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Migration

Ce n'est pas en forçant les cigognes à quitter leurs nids qu'ils bloqueront l'arrivée du printemps.

Campus universitaire d’Oujda | 03 janvier 2007

 



Le calvaire des Subsahariens
 Libération 03/01/2007




Les accords signés avec les Espagnols ou les autres pays européens ne doivent pas nous aveugler quant à nos responsabilités face à la situation que vivent les migrants subsahariens sur notre territoire.

Les autorités marocaines ont tenté, ces derniers jours, de se rattraper au sujet des migrants subsahariens refoulés la semaine dernière vers les frontières maroco-algériennes, après les avoir arrêtés dans des quartiers de Rabat. Près de 150 migrants parmi les 238 «refoulés» ont regagné Oujda à des moments différents et plus particulièrement le campus universitaire, où ils élisent domicile. Mais, avec des températures de moins de 6 degrés Celsius par ces nuits hivernales, il y a bien une raison de craindre que le pire ait lieu.
Après avoir voulu vainement nier l'existence de personnes qui sont en situation régulière au Maroc, soit des réfugiés ou des demandeurs d'asile, et qui ne tombent pas donc sous le coup de la loi relative à l'immigration (02-03), les autorités ont pris contact avec des organisations de droits humains.
L'objectif en est d'annoncer aux acteurs dont Médecins sans frontières, l'Association Béni Znassen pour la culture , le développement et la solidarité (ABCDS); Comité d'entraide International (CEI); Association des amis et familles des victimes de l'immigration clandestine; AFVIC (Centre Afvic Maroc Oriental), une démarche qui consiste à procéder à un tri séparant les «bons» des «mauvais».
Cinquante-deux réfugiés légaux ont été identifiés, selon les premiers décomptes. Mais là n'est pas le pire, commente l'un des acteurs civils sur place, «nos autorités ont lâché même deux femmes enceintes, quatre enfants dont deux de moins de deux ans et un handicapé vivant avec un seul pied».
Selon les mêmes sources, les autorités ont profité de l'occasion de l'Aïd et de la fin d'année, en l'absence des missions étrangères accréditées au Maroc pour procéder à une telle opération.
«Comment peut-on se permettre de saisir des documents légaux à des gens puis les déchirer, oubliant que leurs noms sont toujours inscrits dans les registres du HCR à Rabat», souligne un actif de la section de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) engagée dans l'opération d'aide apportée par les associations marocaines au niveau de l'Oriental.
Par ailleurs, le sort de plusieurs autres migrants reste inconnu et sont toujours à la merci du désert et ses aléas et du froid.
Comment peut-on laisser 238 personnes, dont des enfants, des femmes enceintes sans nourriture durant le trajet Rabat-Oujda ? Ce n'est sûrement pas ainsi qu'on prouvera notre engagement et manifester notre solidarité africaine.

nourizyad@yahoo.fr



Nouri Zyad

Publié par KJEMMAH à 22:51:54 dans News | Commentaires (0) |

Interpellation au Maroc de plusieurs centaines de migrants | 03 janvier 2007

Interpellation au Maroc de plusieurs centaines de migrants
 

Plusieurs centaines de migrants ont été arrêtés au Maroc dans les villes de Nador et de Rabat, et ont été ensuite mis dans des cars et conduits de force à la frontière algérienne, selon Migreurop.
mercredi 27 décembre 2006.

Les autorités marocaines justifient ces interpellations par les engagements pris par le Maroc à l'occasion des conférences euro- africaines sur la migration et le développement de Rabat (juillet 2006) et de Tripoli (novembre 2006) pour empêcher les migrants d`accéder au territoire européen.


Un peu plus d`un an après les évènements de Ceuta et Melilla (deux villes espagnoles au nord du Maroc) de l`automne 2005, ces femmes et de jeunes enfants, ainsi que de nombreux demandeurs d`asile et personnes reconnues comme réfugiées par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ont été interpellés "au nom de la protection des frontières de l`Europe", indique le réseau dans un texte dont copie à été transmise à la PANA.


Le Maroc, souligne Migruerop, est considéré aujourd`hui comme un partenaire privilégié de l'Union européenne dans la lutte contre l`immigration illégale, alors même que les principes contenus dans la Convention de Genève sur les réfugiés, qu`il a ratifiée, n'y sont pas respectés et les droits des migrants et des personnes en besoin de protection internationale y sont bafoués par les services de sécurité.


Synthèse de Kahina
D'après Angop

Publié par KJEMMAH à 22:43:10 dans News | Commentaires (0) |

Le Maroc accusé de bafouer les droits des migrants | 03 janvier 2007

Le Maroc accusé de bafouer les droits des migrants



Plus de 200 personnes ont été raflées et expulsées du territoire marocain, samedi et lundi, au motif qu'elles étaient en situation irrégulière. Le Collectif des réfugiés au Maroc affirme que les victimes de cette mesure n'étaient pas des clandestins mais des réfugiés et des demandeurs d'asile. Le réseau Migreurop dénonce une multiplication des rafles et des expulsions au nom de la protection des frontières de l'Europe.


Samedi 23, à Rabat, et lundi 25 décembre, à Nador (est du Maroc), entre 200 et 400 personnes ont été raflées par la police marocaine pour être conduites, en bus, à la frontière algérienne, selon le réseau Migreurop et le Collectif des réfugiés au Maroc. Les deux organisations accusent les autorités chérifiennes d'avoir transgressé les droits fondamentaux des individus arrêtés : des hommes, des femmes et des enfants qui, pour la plupart, n'étaient pas des immigrés clandestins mais des réfugiés et des demandeurs d'asile. « Ils (les policiers) sont entrés dans la maison des réfugiés et des demandeurs d'asile et les ont arrêtés, malgré la présentation des statuts et attestations des demandes d'asile délivrés par le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR/ Rabat) », nous a expliqué Paulin Kuamzambi, vice président du Collectif des réfugiés au Maroc.



Un grand nombre des expulsés, après avoir été conduits à la frontière algérienne, sont revenus au Maroc par leurs propres moyens et se sont réfugiés sur le campus universitaire d'Oujda où des organisations caritatives, telles que CEI-Maroc et Médecins sans frontière, leur viennent en aide. Paulin Kuamzambi a confié à Afrik.com que, sur le chemin du retour, quatre femmes ont été violées.



A propos des raflés de Rabat, un responsable de la préfecture a expliqué à l'AFP que « ces personnes ont été refoulées dans le respect de leur dignité. Ils doivent quitter le Maroc à partir de la frontière marocaine d'Oujda ». Les autorités marocaines justifient les interpellations de ces individus, qu'elles estiment être « en situation irrégulière », par les engagements qu'elles ont prises à l'occasion des conférences euro-africaines sur la migration et le développement de Rabat, en juillet 2006, et de Tripoli, en novembre 2006. Des engagements qui les conduisent à empêcher les migrants d'accéder clandestinement au territoire européen. En août 2006, l'UE leur a promis 76 millions d'euros pour les aider à renforcer la sécurité aux frontières et lutter contre le trafic d'êtres humains. Le gouvernement marocain affirme que, cette année, 360 réseaux de trafic de migrants ont déjà été démantelés sur son sol. Et hier encore, les services de sécurité ont arrêté quarante immigrés clandestins subsahariens alors qu'ils tentaient de forcer la clôture du préside espagnol de Melilla, dans le nord du pays.



Les recommandations de l'Union européenne pointées du doigt



Le réseau Migreurop, basé en France, dénonce les justifications des autorités marocaines dans un communiqué publié le 26 décembre et intitulé : « Au nom des engagements pris envers l'UE, des migrants et des réfugiés sont raflés au Maroc ». Dans ce texte, l'organisation affirme qu'un an après les drames de Ceuta et Melilla, « rafles et expulsions à grande échelle au nom de la protection des frontières de l'Europe sont à nouveau à l'ordre du jour dans un pays où, au quotidien, les droits des migrants et des personnes en besoin de protection internationale sont bafoués. »



Migreurop prend l'UE à partie et la considère comme première responsable du problème : « En réalité, dans le cadre de la coopération qu'elle a impulsée depuis 2004 pour assurer la "dimension extérieure" de sa politique d'asile et d'immigration, l'Union européenne se sert des ses voisins du sud, qu'ils soient pays d'origine ou de transit des migrants, pour leur déléguer la protection de ses propres frontières, quelles qu'en soient les conséquences pour ceux qui ne peuvent plus les franchir ». Selon l'organisation, les raflés de Rabat et Nador sont « les victimes de cette logique irresponsable ».



Le réseau Migreurop et le Collectif des réfugiés au Maroc demandent aux pays de l'Union européenne de redéfinir leur politique de migration et à la communauté internationale d'exiger du Maroc le respect des Droits de l'homme. Ils appellent le royaume chérifien à arrêter des arrestations qu'ils jugent arbitraires. « On est vraiment traumatisés, nous a confié Paulin Kuamzambi. Hier, on a eu des échos qui disaient qu'on devait nous rafler. Il n'y a pas de statut juridique clair pour les réfugiés au Maroc, c'est un problème. (...) On a organisé des sit-in pour réclamer des droits. Mais nous sommes dans le collimateur de la justice marocaine. »



Afrik.com - Franck Salin

Publié par KJEMMAH à 22:38:14 dans News | Commentaires (1) |

Premier et seul parti politique à se prononcer sur la situation des migrants au Maroc BRAVO | 25 décembre 2006

Parti Socialiste Unifié



Bureau Politique



 



 



Communiqué à propos de l'opération de police menée contre des migrants subsahariens à Rabat dans la nuit du 22 au 23 décembre 2006



 



Rabat le 24 Décembre 2006



 



 



Le Maroc, dont 3 millions de ses citoyens vivent à l'étranger, est devenu depuis quelques années un pays de transit, et accessoirement de séjour par défaut, d'un nombre relativement important de migrants en situation administrative irrégulière en provenance essentiellement de pays d'Afrique subsaharienne.



Nous savons tous les raisons de ces migrations comme nous avons suivi – et condamné en leur temps – les violences qui ont été faites à ces migrants particulièrement au cours de l'automne 2005 aux confins des villes marocaines occupées de Sebta et de Melilia.



Nous avons aussi noté le travail diplomatique mené par le Maroc pour mettre chacun – aussi bien les pays de l'Union européenne que les pays de départ ou de transit – devant ses responsabilités et pour surmonter les effets négatifs de certaines des actions de ses forces de sécurité sur l'opinion publique marocaine et africaine.



Nous avons pu considérer que la rencontre gouvernementale Euro-africaine, tenue à Rabat début juillet 2006, marquait une rupture effective par rapport aux tendances antérieures, d'autant qu'avec le déplacement des routes migratoires vers les côtes mauritaniennes et sénégalaises, le Maroc s'est retrouvé dans une position moins critique, puisqu'il est apparu clairement qu'il n'était qu'un simple pays de transit. Ce qui relativise sa responsabilité par rapport aux pays de départ et surtout par rapport à ceux de l'Union européenne qui représentent l'objectif final des migrants.



 



Aussi, le Bureau politique du PSU, qui a débattu de cette question au cours de sa réunion du 24 décembre 2006, fait part de sa surprise quant au retour à certains comportements que nous avons estimés bannis depuis le mois de novembre 2005 par les autorités marocaines et exprime sa condamnation totale des atteintes flagrantes aux droits de l'homme que ces comportements impliquent.



 



Parmi ceux-ci il y a lieu de relever plus particulièrement l'absence quasi-systématique du recours à la justice avant toute décision de refoulement ou d'expulsion de migrants (contrairement à ce que prévoit même la loi 02-03) ainsi que les rafles périodiques dans les quartiers de résidence des migrants dits en situation irrégulière dans différentes villes de pays, et qui sont opérées dans l'irrespect total des règles élémentaires de droits de l'homme aussi bien quant aux procédures suivies, que quant aux personnes arrêtées  dont on ne prend en considération ni leur situation de réfugié statutaire ni les garanties internationales et nationales induites par leur sexe, leur âge ou leur situation matrimoniale.



 



Dans ce cadre, le Bureau publique du PSU condamne tout particulièrement la rafle monstre dont ont été victimes plus de 230 migrants, qui ont été sortis de leurs logements dans la nuit du 22/23 décembre 2006 , dans des conditions de froid extrêmes, pour être conduits sans autre forme de procès, vers la frontière algéro-marocaine, où ils ont été dispersés pour, selon le Wali de Rabat intervenant à la télévision marocaine le 23 décembre 2006 au soir, ‘'se conformer aux engagements pris par le Maroc à l'occasion de la Conférence euro-africaine de Rabat‘'.



 



Ces actes, qui paraissent pour certains tout à fait gratuits vu leur timing et l'absence de motifs directs et apparents dictant qu'ils soient accomplis, sont de nature à porter atteinte à l'image du Maroc en Afrique en même temps qu'ils induisent une profonde contradiction avec le discours officiel qui soutient que le Maroc contrôle ses frontières et traite les migrants en situation irrégulière sur son territoire dans le respect total des droits humains et la réalité sur le terrain.



En outre, le BP du PSU a enregistré sur le même sujet le décès – entre les mois de juin et d'octobre 2006 - pour cause de maladie, d'absence de soins ou d'accident de 12 migrants subsahariens installés au Maroc.



Cette situation dramatique, résultat de la quasi-fermeture des passages entre le Maroc et l'Espagne, ne doit plus durer.



Pour cela le Bureau politique du PSU demande instamment au gouvernement d'arrêter les actions opposées aux droits de l'homme dirigées contre les migrants, quelle que soit leur situation au Maroc. Il demande également – face aux drames humains vécus par un très grand nombre de ces migrants - que les autorités publiques marocaines  interviennent pour que les migrants sans moyens aient plein accès aux structures hospitalières publiques, au même titre que les Marocains en situation d'indigence. A ce sujet, le Bureau politique est conscient de l'insuffisance des moyens mis à la disposition de notre système de santé  - insuffisance qu'il ne cesse de dénoncer à l'image des autres déficits dans d'autres services de base du pays – aussi presse-t-il les responsables marocains concernés d'agir  pour que les instances de l'Union européenne ainsi que le HCR et l'Organisation des migrations internationales prennent effectivement leur part dans la réponse aux besoins de base de cette population migrante, qui se trouve provisoirement dans notre pays dans l'attente d'un départ de plus en plus hypothétique vers l'Europe, alors que le Maroc ne dispose pas de moyens suffisants pour faire face aux besoins primaires d'une proportion importante de sa propre population.



 



Le Bureau politique du PSU continue de penser que la façon de traiter les migrants étrangers vivant au Maroc a des incidences directes et indirectes sur les migrants marocains installés à l'étranger, comme il estime que l'Etat de droit se construit aussi par la façon dont les populations en situation de précarité sont traitées. Dans ce sens, la responsabilité du gouvernement marocain est pleinement engagée pour que les citoyens de pays subsahariens transitant par le Maroc ou y vivant soient protégés dans leur vie et leurs droits.



 



 



Fait à Rabat le 24 décembre 2006

Publié par KJEMMAH à 18:08:46 dans Best Of | Commentaires (2) |

Des Marocains torturés en Libye | 25 décembre 2006

Des Marocains torturés en Libye




Des Marocains torturés en Libye


De retour au bercail, Mehdi et Kamal, deux jeunes Marocains emprisonnés en Libye racontent leur martyre. Un témoignage émouvant.


A peine a-t-il pris la parole, Mehdi Rajaâ Allah pousse un profond soupir. Le jeune homme âgé de 31 ans, qui s'exprimait lors d'une rencontre organisée mercredi 22 novembre à Casablanca par l'Association marocaine des amis et familles des victimes de l'immigration clandestine (AFVIC), a du mal à trouver les mots pour décrire l'horreur vécue durant son séjour dans la prison El Fellah à Tripoli, la capitale libyenne. « Ce sont mes amis de quartier qui m'ont encouragé à contacter un passeur en Libye, censé organiser la traversée vers l'île italienne de Lampedusa. Nous avons convenu de nous rencontrer à Tripoli », raconte-t-il d'emblée.


Toutefois, ce jeune natif de Khouribga a vu son voyage prendre fin à l'aéroport de la ville. « Je suis parti en mars 2005. A l'aéroport, les agents d'autorité m'ont arrêté injustement alors que j'avais mon passeport et mes papiers en règle. Ils m'ont tout confisqué », poursuit Mehdi avec tristesse. Accusé de vouloir émigrer clandestinement vers l'autre rive de la Méditerranée, il a été transféré vers la prison El Fellah, où seraient détenus des centaines de Marocains. Le jeune khouribgi a y vécu deux mois et demi de calvaire. « C'était l'enfer. Nous étions torturés physiquement et mentalement en même temps. Les conditions de vie sont inhumaines. On inflige des tortures féroces aussi bien aux hommes qu'aux femmes. Nous étions des centaines de personnes de différentes nationalités. Il y avait même des Chinois », se souvient-il avant d'ajouter : « On violait les femmes. On nous tabassait pour un oui ou un non. Le jour où l'un des tortionnaires est de mauvaise humeur, il choisit sa victime au hasard et lui fait passer un mauvais quart d'heure. Les geôliers ont arraché les ongles des pieds à certains. C'était horrible ».


Selon Mehdi, la situation des droits de l'Homme dans les autres prisons libyennes (Mesrata et Benghazi) serait plus dramatique.


Autre témoignage poignant, celui de Kamal Ghafi qui a également voulu tenter sa chance ailleurs. « J'ai rencontré une femme, Zahra, à Derb Soltane. Elle m'a dit que son mari peut m'assurer la traversée vers l'Italie à partir de la Libye. Je lui ai versé 2000 euros », se souvient le jeune Casablancais qui s'est ainsi engagé dans une aventure périlleuse, voire dramatique.


Après plusieurs jours passés dans une villa appartenant au couple, il a été transféré vers un autre endroit où sont entassés plusieurs centaines de candidats à l'immigration. « Il y avait des hommes et des femmes de toutes les couleurs et de toutes les nationalités. Tunisiens, Egyptiens, Maliens et autres. C'était dramatique. C'est indiscriptible », précise-t-il.


Son aventure se termine à la prison d'El Fellah, où il a passé un épouvantable séjour de 21 jours. « Après un maigre petit-déjeuner, nous étions forcés d'effectuer de durs travaux. Si par malheur quelqu'un protestait, on le tabassait jusqu'à l'évanouissement. Parfois, on nous affligeait d'autres tortures. Ils nous obligeaient à nous tenir debout pendant de longues heures sous un soleil de plomb », conclut-il. Ces cas ne sont pas isolés. Selon le président de l'AFVIC, Khalil Jemmah, « près de 1500 Marocains sont maintenus en détention dans des conditions inhumaines en Lybye ».


Si 700 personnes ont été libérées récemment, d'autres continuent à souffrir le martyre.


Des familles dont leurs enfants sont portés disparus, sont venus, mercredi dernier, témoigner de leur souffrance. Ils sont depuis plusieurs mois, voire des années en attente des nouvelles de leurs proches.


Les larmes aux yeux, Saâdi Fatéma n'a plus de nouvelles de son frère Mohamed depuis le mois d'août dernier. « Mon frère a quitté le territoire marocain le 24 juillet 2006. De temps en temps, il nous contactait de Libye. Son dernier appel date du 12 août dernier. Ce jour-là, il nous a dit qu'il allait franchir les frontières. Depuis, plus de nouvelles », raconte la jeune femme la gorge nouée d'angoisse. « Certains nous disent qu'il est mort, d'autres affirment qu'il est en détention dans une prison libyenne. Je veux juste savoir la vérité », poursuit-elle .


Autre marocain porté disparu, Abderrahim Khettab de Settat. Parti le 17 août dernier, ce jeune homme de 27 ans n'a pas donné signe de vie. Face à cette situation tragique, l'Association marocaine des amis et familles des victimes de l'immigration clandestine appelle les autorités marocaines à assumer leur responsabilité pour "préserver la dignité de ces victimes".


Aujourd'hui Le Maroc - Khadija Skalli

Publié par KJEMMAH à 18:05:56 dans News | Commentaires (4) |

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Khalil JEMMAH

Fondateur AFVIC

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