Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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J'ai eu un malin plaisir à lire le reportage du Journal de Montréal, sur l'occupation du CEGEP du Vieux-Montréal par les étudiants et de son évacuation forcée par la police. On aurait dit que le quotidien de Quebecor cherchait à imiter un journal réactionnaire des années 60. Encore un peu et en lettres frontispices rouges, on aurait pu lire « SEXE-DROGUE-ÉMEUTE ». Comme l'amour libre du temps de la génération précédente s'est éteint quelque part en 1983, on ne peut plus faire allusion au sexe, pour discréditer le mouvement étudiant. Ce qu'il reste à faire, pour les journaleux du JdeM, c'est de s'introduire auprès des militants, prendre des photos-chocs, les dépeindre comme des alcooliques, des drogués, des vandales sans autre cause que celle du plaisir au dépend des autres. Du grand art, ce qu'a fait la rédaction de ce journal jaune, afin de maintenir captive sa clientèle, en manque de nouvelles. Quand tous les médias n'avaient pas autre chose à faire cette semaine que de dépenser pour couvrir le passage de l'Airbus A320, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Alors, une grève étudiante en novembre, c'est du pain béni pour les patrons de la presse. Mieux encore, quand il y a du grabuge, avec assez d'images pour faire réagir les vieux réacs des cafés de centre-d'achat :
-Mon cher monsieur, ces jeunes-là, c'est une bonne guerre qui leur faudrait. Dans notre temps, on savait c'était quoi, les vrais affaires. Pis eux-z-autres, là dans leur CEGEP, avec leur drogue, c'est des coup de pied au derrière!
-Oui, mon cher monsieur. Ces jeunes-là, y'apprennent rien là-bas qu'à faire du trouble. Regardez dans le journal. Toute d'la vermine. Pourquoi ils sont comme ça, mon cher monsieur? C'est parce qu'ils ont tout cuit dans le bec, pis ils apprennent rien que des niaiseries. Dans mon temps, on laissait pas des barbus enseigner, regarder c'que ça l'a donné!
(c'est fictif, mais j'exagère à peine...)
J'ai pu lire quelques éditoriaux et commentaires de nos bien-pensants de Quebecor, Gesca et Radio-Canada. Pour eux, fatalement, il faut absolument augmenter les frais de scolarité, après tant d'années de gel, car les universités ne peuvent pas arriver à boucler leur budget (ah oui? Et la crise budgétaire de l'UQÀM, elle provient d'où?), peu importe si ça ne réglera rien à court terme. Alors, vous imaginez bien que le programme de l'ASSÉ (Association pour une solidarité syndicale étudiante), qui privilégie la gratuité scolaire est aux antipodes du sens commun imposé par la garde journalistique du patronat. Car nos bons patrons, comme les hôpitaux, les universités et le système collégial actuel leur a créé des envies, surtout de posséder un réseaux, à peu de frais. Les système est coûteux et inabordables ailleurs, pourquoi ça serait différent ici? Quand ils en sont rendu à faire dire à leurs portes-queue (Nathalie Elgraby, dans le JdeM, toujours très édifiante dans la bêtise néo-libérale), que ce sont les riches qui ont profité du coût trop bas de l'éducation, pour nier l'évidence des résultats des quarante années du système public, c'est qu'ils sont déjà rendu au bout de l'argumentation.
Ça me rassure, de voir que le mouvement étudiant est quand même pris au sérieux. Quand la grande économiste Elgraby tente de s'attirer la sympathie des étudiants, en leur suggérant de refuser de payer leur cotisation, au nom d'une solidarité qu'on leur impose, ça en dit long sur son paradigme. Sachant que le mouvement conserve son ascendant, même en cette année où le mouvement est plus difficile à démarrer, elle tente de le saper, en utilisant la stratégie qui lui sied bien : la dissociation, par l'appel à l'individualisme obligatoire. Je la cite :
« Vos associations étudiantes soutiennent que les droits de scolarité ont pour effet de réduire l'accès à l'éducation. Pourtant, elles n'hésitent pas à exiger de vous des cotisations obligatoires dont certaines s'élèvent à plus de 50 $ par trimestre. N'y voyez-vous pas un non-sens? Devons-nous conclure qu'une hausse de 50 $ par trimestre réduit l'accessibilité uniquement lorsqu'il est question de frais de scolarité, mais qu'elle est sans conséquence quand ce montant est destiné aux coffres des associations étudiantes?! Pourquoi ne demanderiez-vous pas à vos associations de faire preuve de «solidarité étudiante» et de favoriser l'accès à l'éducation en abolissant les frais qu'elles vous imposent? »
Tout à fait édifiant. Bien sûr, à quoi ça sert d'être représenté par une association? Les directeurs sont des gens bien, les gens des CA des établissements aussi, pourquoi des étudiants se mêlerait de ces affaires qui ne regarde que ces gens biens? En somme, Elgraby demande aux étudiants, ceux qui savent les « vrais affaires », qu'ils ont intérêt à se dissocier de leurs association, et ainsi abandonner leur possibilité de changer quelque chose. Belle façon d'encourager le pouvoir des individus, en lui suggérant de contribuer à miner le mouvement étudiant. Son paradigme est simple, chacun peut obtenir ce qu'il veut, par soi-même. Tant pis si les frais de scolarité s'ajuste à ceux des autres provinces, chacun doit penser à soi. Imaginez une telle mentalité, au sortir de la Grande noirceur, en 1959... vous faites partie de l'Union nationale, ou encore des Bérêts blancs!

À propos de l'Université...
Mon ami Éric, ancien camarade du syndicat et désormais étudiant à Ottawa, m'a envoyé cette lettre ouverte, parue dans le journal Le Droit. Ça en dit long, sur le genre de mécénat que souhaite les Elgraby de ce monde...
Le capitalisme académique
© 2007 Le Droit. Tous droits réservés.
Je suis un accroc à Facebook. Je ne devrais pas, je le sais, mais c'est plus fort que moi. Comme c'est bien fait! Je peux savoir ce que deviennent mes amis, en autant qu'ils passent de temps en temps. De plus, je retrouve d'autres amis, que j'ai perdu de vue. Une sacré bonne invention.
Le hic, c'est quand j'ai lu ce texte, envoyé par mon camarade André. Ça vient de la Presse du 3 novembre, dans un dossier sur les danger de MySpace et Facebook, vis-à-vis l'attitude inquisitrice des employeurs... tien, ça je connais!
© 2007 La Presse. Tous droits réservés.
Heu...ben ouais, c'est vrai pour moi, dans la majorité des affirmations...
En passant, cher Big Brother, on sait que tu fouilles dans les fiches des employés de Renaud-Bray sur Facebook. Qu'est ce que tu penses y trouver, des louanges envers l'entreprise? Va sur les fiches des cadres, c'est là que tu vas en trouver...c'est bien les seuls qui peuvent en faire!
Publié par oktobre7 à 03:45:20 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Je ne pouvais faire autrement que de vous faire connaître cette excellente publicité d'Amnistie internationale, que mon camarade Patrick m'a envoyé cette semaine.

Publié par oktobre7 à 17:52:12 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai retrouvé l'excellent documentaire The War Game, réalisé en 1965 par le cinéaste britannique Peter Watkins. Ce documentaire devait être diffusé par la BBC, mais les autorités du pays, jugeant contraire aux orientations militaires, l'ont interdit de difusion. Voici ce qu'on retrouve à propos de cette controverse, sur le site de Wikipedia :
« La BBC lui commandant un documentaire sur les effets du nucléaire, Watkins réalise La Bombe (The War Game), où il filme, dans le style des actualités et en s'appuyant sur des documents filmés à Hiroshima et Nagasaki, le déclenchement d'une guerre entre l'OTAN et l'URSS, une attaque atomique de cette dernière sur le Kent et ses conséquences désastreuses : le massacre de milliers de personnes, le sacrifice des civils par l'État, la lutte pour survivre, le parti-pris gouvernemental des médias.
Les acteurs sont recrutés via des réunions publiques dans le Kent, et le tournage a lieu pour l'essentiel dans des barraquements militaires abandonnés à Douvres. Watkins veut de nouveau impliquer des « gens ordinaires » dans une recherche sur leur propre histoire, à cette différence que La Bombe fait référence à des évènements pressentis comme imminents à l'époque, mais qui n'eurent pas lieu. L'un des objectifs est de parler et faire parler des effets du nucléaire et de la course aux armements, qui, en dépit d'un mouvement de protestation contre la politique britannique de l'époque (la Grande-Bretagne, dirigée par Harold Wilson, développe son programme d'armement nucléaire), ne sont que très peu abordés par les médias contemporains.
La BBC apprécie modérément, le film est débattu au Parlement et au sein du gouvernement, et la chaîne justifie finalement sur des critères de qualité son interdiction du film.
Ce dernier recevra pourtant en 1967 le prix de Meilleur Film Documentaire (le fait est rare pour une fiction...) en Grande-Bretagne. Watkins démissionne de la BBC lorsqu'il découvre que l'interdiction fait suite à des pressions du gouvernement britannique. »
Il a fallu plus d'une vingtaine d'année, avant que les Britanniques puissent voir ce documentaire à la télévision. Entre temps, aux États-Unis, le même film avait obtenu l'Oscar du meilleur documentaire et avait même été diffusé sur les grands écrans...
Je vous invite donc à regarder ce documentaire, que j'ai enfin retrouvé dans sa version intégrale. La durée du film est de 48 minutes, ce n'est donc pas trop long, à moins que vous soyez au travail...
(Si le lien ne marche pas, cliquez ici)
Pourquoi ce documentaire m'a marqué? Vous en jugerez par vous même. La première fois que j'ai eu vent de ce film, c'est par le biais du groupe punk Discharge. Celui-ci avait intégré un extrait sonore du film entre deux pièces, sur l'album Hear Nothing, See Nothing, Say Nothing. L'une d'entre elles s'intitule A Hell on Earth...

Dans le contexte des sérieux troubles secouant le Pakistan, un pays détenant la bombe nucléaire, de même que les menaces que font planer la Turquie sur le Kurdistan irakien, il n'est peut-être pas vain de brandir à nouveau la crainte de voir la situation géopolitique dégénérer rapidement, comme l'exprime le film.
Publié par oktobre7 à 06:06:46 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Le 1er novembre 1987 nous quittait l'ancien premier ministre René Lévesque, emporté subitement par un infarctus, si je me rappelle bien. J'étais à ma première année de CEGEP, à Lévis-Lauzon. J'avais 17 ans. La nouvelle avait tombé durant le Téléjournal, le soir. Lévesque n'a pas survécu à l'attaque. Le Québec venait de perdre un grand homme, un géant, malgré sa petite taille physique.

Malgré que je ne suis pas du genre à conserver uniquement une image idyllique des gens, surtout de ceux que j'admire, en reconnaissant volontiers leurs défauts et leurs faiblesses, il m'est encore difficile de ne pas voir René Lévesque comme un mortel ordinaire. J'étais de ceux qui trouvaient la statue grandeur nature qu'on lui avait érigé, sur le terrain de l'Assemblée nationale, placée sans socle, ne rendait pas justice à l'homme. Elle est maintenant à New-Carlisle, son village natal, remplacée à Québec par une statue plus imposante. Mais comme on le soulignait encore cette semaine, c'est bien la dernière chose que Lévesque se serait soucié de son vivant. L'humilité de l'homme lui allait comme une seconde nature.
À ses funérailles, on avait diffusé les images du reportage en direct sur les moniteurs du CEGEP. Il fallait entendre les nombreuses fois que la population, entourant la basilique à Québec, entonner « Mon cher René, c'est à ton tour... », retentir dans le bâtiment. J'ai manqué une heure de mon cours, pour regarder la célébration. Mon père, sergent de la SQ à cette époque, était des agents posté à l'entrée de l'église pleine à craquer. Il m'a raconté les scènes déchirantes, des anciens ministres pleurer à chaudes larmes, des adversaires sincèrement émus, de simples admirateurs anéantis par cette perte si soudaine. C'est peut-être ce vide qu'il a laissé, une cause qui n'a pas encore abouti, qui a amené sa stature à avoir autant d'importance, pour autant parler de lui après vingt ans.
On l'a beaucoup évoqué la mémoire de l'ancien premier ministre, ces derniers temps. Certains à l'ADQ ont prétendu, dans la foulée de l'ancien maire de Lévis Jean Garon, que Lévesque se serait reconnu dans ce parti. Une belle niaiserie qu'il a dit, mon ancien maire! Plusieurs libéraux l'ont également évoqué, de même que quelques intervenants à la commission Bouchard-Taylor, pour dénoncer le projet de citoyenneté du Parti québécois. Encore une fois, on a cherché à brandir la vertu que représente encore le souvenir de Lévesque, afin de se l'approprier. Comme par automatisme, sa mémoire semble être à l'origine de tout ce qui s'est fait de bien, même ses adversaires d'autrefois n'hésitent pas à franchir la ligne. Jean Chrétien lui-même, lorsque son gouvernement a imposé la limite aux contributions financières des particuliers aux partis politiques lors des campagnes électorales, a admis s'être inspiré de la loi adoptée au Québec sous le gouvernement de René Lévesque. Ce gouvernement dont Chrétien a fait contre lui bon nombre de basses manœuvres, du temps où il était ministre sous P.E. Trudeau, à Ottawa.
Pourtant, de son vivant, Lévesque n'a pas toujours suscité l'admiration. À commencer par ses adversaires politiques, dont Trudeau lui-même, qui n'a pourtant pas hésité à aller à ses funérailles. J'ai lu, il n'y a pas si longtemps, dans la biographie de Trudeau écrite par les auteurs Clark et Stephenson, une description peu flatteuse de Lévesque, perçu comme un alcoolique à l'esprit brouillon, préférant les parties de poker aux discussions de haute voltige intellectuelle. Parmi les fédéralistes suivant la pensée de Trudeau, bon nombre d'entre eux, pas seulement des anglophones, n'ont jamais eu une once d'appréciation de Lévesque. Je ne peux les blâmer, les Trudeau, Jean Marchand, Gérard Pelletier ne suscitent guère de sympathie chez moi, même décédés. Pourtant, je ne m'abaisserai jamais comme l'ont fait Max et Nicole Nemni, dont la revue Cité Libre, la création des trois individus cités plus haut, s'employait à qualifier René Lévesque de raciste et de fasciste, tout comme le Parti québécois et l'idée de la souveraineté. Je passe sur bien d'autres qui ont craché sans discerner sur l'homme et sur son travail, pour tous les prétextes. Je retiens surtout que ces individus ont en commun d'en vouloir à Lévesque, parce qu'il représente, même après sa mort, l'accomplissement de la Révolution Tranquille. Ses pires détracteurs, ont les retrouvent dans le camp des néolibéraux près de l'IEDM, pour le développement de l'appareil d'État québécois, de même que les nostalgique de la Grande Noirceur, ceux dont l'émancipation de la nation québécoise leur semble un péché contre-nature.
De mon côté, j'ai eu la chance de connaître l'époque où Lévesque a été premier ministre, jusqu'en 1984. Mes parents l'ont aimé et l'ont apprécié, il en parlaient surtout en bien, malgré les déboires de la fin du deuxième mandat. Je n'ai pas de souvenir précis de l'élection de 1976, mais beaucoup du référendum de 1980 et de la réélection du PQ en 1981. Comme plusieurs, je demeure nostalgique, devant les images de Lévesque prononçant ses discours célèbres, cette émotion qui a réussi à transmettre à tant de gens désireux d'aller de l'avant, selon ce qu'ils sont, des Québécoises et des Québécois. Une fierté aussi, durant ces moments d'une grande intensité. On pouvait facilement se reconnaître, l'homme n'avait tellement rien du héros et tout de l'homme ordinaire, mais celui là, il nous avait amené loin en avant.
Quand on y pense, il nous a quitté prématurément. Aujourd'hui, René Lévesque aurait eu 85 ans. Certain s'imagine quels auraient été ses prises de positions, si jamais il avait voulu faire valoir son point de vue. Si on peut imaginer quelque chose il faut savoir que l'homme était avant tout un libéral, selon la définition anglo-saxonne du concept, quelqu'un aux allégeances plutôt libérale au plan économique, sans pour autant nier l'importance du rôle de l'État. Pour la référence, il aurait bien paru comme un démocrate, aux États-Unis. De son temps, la nationalisation de l'électricité et le développement des services sociaux allaient de soi. Je crois qu'il défendrait la prépondérance de l'État dans ces secteurs, pour répondre à son ex-collègue Claude Castonguay, qui s'est vendu aux compagnies d'assurances, pour nous concocter un système de santé à deux vitesses. Remarquez, c'est à nous de défendre ces acquis, dont bien des pays nous envient, après qu'ils aient eux-même bradé leurs systèmes sociaux aux sacro-saintes lois du marché, pour le bonheur de quelques-uns seulement...
Il est bon de relire une autobiographie comme « Attendez que je me rappelle... », paru en 1986. Lévesque nous en apprend beaucoup, avec une qualité d'écriture qu'il a conservé de ses années de journalisme. Il faut le relire, pour se rappeler ces combats contre les chantres de la Grande noirceur, ceux qui relèvent la tête aujourd'hui, pour nous ramener à une époque révolue, le catholicisme en moins mais l'égoïsme en plus. Avec autant de performance de politicailleurs pitoyables, je ne peut que penser à ces paroles des Cowboys Fringants :
Ta cigarette au bec
Du haut du firmament
Tu dois r'garder l'Québec
Pis t'dire que c'est ben décevant
Quand tu vois les pas bons
Et tous les p'tits carriéristes
Qui s'présentent aux élections
Comme des vrais opportunistes
Mais loin de moi, René
L'envie d'en beurrer épais
Ou de trop te glorifier
Le monde l'a déjà assez fait
Mais c'est quand même un peu dommage
De voir que de ton héritage
Il reste juste ma p'tite chanson
Pis un boulvard à ton nom
Quand je r'garde ma contrée
Perdue et à l'abandon
Sans projet d'société
Et m'née par des pauvres pions
Champions de la langue de bois
Et du politicaly correct
'Me semble que c'pas ça
Qu'tu voulais pour le Québec
À part de ça mon Ti-Poil
La vie es tu moins plate au ciel ?
Parce qu'ici les temps sont un p'tit peu sombres
J'te dis ça d'même mais r'vire toi pas dans ta tombe
Toi qui étais au coeur
De cette grande révolution
Qui a mis l'Québec à l'heure
De toutes les modernisations
Tu dois être franchement déçu
De voir qu'on retourne en arrière
Vous qui vous étiez battus
Pour qu'on soit maîtres de nos affaires
Pour c'qui est d'la souveraineté
On peut pas dire que c'est la fièvre
Le projet s'est mal renouvelé
Et on en parle du bout des lèvres
Mais quoique qu'à voir les extrémistes
Qui se réclament Patriotes
Avec leur discours passéiste
J'me dis qu'on est loin du jack-pot
Si on r'garde ça René
Les enjeux ont bien changé
Et les jeunes se conscientisent
Faudrait écouter ce qu'ils disent
Et que pour bâtir un pays
Faudrait pas oublier d'inclure
Les citoyens des autres ethnies
Et leur culture
À part de ça mon Ti-Poil
La vie es tu moins plate au ciel ?
Parce qu'ici les temps sont un p'tit peu sombres
J'te dis ça d'même mais r'vire toi pas dans ta tombe
Pour moi l'projet idéal
S'rait d'garder les droits acquis
Et les bases fondamentales
De la sociale-démocratie
Tout en restant vigilants
Face aux courants mondialistes
Mais bien sûr sans pour autant
Devenir anti-capitalistes
Moi j'verrais un pays
Qui ferait un compromis
Entre les mots écologie
Justice et économie
Parce que bien avant ma Patrie
Et toutes les politicailleries
J'prône les causes humanitaires
Et j'suis amoureux de la terre
Alors j'sais pas c'que t'en penses
Mais pour moi ça a ben du sens
De faire quecqu'chose de rassembleur
Qui f'rait d'nous des innovateurs
Une société plus équitable
Où l'développement serait durable
Et là c'est sûr que j'cocherais " oui "
Pour un pays...
Facque d'ici-là j'prends c'qui m'reste
De ma fierté de Québecois
Et j'te dis, René: " à la prochaine fois ! "
Et j'nous dis: " à la prochaine fois ! "
Publié par oktobre7 à 02:09:12 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Ce soir, je suis épuisé. La fin de semaine m'a eu, je ne me suis pas reposé du tout, surtout avec le spectacle de Down hier soir. J'ai dormi pensant à peine quatre heures et je me suis endormi à mon poste, à quelques reprises...vous comprendrez que je m'en tien ce soir à vous présenter les résultats de mon petit sondage personnel, sur la commission Bouchard-Taylor, devenue très populaire depuis quelque temps.
Ma question était : Pensez-vous que la commission Bouchard-Taylor va donner des résultats concrets et positifs? Je l'ai posé le 24 octobre, avant le brouhaha qu'a causé le projet de citoyenneté du Parti québécois.
« NON Personne ne le désire vraiment. » Bastien
« Avec les 2 intellectuels zoufs qui président et la peuplade de 450 et de 819 et de 418 et de 514 zoufs qui y assistent, ça va donner des résultats concrets et zoufs. Ça sert uniquement au arabashing à date. » Patrice
« Traiter les autres de zoufs, c'est pas du bashing çà? Évidemment, des intellectuels au Québec, on aime pas çà! La commission Taylor-Bouchard est à l'image du problème qu'ils essaient de résoudre: deux solitudes incapables de se comprendre... » Julie A.
« Il y a déjà eu des résultats positifs. Après une décennie de négation, le peuple québécois peut enfin se poser la question de ce qui constitue être québécois en 2007. La condition première de cette citoyenneté est la connaissance du français. » Éric
« Radotage partout où la commission va ! La diversité est partout dans le monde, autant apprendre à vivre avec bordel ! Quel gaspillage! Les gens viennent au Québec, c'est leurs choix, fuck les extrémistes minoritaires ! Répondre à une provocation... » Judyth
(je reconnais bien là le franc parler de Judyth...)
« J'ose encore espérer que les commissaires vont offrir au gouvernement des moyens de résister au tsunami islamophobe qui souffle sur le Québec et qui nous mène à des gouvernements Dumont et Harper majoritaires, et des années de guerre en Afghanistan. » Benoît
« Oserais-je qualifier cela de démagogie autosuffisante? Oui... on dirait qu'on a toujours besoin de chercher, de trouver, de la marde pour la brasser pis animer des passions extrémistes de part et d'autres? » Julie A.
Publié par oktobre7 à 00:31:10 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
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