Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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De retour du spectacle des Denis Drolet, en rodage à la Maison de la culture Mercier. Non mais quel duo, à mon avis ils ont de belles années devant eux, tant qu'ils sont encore capable de supporter la couleur brune... des numéros incroyablement absurdes, parfois dans le burlesque et dans l'absurde, toute l'originalité est dans le ridicule. Des costumes sans bon sens (il faut voir la scène de l'école, quand le Denis barbu se déguise en directeur...), des répliques crues, des décors laids au possible et une efficacité au-delà de mes attentes. Le personnage d'émission pour enfant, Monsieur Chartier, restera longtemps dans ma mémoire.
On s'est fait rabattre les oreilles sur le sondage paru dans le Journal de Montréal et ses affiliés. Je n'en rajouterai pas plus, les lacunes de ce sondage apparaissent plus clairement, par son analyse. On n'a pas fait la différence entre le racisme, la croyance envers la supériorité et/ou l'infériorité d'une race sur l'autre/les autres, et la xénophobie, la crainte de l'étranger. Ce que je lis est davantage l'expression de cette dernière attitude, assez normale dans un contexte comme le nôtre. Lire sur l'existence des craintes des gens vivant en région, ne vivant pas la même situation que celle vécue à Montréal démontre amplement le niveau où ce situe ce problème. On a également la démonstration d'un sondage sensationnaliste, menée maladroitement dans un contexte sensible. Ce qu'il faut, ce sont des débats comme celui au « Point » hier soir, entre des personnalités comme Yolande Geadah, Bernard Landry, l'imam dont j'oublie le nom et Me Julius Gray. C'est dans le dialogue qu'on obtient des résultats satisfaisants pour tous. C'est une évidence, mais on a semblé l'avoir oublié cette semaine.
Par ailleurs, on a remarqué comment un politicien de bas étage comme Mario Dumont tente de récupérer ces craintes à son avantages et à celui de son parti. L'ADQ, le rassemblement des réactionnaires de tout poil, tente par tous les moyens de démontrer un semblant de raison d'être, en ratissant chez les aigris. Une journée, il va pourfendre le principe d'accommodement raisonnable, en prenant les exemples de dérapages comme la norme de ces accommodements, l'autre, il tente de se montrer comme le prochain Ronald Reagan, en défendant le modèle néo-libéral comme le grand remède miracle à tous nos maux collectifs. Heureusement, cette attitude le classe pour longtemps dans la frange de droite, celle dont l'électorat ne semble pas réagir très favorablement. Tout au plus a-t-il réussi à refaire sortir les électeurs les plus rébarbatifs à se déplacer, il cherche désormais à les maintenir comme des militants de base. Ainsi, on doit compter le ralliement des anti-politiques à son parti comme un grand succès, la catégorie qui applaudissent à «L'illusion tranquille ». Mais à la longue, ce cantonnement droite néo-libérale/droite conservatrice va lui couper toute chance de faire autrement que représenter les fans des nombreux démagogues sévissant au Québec, qu'ils proviennent des médias ou de l'Institut économique de Montréal. Et c'est une excellente nouvelle, nous ne verrons pas l'ADQ au pouvoir de sitôt.
Et aux racistes convaincus, on se passerait amplement de vous, ce n'est même pas nécessaire de rester à militer à l'ADQ, vous pouvez partir, on ne vous retiens pas. Bon débarras!
Publié par oktobre7 à 13:22:01 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Bon, ça y est, avant de voir réapparaître les mauvaises habitudes, j'ai pris une décision. Je vais diminuer ma consommation d'alcool. J'ai déjà écrit que j'avais cessé de boire pendant deux ans, cette fois-ci, c'est un ralentissement. Après avoir vécu plusieurs fins de party endormi dans un coin, obligé de demander comment ça s'est terminé aux camarades le lendemain, ça commençait à bien faire. Voilà une déclaration que je vais tenir du meilleur dont je puisse faire.
Encore une belle épisode des « Invincibles » ce soir. Je ne peut qu'éprouver une certaine forme d'identification à Steve, dans sa dépression. J'ai vécu une période dépressive pendant plus de deux ans, d'où mon abstinence citée plus haut. Je comprend le sens de l'interprétation du comédien, le malaise en permanence, les crise de larmes, l'impossibilité de voir autrement mon avenir personnel que très sombre. Aussi, les éléments de la série mis en place, on devrait voir davantage d'interactions les prochaines semaines.
Au lendemain de ma pénible séance au Beaubien, pour ce navet insensé qu'est « L'illusion tranquille », je fait le constat suivant. Comme la marche de la « libarté » à Québec en juillet 2004, en faveur du maintien du permis d'exploitation de CHOI-fm, les néo-libéraux trépignent, ils croient à un éventuel « grand soir », parce que l'activité militante leur est si inhabituelle qu'ils croient à son efficacité immédiate. Comme peu partage leur enthousiasme, les voilà en train d'accuser les critiques de tous les torts et les complots. On peut trouver un bel exemple avec les réponse sur le blogue de Michel C. Auger, dans la Cyberpresse. Son auteur a fait une critique très mitigée de ce brûlot, ça lui a valu des accusations les plus burlesques, comme sa connivence évidente avec les syndicats et le PQ, lui le chroniqueurs de Gesca, collègue d'Alain Dubuc. Comme me disait mon ami Pat, ça va être encore un feu de paille, comme les 41% de l'ADQ dans les sondages de l'automne 2002, l'appui à ce parti a fondu, à la suite de la prise de connaissance du programme politique par les électeurs. L'alternative n'avait rien d'engageante. Le sondage de CROP, au départ supposé de démontrer l'appui des Québécois au projet du groupe des « Lucides », dont les résultats se sont révélé inverses (sans compter le tripotage des questions de ce M. Giguère, son manque de sérieux va peut-être lui coûter son poste...) démontre le rejet massif de ce modèle de société voué au diktats du marché, sans pouvoir intervenir de quelque façon que ce soit.
Bonne nuit, j'espère dormir plus tranquille ce soir.
Publié par oktobre7 à 05:06:07 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Une autre journée à oublier.
J'ai encore fait un abus d'alcool, au party de fête chez Pat. Résultat : j'ai passé la journée avec une anxiété insupportable, située dans la gorge et un mal de bloc. Ça me vaut la réflexion suivante (et Arthur va être d'accord) : pause santé, je me tiens loin de l'alcool pour les prochaines semaines. Je vais réfléchir sérieusement à cette attitude un peu nulle de devoir se rendre systématiquement à l'ivresse à chaque fois que je suis à une fête. J'ai resté sobre pendant deux ans, je m'en suis mieux porté, mon portefeuille aussi. Voilà pour la résolution.
Et puis, c'est fou ce qu'on peut faire lorsqu'on a trop bu. Au moins, j'ai fait un heureux et j'ai passé pour un modèle de tolérance. À bien y penser, on a été plusieurs à faire de même. Enfin.
Et ce film... « L'illusion tranquille ». Huit dollars de perdu, une heure et quart de nausée, entouré de twits. Heureusement, je ne suis pas allé seul, j'étais accompagné de quelques autres de mes semblables. Ça ne m'a pas de me faire engueuler par ma voisine, exaspérée de mes (rien qu'un peu) bruyantes réflexions. Il faut comprendre, j'ai trouvé le film réellement insupportable pour plusieurs raisons, et pas seulement idéologiques.
Premièrement, le Québec décrit par l'auteur, Joanne Marcotte, une adéquiste autrefois apolitique, est un Québec rempli d'imbéciles qui n'ont rien vu de ce déclin, trop aveuglés par la puissante machine de désinformation du Parti québécois, des groupes sociaux, de la gauche et surtout des syndicats. Si les groupes décriés a le quart de la puissance que Marcotte et compagnie leur attribuent, je ne suis pas certain que ce film aurait pu avoir vu le jour, c'est certain que nous vivons dans une dictature sociale-démocrate. Plus paternaliste que ça, tu meurs. À entendre l'auteure et les intervenants, les gens ne connaissent rien et se font avoir par ces groupes, décrit comme une masse déshumanisée de parasites. À aucun endroit on a fait mention qu'ils sont constitués de gens ayant pris leurs intérêts en main et les défendent de façon tout à fait reconnue. Le travail de la dame Marcotte, c'est de nier la légitimité de ses cibles, surtout les syndicats. Évidemment, pour une heure et quart de sophismes et de grossièreté, il ne faut pas trop en demander, le film doit convaincre, alors pour la réflexion, on repassera. Je ne sais pas pourquoi cette semaine, les animateurs et journalistes se réjouissaient de la « réflexion » apportée par ce film, je n'y ai vu qu'un tableau grossier d'une situation imaginaire, avec une solution que l'on n'explique même pas mais qu'on devine amplement.
Le propos a un sous-entendu très grave, on a l'impression de voir chez ces néo-libéraux, y compris Alain Dubuc, un désir de court-circuiter le processus démocratique. La « réforme », le « changement », la « modernisation » est un passage obligé, quitte à l'imposer de force. Dubuc a parlé d'une autre révolution, sans mentionner comment ça doit se passer. Non seulement les autres intervenants souhaite que leur idée s'impose, mais l'emmerdement majeure, c'est le caractère politique du changement. Fondamentalement, un néo-libéral ne croit pas aux principes du politique. Comme il n'arrive pas à convaincre de la validité de sa vision du monde, le faible pourcentage de voix de l'ADQ dans les sondages le démontre, il développe un argument d'autorité, basé sur l'économie, en présentant un chaos à venir. Devinez comment Margaret Thatcher a réussi à s'imposer aux Anglais... Mais aujourd'hui, les gens plus renseignés que peuvent le prétendre ces hurluberlus savent de quoi il est question avec la « modernisation ». On se souviendra de l'Argentine, l'élève-modèle du FMI, sombrer dans la faillite, de la façon la plus catastrophique. Les économistes n'ont jamais vu venir la crise, ces grands scientifiques, toujours pleins de leurs certitudes.
Durant le film, tout ce que je pensais en les regardant pontifier, c'est « faites de la politique, calvaire, pis essayer de vous faire élire! ». Ça prend des poses d'autorité, ça fait le clown, ça se plaint de voir l'effondrement (en fait, on est déjà dedans, y'en a même un qui a dit qu'on va être le Terre-Neuve des cinquante prochaines années...) et que rien ne se fait pour l'éviter, qu'on fait dans l'immobilisme et voilà, pas un seul a parlé de s'impliquer activement à faire bouger les choses. C'est un paradoxe assez amusant, les néo-libéraux sont avant tout des individualistes militants. Le travail collectif, ils n'aiment pas trop, alors les partis politiques et la possibilité de faire des compromis, c'est impensable pour eux. Après ce film, je suis toujours convaincu du caractère anti-démocratique du néo-libéralisme. Longtemps, j'ai lu les délires de ces militants libertariens du Québécois libre (quebecoislibre.org), Martin Masse en particulier, un grand ami de Maxime Bernier, le ministre fédéral du commerce et de l'industrie. Masse déteste tant la politique qu'il est convaincu que seule l'économie libérée de toute entrave peut et doit mener la destinée des humains. Exit la politique. Masse déteste également la démocratie, et toute chose liée de près ou de loin à la politique. En parcourant le site du Québécois libre, vous allez en lire des belles, entre autres comment ils abhorrent l'écologisme. Ils nient d'ailleurs les changement climatiques, une invention des groupes environnementaux pour ramasser de l'argent « de nos taxes », en plus d'être coupables de promouvoir l'immobilisme...
Un autre élément que j'ai retenu du film, c'est l'identification systématique des syndicats et des groupes sociaux à un nouveau clergé de la Grande Noirceur sociale-démocrate. S'il y a bien une catégorie de gens qui se prennent pour des ayatollahs, c'est bien les économistes néo-libéraux. À aucun endroit du film, ces grands penseurs réfléchis (surtout Réjean Breton...) font quelques nuances, peut être pour réajuster le tir sur le syndicalisme mais surtout, ce sont des convaincus, des purs et durs. Leur religion, l'économisme néo-libérale, leur pensée magique, le marché libre et déréglementé et la privatisation des services sociaux, leur Dieu, la « mains invisible » du marché autorégulé. On a même eu droit à la formule « l'économie nous démontre que... ». Jamais ils ne s'embarrassent de nuance, c'est pour eux un signe de faiblesse plutôt qu'une poursuite d'une réflexion. Et chose frappante, rarement on a vu autant de raccourcis pour arriver à expliquer des problèmes actuels, précurseurs du grand déclin. Un petit cours d'histoire aurait été profitable pour plus d'un mais encore, n'oublions pas que les néo-libéraux vouent un réel mépris envers les recherches en sciences humaines, alors l'histoire... À ce sujet, les néo-libéraux considère que tout le travail d'historien est à refaire, car on aurait manipulé volontairement les recherches, par le biais de l'État, afin de maintenir l'importance de celui-ci, dans l'imaginaire humaine. J'ai en main une citation du livre « Demain le capitalisme » de Henri Lepage, où il nie absolument toutes les horreurs vécus par les travailleurs de l'époque de la révolution industrielle, une « image d'Épinal ». Pour lui, Zola n'était qu'un fumiste. C'est un peu court comme raisonnement, mais c'est toujours ainsi avec eux.
En bref, ce film n'est qu'un pamphlet de propagande, avec la marque très visible de l'ADQ et de l'Institut économique de Montréal. Il n'a rien de nouveau pour les débats, seulement la même bouillie que nous apportent les journalistes néo-libéraux à tous les jours, dans les journaux à grand tirage que sont les publications de Gesca (La Presse, le Soleil) ou de Quebecor (Journal de Montréal/Québec). Quand on gratte un peu le projet de la « modernisation » qu'ils nous promettent, ce n'est que la « barbarie »[1] thatchérienne ou reaganienne, sur laquelle nous avons beaucoup de documentation disponibles, de tous les horizons. Je conseille de garder votre fric pour un bon film pour vous détendre, comme « Babel » ou encore « Jean Philippe ».
Mercredi, je vais aller voir les Denis Drolet, Yéééé!
Publié par oktobre7 à 04:55:41 dans Le subversif | Commentaires (2) | Permaliens
Journée ordinaire. J'ai encore trop bu hier soir, je suis revenu aux petites heures, fatigué et un peu découragé. Pourtant la soirée a été très bonne, on était presque la majorité des employés chez une d'entre nous. Environs une vingtaine de personnes, dans un petit quatre et demi. Beaucoup d'ambiance, de l'alcool à profusion, mais un moment donné, j'avais trop bu et je me suis affalé. Il m'a fallu convaincre les autres que je devais partir, même si ça devait me prendre plus d'une heure pour rejoindre mon logis. Je n'aime plus tellement coucher sur les divans des autres, surtout s'ils ont reçu de la bière dessus.
Aujourd'hui, j'ai un mal de bloc, j'ai trop bu de café, ce qui m'amène à avoir une poussée d'anxiété. Je dois aller à une autre soirée, c'est le trentième anniversaire de Dom, un des libraires à la succursale de Parc, je ne suis pas trop remis d'hier et je me connais, je vais remettre ça. Bah! J'en ai vu d'autres.
L'autre mauvais trip, c'est l'accueil que l'on fait à un documentaire qui ne mériterait rien de plus qu'une tomate lancée sur l'écran (de préférence, une tomate pourrie). « L'illusion tranquille », le documentaire de deux militants libertariens, a été fait pour essayer de convaincre les gens qu'une société où la liberté d'entreprise est au-dessus de tout permettrait de renverser une « tendance lourde » du déclin au Québec. Je ne l'ai pas vu encore, mais je connais déjà tout le contenu : la pensée néo-libérale est au centre de ma maîtrise. Le discours du grand retour en arrière, où une société dominée par un autre clergé, celui des affairistes et des économistes, permettrait enfin au créateurs de richesse à se gaver davantage, permettant à nous, pauvres travailleurs ingrats, d'obtenir des miettes tombant de leurs tables. Parlez-en aux Chiliens, sous Pinochet, ce qu'ils en ont pensé de la privatisation tout azimut et des dégâts sociaux irréparables après tant d'années. Parlez-en aux Argentins, ceux qui vivaient sous l'État modèle du FMI, quand ils ont vécu la grande crise de 2003, lorsque leur modèle de société privatisée et déréglementée a fait faillite, laissant à la grande majorité de la population aucun filet de secours. Parlez-en aux Anglais, qui quittent le Royaume-Uni pour aller vivre dans le pire pays de la réglementation, car la France, bien imparfaite, a au moins le mérite de privilégier les gens plutôt que le marché libre. J'écrirais davantage lorsque je me ferai un plaisir d'aller le film au Beaubien. Le discours des participants m'est tellement prévisible, je me demande pourquoi je doit me force à y aller... bon, c'est pour mes études.
Il faut que je me dépêche, je dois aller chercher du vin à la SAQ, ce grand monopole d'État qui nous permet d'avoir davantage de variété de vins, plutôt que l'habituel « liquor store » que nos amis néo-libéraux préféreraient voir à sa place...
Publié par oktobre7 à 22:02:29 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Le retour à la normale
Je suis revenu du premier cours dont je suis auxiliaire, ça été bref mais intense. Ça va faire plus de trois ans que je fait ce travail à temps partiel, à l'UQÀM. D'après la revue rapide de tous les étudiants en classe, la correction devrait être moins décourageante, plusieurs sont familiers avec le travail universitaire. La session dernière, où j'ai dû corriger les examens la semaine passée, j'ai eu la désagréable surprise de voir un nombre élevé d'échecs, comme si la majorité s'est fourvoyée dans son choix de carrière. Plusieurs se cherchent, il n'a pas en douter, mais au prix aussi élevé qu'une session au baccalauréat? Il faudra repenser à encadrer davantage les étudiants au collégial.
Nouvelle saison des Invincibles
Qui a écouté « Les Invincibles » lundi dernier? Je suis de ceux qui s'identifient aux personnages, les gars de la trentaine, ça me ressemble énormément. Le personnage auquel je m'identifie le plus? Rémi, sans aucun doute. La saison dernière, la réplique qu'il a fait à la dernière épisode m'a tellement frappé : « Hostie de job de poseux de collants »...Renaud-Bray, bien sûr! Aussi, il pratique avec un groupe, c'est aussi mon hobby, je vous en parlerais davantage plus tard. Lundi, son malaise en allant chercher Steve dans un sauna gay a donné le ton à la série, comme les nouveaux amis de P.A., un beau trio de mongols. Je pense passer mes lundis soirs dans la cuisine, la télé est mieux reçue sur le poste installé sur le frigidaire que mon autre télé dans le salon.
(Deux téléviseurs? Hé bien...Non, je ne passe pas mon temps devant, à regarder les platitudes de la télé-réalité! Je le passe à joueur à « Medal of Honor» sur le Web!)
Refuser un abonnement
On m'a offert de m'abonner au Journal de Montréal, au téléphone, au moment où je retirais mes bottes suite à mon arrivé à mon logis. Dans une circonstance semblable, n'importe qui aurait dit "Ça m'intéresse pas" et raccroche. Quelle banalité! Il faut refuser l'abonnement avec plus d'aplomb. Dans mon cas, je suis resté d'une gentillesse exemplaire, le type à l'autre bout de la ligne fait un boulot pas tellement évident. Il m'a demandé pourquoi je ne souhaitait pas m'abonner pour aussi peu que deux piastres et quelques par semaine. Je lui ai répondu: "J'hais les textes de la chroniqueuses Nathalie Elgraby, c'est une néo-libérale tellement cinglée qu'elle a même souhaité voir disparaître le salaire minimum dans un de ses articles! Je n'ai pas envie de déjeuner en criss le matin!" Mon interlocuteur a insisté un peu, mais le message a passé, lrsqu'il a laissé tombé devant mon refus. Il a manqué un abonnement, parce que le patron du Journal a engagé une fanatique du marché comme chroniqueuse. En espérant que le message passe...
Nathalie Elgraby est une économiste de L'Institut économique de Montréal, un "Think tank" de la droite néo-libérale, la même engance qui fait le palmarès des écoles au Québec, pour inciter le parent moyen à se ruiner pour inscrire ses enfants dans le secteur privé. L'IEDM est à l'économie ce que le Parti communiste révolutionnaire maoïste est à la politique active, mais malgré son extrémisme et son insensibilité aux souffrances des victimes du capitalisme, l'Institut a toute l'attention de la part des médias. Quant à la Elgraby, elle soutenait dans un article récent que la hausse du salaire minimum allait créer davantage de chômage...
Au fil du temps sur le blog, je vous reviendrais sur cette idéologie qu'est le néo-libéralisme. Une bien belle saloperie.
Publié par oktobre7 à 03:54:03 dans Le subversif | Commentaires (1) | Permaliens
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