| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |
« Amazing grace », « Kwazé », « Nzambi tata », « Oh happy day »... le répertoire de ces choristes de plusieurs nationalités africaines est composé de chants en différentes langues, a capella ou accompagnés de congas et de djembés, représentant à la fois les traditions et les sonorités musicales africaines et la pertinence contemporaine de cet héritage.
L'objectif de ce concert est de lever des fonds, afin de reverser la totalité des recettes à deux organisations auxquelles nous souhaitons apporter notre soutien : l' AEA (Organisation Internationale d'Aide et Assistance aux Etudiants Africains) et l'AFVIC (Association des Amis et Familles des Victimes de l'Immigration Clandestine). En effet, All Men et Lawnouna, conscients des différentes réalités sociales du Maroc, et du message de sensibilisation et de paix qui peut être véhiculé par la musique, sont convaincus que cette convergence d'actions contribuera fortement à atteindre leurs objectifs communs. Pour Lawnouna, ce sera l'occasion de se mobiliser autour de la question des migrations en l'abordant d'une manière moins habituelle, par l'_expression artistique.
A samedi soir !
Billets en prévente et sur place , à 50 DH / 30 Dh pour les étudiants
( préventes disponibles à la cafétéria du Goethe Institut, le Weimar,
Publié par KJEMMAH à 14:23:09 dans Rendez vous | Commentaires (0) | Permaliens
Ahmed Ghazali est né à Casablanca. Il poursuit des études scientifiques au Maroc, puis en France, où exerce le métier d'ingénieur géophysicien, avant de se consacrer à l'écriture dramatique.
Libération 3 mai 2005 Emilie Poirrier
Sa première pièce «Le mouton et la baleine» s'élève comme un cri né de l'urgence d'interpeller les consciences sur le douloureux sujet de l'immigration clandestine.
En 2003, il co-organise avec Monique Blin la résidence «Voisinages au Maroc» au cours de laquelle il a écrit «Tombouctou, 52 jours à dos de chameau».
De retour à Casablanca pour la présentation de sa pièce au public, il raconte à Libé l'histoire et l'impact de son «conte d'aujourd'hui»
Pouvez-vous nous parler de l'histoire de la pièce?
Cette pièce a beaucoup évolué. Tout commence, il y a deux ans. Je voulais alors raconter l'histoire de la fameuse pancarte «Tombouctou, 52 jours à dos de chameau», et retracer ainsi l'histoire du Sahara, du commerce trans-saharien, au Paris-Dakar, en passant par le colonialisme, le tracé de frontières ridicules, la vie des Touaregs
Pourtant, cette version restait trop «folklorique», et nécessitait une dramaturgie plus intense.
Avec l'aide du metteur en scène, Vincent Goethals, j'ai alors décidé d'ajouter un personnage au sénario, «la fille sans nom», une clandestine malienne.
Deux personnages principaux, la pancarte, jouée par Daisy Amias, et la jeune malienne, Diara Keïta, formaient alors le coeur de la pièce.
L'histoire devenait plus concrète, et naturellement plus poignante. Elle traite en effet de sujets brûlants d'actualité : à la fois les raisons qui poussent la jeune femme à partir, quitter son pays, et la traversée clandestine, tragique, jusqu'en l'Europe.
La pièce se situe au moment du retour de la jeune malienne dans son pays. Elle se retrouve face à la pancarte, devant laquelle elle a enterré ses papiers. La pancarte symbolise alors l'identité de la jeune femme, sa mémoire, ses origines, qu'elle avait enfouis au moment de son départ.
Pourquoi avoir présenté la pièce sous forme de conte ?
Il s'agit en fait d'un conte «d'aujourd'hui», un conte moderne. Sa forme s'inspire de types multiples d'écriture, du théâtre classique de Shakespeare aux dessins animés.
Sur scène, il sera joué en musique. La chanteuse griotte malienne Mariétou Kouyaté, le comédien-musicien marocain Jamal Nouman, et le congolais Gaétan Faïk participeront à la mise en scène musicale.
Détresse africaine, immigration clandestine Pourquoi avoir choisi de traiter ces thèmes ? Est-ce une manière pour vous de sensibiliser le public, notamment les plus jeunes, au drame de l'immigration clandestine?
Effectivement, notre projet souhaite sensibiliser le public, et les jeunes à ces sujets. Les deux représentations scolaires s'inscrivent dans cette volonté. L'immigration est un sujet qui me tient particulièrement à coeur. J'ai moi-même immigré en Europe, pendant plus de 15 ans, j'ai rencontré là-bas de nombreux clandestins, et je suis très sensible à ce problème.
Parallèlement, vous animez une rencontre-débat autour du thème «être africain au Maroc». Quels sont vos sentiments à cet égard ?
La première chose, c'est la difficulté pour les étrangers de se sentir chez eux au Maroc. Différentes barrières (linguistiques, religieuses ) entrent en jeu, pour rapprocher, ou au contraire, éloigner les immigrants des marocains. Mais d'une manière générale, les subsahariens souffrent au Maroc du manque d'accueil, et du racisme. Ce phénomène est lié à mon avis à la question de l'éducation. Un énorme effort doit être réalisé à cet égard, afin d'enseigner aux jeunes générations la tolérance.
Êtes-vous optimiste?
Oui. Le Maroc a construit une partie de son histoire avec l'Afrique subsaharienne. Sa culture s'est nourrie de ce métissage, au fil des siècles. Il faut dorénavant se battre contre l'ignorance et le racisme par l'éducation.
La mise en scène de la pièce réunit des acteurs des quatre coins du monde : Maroc, Canada, France, Congo, Mali Etait-ce important pour vous ce partenariat Nord-Sud ?
C'était même fondamental. La pièce est née d'un partenariat entre l"Kingdom of Heaven" : Le fanatisme selon Ridley Scott
e Québec, la France, et le Mali, autour du thème des «migrations». Mon théâtre s'inspire du métissage, de la cohabitation des cultures dans un espace ouvert. La pièce «Tombouctou» se conjugue d'ailleurs dans de nombreuses langues : anglais, espagnol, wolof, arabe Car il reflète cette réalité de partage et de dialogue des communautés.
Que représente pour vous le fameux panneau «Tombouctou, 52 jours à dos de chameau»?
Ce panneau symbolise une sorte d'âge d'or du Sahara, et attend les expériences de retour des migrants dans leur pays natal. Un retour digne et riche. Moi-même, j'ai quitté le Maroc, et j'y suis revenu, afin d'y jouer un rôle. Je pense qu'on ne peut faire l'impasse sur ce retour, sans sacrifier une partie de soi, de son identité. Dans la pièce, la jeune malienne est «la fille sans nom», elle a laissé au cours de son périple son identité, ne sait plus qui elle est.
|
Quant à la question du départ, on oublie trop souvent le rôle de l'immigré lui-même. Certes, les pays du Sud, souvent pointés du doigt, n'offrent pas toujours un avenir digne à leurs enfants, et précipitent l'hémorragie humaine. Les pays du Nord, en fermant obstinément leurs frontières, participent aussi aux drames de l'immigration clandestine.
Pourtant, il y a un troisième acteur, trop souvent oublié, c'est l'homme, l'immigré, qui décide de sa propre vie et de son destin.
Publié par KJEMMAH à 01:39:06 dans Rendez vous | Commentaires (0) | Permaliens
Dans une déclaration au journal libération France
Ali El Baz, Association des travailleurs maghrébins de France
«J'ai connu Florence quand elle est venue en août 1998 à Casablanca, elle était là-bas pour une recherche sur l'immigration clandestine. Elle était intriguée que personne n'en parle alors qu'il y avait des centaines de personnes qui mouraient dans le détroit de Gibraltar. C'est inimaginable, elle a réussi à faire le tour du Maroc, à rencontrer tout le monde, à partir dans les orphelinats, à voir les familles de disparus, et ça se passait au Maroc alors qu'elle arrivait de France, elle nous a fait découvrir quelque chose qu'on ne pouvait pas imaginer. C'est grâce à elle que s'est créée une plate-forme pour sauver ces clandestins.»
Publié par KJEMMAH à 12:16:15 dans Entretien Khalil JEMMAH | Commentaires (1) | Permaliens
MADRID, jeudi 28 avril 2005 (LatinReporters.com) -
Avec 657.200 étrangers de plus en 2004, l'Espagne a battu, comme en 2003, le record européen de perméabilité à l'immigration. Sur un total de 43.970.000 habitants -chiffre arrêté au 1er janvier 2005- l'Institut national espagnol de statistique (INE) relève 3.691.500 étrangers, soit 8,4% de la population contre 8% en France.
Pour lire l'article de latinReporters cliquez http://www.latinreporters.com/espagnesoc28042005.html
Publié par KJEMMAH à 01:41:27 dans Entretien Khalil JEMMAH | Commentaires (0) | Permaliens
Soutenons Amale Samie dans sa lutte.
Signalons qu'en octobre 2005, 34 jeunes originaires de cette région de l'Atlas ont perdu leur vie dans une tentative désespérée, au large de Cadix en Espagne,
Objectif était de fuir leur quotidien,
L'association ASIDD (Association pour l'Intégration et le Développement Durable) engagée depuis 2002 avec les habitants pour le développement du site de Tassemmitt (Atlas de Beni Mellal) se bat depuis un an contre un projet de réserve qui réduira la population à l'exode vers le bidonville dès les premières chaleurs. ASIDD a construit une école et se prépare à construire un dispensaire et une deuxième école. Malheureusement, ce projet de réserve à mouflons mensonger freine toute action utile et a semé une profonde angoisse du lendemain immédiat pour des dizaines de familles.
Ce refus de la réserve a été constaté par la presse quasi unanime et trois reportages de la chaîne de télévision 2M. Les journalistes ont tous constaté la mobilisation de la population et la confiance qui règne entre ses membres.
Malheureusement, la population continue de payer cher aujourd'hui ce qu'elle a dit devant les caméras de télévision, elle est assiégée depuis plusieurs mois par les autorités, les mokhaznis et les agents des Eaux et Forêts.
Tous les moyens de nuire à ASIDD ont été employés par les autorités, Wali, Eaux et Forêts et autres agents indéterminés, pour dissuader les habitants d'adhérer à ASIDD et de protester contre la clôture grillagée qui coupe 4 familles de leau et du réservoir destiné aux mouflons et alimenté par l'unique source du site. Menaces, chantage, filatures, provocations sont devenus le lot quotidien des membres de l'association, particulièrement de ses deux délégués sur le site, et de son président Amale Samie.
La dernière arme trouvée par les autorités c'est le harcèlement judiciaire et des accusations anonymes extrêmement graves. ASIDD est l'objet de 3 plaintes différentes et 4 comparutions en moins de 20 jours.
1° plainte : quatre femmes comparaissent pour la 4° audience devant le tribunal de 1ère instance de Beni Mellal. Elles sont accusées d'avoir exploité une brèche dans le grillage de la réserve pour aller à l'eau. Prochaine audience le 10 mai 2005.
2° plainte. Saïd Ouhemmou, délégué de l'association a été embarqué pendant 5 heures par le khalifa Ali Bougrine, de Tagzirte. Sa femme Fadma, malade alitée, a été battue devant témoins et devant ses enfants en bas âge qui se sont enfuis dans la forêt. Fadma a reçu de l'hôpital de Beni Mellal un certificat de 10 jours d'interruption de travail.
Son mari a porté plainte. Il a découvert qu' à la suite de la descente opérée chez lui et les coups portés à sa femme destinés à le faire réagir violemment, les agents qui l'ont agressée se sont précipités pour se plaindre de coups et de blessures infligées à huit hommes par une femme malade. Prochaine audience, le 3 mai 2005
3° plainte : Le 4 mai 2005, Amale Samie, président d'ASIDD, comparaîtra devant le Tribunal de 1° instance de Beni Mellal.
Les accusations portées par la partie plaignante, le Conseil de la Région Tadla Azilal, relèvent du délire. « Racisme, incitation au tribalisme, trouble à l'ordre public etc...». Ces accusation se fondent sur une chronique écrite par Amale Samie, journaliste, et publiée par le journal Maroc Hebdo International, employeur de M. Samie, et portant sur la chasse sauvage et le braconnage pratiqués par certains « notables » de Beni Mellal. Elles portent aussi sur des articles parus dans Al Ahdath Al Maghribiya, Telquel, Assahra, etc..
Les convocations : 25 membres d'ASIDD ont été convoqués et auditionnés par la gendarmerie de Beni Mellal au sujet de distribution d'argent par le président à la population. Les autorités n'arrivent pas à concevoir que les habitants puissent adhérer à ASIDD sans contrepartie financière. Les opérations de dons de denrées alimentaires et de vêtements d'hiver sont considérés par les autorités comme des moyens de pression pour faire adhérer la population à ASIDD.
Mais le plus grave est arrivé quand Amale Samie a été convoqué par la Police judiciaire de Beni Mellal le 26 avril dernier. En effet, on lui a présenté des tirages de pages publiées par le site « Tamazgha.fr » domicilié en France et contenant outre des textes tirées du site de notre association (http://asidd.teamfr.com), un texte anonyme signé d'un pseudonyme et posté sur un forum ouvert. Ce texte s'en prend à Monarchie marocaine dans des termes indécents. Selon la Police judiciaire, ce recueil de textes a été envoyé de manière anonyme au Procureur du Roi.
Une accusation d'atteinte aux institutions se prépare contre Amale Samie. Toutefois, il a donné l'adresse du site officiel de l'association, puis il a été amené devant le Substitut du Procureur qui l'a interrogé à son tour sur le texte imputé à ASIDD. De là, Amale Samie a été accompagné à la Directions des Affaires juridiques pour consulter le site d'ASIDD sur l'ordinateur et faire des tirages de textes rédigés par lui. Il est apparu à Amale Samie que la PJ et le Substitut étaient convaincus que le site Tamazgha était le site officiel d'ASIDD. Mais Amale Samie a réaffirmé qu'il était responsable de tout ce qu'il a personnellement écrit et signé soit dans la presse soit dans le site officiel d'ASIDD.
Et ce n'est pas tout, le lendemain, Amale Samie a reçu une convocation de la gendarmerie qui veut l'auditionner sur des dons d'argent qu'il aurait fait aux membres d'ASIDD.
L'Association ASIDD s'indigne de ces pratiques, et compte faire connaître ses déboires au plus haut niveau pour affronter les lâches qui utilisent la Monarchie marocaine pour régler des comptes personnels. ASIDD est victime d'acharnement répressif, de persécution judiciaire et policière. ASIDD demande une enquête neutre et impartiale sur ces faits et sur l'acharnement contre tous les membres d'ASIDD.
Amale Samie,
Président d'ASIDD.
Publié par KJEMMAH à 01:12:30 dans Communiqués Ongs | Commentaires (0) | Permaliens
Depuis le 27-04-2005 :
99211 visiteurs
Depuis le début du mois :
375 visiteurs
Billets :
68 billets