. son sex appeal total, elle tente de le faire habilement oublier. c'est presque: "je suis sublime, d'accord, mais n'en faisons pas tout un plat et décrivez-moi le pet scan du patient". bien sûr ça ne marche pas comme ça, et le dr cameron est donc le fantasme ultime de tout l'hôpital (et aussi de chéridamour). trop malin, cam' ! dans le même esprit, prenons debra morgan, soit deb, la soeur pour-de-faux du roux le plus extatique in the monde, j'ai nommé michael c. hall alias dexter. je kiffe deb. sa drôlerie, ses airs de garçon manqué, sa vie amoureuse ultra foireuse, sa niaque, sa naïveté fantastique. deb porte les plus étranges costards du monde, un chouïa trop grands, avec des chemises aux couleurs improbables (abricot, laitue, vieux vilain beige) pour la même raison que le dr cameron ne sort pas sans ses chemisiers à cols austères: pour que les gens s'adressent davantage à son cerveau qu'à ses fesses (car deb est un méchant canon).
http://www.myspace.com/yousaypartywesaydie

l'uniforme contrepied de ces deux-là me plait bien. dans la vie, je trouve que les filles qui ont du chien sont celles qui ne respectent pas les codes. pour celles que cela intéresse, chez urban outfitters & topshop, on peut se bricoler leur look en deux temps-trois mouvements de paiement sécurisé en ligne ;). bref, voilà ma deb et ma doc cameron (et je ne sais toujours pas pourquoi la moitié de mes photos est aimantée vers la droite)







Publié par piapias à 20:59:23 dans où je me prosterne avec servilité | Commentaires (2) | Permaliens
jusqu'ici, je ne sais pas vous, mais pour moi enceinte ne parvenait en aucune manière à rimer avec fashion. enceinte pouvait à la limite rimer avec "je m'habille comme un sac mais je m'en fous car je porte la vie, moi, madame" voire "je porte la vie et je te défends de porter un regard lubrique sur moi". personnellement, je ne trouve rien de plus laid que les marques de fringues -qui coûtent un bras, en plus!- pour femmes munies d'un ballon ventral. il faudrait qu'une bonne fois pour toutes on arrête de prendre la mode pregnant pour une paire de chaussons scholl: d'un confort qui ne confine qu'à la laideur la plus inouïe.
bref. hier soir, je buvais du vin à bulles chez ma mildo, qui est one more time munie du confortable petit bidon de la femme enceinte (après avoir vu la scène de danse de "la graine et le mulet", je suis obligée de reconnaître que rien n'est plus érotique qu'un ventre comme une brioche ce qui, quelque part, allez, m'arrange bien aussi) et je suis tombée sur le catalogue de véronique delachaux. "illustre inconnue!?" vous écriez-vous? moi aussi mais pas tout à fait: la dame est styliste chez jacadi, une marque qu'une tata tendre comme moi devrait connaître par coeur sauf que non, au fond, pas. en tout cas j'ai envie de crier: merci véro ! tout est simplement charmant dans ta collection pour futures mum: il y a les robes baby doll que je mets déjà, il y a des blouses façon toile de jouy, des shorts et des collants rouge cerise, des petits manteaux de princesse et des capes parfaites. il y a tout simplement tout ce qu'une femme devrait être en droit de demander à dieu au moment où elle passe de la taille 36 au 38/40/42/58: rester jolie.
ps: comme je suis légèrement à la ramasse sur toutes ces choses de la fabrication d'enfants, j'ignorais que ma véro avait déjà un million de boutiques en france. chez moi c'est 2 rue grignan.
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=56877030
Publié par piapias à 13:05:21 dans où je me prosterne avec servilité | Commentaires (0) | Permaliens
demain, lorsque vous serez les mains dans la dinde avec chéridamour, que la cuisine semblera un champ de bataille et que le ton montera parce que non, vous ne comprenez pas, mais alors vraiment pas la moindre ligne de cette maudite recette de cuisine, quelqu'un(e) aura peut-être envie d'en appeler à la magie de noël, un brutal besoin de faire tintinabuller les coeurs. ce quelqu'un s'approchera alors peut-être de la chaîne pour mettre cette splendeur de "lions" (1). chéridamour vous contemplera alors avec ces même suprise, terreur et finalement infinie tendresse qui sont siennes depuis que vous êtes venue faire voler la tranquillité de ses soirées foot/bière au pub en éclats.
alors certes, vous ne saurez probablement jamais pocher une volaille. mais à vrai dire, dieu vous en préserve. une volaille n'a jamais changé la face du monde que je sache! en revanche, faire oublier à chéridamour le marasme d'une farce au foie gras en l'emmenant (chéridam' pas l'improbable mixture) au fin fond du wisconsin, par la simple grâce de la voix claire d'un barbu (2), si. le faire tourner dans son tablier de chef sur des ritournelles un peu rayées (3), lui monter un "fake empire" (4), lui démontrer qu'alzheimer n'a pas que de mauvais côtés (5) -quiconque me connait sait que je suis capable d'écouter "bullets" 40 fois d'affilée avec la même joie stupide- voilà des choses promptes à provoquer l'addiction chez l'homme. et pas besoin de nuisette à froufrous débiles pour le mettre en transe (6), que cela soit dit une bonne fois pour toutes. une seule botte secrète (aux vieilles charrues il en fallait certes deux, de bottes, pour patauger dans 60 cm d'une boue à la consistance proche d'une farce de noël foirée) devrait suffire (7).
(1) http://www.myspace.com/jonquiluk
(2) http://www.myspace.com/boniver
(3) http://www.myspace.com/seawolf
(4) http://www.myspace.com/thenational
(5) http://www.myspace.com/thisistunng
(6) http://www.myspace.com/gravenhurst
(7) http://www.youtube.com/watch?v=i2V_ZT-nyOs&feature=related
ps: je rajoute un (8) car sur ma blogothèque bien-aimée je n'avais encore jamais pris le temps d'écouter ça : http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=2888 et "ça" se passe de commentaires.... :o
Publié par piapias à 16:13:27 dans les amis | Commentaires (5) | Permaliens