Je commence à avoir du boulot et pourtant, la seule chose dont j'ai la tête est l'Amour. C'est vrai que lorsque j'y pense, j'ai toujours été malgré ma masculinité cette fleur bleue, qui lâche des mots d'amour à longueur de temps et qui se tuerait pour quelqu'un qu'il aime. Je crois que j'étais de même enfant, bien que j'offrais des cadeaux à mes petites chéries de l'école primaire en leur bavant sur les joues. Elle râlait puis elle tapotait ma tête tandis que je tentais furieusement de détacher leur maillot de bain pour voir apparaitre leurs petites fesses. Je n'étais pas plus obsédé qu'un autre enfant, bien entendu, j'étais seulement dans la curiosité et mes petites copines, quand elles venaient à la maison, se plaisaient à caresser ma poitrine lorsque les parents tournaient les yeux. On s'amusait beaucoup à cela, enfant. J'ai pourtant toujours eu ce doute douloureux quand j'apercevais, en grandissant, les poitrines épaisses de certaines adolescents qui éveillaient chez moi quelque chose d'encore incompréhensible. Je m'écroulais sur le lit et je me battais avec ce désir étrange qui me montait vigoureusement dans la tête. Jusqu'à ce que mes épaules s'épaississent et que dans une cour de récréation, un ami dont je rêvais la nuit, étrangla mon cou pour ricaner et me renversa le cœur, pour toujours.
Publié par Gay à 14:42:08 dans Lou | Commentaires (0) | Permaliens
Je rentre juste d’un week-end sensationnel et si j’écris de nouveau sur ce blog, c’est pour dire à tous ceux qui, parfois, ont le sentiment que le bonheur leur échappe, d’avoir enfin confiance en cette existence.
L’Amour donne de drôles de surprises, car bien des fois j’ai chialé sur mes oreillers, lassé, dégoûté, la douleur me lançant sur l’ensemble du cœur pour finalement replonger dans des bras qui me donnent aujourd’hui la sensation d’exister.
Bien sûr, vous me direz, dans quelques mois, quelques années il viendra pleurnicher sur son ordinateur et il recommença à se plaindre de cette malchance dans ses unions avec les hommes, alors que je trouvais en Thibaut tout l’amour dont j’avais besoin. Peut-être remettrais-je les lettres que je lui écrirais ou qu’il m’enverrait avec tout l’espoir de le retrouver… ?
Mais s’il y a une chose que j’ai compris depuis le début de mes premières amours, quel que soit le motif de la séparation, c’est que l’important est de profiter de chaque instant passé entre ses bras, prendre avec joie toutes les secondes qui nous sont offertes afin qu’il n’y ait dans ces histoires d’amour plus que la gaieté de ce sentiment partagé.
Publié par Gay à 20:55:25 dans Lou | Commentaires (0) | Permaliens
Voilà une éternité que je n’ai pas laissé de traces dans ce « journal intime.com » dans lequel j’ai déversé beaucoup de larmes sur mes problèmes de familles et surtout mes problèmes sentimentaux.
Facebook m’a fait délaissé ce système de « pleurnichage à des inconnus » qui m’allaient si bien à l’époque et qui, j’avoue, me plairait encore si je n’avais pas un peu pris de la maturité. Une troisième année de lettres s’est imposé à moi alors que je démarre une vie qui commence à ressembler à celle des adultes.
Déjà, hier, j’ai ricané en voyant tout l’espoir que j’avais de l’histoire avec Pedro qui a fini par disparaitre quelques semaines après. Nous avons pleuré. Nous nous sommes écrit pendant des semaines jusqu’à ce qu’on se lasse. Je savais superbement bien écrire et parlé espagnol à ce moment-là… Je suis ensuite beaucoup sorti (vie étudiante), j’ai beaucoup dragué (vie étudiante) et fait la grande fête (vie étudiante). Dès lors que je rencontrais un gentil garçon qui connaissait mon goût pour les hommes (ça s’est su assez vite…), je le ramenais dans mon appartement. Je me lassais d’eux au bout de quelques nuits ou quelques jours. Puis j’ai rencontré Thibaut avec qui je suis encore et avec lequel j’envisage d’emménager.
Mais nous souhaiterons partir dans le Sud-est et ainsi, j’arrêterais mes études et j’aurais la joie immense de retrouver ma sœur que je vois si peu malgré qu’elle se soit désormais installée avec son petit bout et son copain à Montpellier. Je vois très peu mes parents car mon père et moi sommes en froid, c’est difficilement supportable pour lui d’avoir un fils efféminé et pédé, tandis que ma mère est trop dépressive pour que nos discussions ne tournent pas autour de l’avenir qui l’angoisse totalement depuis des mois. Quant à mon frère, je suis toujours un peu inquiet car malgré qu’il grandisse, il ne fait rien de ses journées, il est paumé… Mais je me dis qu’on passe tous un peu par là et que ça s’exprime pour chacun autrement.
Et vous qui passez par là ? Où en êtes-vous ? Devenir adulte est-il (ou a-t-il été) simple pour vous ?
Publié par Gay à 17:39:56 dans Lou | Commentaires (0) | Permaliens
Ouf !
Me revoilà !
Et comme je le dis, je ne reviens que lorsque je déprime... Mais pas cette fois ! Aujourd'hui, je suis heureux. Heureux de vous annoncer que j'existe aux yeux de quelqu'un. Je n'ai jamais rêvé de butiner, jamais, et pourtant je me suis toujours trouvé des garçons (ou fille) qui me rejeté en quelques jours (ou semaines). Je n'ai jamais aimé ça, et ça m'a toujours fait souffrir.
Et à la faculté, on a vite remarqué mon côté gay, ce goût pour le sentimental, la littérature, la tendresse et mon regard vers ... Pedro. Il est espagnol, oui. Je peux vous dire que des cours de langue avec lui, j'en ai eu droit ! Et pas que dans un sens ! Lui, il est plus vieux que moi, il est "ERASMUS" et il a appris mon homosexualité. Un soir, il est venu me voir, m'a invité dans un bar gay. Au moins, je n'avais aucun doute sur sa sexualité à lui. Il m'a avoué qu'il cherchait quelqu'un de "sérieux", une relation stable et fidèle. J'ai craqué !
Nous sommes donc ensemble depuis le 7 février 2008. J'avais eu le temps, donc, d'oublier Paul mais je n'avais pas eu d'autres histoires. Par contre, je n'ai plus envie d'être transexuel, j'ai bien réfléchi, je crois que ce serait une erreur. Je suis juste gay. Par contre, j'hésite à partir en Espagne car Pedro y retourne fin juin. Il m'a supplié de le suivre mais notre histoire est encore "fraîche" et j'hésite... Même s'il est le premier avec qui j'ai fait l'amour...L'A-mour :)
Publié par Gay à 20:39:08 dans Raphaël | Commentaires (0) | Permaliens
Je ne suis jamais revenu avec Paul.
Il a définitivement coupé les ponts. J'étais malheureux, vraiment malheureux et inconsolable. Du coup, l'été qui n'était pas bien beau m'a paru beau et nul. Je suis célibataire et toujours autant désespéré.
Le point positif, c'est que je suis à la faculté de lettre, à Bordeaux, dans mon mini studio mais j'ai un mal fou à travailler. J'ai aussi eu le permis le mois dernier et réussi la troisième fois ! J'ai donc rencontré enfin de nouvelles personnes, tolérantes, sympathiques et intelligentes. Nous avons l'intention, déjà, de faire une escapade en Russie, à pied, c'est une excellente idée mais nous n'y sommes pas encore.
Coté famille, ma mère souffre de dpéresion, elle prend des médicaments et je suis incapable de l'aider, de l'écouter. Mon petit frère est revenu parmi nous mais nous avons déménagé pour qu'il puisse changer de fréquentations et également de collège. Pourtant, il n'y a pas de changmement, il est attiré par les cas sociaux, je ne sais vraiment pas pourquoi. Il a tout recommencer : la fumette, la bière chaque soir, il rentre tard, il répond. Mais entre nous, ça va et je crois qu'il est quand même mieux. Mais le fait d'être allé chez mon père pendant des mois n'a rien changé du tout...
BISOUS
Publié par Gay à 10:48:45 dans Lou | Commentaires (2) | Permaliens
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