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Un jour qu’il faisait chaud, trois voyageurs se rencontrèrent près d’une source d’eau claire et glacée. Cette source jaillissait hors de la terre au bord de la grande route. Elle était entourée d’arbres, encadrée d’une herbe épaisse. Ses eaux, pures comme des larmes, étaient recueillies dans un bassin creusé dans la pierre d’où le trop-plein débordait pour former un ruisseau qui, rapide, courait à travers un pré.
Les voyageurs reprirent haleine, à l’ombre, près de la source dont ils burent les eaux. Juste au-dessus d’elle une pierre était dressée, sur laquelle ces mots étaient écrits :
Que cette source soit ton modèle !
Les voyageurs ayant lu l’inscription, se demandèrent quel pouvait bien en être le sens.
L’un d’eux, un marchand évidemment, dit :
– C’est là un bon conseil. La source coule sans arrêt, elle va loin, elle recueille l’eau d’autres sources, elle devient une grande rivière. L’homme doit, comme elle, s’occuper sans cesse de ses affaires; s’il le fait, il ne connaîtra que les succès et amassera beaucoup de richesses.
Le second voyageur était un jeune homme.
– Non, dit-il. Selon moi, l’inscription signifie que l’homme doit garder son coeur des mauvaises pensées et des désirs mauvais, afin de le conserver aussi pur que l’eau de cette source. Telle qu’elle est, son eau, à ceux qui, comme nous, se reposent auprès d’elle, donne de la joie et leur rend des forces. Tandis que ce ruisseau pourrait bien parcourir toute la terre, si son eau était trouble et sale, quel service rendrait-il et qui s’y désaltérerait ?
Le troisième voyageur, un vieillard, sourit et dit :
– Ce jeune homme a dit vrai. Et voici la leçon que nous trouvons ici : à qui a soif, la source est toujours prête à donner son eau pour rien; elle dit à l’homme : fais du bien à tous, que tes dons soient gratuits et n’attends en retour ni reconnaissance, ni récompense.
Publié par jeannepaponet à 13:32:17 dans Chemins de Terre.... | Commentaires (0) | Permaliens
RÊVE DE VIEC'était un galvaudeux
Nourrissant avec flamme
Une kyrielle de songes creux.
Pourtant il avait une belle âme !
Le temps malgré ses griffures
N'entamait pas ses illusions
Sur ses rêves de vie .
Il allait sans faire allusion
Aux multiples blessures
Infligées par l'overdose
De ses maladresses
Envers lui-même
et les autres.
Il en avait sa dose
Malgré la tendresse
Qu'il leur portait aux autres !
Il voulait tout simplement
Oui il voulait qu'on l'aime
Il demandait pas d'serment
C'était son rêve de vie
A ce pauvre galvaudeuxJeanne Chanteplume
extrait de son recueil (La Vie à l'envers)
Publié par jeannepaponet à 17:58:54 dans Chemins de Terre.... | Commentaires (7) | Permaliens
Publié par jeannepaponet à 18:22:57 dans Chemins de Terre.... | Commentaires (6) | Permaliens
Publié par jeannepaponet à 17:52:22 dans Chemins de Terre.... | Commentaires (4) | Permaliens
PAS POUR TOUJOURS.. " Pas pour toujours sur Terre
Non , rien qu'un peu de temps..
Bien qu'elle soit de jade , elle se brise
Bien qu'elle soit d'or , elle se rompt
Bien qu'elle soit plumage de quetzal
Elle se déchire.....
Pas pour toujours sur Terre
Non rien qu'un peu de temps
Il suffit de laisser
Des chants
Il suffit de laisser
Des fleurs
Il suffit de laisser
Des mouvements cosmiques
Sur la Terre !"
Poésie Nahuati
La Terre est en souffrance , elle a besoin d'attention et de pieds qui la caressent , des Danseurs qui lui offrent leurs énergies et pansent ses blessures !Les Danses Aztèques illustrent les mouvements du Cosmos : elles sont un hymne à la Vie , à la Mort , à la Nature , aux Eléments qui nous entourent !
Guillermo Suarez ....danseur mexicain d'origine Aztèque
Illustration Reproduction par mes soins de la jacquette de la cassette "Instant de vie" filmée par des productions Debowska .....mon ami..Konstanty Udala.
Chanteplume
Publié par jeannepaponet à 17:48:49 dans Chemins de Terre.... | Commentaires (3) | Permaliens
On ne m'a souvent nourrie que du langage des fleurs
Et des sentiments jaunis au petit courrier du cœur
On ne m'a donné aussi,
Pour me battre dans la vie,
Qu'une idée, qu'un passe-temps, me trouver un bon mari
Et lui faire des enfants.
Mais un matin de grand soleil
J'ai pris la route des torrents
J'ai bu l'eau forte du réveil
Loin des prisons de trop longtemps.
Car j'ai la chance d'être femme
Et je sais le chemin de l'amour
Car j'ai la chance d'être femme
Et je veux le crier au grand jour.
On m'a défendu longtemps les fontaines du plaisir
On m'a priée trop souvent de me taire et d'obéit
Et j'ai dormi deux mille ans,
Sous les feuilles, au bois dormant,
Où l'on garde, sans rougir, l'habitude et le talent
île ne pas trop réfléchir.
Car j'ai la chance d'être femme...
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