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Moi

A 16 ans, j'ai révélé mon homosexualité à tout le monde.
Seulement, je ne m'arrête pas là. J'aime les hommes, oui. Mais j'aime les femmes pour ce qu'elles sont. Je veux en devenir une.

Histoire d'un garçon acharné qui se bat pour faire taire les préjugés.

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Il m'a quitté ; plus rien ne va | 27 septembre 2006

Je suis déjà chez moi car rentré hier soir. J'ai vomi toute la bouffe, je suis pas bien du tout car Romaric m'a laissé tombé dimanche dernier. Je le hais et j'arrive pas à me faire à l'idée que lui aussi est parti de ma vie ; comme les autres.

Je n'arrive plus à vivre, on dirait que tout s'effondre autour de moi comme des tours, on dirait qu'il y a des explosions dans tous mon corps, dans mon coeur, que plus rien ne fonctionne. Si vous saviez comme j'ai mal.

Et puis, avec mon frère, tous les autres m'oublient. Il les manipule trop : avant, il faisait toujours le bébé mais il commençait déjà à faire le con, à fumer et maintenant, il vole à ma mère, vend, dhile, merde quoi ! De coup, on l'enferme, le tape, lui crie dessus pendant qu'il rit. Il est en 3ème, maintenant et il a dit qu'il ne passera jamais en 2ème, qu'il arrêterait les études après le brevet. Il a même traité ma mère de "sale pute" ; elle s'effondre, n'a pas d'autorité. Il refuse de voir mon père et ma soeur, qui a été une ado difficile n'arrive même ps à le calmer.

Du coup, c'est moi qu'on laisse tomber car je cache mes sentiments, contrairement à mon frère et ma soeur. J'ai vu Raphaël ; il m'a expliqué qu'il voulait mourir parce qu'il est attiré par un gars qui vit à l'étranger. Il dit qu'il n'aurait jamais voulu vivre une telle chose. Pour lui, être bi ou homo, c'est comme être un meurtrier. Il veut plus me parler, me dit qu'il se tuera, quoique j'y fasse. Sa mère est désespéré, on peut plus lui parler, il fait des crises de nerf, il a même cassé son lit, tapé un gars en pleine rue qui l'insultait de "pédé" et il n'est pas allé chez sa mère depuis 3 jours. On ne le cherche pas, on sait qu'il est parti de lui-même (sans mot, ni rien) Sa mère est effondrée, comme la mienne. Du coup, elle est à la maison. Et moi qui vomit depuis hier ; on s'en fout.

Publié par Gay à 11:15:33 dans Raphaël | Commentaires (2) |

Suicide, on a frolé la catastrophe | 13 septembre 2006

Il est arrivé ce dimanche une chose horrible...D'ailleurs je n'ai pas eu le temps de vous en faire part. Les choses ont pris une ampleur que je n'aurais jamais imaginé, même pas dans mes rêves les plus fantastiques. J'ai voulu rendre visite à Raphaël après un lourd repas de famille. J'étais un peu assomé par la nourriture absorbée rapidement mais j'ai pensé que ça serait agréable d'aller lui rendre visite (puisqu'il a l'air mal) J'ai donc pris le volant (ma mère à côté) et je suis allé le voir. J'ai frappé et personne ne m'a répondu. Pourtant il y avait sa voiture. J'ai essayé d'ouvrir et c'était effectivement ouvert. Je l'ai appelé mais personne ne m'a répondu à part un fond de musique douce qui flottait dans la chambre de Raphaël. Je pensais qu'il s'était endormi mais pour en avoir la certitude, j'ai entrouvert la porte.


A côté de lui se trouvait des médicamments, il était allongé et avait l'air défonsé. J'ai également vu une bouteille de vodka à moitié vide et renversée sur le lit. Je l'ai secoué, comprenant le geste qu'il venait de faire. Par malheur, je n'ai pas reçu d'apprentissage pour le secourisme (Journée d'appel : le 20 septembre 2006 !) alors j'ai pris un téléphone et j'ai appelé les pompiers qui sont arrivés rapidement. Il me demandait s'il respirait et effectivement, son souffle était lent, comme ralenti et plus les minutes passaient, plus je croyais que Raphaël allait mourir dans mes bras. Quand les pompiers l'ont embarqué, sa mère est arrivée paniquée en était certaine que c'était de sa faute, qu'il était triste...Je l'ai prise dans mes bras en tentant de la calmer. Je lui disais que Raphaël avait eu un coup de blues et qu'il n'avait pas été capable, aujourd'hui, de remonter la pente. Au final, on nous a dit à l'hôpital que sa dose n'était pas très élevé, qu'il n'était même pas en coma, juste profondément endormi à cause du choc cachet/vodka. Lundi matin, je ne suis même pas allé en cours, préocupée par sa santé. Je suis allé le voir, il m'a dit qu'il ne savait pas pourquoi il avait voulu mourir. Il m'a dit qu'il avait perdu une amitié profonde, que plusieurs rencontres le perturbaient, l'interrogeaient sur sa personnalité et qu'il m'expliquera quand il aura compris. Il reste persuadé que les psychologues doivent être enfermés.

Je l'ai quitté et en partant, il m'a tenu la main en me disant "Merci de m'avoir sauvé, je regrette mon geste. Sans toi, peut-être que je ne serais plus là" Sa mère m'appelle tous les soirs, elle me dit qu'elle aurait voulu avoir un garçon comme moi, simple et ouvert et que mon homosexualité (ça ça m'a choqué par contre car elle n'était pas sensée savoir) ne la gênait absolument pas, qu'elle respectait toute vie. J'ai pensé que Raphaël n'était pas aussi ouvert qu'elle et qu'il se plaint bien pour rien de toi.

Tout à l'heure, il m'a promis d'écrire une lettre qui me, soit-disant, me choquerait. Je m'attends à tout mais enfin, qu'est-ce qui pourrait me choquer ?! Il vient vers 18 heures chez moi. Je rentre encore tous les mercredis, ou presque de l'internat car la bouffe est dégueulasse et les secondes sont trop chiants et gamins.

Publié par Gay à 17:16:47 dans Raphaël | Commentaires (2) |

Rentrée | 08 septembre 2006

Classiquement, je vais parler de ma rentrée. Je connais la plupart des gens de ma chance et par chance, je suis avec Mick que j'apprécie particulièrement pour sa franchise et sa façon d'être (j'ai été amoureux, oui, rappelez-vous) Il est d'ailleurs toujours avec sa petite amie, et je me souviens qu'un jour, il a révélé qu'il pourrait sortir avec un garçon pour s'amuser (il sort avec des tonnes de nana, il se dit libre) Mon emploi du temps est très chargé, mais heureusement qu'à l'internat, je suis avec trois gars sympathiques et bosseurs (j'ai changé mes fréquentations, maintenant c'est : Dorian, Damien et Thibault. On a de nouveaux surveillants et j'adore les petits secondes qui ont trop peur du proviseur (homme austère qui en fait est très gentil et qui est porté sur nos besoins personnels)

Je sors toujours avec Romaric, seul Dorian est au courant puisqu'il l'a su l'année dernière. Il s'en fout mais j'ai peur de l'avouer aux autres de la chambre qui pourraient mal le prendre. Je ne suis malheureusement pas dans la classe de Julia. Pour parler de Raphaël, il travaille encore et n'a actuellement pas de copines. Sa mère que j'ai vu en ville mercredi soir, est désamparée! Elle m'a dit qu'il était pas bien et qu'il était souvent enfermé, qu'il avait changé. Je vais donc aller le voir demain car ça m'inquiète, il doit lui cacher quelque chose. J'avais trouvé qu'il avait changé aussi.

Bon j'arrête de raconter ma vie ! bises

Publié par Gay à 19:14:42 dans Divers | Commentaires (0) |

Le bac | 04 septembre 2006

Je n'aurais finalement pas revu mon amour, mais nous nous écrivons sur le net, par la poste et je l'aperçois à travers l'écran de l'ordinateur. Je prends les cours demain matin à 8 heures moins 5. Cette fois, TERMINALE LITTERAIRE. Dernière année avant la vie étudiante. C'est quand exactement les élections ? Je suis né le 27 avril et j'aimerais savoir si je pourrais voter puisque je serais majeur. Bientôt le permis, la vie étudiante, la vie dans un appartement. Je bosse et j'aurais tout ça !!

Publié par Gay à 21:05:30 dans Divers | Commentaires (0) |

Parti une semaine | 27 août 2006

Je suis parti une semaine chez mon père et nous avons voyagé dans plusieurs villages médiévaux dans le Sud-Ouest. Ce n'était pas très loin de chez moi mais ces villages m'ont un peu sorti de la "déprime" du mois d'août qui s'est enchaîné entre les ruptures et la découverte d'un nouvel amour.


 


Romaric et moi, nous sommes toujours ensemble mais nous nous reverrons certainement qu'à la Toussaint. C'est vrai qu'un amour à distance est prise-de-tête et qu'il peut être parfois pris pour de la "lâcheté". Effectivement, beaucoup de mes amis prétendent que des prétendus amoureux qui se voient seulement une fois tous les deux mois, ce n'est pas une histoire d'amour. Pour eux, rien n'est constructible alors que je vois cela tout différemment. Nous avons, certes, pas la même idée que les autres dans le sens où nous communiquons par du matériel moderne, mais nous pouvons construire notre histoire dans l'avenir. Etant donné que je vais à la faculté si j'ai mon bac, rien ne m'empêche de partir vivre à Marseille. J'espère que ça tiendra d'ici là !


 


Lui trouve que je vais un peu vite...

Publié par Gay à 10:09:06 dans Lou | Commentaires (0) |

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