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Migration

Ce n'est pas en forçant les cigognes à quitter leurs nids qu'ils bloqueront l'arrivée du printemps.

carte bleue | 27 septembre 2007

Une « carte bleue » européenne pour attirer les immigrés qualifiés ?
Immigration - 26-09-2007 - 12:42
 
Portraits de Javier Moreno Sanchez et Lilli Gruber
La carte bleue ? "Un bon premier pas", selon les deux députés interrogés
Ouvrir les portes de l'Union aux immigrés qualifiés : telle pourrait être la solution aux problèmes démographiques d'une Europe vieillissante. Le Commissaire européen Franco Frattini a récemment proposé d'introduire une « carte bleue » européenne, sur le modèle de la carte verte américaine. Objectif : faire concurrence aux Etats-Unis, qui attirent la majorité des personnes qualifiées des pays tiers. Est-ce une bonne idée ? Deux députés qui travaillent sur les questions d'immigration répondent.

L'Europe vieillit. Les projections indiquent qu'en 2050, un tiers des européens aura plus de 65 ans. Pour payer la retraite de chaque européen retiré de la vie active, il faudra deux travailleurs -contre quatre aujourd'hui.
 
Comment anticiper ce phénomène, alors que la population est à la baisse ? « Le défi est d'attirer les travailleurs nécessaires pour faire face à des pénuries spécifiques », a répondu Franco Frattini, vice-président de la Commission chargé de la justice, de la liberté et de la sécurité, dans un discours à Lisbonne, le 13 septembre dernier. Pas moins de 20 millions d'immigrés qualifiés seraient nécessaires pour répondre aux besoins.
 
Une carte bleue pour attirer les immigrés qualifiés
 
Or, l'Europe en est loin. Selon les statistiques données par le Commissaire européen, 55% des immigrés titulaires d'un diplôme universitaire choisissent de résider aux Etats-Unis -seuls 5% choisissent l'Europe. Au contraire, l'Europe accueille 85 % de ceux qui n'ont pas fait d'études supérieures. Pour faire concurrence aux Etats-Unis, l'UE cherche donc de nouvelles méthodes. Comme par exemple offrir un permis de séjour aux travailleurs qualifiés, sur le modèle de la carte verte américaine.
 
La « carte bleue européenne » serait ainsi accordée pour une période initiale de deux ans et donnerait aux immigrants le droit de travailler dans un Etat membre. Après cette période initiale, ils pourraient aller travailler, dans certaines conditions, dans un autre Etat européen -ce qui reste difficile actuellement. Ils pourraient enfin accumuler ces différentes périodes de séjour pour obtenir le statut de résident de longue durée.
 
Ces travailleurs qualifiés bénéficieraient par ailleurs des mêmes droits -conditions de travail, sécurité sociale- que les européens.
 
« Un premier pas dans la bonne direction », pour les députés européens
 
La députée italienne Lilli Gruber (PSE) est l'auteur d'un rapport sur l'immigration légale, débattu mercredi en plénière. Elle juge que la proposition de « carte bleue » est un « premier pas dans la bonne direction, même s'il demeure timide ». Si la préférence communautaire reste appliquée dans de larges secteurs de l'économie, «  il est indiscutable qu'il existe une demande de compétences spécifiques - variable d'un pays à l'autre- qui ne rencontre pas d'offres adéquates à l'intérieur de l'UE. Dans ces cas, il est normal d'ouvrir les portes de l'Europe », estime-t-elle.
 
Même opinion chez le député espagnol Javier Moreno Sanchez, qui voit dans cette proposition un moyen de contrer l'immigration clandestine et le trafic d'êtres humains. Il est l'auteur d'un rapport sur la politique de lutte contre l'immigration illégale. Mais pour lui, cette carte n'est qu'un premier pas : « avec cette carte, on se concentre sur les travailleurs qualifiés. Mais il faudra aussi établir un statut commun pour le reste des travailleurs immigrés, dont nous avons autant besoin, tant d'un point de vue démographique qu'économique ».
 
Le dilemme de la fuite des cerveaux 
 
Mais une Europe qui attire les personnes qualifiées des pays tiers n'est-elle pas une Europe qui favorise la fuite des cerveaux, dans des pays qui ont besoin de leurs élites ? Pour Lilli Gruber, l'Europe devra faire attention « à ne pas piller les réservoirs de talents de pays qui en ont besoin, sans rien offrir en échange ». Il faudra donc soutenir les démocraties et les économies fragiles de ces pays.
 
Pour Javier Moreno Sanchez également, des mesures devront empêcher la fuite des cerveaux. La promotion de la « migration circulaire » est, selon lui, un bon exemple : elle « permet de former les travailleurs qualifiés et de leur offrir des aides au rapatriement », pour qu'ils puissent faire profiter de leurs expériences les citoyens de leur pays d'origine.
 
Approfondir le débat : discussions sur l'immigration, mercredi 26 septembre
 
Le Commissaire Frattini doit donner des précisions sur le projet de carte bleue européenne, mercredi matin dans l'hémicycle. Les rapports de Lilli Gruber et Javier Moreno Sanchez seront également débattus. 

Publié par KJEMMAH à 02:37:54 dans News | Commentaires (2) |

Associação Solidariedade Imigrante, | 26 septembre 2007

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Le déroulement au Portugal du deuxième sommet Europe/Afrique des chefs d'Etats, prévu pour les 8 et 9 décembre, est une opportunité unique de mettre à l'ordre du jour les débats sur le système de relation inégal qui s'est développé entre ces 2 blocs continentaux.

C'est un moment important pour mettre en débat, entre les opinions publiques portugaises, européennes et africaines, un ensemble de questions autour de ces relations: les accords de partenariat économique et le risque de déstabilisation d'économies déjà fragiles, l'extorsion des richesses et des ressources naturelles et la fragilisation de l'autonomie alimentaire; la situation des femmes africaines; l'absence de respect des droits de l'Homme et de la liberté d'expression; l'indifférence internationale face à des situations de guerre ou de génocide; ou encore les politiques migratoires restrictives, attentatoires aux droits de l'Homme. Pour une base de proposition alternative, nous pensons qu'il est fondamental que les relations entre les deux continents soit basées sur des logiques de solidarité et pas de dépendance.

Dans ce contexte l'association Solidariedade Imigrante s'est jointe à un ensemble d'organisations pour échanger des idées, partager des expériences et mobiliser les volontés pour proposer un agenda alternatif au processus de préparation du sommet porté par la présidence portugaise de l'Union Européenne.

Le réseau compte déjà la participation de 13 ONG nationales (Antenne portugaise de l'ARFJN, Attac Portugal, Casa do Brasil, le Centre culturel africain, CGTP, CIDAC, "Desafio Miqueias", la fondation Gonçalo da Silveira, GAIA, la ligue pour la protection de la nature, Oikos, "Roda inteira", Solidarité immigrés, et, futurement, SOS-Racismo) qui souhaitent organiser un ensemble d'initiatives pour marquer le débat sur les relations Europe-Afrique.

Les prochaines initiatives sont prévues pour les 26 et 27 septembre dans le cadre de la campagne globale contre les AEP en articulation avec les réseaux internationaux Stop Epa's et Epa's2007 ( www.epa2007.org).
 
Pour répondre au besoin de la réalisation d'une action qui mobilise les organisations et mouvements sociaux, européens et africains, les 8 et 9 décembre, et prenant en compte les difficultés inhérentes à l'organisation d'un tel évènement, un groupe de travail a été mis sur pied pour analyser les conditions concrètes de sa réalisation et proposer un programme pour ces dates. Ce groupe de travail est formé par des représentants d'Attac Portugal, du Centre culturel Africain, de Oikos et de Solidarité Immigré. Il réalisera un état des lieux des possibles appuis et soutiens à l'initiative (au niveau national et international) et des ressources humaines et financières qui seront nécessaire et disponibles pour la réalisation de la rencontre.

Le groupe de travail élaborera également un programme d'action qui reste à définir. Il y a 2 propositions possibles aujourd'hui sur la table :
- un programme de 3 jours : le 7 (action culturelle en fin d'après midi et soirée du vendredi), le 8 (matin : débats et ateliers, après-midi : 2 débats autour de 2 thèmes centraux), le 9 (matin : réunion des réseaux et mouvements, après-midi : action)
- un programme d'un seul jour, le 8 (débats thématiques tout au long de la journée et en soirée concert et évènement culturel).


En conséquence l'association Solidariedad Imigrante lance un appel à votre organisation pour soutenir le réseau et sollicite des informations sur :
- vos disponibilités pour appuyer l'initiative, en terme de ressources humaines (bénévoles ou non) et en termes financiers.
- Des propositions d'initiatives à organiser d'ici décembre et pendant la rencontre;
- outres maniéres de participation.
N'hésitez pas à faire passer cet appel dans vos réseaux.

Nous faisons appel également à votre participation pour l'initiative des 27 décembre, dans le cadre de la campagne globale contre les AEP.


Associação Solidariedade Imigrante,

Rita Silva

Publié par KJEMMAH à 19:17:37 dans Communiqués Ongs | Commentaires (0) |

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