Cabinda (Angola), 28/04 - Un colloque sous le thème "l`immigration clandestine-un phénomène, quelles conséquences pour l`avenir du pays" se déroule depuis le 26 avril dernier dans le cadre du programme des activités de la journée nationale du ministère public en Angola.
La rencontre qui a pour orateur, le procureur local, Pascoal António Joaquim, est destinée aux agents des services de migration et de l`ordre public, aux officiers supérieurs et soldats ainsi qu`aux responsables consulaires accrédités dans la région de Cabinda, notamment ceux de la République du Congo-Brazzaville et de la RDCongo.
Au début du forum, mardi dernier, Pascoal Joaquim a abordé les divers thèmes, notamment le ministère public, l`activité durant la période de guerre, les trois années de paix, les perspectives ainsi que le phénomène religieux et ses implications.
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Il y a au Maroc près de 7000 étudiants -recensés- originaires d'Afrique sub-saharienne. Boursiers de l'Agence Marocaine de Coopération Internationale, ils sont originaires de 70 pays du continent, et poursuivent des cursus dans différentes disciplines (médecine, droit, tourisme, etc) à travers les établissement d'enseignement public du Royaume.
Quel est leur quotidien ? Pourquoi ont-ils choisi le Maroc pour poursuivre des études supérieures ?
Tahqiq lève le voile sur la vie des étudiants africains dans le Royaume, jeudi à 22h10.
A Rabat, Marrakech et Agadir, l'équipe de Tahqiq a enquêté sur la situation des étudiants originaires d'Afrique sub-saharienne au Maroc. Mohamed Khatam est parti à la rencontre de certaines figures de ce microcosme, et les a accompagné dans leur vie de tous les jours pour apporter un témoignage vrai, fort, sur le quotidien de ces étudiants venus, parfois, accomplir un rêve dans notre pays, et, souvent, se projeter dans l'avenir à partir de notre patrie.
Pourquoi le Maroc est-il devenu la destination privilégiée, après l'Europe, pour les étudiants d'Afrique sub-saharienne ?
Y a-t-il des difficultés d'intégration de ces étudiants dans la société marocaine, une société vivant dans le même espace géographique et partageant les mêmes références historiques que leur pays d'origine ?
Des questions, parmi d'autres aussi importantes, auxquelles Tahqiq essaiera de donner une réponse, jeudi 28 avril 2005 à 22h10.
A.B
Publié par KJEMMAH à 00:48:39 dans Rendez vous | Commentaires (0) | Permaliens
Le figaro 28 avril 2005 Londres : Envoyé spécial Renaud Girard
Les conditions d'accueil des étrangers sont devenues le principal cheval de bataille de la formation dirigée par Michael Howard
Ce dimanche après-midi de campagne électorale, la circulation est à moitié paralysée sur Whitehall, l'avenue qui traverse le quartier des grands ministères. Autour du Cénotaphe (le monument consacré aux soldats britanniques morts au champ d'honneur), et en face de la haute grille qui barre l'accès à Downing Street (le bureau et la résidence du premier ministre de Sa Majesté), se tient une manifestation de quelques centaines d'Arméniens fustigeant l'indifférence de Tony Blair et de Jack Straw (le secrétaire au Foreign Office) envers le refus du gouvernement turc actuel de reconnaître le génocide de 1915. Des policiers placides forment un cordon autour des manifestants. Sur le trottoir d'en face, un millier de personnes semblent se presser au spectacle. Ils ont tous la peau très brune, celle des Indiens du sud. En fait, ce sont des Tamouls du Sri-Lanka, qui attendent tous sagement, sous la pluie, leur tour de manifester. Ce sont des demandeurs d'asile qui réclament le droit de rester au Royaume-Uni, redoutant que le gouvernement reclasse l'île de Ceylan parmi les pays normaux et démocratiques, où l'on ne peut plus invoquer aucune persécution politique. Ce dimanche, l'immigration d'avant-hier (l'après-Première Guerre mondiale) est rejointe par celle liée aux conflits d'aujourd'hui du tiers-monde.
L'immigration domine la campagne électorale des élections générales du 5 mai. Dans un pays où les Partis travailliste et conservateur s'accordent sur les vertus du modèle économique libéral, la politique d'immigration est devenue le principal cheval de bataille du Parti de Margaret Thatcher, aujourd'hui dirigé par son ancien ministre de l'Intérieur Michael Howard. Les conservateurs reprochent à Tony Blair de n'avoir rien fait, au cours de ses huit années au pouvoir, pour arrêter le flot de l'immigration clandestine. 150 000 étrangers entrent chaque année au Royaume-Uni, pour la plupart illégalement. Les conservateurs promettent d'instaurer une politique plus stricte, fondée sur un système de quotas, inspiré du modèle australien .
Le meilleur défenseur de ce programme dans le royaume est sans doute Shahagir Faruk, 56 ans, le candidat conservateur pour Bethnal Green, circonscription populaire de l'East End, où la population musulmane immigrée est de loin majoritaire. M. Faruk tient sa permanence sur Brick Lane, quartier qui était jadis celui des immigrés juifs misérables d'Europe centrale et qu'on appelle maintenant la petite Dacca, parce que la plupart de ses résidents sont originaires du Bangladesh. La rue sent aujourd'hui le tandoori ; les femmes, la plupart voilées, portent le sari ; les boutiques crachent de la musique de film indienne ; des adolescents, le bonnet de prière sur la tête, se chamaillent gaiement dans un sabir d'anglais cokney et de bengali. Le plus étonnant est qu'on se trouve ici à moins d'un quart d'heure de marche de la City, le coeur financier de l'Europe.
Entouré des membres de son équipe de campagne tous à la peau brune à l'exception d'un bibliothécaire à la retraite qui ressemble à une caricature du Major Thomson, M. Faruk raconte fièrement son parcours. Arrivé du Bangladesh en 1973, il a monté, pendant l'ère Thatcher, une prospère agence d'emploi et de formation permanente privée. «J'ai rejoint le Parti conservateur parce que je partage ses valeurs centrées sur le travail, la liberté d'entreprendre, la famille, le respect des anciens», affirme-t-il, en ajustant sa cravate pourpre sur son costume bleu marine impeccable. «Et puis, comme moi, les conservateurs sont des croyants, fiers de la religion de leurs pères, qui pratiquent régulièrement leur culte.» M. Faruk est, lui, bien sûr, un pieux musulman.
Le programme de son Parti, qualifié d'«anti-immigration» par la gauche, ne le trouble pas le moins du monde. «Nous les Britanniques, récents comme anciens, nous sommes attachés à la cohésion sociale de notre pays. Regardez les listes d'attente qu'il y a, dans ce quartier, pour les logements sociaux. L'immigration débridée menace le bon fonctionnement des services publics. Ce n'est pas une question de culture. Le manifeste du Parti conservateur souligne lui-même la richesse culturelle du pays engendrée par les immigrés», explique M. Faruk dans son anglais syntaxiquement parfait, presque désuet, en dépit d'un accent indien à couper au couteau. A l'évidence, M. Faruk incarne le succès du modèle multiculturel d'intégration britannique.
Aux dernières élections, M. Faruk a recueilli en tout 10 000 voix, soit 9 000 voix de moins que la candidate élue du Parti travailliste, Oona King, une métisse, fille d'un activiste noir américain et d'une intellectuelle juive de l'East End. La principale menace pesant sur la réélection de Mme King ne vient pas de sa droite, mais de sa gauche. Se présente en effet contre elle un tribun écossais de gauche, transfuge du Parti travailliste. George Galloway fait fureur dans ce quartier avec un programme fustigeant la «guerre impérialiste» de Tony Blair en Irak, réclamant l'abolition de la législation antiterroriste «islamophobe» adoptée par Westminster après les attentats du 11 septembre, et exigeant le rétablissement des prérogatives des syndicats ouvriers abolies par Margaret Thatcher. George Galloway a fondé un Parti qu'il a appelé Respect, qui est arrivé en tête dans plusieurs circonscriptions populaires de l'East End lors des élections européennes de 2004.
La guerre civile qui fait rage au sein de la gauche dans ce bastion traditionnel du Parti travailliste risque paradoxalement de faire entrer le conservateur Faruk à la Chambre des Communes, en raison du mode de scrutin très Particulier du Royaume-Uni (scrutin uninominal à un seul tour).
Mais le choix du Parti conservateur de centrer sa campagne nationale sur le contrôle de l'immigration n'a pas porté ses fruits au-delà des bastions conservateurs traditionnels que sont les quartiers bourgeois et la campagne anglaise (où n'habite pratiquement aucun immigré). Au contraire, cela n'a fait que remobiliser les électeurs de gauche autour du Parti travailliste.
Le manifeste électoral du New Labour de Tony Blair comporte en effet lui-même une série de mesures pratiques pour endiguer l'immigration illégale : établissement de cartes d'identité obligatoires, politique de recrutement légal d'immigrés qualifiés et anglophones, etc. Dans un pays où il n'y a pratiquement pas de chômage, les accusations de laxisme en matière d'immigration adressées au premier ministre par le Parti conservateur sont donc tombées à plat. Au cours des deux dernières semaines, le Parti travailliste est monté jusqu'à 40% d'intentions de vote dans les sondages, alors que les conservateurs régressaient à 30%, devant le Parti libéral démocrate. En raison de son opposition déclarée et ancienne à la guerre d'Irak, la formation marginale de Charles Kennedy est montée jusqu'à 22%.
Conscient de l'échec de sa stratégie originelle, Michael Howard, le leader des Tories, est en train d'en changer. Il place désormais, dans ses discours, le thème de l'immigration en seconde position, derrière celui du «manque de sincérité» du premier ministre, accusé d'avoir menti pour convaincre le Parlement de voter la Participation des forces britanniques à la guerre d'Irak. Il n'est pas sûr que ce changement tardif de tactique puisse marcher, dans la mesure où le Parti conservateur s'est lui-même toujours montré aussi pro américain que le New Labour.
Publié par KJEMMAH à 00:21:09 dans Entretien Khalil JEMMAH | Commentaires (0) | Permaliens
Source Migreurop
journées d'étude et de mobilisation 20-21 juin 2005,
Séville.
Depuis sa création en 2002, le réseau Migreurop
dénonce les logiques tant nationales qu'européennes
qui font de l'enfermement et de l'assignation à
résidence des étrangers et des demandeurs d'asile un
outil essentiel des politiques dites de contrôle des
flux migratoires de l'Union européenne. Le travail
initié lors de rencontres organisées au Parlement
européen en février et en juin 2003, et poursuivi
depuis, a permis de cerner mieux cette réalité,
notamment par la réalisation d'une carte des « camps
d'étrangers en Europe », réactualisée en juillet 2004.
La pluralité des lieux d'enfermement des étrangers
ainsi mise en évidence a conduit le réseau à
s'intéresser au phénomène des regroupements informels
d'étrangers aux portes de l'Europe. Les politiques de
coopération policière conduisent en effet l'UE à
sous-traiter la surveillance de ces mouvements à des
Etats limitrophes, qui ont charge d'interrompre à tout
prix le voyage d'exilés parvenus près de ses
frontières. Ceux-ci se trouvent alors pris dans des
nasses, cantonnés de longs mois dans la clandestinité
et la misère, à l'image des migrants subsahariens se
cachant dans certaines forêts marocaines en attendant
de tenter de pénétrer en Espagne.
C'est cette logique de coopération avec des
Etats-tampons que le réseau Migreurop a tenté
d'analyser en juillet 2004 lors du séminaire qu'il a
organisé pendant les rencontres antiracistes de Cecina
(Italie). Ces journées ont réuni chercheurs et
militants d'Europe et de la rive sud de la
Méditerranée pour réfléchir aux modalités d'actions
communes contre cette politique meurtrière de l'UE
qui, en surarmant les polices d'Etats partenaires et
en militarisant les frontières, conduit chaque année
des milliers de migrants à prendre tous les risques,
parfois jusqu'à la mort, pour échapper à la traque
dont ils sont l'objet.
Dès le mois d'août 2004, différentes déclarations et
initiatives de dirigeants européens venaient confirmer
ces analyses. En se disant favorables à la création de
camps de demandeurs d'asile en Afrique du nord, les
ministres de l'intérieur italien et allemand
poussaient à bout la logique d'externalisation des
politiques de l'UE à l'égard des migrants. Afin de
choisir et trier les étrangers autorisés à entrer en
Europe, ils proposaient de déléguer à des pays tels
que la Libye, la Tunisie et le Maroc le contrôle et la
rétention des migrants et des demandeurs d'asile en
transit sur leurs territoires, cela au mépris des
obligations internationales de l'UE, notamment vis à
vis des réfugiés.
Contre ces projets, et contre la banalisation du camp
comme outil de la politique européenne en matière
d'asile et d'immigration, le réseau Migreurop a lancé
au mois d'octobre 2004 l'Appel contre les camps aux
frontières de l'Europe. Signé par des centaines de
parlementaires, des ONG et des particuliers de
différents pays, cet appel n'est sans doute pas
étranger au report des projets de l'UE dans ce
domaine. La menace n'en demeure pas moins vivace, avec
le programme de La Haye qui, dans sa définition des
orientations de l'UE à l'horizon 2010, consacre un
volet important à la « dimension externe de la
politique d'asile et d'immigration ». Dimension
externe déjà bien engagée dans le cadre de la
politique de coopération et de voisinage que l'Europe
met en place, qui pousse les pays partenaires à
collaborer activement à la protection de ses propres
frontières, quel qu'en soit le prix pour les migrants
qui tentent de les franchir.
A l'heure où les frontières entre l'Espagne et le
Maroc (le détroit de Gibraltar, mais aussi les limites
des enclaves de Ceuta et Melilla en terre marocaine)
sont plus que jamais le symbole funeste des politiques
meurtrières de l'UE, Migreurop vous invite le 20 et 21
juin à Séville pour de nouvelles journées de travail
et de mobilisation contre les politiques
communautaires en matière de sous-traitance du
contrôle de ses frontières externes. Face à
l'importance de ces enjeux, ces journées devront aussi
être l'occasion de penser à un élargissement et une
structuration du réseau afin d'engager de nouvelles
mobilisations contre l'enfermement et les violences
faites aux migrants.
Contact pour le journées du 20 et 21 Juin 2005
Sara: bringadeira@yahoo.it
migreurop : www.migreurop.org
Publié par KJEMMAH à 23:54:36 dans Rendez vous | Commentaires (0) | Permaliens
Le ministre de l'Intérieur, Al Mostapha Sahel, a indiqué, mercredi à Rabat, qu'il a été procédé en 2004 au démantèlement de plus de 425 réseaux spécialisés dans l'émigration clandestine, soit une augmentation de 60% par rapport à l'année 2003. Sahel qui répondait à une question orale à la Chambre des représentants sur "la lutte contre l'émigration clandestine", a ajouté qu'au cours de la même période, il a été procédé à "l'arrestation de 26.000 émigrés clandestins, dont 9.000 Marocains et 17.000 étrangers en majorité des pays subsahariens". Le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'au cours des trois premiers mois de l'année 2005, quelque 7.600 candidats à l'émigration clandestine, dont 6.000 subsahariens, ont été arrêtés, ajoutant que "ces opérations ont été menées conformément au procédures fixées dans la loi 02-03 relative à l'entrée et au séjour des étrangers". Sahel a également rappelé la mise en place d'une stratégie et la prise de mesures efficientes da! ns la lutte contre ce phénomène en resserrant l'étau autour des réseaux spécialisés dans l'immigration clandestine, évoquant à ce sujet l'équipement des plages et des frontières de moyens de détection et de surveillance et le renforcement des ressources humaines chargées de cette mission.
Synt de L'Economiste/Map - Jeudi 28 avril - 10h07
Publié par KJEMMAH à 23:23:24 dans Entretien Khalil JEMMAH | Commentaires (0) | Permaliens
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