Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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Publié par oktobre7 à 13:53:33 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Je n'ai pas laissé beaucoup de nouvelles de moi, ces derniers temps, même que je me suis fait un peu rare, sur mon blogue. Mon travail me demande quand même pas mal d'énergie. Le soir, la flemme me prend et je n'ai pas d'autre envie que de regarder la télé, surtout la série Deadwood, ou encore de vieux films que j'emprunte gratuitement à ma bibliothèque. Encore l'autre jour, je me suis fait plaisir et j'ai regardé On aura tout vu, une comédie avec Pierre Richard et Miou-miou, datant de 1976. Ça n'a pas trop mal vieilli, si j'en crois les nombreux moments où je me suis esclaffé.
Même quelques lignes à écrire me demandent une énergie que je n'ai pas toujours, surtout après avoir passé la journée à travailler sans arrêter. Il faut dire que je fait un genre de boulot essentiel, pour mon nouvel employeur. Après deux mois, j'ai assimilé pas mal ce que je dois faire, mais apparemment que je n'ai pas vu encore la cadence de l'été. Il paraît que je n'arrêterai pas une seule minute et ça va défiler à ma porte. J'ai bien hâte de voir ça, mes journée passent tellement vite, j'imagine mal comment ça sera, en cadence accélérée. D'une certaine manière, j'ai déjà vécu cela comme libraire, à chaque année, lors de la période des Fêtes. Maintenant, je parlerai des Festivals...
Ben oui, je vous l'annonce, mon employeur est l'Équipe Spectra. Mon boulot consiste à m'occuper de tout les envois postaux et par messagerie, de même que la papeterie. Une entreprise de cette ampleur a un besoin évident de papeterie et d'autres articles du genre. Certains qualifieraient mon boulot de « préposé aux Post-it », mais ce n'est pas aussi simple que cela. Il faut que je m'assure d'avoir ce qu'il faut, de façon à pouvoir fournir mes collègues sans les faire attendre. Très régulièrement, je dois faire des commandes de marchandises chez différents fournisseurs, ce qui demande du temps, pour trouver à la personne ce qui lui conviens. Ainsi, il n'est pas rare que mes collègue me surprennent, plongé dans un catalogue de Grand & Toy.
Une autre partie non-négligeable de mon travail est de remplacer la réceptionniste durant ses pauses-dîner et les quinze minute le matin et le soir. Cette femme est nulle autre que mon amie Judyth, ma « partner » des spectacles et des films d'horreur. Je me souviens, les premiers jours, je lui ai lancé « Me semble que j'ai manqué un bout, là... », tant j'étais étonné de me trouver à sa place, pour répondre aux milliers de coups de téléphone. Elle est à ce poste depuis plusieurs années, sa voix est devenu la voix de Spectra, du moins c'est la remarque de certains, lorsqu'il tombe sur moi, durant le remplacement.
Je peux dire sincèrement que j'aime ce boulot. Bien sûr, ce n'est pas l'emploi le plus intellectuel que j'ai connu, mais j'ai plusieurs avantages non-négligeable. Je travaille dans mon coin, je peux donc écouter toute la musique que je veux. TOUT ce que je veux, alors je me fait plaisir... Je peux également porter les fringues que je porte habituellement, mais je dois surveiller ce que je porte lorsque je remplace Judyth. Il existe encore des sous-ministres ou des vice-présidents d'entreprise un peu sourcilleux, lorsqu'ils se font accueillir par un type en t-shirt de Napalm Death ou Varukers, c'est bien normal... Mon emploi est directement au centre-ville, tout près de chez moi. C'est aussi un emploi directement lié au monde des arts et de la culture, outres les trois Festivals (de Jazz de Montréal, les Francofolies, Montréal en Lumières), l'entreprise chapeaute plusieurs activités dans le domaine de la musique, de la télévision, de l'animation et du cinéma. C'est peu probable de s'ennuyer dans ces conditions. Tout près de mon bureau, on retrouve deux agences d'artiste, Génération et YFB Diffusion. C'est ainsi que j'ai pu aller voir le show de Noël d'Éric Lapointe, le 26 décembre dernier, au Métropolis. Ah oui, j'oubliais : il y a moyen de piquer un roupillon, durant sa pause dîner. La cafétéria est très bien aménagée, on retrouve quelques divans et fauteuils dans un coin, où on me retrouve en train de dormir un peu, des bouchons dans les oreilles. C'est le bonheur... elle me semble loin, la fois où l'autre connard de chef d'entrepôt chez Distagro m'avait engueulé, pour avoir utilisé le lit pliant du semblant d'infirmerie, là-bas...
Présentement, on est à la veille du coup d'envoi du Festival Montréal en Lumière. C'est pourquoi je suis arrivé au bon moment, pour apprendre. Je ne devrais pas être submergé, lors de l'arrivée du printemps, pour la préparation des deux autres gros festivals...
En plein dans la gueule, W!
Vous savez comment j'apprécie les commentaires de Keith Olbermann, de MSNBC. Cette semaine, il a frappé fort. Ça vaut la peine de l'écouter dénoncer la dérive autoritaire de l'actuel président, même à moins d'un an de l'échéance de son mandat...

Publié par oktobre7 à 01:28:59 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par oktobre7 à 13:32:18 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Ce texte, paru dans le Devoir ce matin, m'a un peu bouleversé. Le titre « La peur- de tout perdre » m'a fait penser au départ d'un autre thème abordé dans un sondage, en France. On a rapporté qu'une majorité de Français craignent, qu'un jour ou l'autre, ils se retrouvent à la rue. Ce n'est pas la première fois où la possibilité d'une descente vertigineuse frappe l'imaginaire. Dans le contexte du chômage endémique que connaît la France et d'autres pays européens, la faillite et la perte de tous ses biens n'est pas seulement une crainte née de la névrose. Pour avoir vu un de mes oncles, maintenant décédé, passer près de cet état de chute, j'ai eu à vivre cette crainte et elle m'habite toujours. Le film de Gérard Jugnot, Une Époque formidable (1991), où ce dernier joue un cadre devenu chômeur puis, en tentant de maintenir son train de vie, se retrouve à la rue, illustre cette possibilité.

En fait, ce n'est pas de cela dont ce texte du Devoir a fait état, mais de la possibilité de revivre un krach économique. Dans le contexte actuel, où bon nombre de nos mécanisme de défense économique ont été sacrifiés à la mondialisation des marchés, nous devons attendre non pas une crise de l'ampleur de 1987, mais bien celle de 1929. Hier encore, j'ai lu que le budget américain, présenté par l'administration Bush, est déficitaire de 400 milliards de dollars US. Vous avez bien lu. J'ai bien lu également que le budget, totalisant 3 000 milliards de dollars, avait une portion de 500 milliards consacrés à la défense (lire : la guerre en Irak...et ailleurs?). Pour vous donner une idée de l'ampleur de la disproportion de calculs, six milliards de dollars sont consacrés à la reconstruction du sud de la Louisiane, toujours aussi ravagée, après le passage de la tornade Katrina. Quand même, on se demande quelle genre de vision qu'a eu le gouvernement américain, à la veille d'une récession, dont on appréhende une importance semblable à celle qu'a vécu mes grand-parents. J'ai déjà évoqué la possibilité d'une guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, peut être que ce gouvernement américain pense s'en sortir, en optant pour une véritable économie de guerre?
Tien, je sens que je vais encore avoir du mal à m'endormir, ce soir...
Qui a dit que la musique pop ne s'engageait pas, vouée éternellement à proclamer des ritournelles insignifiantes? Il a fallu qu'une camarade m'envoie cette chanson, sur Youtube. C'est de Pink, dont je n'avais pas trop idée de son genre de musique, tant on dirait qu'elle est dans le showbizz uniquement grâce à son look (d'autres diraient : son beau body). La chanson s'intitule Dear Mr President et elle est diablement efficace! Aurait-elle eu vent d'une chanson similaire, de Boris Vian? Hmm...
Dear Mr. President,
Publié par oktobre7 à 02:21:03 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Une autre tuile s'est abattue sur le ministre Maxime Bernier, dont je pressens une éventuelle fin de carrière. Cette fois-ci, c'est sur son ministère dont on apprend les joyeuses manœuvres. La gêne, lorsque les journalistes ont obtenu un document sur l'état des droits de l'Homme en Afghanistan : presque entièrement censuré. Pas étonnant que le ministre a prétendu que les troupes canadiennes transféraient ses prisonniers aux autorités afghane, alors que cette pratique avait cessé depuis plusieurs mois. Peut être que ses fonctionnaires lui remet des documents noircis au crayon feutre. Le rapport Manley a peut être plu au premier ministre Harper, mais on dirait surtout qu'il tombait pile, on a pas cessé de parler de ce document, au lieu de ramener les bourdes de son ministre.
Puis il a fallu que ce soit l'attaché de presse de Stephen Harper, sans doute inspiré par sa définition très personnelle de ce que peut être de l'ingérence politique, lorsqu'il s'est mis à joueur les lobbyiste, auprès du cabinet du ministre Michael Fortier. Quand ce conservateur va jusqu'à déclarer « Ce n'est pas de l'ingérence politique, vous voyez, ça n'a pas marché! » et le premier ministre va défendre son employé en accusant libéraux et bloquistes d'acharnement, simplement parce qu'il est d'origine grecque... J'ai l'impression que nous voyons réapparaître un scénario dont les conservateurs avaient cru se libérer, soit celui du cafouillage et du scandales à répétition. Parlez-en aux militaires, dont l'état-major ne semble pas avoir apprécié d'avoir été utilisé comme une justification, devant l'état de la popularité de la mission en Afghanistan.
Parfois, c'est uniquement une question de communication, mais les conservateurs semblent avoir plus de problèmes à passer leur message. Quand un parti désorganisé comme le PLC semble reprendre du terrain, un peu partout au Canada, ça en deviens gênant...
Le débat linguistique semble refaire surface, suite à l'enquête menée par le Journal de Montréal et la dissimulation du rapport Termote par l'Office de la langue française. Pas étonnant, c'est d'ailleurs le Talon d'Achille du Parti libéral du Québec. Prisonnier de son électorat anglophone, qui lui a déjà fait faux bond aux élections de 1989 en envoyant quatre députés du Parti égalité/Equality Party, les ténors du PLQ espéraient une remonté dans l'électorat francophone, par la satisfaction à la hausse envers Jean Charest et son entourage. Il faut bien le dire, cette crise va sûrement profiter au Parti québécois. L'Union nationale créditiste (ADQ) a bien tenté de tirer un certain profit, en essayant de rallier l'électorat qu'il a séduit l'an dernier, en demandant un gel du nombre d'immigrants accueillis en terre québécoise. Si ce parti voulait faire une percée sur l'île de Montréal, il vient de rater sa chance. On dirait que la recette qui a fait effet l'an dernier, celle de l'indignation, avec la question des accommodements raisonnables, semble ne plus fonctionner. Pour un parti sans trop de personnalité que celle de son chef, composé par des démagogues et des opportunistes de tout poil, ce n'est guère étonnant. Il faut davantage que des poussées émotives, si les partisans de l'ADQ espèrent voir leur parti autrement que dans l'opposition.
La semaine dernière, la ministre responsable de l'Office, Christine Saint-Pierre, semblait dépassée par les événements. C'est pourquoi son chef est venu lui-même à sa rescousse, en multipliant les déclaration rassurantes. C'est plutôt gênant pour madame St-Pierre, qui a manqué encore une fois de démontrer qu'elle n'était pas en politique pour servir de faire-valoir. Elle devrait savoir que cette question n'est pas à traiter à la légère, si elle espère conserver une meilleure image d'elle-même dans l'histoire.
Le dernier sondage paru dans la Presse a semblé démontrer que les libéraux ont encore du chemin à faire, avant qu'une majorité de francophones ne leur fasse confiance. C'est bien pour une rare fois, depuis cinq ans, que le premier ministre puisse avoir la confiance d'une majorité d'électeurs sondés. Pourtant, sait-il comment la question linguistique peut facilement faire fondre ce retour à la confiance? Les libéraux qui se rappellent des dernières années du gouvernement Bourassa devraient suggérer quelques idées à leurs chef. Il aura beau démontrer une gouvernance améliorée, il faudra plus que l'éloignement tangible d'avec les conservateurs, s'il veut avoir une plus grande popularité auprès des francophones.
J'ai été pris d'un fou rire au travail, aujourd'hui, lorsque je suis tombé sur ce petit vidéo placé sur Youtube. Je comprend facilement l'amour que certains peuvent porter aux animaux, surtout s'ils élèvent un chaton et un chiot ensemble...
Publié par oktobre7 à 02:57:56 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
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