Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
J'ai avalé mon café de travers ce matin, quand j'ai lu sur le site du Devoir ce titre : Nouvelle salle de l'OSM: le budget du PPP explose. Pourquoi donc ce matin, il y a bien eu d'autres projets similaires de ce type, en partenariat public-privé (PPP), dont les coûts ont grimpés durant les travaux? En fait, c'est justement cette constante : les coûts augmentent systématiquement, lorsqu'il s'agit d'un projet de construction en PPP! Ça devient une habitude plutôt chère à assumer...
Dès 2004, la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, une dogmatique de l'économisme néolibéral, vantait les possibilités d'économie et l'efficacité accrue de ce type de projets. L'État, selon elle, n'avait pas à s'impliquer autant dans l'élaboration et la construction de ses infrastructures, l'implication du secteur privé allait permettre de réduire les coûts et hausser l'efficacité des travaux et de l'entretien de ces infrastructures. On a donc fondé en grande pompe l'Agence des partenariats publics-privés, cette machine de guerre contre les dépassements de coût et l'inefficacité. Cette agence produit depuis ce jour les contrats spécifiques aux projets dont le cabinet de la ministre ont désignés comme étant digne d'un PPP.
Derrière ces bonnes intentions, madame Jérôme-Forget a dissimulé son leitmotiv idéologique. Pour elle, le secteur privé est toujours plus efficace que le secteur public dans la gestion d'une structure, de par son souci de fructifier son profit. Une entreprise privée met donc tout en œuvre, par logique, afin d'obtenir le maximum de son investissement. Ce préjugé tenace, c'est un des piliers de la pensée néolibérale, dont la ministre s'est fait depuis longtemps l'apôtre. On peut acquiescer comme allant de soi, si on s'en tien à la théorie. Dans la pratique, c'est une toute autre histoire.
Il faut savoir que les PPP sont des projets à très long terme. Les contrats sont de durée allant même jusqu'à cent ans, sont souvent très volumineux et contiennent une foule de détails dont nous avons rarement une idée de ce qu'ils sont. Ces contrats de PPP, bien qu'ils soient liés avec l'État, sont peu disponibles pour une lecture publique et sont constitués dans un vocabulaire très technique, donc très peu accessible. Par exemple, le contrat du PPP pour l'entretien du métro de Londres (R-U) est constitué de milliers de pages. Un contrat aussi important et complexe, peu connu dans le détail par le public, a permis une séries de désaccords qui se sont retrouvés devant les tribunaux, engendrant ainsi des coûts additionnels. Dans ce contexte, la population londonienne est en droit de savoir les raisons pour laquelle l'entreprise Metronet conteste autant de clauses mal interprétées selon elle. Elle est plutôt laissée dans l'ignorance, au nom du principe de l'inviolabilité du secret commercial. Cette même entreprise, un consortium créé pour l'occasion et pourtant la meilleure soumissionnaire, semble incapable de remplir ses obligation et doit constamment s'appuyer sur l'État pour lui garantir une certaine viabilité. Le pari idéologique des idéologues néolibéraux, à la base du projet, en prend ainsi pour son rhume.
Apprendre ce matin que la fameuse salle de l'OSM ne va pas coûter 105 millions de dollars comme prévu par le Premier ministre Charest, mais bien 266 millions, il y a de quoi s'étouffer. Dans mon cas, je devrais peut être me réjouir, c'est une preuve indéniable de l'inanité des espoirs envers ces PPP. Comment peut-on se cramponner à un certain montant de dépense prévu, puis avouer candidement que ça va coûter plus du double, pour permettre à un orchestre symphonique de jouer dans une salle digne de sa réputation? L'aveuglement idéologique de la ministre et ses fonctionnaires de l'Agence des PPP ne peut que confirmer le ridicule de la situation. Je me demande bien comment elle va s'y prendre, pour nous expliquer le retournement du principe même de l'adoption des PPP, soit celui de l'économie et de l'efficacité. Pour ces millions de dollars perdus dans les poches des partenaires du privé, on peut imaginer les pirouette qu'elle va utiliser...
Loin de mon ancienne région, j'ai regardé quelques moments des festivités, sur Internet comme à la télé. Ça m'a agacé, pour ne pas dire emmerdé. Puis je suis tombé sur ce texte de Jean-Simon Gagné, qui en a vu davantage mais a confirmé certains trucs que j'ai observé. Des discours pompeux, des militaires qui n'ont pas d'affaires là, un double-standard dans les célébrations (une fête pour les riches, une fête pour les autres...), des références historiques tronquées, de la récupération politique... Encore une fois, je suis bien content de ne plus appartenir à cette région. Je me sens gêné pour les gens de Québec : ça aurait pu être une belle fête populaire, on en a fait un tarabiscotage de protocole et une vitrine pour les vues du gouvernement canadien. Je ne suis pas près de l'oublier, l'imposition de cette parade militaire et tant mieux si les soldats se sont fait huer par des manifestants, ce n'est pas tout le monde qui est dupe de la mission « humanitaire » en Afghanistan. Qu'ils l'avouent donc, à Ottawa, le tracé du grand projet pétrolier doit passer par Kandahar...

Une des dignitaires obligées de se tenir sous la flotte, la gouverneure-générale Mikaël Jean, s'est employée dans son discours à faire des raccourcis historiques pour gommer la division perpétuelle entre le Québec et le Canada. Encore un peu et elle va faire croire que la France a simplement laissé sa colonie aux Anglais, parce qu'ils lui ont demandé. Elle qui se prend désormais pour Élizabeth II en est rendue à imiter jusqu'à son insignifiance et ses façons guindées de salut la foule. Si au moins elle s'en tenait à cela, mais non! Elle a décidé que son rôle est désormais politique. J'espère que ça la rattrapera, cette usurpation de fonction.
...je vais souligner un anniversaire, pas vraiment le mien, je suis né un 9 juillet. Je garde la surprise...

Publié par oktobre7 à 20:38:05 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Ce matin, ce sont les avertissements sonores d'un camion qui m'ont réveillé. Je me suis couché un peu tard et gris, je suis allé voir le show de Public Enemy au Métropolis... En vérifiant dans ma rue, lorsque j'ai ouvert les « stores », il s'agissait du véhicule d'une entreprise de déménagement. Ça m'a aussitôt rappelé que nous sommes le 1er juillet. Ce que je n'ai pas vu sur les balcons de ma rue, ce sont des drapeaux unifoliés rouge et blanc. Ça aurait été une bonne indication de la journée mais dans mon quartier, c'est plutôt rare. Je suis quand même dans l'extrémité est d'Hochelaga-Maisonneuve. La fête du Canada, comme partout au Québec, c'est une journée de congé, rien de plus. Tout le contraire à l'ouest de l'île, dans les secteurs et municipalités avec de fortes concentrations d'anglophones ou d'allophones tendant vers l'anglicisation. Et puis oui, je travaille aujourd'hui, le Festival de Jazz exige que je sois là au poste, même si les messagers et les facteurs sont en congé.
Pour l'avoir vu lors d'une randonnée en vélo un 1er juillet, ça se fête beaucoup chez les Anglais, mais ça n'a rien à voir avec la Saint-Jean-Baptiste, la fête nationale du Québec. Oui, on peut voir quelques spectacles mais en général, on se retrouve dans des fêtes de quartiers bien tranquilles, avec des gens bien élevés et propres sur leur personne. Des monsieurs et des madames qui jouent au boulingrin, habillés en rouge et blanc. Des fanfares de militaires, des cadets en uniformes et des anciens combattants avec leur béret et leurs médailles. Des membres de communautés culturelles qui se font des grosses bouffes entre eux dans les parcs, parce que dans le fond, ils profitent du congé mais ne le passent pas à déménager. Des membres de clubs sociaux complètement inconnus dans le reste du Québec, qui arborent des chapeaux bizarres et chantent des cantiques. J'ai bien vu quelques bières se faire boire dans les parcs longeant le boulevard Lakeshore, mais ça n'a aucune mesure avec les partys de bières et hot-dogs que je connais, dans mon secteur. Et pour ce que j'en sais, ça ne se termine pas tard.
C'est précisément cette journée et ces événements qui me maintiennent dans mes convictions indépendantistes. Je n'ai aucun sentiment d'appartenance à ces gens qui fêtent ainsi Je ne suis pas du genre à dire « maudits Anglais » ou encore à les dénigrer pour tout et pour rien. Je n'ai absolument rien à reprocher aux Canadiens, (sauf quelques morons qui leur font honte à eux-aussi, on a bien les nôtres...) ce sont leurs institutions que j'exècre. Les fonctions de gouverneur général et de lieutenant-gouverneur, l'attachement à la monarchie britannique, les faux-semblants de bilinguisme de la fonction publique, la GRC, l'armée canadienne, la Cour Suprême, le sénat canadien et tant qu'à faire, le drapeau canadien. Ces symboles suscitent chez moi aucun attrait, pour me faire changer d'avis sur le pays. C'est simple, je ne m'y reconnais pas. Tout comme à la fête du Canada.
Ça doit être pour ça, que je porte mon t-shirt avec un fleurdelisé dessus, précisément aujourd'hui.

Publié par oktobre7 à 22:20:07 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens

J'ai eu énormément de plaisir à lire cet article, dans le Devoir du 28-29 juin. Je suis quelque peu étonné de cette réaction véhémente de la part de cette droite néolibérale, envers leur parti et son chef. L'Union nationale créditiste (ADQ) vient de se voir fortement critiqué par ses plus ardents défenseurs, au point que certains se dissocient d'elle. La raison est fort simple, le parti a pris une tournure pragmatique et délaisse son programme économique hérité du néolibéralisme le plus dogmatique (et imbécile). À mon humble avis, il s'agit de la voie normale pour ce type de parti politique, une fois rendu aux portes du pouvoir. Basé sur la seule personnalité de son chef et fondateur ainsi que d'une recherche vaine à démarquer une troisième voie sur la question nationale, l'ADQ a donc un sérieux problème d'identité qu'elle cherche à mieux définir, alors que son électorat s'est évaporé. Si son aspect le plus repoussant est mis de côté, c'est pour mieux se situer devant un électorat déçu de ses piètres performances comme Opposition officielle. Le maintien du programme, tel que le souhaitaient les Geloso et compagnie aurait été suicidaire.
Cette frange néolibérale est donc orpheline de son parti politique, à moins bien sûr qu'elle se réajuste au programme, malgré l'apport indésirable à leurs yeux de tous ces députés et militants ne partageant pas leur dogme du libre-marché omnipotent. Ça ne peut que me réjouir, devant la frustration de tous ces zigotos qui grenouillent pour ramener le Québec à l'ère de Duplessis, l'Église en moins mais l'IEDM en plus.
«Dire que j'ai déjà été membre de l'Action démocratique quand ce parti disait qu'il fallait déréglementer le marché du travail pour aider à l'intégration des immigrants et qu'il fallait reconnaître les acquis des immigrants, ou quand ce parti était rempli d'immigrants italiens, français, arabes, libanais ou hispanophones... [soupir] Existe-t-il encore des libéraux, des vrais, au Québec?», écrivait-il récemment sur son blogue.

Vincent Geloso, posant en poète maudit, et Pascal Beaupré, en Roi du Bel Habit.
Publié par oktobre7 à 20:58:18 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Après une fin de semaine mouvementée au festival Heavy MTL, qui avait lieu au parc Jean-Drapeau, me voici en congé (pour une fois, je travaillais habituellement cette journée chez Renaud-Bray...) le 24 juin, jour de la Saint-Jean, comme on se dit habituellement. Pour ceux de l'extérieur du Québec qui me lisent parfois, il s'agit de la journée de la Fête nationale du Québec. Le Québec n'est pas encore un pays, mais nous avons une longue tradition nous liant à cette journée. Cette année, nul doute que l'accent a été mis sous le signe de la diversité. Si je me fie à ceux que j'ai vu fêter cette année, la fête a pris tous les accents et toutes les couleurs, un signe des plus encourageants pour l'avenir de ma nation. Même le quartier chinois, habituellement peu préoccupée par cette journée, s'est paré du fleurdelisé. D'une certain manière, la fête de la diversité culturelle du Québec est un peu la suite de ce que j'ai vu dans le documentaire Global Metal la semaine dernière. Quand je vois des fans de métal partout à travers le monde, du Brésil au Japon, en passant par l'Inde, les Émirats Arabes Unis et la Chine, je me sens au sein d'une grande famille, autant diversifiée que la mienne au Québec.
Je m'en vais tout à l'heure fêter au Parc Maisonneuve. Je vous souhaite donc à vous tous une excellente fête du Québec!

Publié par oktobre7 à 00:44:45 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Tout plein d'événements liés avec le métal s'annoncent! Ce soir, je vais aller voir le nouveau film des réalisateurs de Metal- A Headbangers' Journey. Mon ami Pascal a obtenu des billets pour une avant-première du film, qui va apparaître sur les écrans la semaine prochaine. Cette fois-ci, le documentaire s'intéresse aux centaines de milliers de fans de métal à travers le monde et plus particulièrement ceux en dehors du monde occidental. D'après la bande-annonce, je sens que nous allons être grandement étonnés. Étant un fan de métal depuis l'âge de 13 ans, nul doute que je vais pourtant en apprendre beaucoup ce soir. Le titre du film est Global Metal.

Je viens de l'apprendre tout à l'heure... je vais être là toute la fin de semaine, pour l'événement Heavy MTL! Moi et Judyth, on en n'espérait pas autant, nous n'avions demandé que pour la première journée, avec Iron Maiden, du fait que les groupes que nous voulions voir sont à l'affiche pour la journée de samedi. Ouais... merci à notre patron! Je vais certainement revenir là-dessus.
Publié par oktobre7 à 20:36:35 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| >>