Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

En attendant le show de Sir Paul... | 20 juillet 2008

Suite à mon précédent article sur la venue de Paul McCartney, j'ai reçu les paroles modifiées par un de mes amis de sa chanson Yesterday. Éric, comme vous le constaterez, ne manque pas d'humour... vous trouverez l'originale des paroles sur ce blog :

http://www.phonono.com/papyrus/001161.html
 
Yesterday,
The Beatles brayed almost everyday
And they didn't have much to say
Oh I thought that was yesterday
 
Suddenly
I realize the anomaly
That the old sod is playing in Quebec City
Oh why not shoot the damned limey
 
Why he
Had to be on that show, I couldn't say
I think
Something's wrong, now I long for some doomsday
 
Yesterday,
I thought the Beatles ghost had faded away
Now I need a place to hide away
And go listen to “Sister Ray”
 
Why he
Had to be on the show, I won't dare say
I think
Boomers took too much drugs anyway
 
Yesterday,
I thought the Beatles ghost had faded away
Now I need a place to hide away

And go listen to “Sister Ray”

 

 

La photo de Sir Paul est celle de l'album Ram, son premier album solo, si je ne me trompe pas. L'album a été très mal reçu par la critique, à l'époque. Celle de John Lennon avec un cochon se voulait être un clin d'oeil méchant de la part de l'ex-Beatles, envers son ex-comparse...

Publié par oktobre7 à 16:40:44 dans Le subversif | Commentaires (0) |

Tout ça pour Sir Paul... | 17 juillet 2008

J'en ai lu et entendu des belles, sur le 400e anniversaire de la ville de Québec, mais celles concernant la venue de Paul McCartney ont été les plus diversifiées. Ben oui, l'ex-Beatles doit faire un show d'envergure, sur les plaines d'Abraham. La controverse n'a pas tardé : Sir Paul est un britannique, les deux autres groupes chantent en anglais, la belle affaire, pour l'anniversaire de la première ville de langue française en Amérique.  Les uns voient encore là une autre façon d'escamoter le côté historique de la fête, au profit de la « canadianisation » du 400e, les autres s'emportent contre les critiques, en devenant les plus ardents défenseurs de McCartney, devenu en un rien de temps le grand compositeur de son temps (je pensais que c'était Frank Zappa!) et pointent encore une fois les méchants Montréalais, ces affreux jaloux. Il est loin, le temps où je croyais au manque d'intérêt manifesté par les gens de Québec, tant on percevait un autre « Québec 1534-1984 », un échec financier dont ils voulaient bien se passer. Maintenant, on dirait qu'il ne fait plus critiquer ces célébrations, au risque de se faire lyncher.

 

Personnellement, je suis porté à avoir la même perception critique envers la présence de Paul McCartney. Quand je l'ai appris, j'ai trouvé ça peu imaginatif, de la part des organisateurs, voire même précipité. Le type semble être en forme, il a une très longue carrière, c'est désormais un immortel, c'est son genre de jouer sur scène, lors des gros événements... et après?

 

J'ai vu la prestation de McCartney, lors du Super Bowl, il y a deux ou trois ans de cela. C'était plate, très plate. Je ne me souviens plus si c'étais avant que Sir Paul manque de se faire laver dans son divorce et perde la moitié de sa fortune. Ma réflexion d'alors a été « Hé ben, j'pense qu'il est en train de s'en mettre de côté, au cas où... ». N'étais-ce pas lui, quelques temps auparavant et toujours marié avec sa dame, qui est venu faire le militant écolo sur la banquise, en plein dans sa lubie très « Bardot » de vouloir sauver les bébés phoques? Sa femme avait manqué de se faire mordre par un blanchon, ce dernier était stressé par les époux McCartney et leur suite. Sir Paul avait ensuite tenté de diaboliser les chasseurs de phoques, en ramenant des images de massacre vieilles de vingt cinq ans à CNN. Il avait eu un échange assez viril avec le Premier ministre terre-neuvien, Danny Williams, lequel n'a pas trop apprécié qu'il a dû jeter ses disques des Beatles au feu, tant l'artiste l'avait piqué au vif. D'ailleurs, on devrait entendre l'avis de M. Williams, sur la nouvelle venue de l'ex-Beatles...

 

Plusieurs ont rappelé que Sir Paul avait déjà composé une chanson en français, Michelle, ma belle, à mon avis pas très fameuse. Mais on ne semble pas savoir qu'il a composé quelque chose de très mauvais, dans la même langue : Où est le soleil? Voici d'ailleurs le vidéo, jugez-en par vous-même. Sir Paul a fait de grandes chansons, on peut bien lui pardonner...

 

 

On devrait lui demander de chanter cette chanson, lorsqu'il viendra sur les Plaines...

Publié par oktobre7 à 22:25:26 dans Le subversif | Commentaires (0) |

L'ignorance volontaire. | 15 juillet 2008

Dans la période où les événements d'envergures se succèdent, le Festival de Jazz, le Festival d'Été, les Nuits d'Afrique, les Francofolies et bien d'autres, sans oublier le 400e anniversaire de Québec, quoi de mieux approprié que de parler d'économie. L'Institut Fraser, le grand frère canadien de l'Institut économique de Montréal (IEDM), a mandaté un « analyste » pour nous répéter encore une fois le saint credo libertarien. Ce texte paru dans la Presse de jeudi dernier est un bel exemple de la rhétorique que nous assènent à tout coup les instituts néolibéraux d'experts autoproclamés. Cette fois-ci, l'auteur n'a pas été bien loin pour étaler ses arguments, en faveur de la fin des subventions aux festivals déjà établis comme le FIJM, le Festival Juste pour Rire et les Francofolies. Travaillant au sein de l'Équipe Spectra, je vois bien que le monsieur Minardi n'a que faire de la réalité d'une organisation d'envergure. Pour lui, tout se juge à l'ornière de l'économisme, Quitte à passer pour un crétin et être obligé de se défendre piteusement par la sempiternelle excuse « ben j'voulais susciter un débat... ».

 

On s'est habitué à ce genre de festival très rassembleurs, mélangeant spectacles gratuits à l'extérieur et payant à l'intérieur. Pour Minardi, ce type d'activité pourrait suivre son cours en se passant de tout financement public, au nom de la saine gestion de l'argent reçu des contribuables. L'idée qu'avance l'expert est une façon détournée une certaine privatisation des événements, de façon à ce qu'ils soient compatibles avec la vue froide de l'économiste qu'il est, incapable de voir les choses autrement. L'argument est toujours le même, selon lequel on n'a qu'à faire confiance au marché, les produits culturels québécois se tireront très bien d'affaire. Les canards boiteux, tant qu'à eux, n'auront plus qu'à crever la bouche ouverte, après cinq années de subvention. La confiance, voilà le leurre de notre soi-disant expert et de ses semblables, afin de nous faire croire à leur intérêt porté envers les entreprises d'ici. S'il y a bien une absence commune aux néolibéraux, c'est bien l'attachement « irrationnel » à la production locale : le marché avant tout! Cette croyance aux mécanismes du marché les amène à écrire n'importe quoi, par l'ignorance volontaire de ce qui est en dehors du domaine économique. Pour Minardi et ses semblables, l'économie explique tout, alors il est peu courant de les voir s'intéresser aux autres points de vue. On a qu'à lire de dénigrement systématique qu'ils font des sciences humaines, dans leurs publications, pour se convaincre de leur attachement quasi-religieux à leur dogme.

 

L'argumentaire néolibéral tient rarement compte de l'histoire ou encore de l'aspect contextuel, sauf quand ça arrange les choses. L'économie, en tant que science « exacte » pour les néolibéraux, n'a rien à faire avec les faits. Dans le cas de l'analyse de notre expert frasérien (excusez le néologisme, ça me tentait de l'amener, celui-là), il n'a jamais fait mention du contexte de la naissance de ces festivals. Il n'a pas non plus tenu compte des possibilités de financement par le secteur privé, qui est vraisemblablement au maximum de ce qu'il peut contribuer. Rappelons-nous de la crise occasionnée par le retrait des entreprises du tabac de la Formule 1, à Montréal. L'événement a failli ne pas s'en remettre. La légèreté avec laquelle Minardi analyse la question des principaux festivals démontre son ignorance des coûts de production et de logistique. Un événement comme le Festival international de Jazz de Montréal, s'il devait se passer la part de financement gouvernemental, devrait réduire largement sa programmation extérieure, de même que le nombre de spectacles. Il aura beau être très bien établi, ce n'est pas demain la veille que mes patrons feront la même confiance au marché pour se lancer ainsi dans le vide. Le financement gouvernemental est essentiel au maintien du FIJM comme les autres, dans leur forme actuel.

 

Un des aspects que Minardi et ses pairs des instituts économiques dont il est rarement question est le retour sur l'investissement, de la part de l'État. Les différents paliers de gouvernement auraient déjà signifié leur refus de subventionner les grands festivals, avec les explications de notre pseudo-analyste. On retrouve bien dans ces officines des administrateurs ayant un cursus similaire à d'autres administrateurs dans le secteur privé, pourtant ils sont ouvert à subvenir aux différents événements culturels. L'investissement public rapporte plus que la mise initiale, comme le développement de la scène culturelle locale, ou encore la diffusion d'artiste d'ici. Les retombées d'un festival d'envergure se calculent en millions de dollars de profits indirects, pour de nombreuses entreprises, petites et grandes, proches ou éloignées. L'investissement de l'argent public pour le faire fructifier dans l'économie ne devrait pas être vu comme une dépense injustifiée, mais bien à un stimulant. C'est un rôle dont l'État ne devrait plus justifier, même s'il n'apparaît pas toujours à l'avantage des contribuables. Pour nos experts néolibéraux, gardiens du dogme du libre-marché, c'est une hérésie qu'ils s'efforcent de combattre sur toutes les tribunes, même s'ils doivent ensuite se replier sous le tollé et le « débat qu'ils souhaitaient susciter »...

 

Il est dommage que sous les pompeuses qualifications « analyste », « économiste » ou « chercheur » des instituts économiques néolibéraux, on retrouve en fait des talibans du libre-marché, dont les connaissances restreints à leur religion ne devraient pas leur permettre l'importance démesurée que les médias leur accorde, comparativement à d'autres intervenants. Il s'agit de voir la publicité entourant les recherches biaisées et les « palmarès » de l'IEDM et de l'Institut Fraser pour s'en rendre compte. Les déclarations de ce Minardi en sont un autre exemple, parmi tant d'autres.

 

Publié par oktobre7 à 18:32:18 dans Le subversif | Commentaires (0) |

Demain, j’ai 38 ans... | 09 juillet 2008

...et oui, c'est des choses qui arrivent, prendre une année supplémentaire. Mon corps change un peu, j'ai moins de poils sur le caillou, j'en ai un peu plus dans les oreilles, ça me prend deux jour à me remettre d'une cuite, je ne vais plus faire de stage-dive aux spectacles où je vais, ni me lancer dans le « mosh-pit », je ne suis plus surpris de me faire appeler « monsieur » par les commis, même avec mon look de freak, je suis rendu à raconter des spectacles métal ou punk qui ont eu lieu il y a vingt ans, pour moi les Bourassa, Mulroney, Chrétien, Bouchard, c'était hier...

 
Ben merde. 38 ans.
 
Bah!
 

Il y a Carcass qui revient à Montréal en septembre, alors... je m'en fout bien, d'avoir 38 ans!

 

Publié par oktobre7 à 05:17:06 dans Le subversif | Commentaires (0) |

Une question purement iéologique. | 04 juillet 2008

J'ai avalé mon café de travers ce matin, quand j'ai lu sur le site du Devoir ce titre : Nouvelle salle de l'OSM: le budget du PPP explose. Pourquoi donc ce matin, il y a bien eu d'autres projets similaires de ce type, en partenariat public-privé (PPP), dont les coûts ont grimpés durant les travaux? En fait, c'est justement cette constante : les coûts augmentent systématiquement, lorsqu'il s'agit d'un projet de construction en PPP! Ça devient une habitude plutôt chère à assumer...

 

Dès 2004, la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, une dogmatique de l'économisme néolibéral, vantait les possibilités d'économie et l'efficacité accrue de ce type de projets. L'État, selon elle, n'avait pas à s'impliquer autant dans l'élaboration et la construction de ses infrastructures, l'implication du secteur privé allait permettre de réduire les coûts et hausser l'efficacité des travaux et de l'entretien de ces infrastructures. On a donc fondé en grande pompe l'Agence des partenariats publics-privés, cette machine de guerre contre les dépassements de coût et l'inefficacité. Cette agence produit depuis ce jour les contrats spécifiques aux projets dont le cabinet de la ministre ont désignés comme étant digne d'un PPP.

 

Derrière ces bonnes intentions, madame Jérôme-Forget a dissimulé son leitmotiv idéologique. Pour elle, le secteur privé est toujours plus efficace que le secteur public dans la gestion d'une structure, de par son souci de fructifier son profit. Une entreprise privée met donc tout en œuvre, par logique, afin d'obtenir le maximum de son investissement. Ce préjugé tenace, c'est un des piliers de la pensée néolibérale, dont la ministre s'est fait depuis longtemps l'apôtre. On peut acquiescer comme allant de soi, si on s'en tien à la théorie. Dans la pratique, c'est une toute autre histoire.

 

Il faut savoir que les PPP sont des projets à très long terme. Les contrats sont de durée allant même jusqu'à cent ans, sont souvent très volumineux et contiennent une foule de détails dont nous avons rarement une idée de ce qu'ils sont. Ces contrats de PPP, bien qu'ils soient liés avec l'État, sont peu disponibles pour une lecture publique et sont constitués dans un vocabulaire très technique, donc très peu accessible. Par exemple, le contrat du PPP pour l'entretien du métro de Londres (R-U) est constitué de milliers de pages. Un contrat aussi important et complexe, peu connu dans le détail par le public, a permis une séries de désaccords qui se sont retrouvés devant les tribunaux, engendrant ainsi des coûts additionnels. Dans ce contexte, la population londonienne est en droit de savoir les raisons pour laquelle l'entreprise Metronet conteste autant de clauses mal interprétées selon elle. Elle est plutôt laissée dans l'ignorance, au nom du principe de l'inviolabilité du secret commercial. Cette même entreprise, un consortium créé pour l'occasion et pourtant la meilleure soumissionnaire, semble incapable de remplir ses obligation et doit constamment s'appuyer sur l'État pour lui garantir une certaine viabilité. Le pari idéologique des idéologues néolibéraux, à la base du projet, en prend ainsi pour son rhume.

 

Apprendre ce matin que la fameuse salle de l'OSM ne va pas coûter 105 millions de dollars comme prévu par le Premier ministre Charest, mais bien 266 millions, il y a de quoi s'étouffer. Dans mon cas, je devrais peut être me réjouir, c'est une preuve indéniable de l'inanité des espoirs envers ces PPP. Comment peut-on se cramponner à un certain montant de dépense prévu, puis avouer candidement que ça va coûter plus du double, pour permettre à un orchestre symphonique de jouer dans une salle digne de sa réputation? L'aveuglement idéologique de la ministre et ses fonctionnaires de l'Agence des PPP ne peut que confirmer le ridicule de la situation. Je me demande bien comment elle va s'y prendre, pour nous expliquer le retournement du principe même de l'adoption des PPP, soit celui de l'économie et de l'efficacité. Pour ces millions de dollars perdus dans les poches des partenaires du privé, on peut imaginer les pirouette qu'elle va utiliser...

 Le 400e de Québec...
 

Loin de mon ancienne région, j'ai regardé quelques moments des festivités, sur Internet comme à la télé. Ça m'a agacé, pour ne pas dire emmerdé. Puis je suis tombé sur ce texte de Jean-Simon Gagné, qui en a vu davantage mais a confirmé certains trucs que j'ai observé. Des discours pompeux, des militaires qui n'ont pas d'affaires là, un double-standard dans les célébrations (une fête pour les riches, une fête pour les autres...), des références historiques tronquées, de la récupération politique... Encore une fois, je suis bien content de ne plus appartenir à cette région. Je me sens gêné pour les gens de Québec : ça aurait pu être une belle fête populaire, on en a fait un tarabiscotage de protocole et une vitrine pour les vues du gouvernement canadien. Je ne suis pas près de l'oublier, l'imposition de cette parade militaire et tant mieux si les soldats se sont fait huer  par des manifestants, ce n'est pas tout le monde qui est dupe de la mission « humanitaire » en Afghanistan. Qu'ils l'avouent donc, à Ottawa, le tracé du grand projet pétrolier doit passer par Kandahar...

 

 

Une des dignitaires obligées de se tenir sous la flotte, la gouverneure-générale Mikaël Jean, s'est employée dans son discours à faire des raccourcis historiques pour gommer la division perpétuelle entre le Québec et le Canada. Encore un peu et elle va faire croire que la France a simplement laissé sa colonie aux Anglais, parce qu'ils lui ont demandé. Elle qui se prend désormais pour Élizabeth II en est rendue à imiter jusqu'à son insignifiance et ses façons guindées de salut la foule. Si au moins elle s'en tenait à cela, mais non! Elle a décidé que son rôle est désormais politique. J'espère que ça la rattrapera, cette usurpation de fonction.

 Demain...
 

...je vais souligner un anniversaire, pas vraiment le mien, je suis né un 9 juillet. Je garde la surprise...

 

Publié par oktobre7 à 20:38:05 dans Le subversif | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| >>