Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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Mon cher monsieur...
Cette façon d'aborder son interlocuteur, je l'ai entendu souvent dans ma courte vie. Règle générale, vous ne verrez pas quelqu'un de très jeune prendre cette expression un peu archaïque. Jamais celle-ci ne m'a été aussi antipathique.
Cette expression, elle coïncide avec le jour où j'ai réalisé qu'une catégorie de gens, peu importe l'endroit dans le monde, est et sera toujours partisane d'une dictature... bon, là je vais un peu raide, je le sais. Pourtant, lorsque j'entend cette expression, allez savoir pourquoi, je m'attend au pire.
Anecdote. J'attend en file à ma caisse populaire, à Lévis, quelque part dans les années 90. On est l'été, j'ai l'air de ce que je suis encore aujourd'hui, pouilleux, t-shirt de Napalm Death, jeans usés avec des patches, fausses Converses noires. Je change de cassette dans mon walkman (une cassette dans un walkman, ben oui, on est probablement en 1995) et j'entend deux vieux qui discutent derrière moi. Deux vieux de centres d'achats, à la retraite depuis on bon bout de temps, du temps libre à s'en dégoûter, une culture de Journal de Québec, des opinions forgés par les tribune radiophoniques.
-Mon cher monsieur, ce qu'il nous faudrait, c'est une bonne guerre...
(Hein?!?)
-Oui, mon cher monsieur, les jeunes, là, y'ont pu d'allure. (Je replace ma cassette, je fait mine d'appuyer sur PLAY) Dans notre temps, on savait où on s'en allait, hein?
-On nous faisait travailler, on avait de l'expérience, pis quand il fallait le faire...
-On avait notre devoir à faire... moi, mon cher monsieur, j'ai été à l'armée (je ne l'ai pas vu faire, mais je suis certain que j'ai été désigné, d'une façon où d'une autre), j'ai appris à être un HOMME, pis je leur (sic) doit ce que je suis devenu. Quand je vois les jeunes, là je me dit qu'il faudrait qu'ils connaissent la guerre, pour savoir où s'qu'ils doivent aller.
-Mon cher monsieur, ce qu'ils faudrait aussi, c'est un HOMME, un vrai, au gouvernement, pas un Parizeau ou un Johnson, là, les jeunes ils devraient suivre au pas, avec des idées à la bonne place...
Manque de chance, si on peut dire cela, mon tour est venu de passer au guichet, je ne me rappelle plus pourquoi. J'ai quand même jeté un regard derrière moi, juste à temps pour voir que les deux compères me regardaient en parlant. Je n'entendait plus ce qu'ils disaient, mais ma paranoïa douce avait l'indicateur à DANGER...
On ne peut se faire une idée très précise des suppôts de dictature. Quelques années plus tard, à l'avènement de CHOI avec son Fillion et ses diatribes rétrogrades, j'ai cessé définitivement de penser que seuls des vieux peuvent souhaiter un retour au passé ou encore une dictature, pour soulager leurs maux imaginaires. Avec les vieux désoeuvrés, j'ai ajouté les jeunes techniciens à calottes...et tant d'autres, avec d'autres looks, dissimulés derrières les « majorités silencieuses » auto-proclamées. La nébuleuse réac, fascisante, autoritaire, peu importe la tendance des fans des dictature, a toutes les formes et aucune en particulier. Mais elle est ici, chez nous. Comme partout ailleurs.
La prochaine expression que je commenterai, ça sera « Ici, on va parler des VRAIS AFFAIRES ». D'après mes lectures sur d'autres blogues de ce site, cette expression est très populaire...

Publié par oktobre7 à 13:41:11 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Encore de la politique, mais d'abord, un peu de définitions.
Réaction : Mouvement d'idées, action qui s'oppose au progrès social issu des principes de la Révolution, et vise à rétablir des institutions antérieures.
Réactionnaire. Adj et n (1790; de réaction). Péj. 1. Qui concerne la réaction, agit en sa faveur. Opinions, mesures réactionnaires. Parti, gouvernement réactionnaires. 2. Qui a, exprime des idées réactionnaires (Cf. pop. Réac.). Écrivain, critique réactionnaire. Livre, film réactionnaire. Ant. Avancé, révolutionnaire; novateur, progressiste.
(Dictionnaire Robert, 1992. Mon dictionnaire est un peu vieux, mais je suis certain que les définitions dans la dernière édition sont les mêmes)
C'est ma façon de m'exprimer ce matin, à la lecture des deux sondages parus dans les quotidiens. Notamment celui du Devoir, d'où je reproduis la caricature. Cest surtout les résultats obtenu par l'ADQ qui mes surprenne. Par ses positions rétrogrades et la saisie d'une actualité immédiate où son chef fait le meilleur de lui même, l'opportuniste, ça me désole de lire ces résultats. Sa popularité à 24%, où il trouve une grande partie dans la région de Québec, devenu le bastion de la droite réac, démontre une tendance lourde. Ce n'est pas pour rien que je suis déménagé de cet endroit, où le chômage et une succession de petits boulots m'étaient destiné. Il existe un électorat acquis aux idées de la réaction, même des endroits comme Lotbinière ou la Beauce, où ça semble profondément ancré, peu importe l'âge ou le sexe des électeurs. Et ailleurs en région, comme en Mauricie où on retrouve la municipalité d'Hérouxville...
Bien sûr, je ne blâmerai jamais les gens de leurs choix électoraux. Surtout s'ils sont contraires aux miens. Tant que ces choix exprime une pensée conformes aux idéaux démocratiques de ce pays, je ne vois pas de problème. Mon inquiétude fait un grand bond lorsque je lis un programme politique défendu par un parti où est inclus la discrimination, la xénophobie et le retour à une époque disparu. À cette date, ce n'est pas vraiment le cas de l'ADQ, hormis son programme économique néo-libéral, chose inacceptable pour tout démocrate mais dont on a toujours nié la violence (précarité, menaces, chantage à la mondialisation). Comme ce parti finira bien à ressembler à ses supports actuels, c'est à ce moment que je m'inquièterai. J'attend le moment où ce parti accueillera André Drouin, le réac à l'origine de ces « normes de vie » grotesques à Hérouxville, et d'autres « élus de la base » comme se plaît à se définir ce même individu. Il est vraiment dommage qu'un endroit aussi restreint que le Québec, avec sept millions d'habitants, voit la montée d'un embryon de ces partis de la droite autoritaire et nostalgique, pas tout à fait le Front National en France, mais non plus le représentant du libéralisme pragmatique.
Ma consolation, je la vois avec l'analyse de Michel C. Auger, sur son blogue à la Cyberpresse :
« les accommodements raisonnables semblent faire bien plus peur aux gens qui vivent là où il n'y a pas, ou pratiquement pas, d'immigrants. Appelons ça le «syndrome d'Hérouxville». (...) Mais il y a un aspect de cette question dont on a bien peu parlé : les jeunes. Je n'ai pas de preuves scientifiques en fait, cela aurait été une donnée intéressante à faire ressortir d'un sondage mais tout indique que c'est un débat qui concerne essentiellement les citoyens qui ont plus de 40 ou de 50 ans. (...) Ce pourrait bien être un peu comme le «syndrome d'Hérouxville». Les jeunes sont le groupe de la société qui fréquente le plus les immigrants. À l'école, bien évidemment, mais aussi dans toutes sortes d'activités sportives, culturelles ou communautaires. Ces jeunes ne voient pas de problèmes et ce n'est pas parce qu'ils sont naïfs. »
Publié par oktobre7 à 14:05:57 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens

Soirée extraordinaire au Métropolis, hier soir, pour le show de Cradle of Filth. J'avais manqué tous leurs passages à Montréal depuis la seule fois où j'ai vu leur spectacle en 1999. J'avais aimé, bien que la fatigue de la fin de tournée apparaissait dans la voix de Dani Filth et le son au Medley n'était pas terrible. Pas cette fois-ci, hier soir le groupe était en très grande forme, aussi le Métropolis est l'endroit qu'il fallait pour Cradle. Je pense en avoir apprécié davantage le dernier album, "Thornography", plus thrash et moins rapide mais toujours la même intensité sur disque. Pas mal pour un groupe dont les membres ont changé très souvent. Pour en lire un peu plus: http://fr.wikipedia.org/wiki/Cradle_of_Filth
La voix de Dani Filth, pour ceux qui ignorent de quoi il est question, est une des plus singulières du monde du métal. Une voix suraigu, criarde, tombant rapidement à une voix caverneuse d'outre-tombe, avec en arrière fond une cacophonie très musicale, mariant le métal le plus agressif et les harmonies vocales d'une soprano et le son d'un clavier très présent. Visuellement, outre le look très goth du groupe, on avait en toile de fond des extraits de leurs vidéo-clips, de même que certaines iconographies propres au groupe. Pour vous en donner un aperçu, j'ai ajouté ces images:

Cradle of Filth et l'ensemble du line-up sur scène
Judyth m'accompagnait évidemment, je lui doit ma présence là-bas. Elle a été fortement impressionnée par le groupe sur scène. L'année qu'elle a habité chez moi, elle avait connu mon amour immodéré pour le band et elle a reconnu quelques tounes durant le spectacle, notamment "Dusk and her embrace" et "Cruelty and the Beast". Ça l'a fait rire de me voir chanter en même temps que le groupe...
Elle a aussi rigolé d'un fait très cocasse, à notre arrivé au Métropolis. On a éclusé une ou deux bières aux Foufs, juste avant le spectacle, nous sommes arrivé au début du spectacle de 69 Eyes, le groupe accompagnant Cradle pour cette tournée. J'ai un doute que ça va être le cas plus longtemps... Juste avant d'entrer au Métropolis, devant les portes, Judyth en a profité pour griller une dernière cigarette, j'ai attendu avec elle. Une petite jeune est arrivée de l'intérieur, en disant à sa gang tout près de nous: "Hey, le chanteur du band est full gay!!!". Je lui ai demandé "Qui ça?". "69 Eyes!", qu'ils me répondent. On a compris vite en entrant... le groupe, bardé de cuir et de clous, était en train de copier sur scène Sisters of Mercy, The Cult et Mötley Crüe, avec la pire attitude à avoir scène, juste devant LE public qu'il ne fallait pas devant eux... Ce groupe finlandais a tout simplement rappelé ce que ça signifiait, être POSEUR... on a été gêné pour eux, surtout qu'ils ont été copieusement hué, comme jamais je n'ai vu en 20 ans de spectacles, Judyth également. Même lorsque Dani Filth a mentionné leur présence, les hués se sont encore fait entendre très clairement. Plus tard, on a vu passer le chanteur du band tout près de nous, en cr***...allez savoir pourquoi!
On a beau dire, le groupe fait dans le très bruyant mais leur travail est impeccable, même sur les paroles. C'est de l'occulte, ça sent le souffre et la damnation et c'est loin de mes propres valeurs. Mais quand même, ça vaut le coup d'en lire un peu... avec ce lien, vous devriez obtenir les paroles de "Amor E Morte": http://www.darklyrics.com/lyrics/cradleoffilth/midian.html#6
Je vais apporter un ou deux disques de Cradle of Filth, pour m'accompagner sur la route ce matin...
Publié par oktobre7 à 14:27:40 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Soirée réussie hier, sur la rue Saint-Denis. Dès 17h00, je suis allé rejoindre Julie et Benoît, que je n'avait pas vu depuis la fête de Julie en décembre. On s'est retrouvé au Barouf, pour quelques bières (naaaaan, ne pensez pas que j'ai dépassé mes limites!) et de la bonne rigolade. Julie a un boulot qui lui en demande beaucoup, mais elle l'adore, elle est avocate. Son copain est designer. Ils habitent ensemble depuis un an, avec quelques chats. On a rattrapé les semaines en se racontant nos aventures et nos temps des Fêtes respectifs. Je les ai fait rire, en racontant ma mésaventure au cinéma Beaubien, mes nausées devant le sinistre navet « L'illusion tranquille ». Julie m'a raconté comment ça peut être éprouvant, un avant-midi au Palais de Justice. Mine de rien, on a passé quatre heures ensembles...
La suite s'est passé à l'Escogriffe, avec le show des Rocketeers avec Louis-David, le batteur de notre groupe. J'ai retrouvé Frank, avec Étienne, une de mes connaissances, et on a fait la connaissance de Pat, le co-animateur de l'émission de Louis-David à une station de radio locale. Comme nous l'avait prévenu ce dernier, l'endroit assez exigu s'est rempli en un rien de temps. On s'est bien amusé au départ, un peu avant le show des Vautours, le groupe de Montréal en première partie, le temps de faire un peu plus connaissance avec le sympathique Pat.
Du spectacle, je retiens d'abord que les Vautours ont fait un rock très début sixties, en français. Au départ, cette musique se veut très énergique mais à la longue, on a trouvé les chansons et les riffs assez semblables. On a retenu quand même la forte présence de leurs fans, la salle a été moins bondée entre les deux spectacles. Je n'en sais pas beaucoup plus sur eux mais avec le temps, s'ils se libèrent de leur influence première, ça pourrait être plus intéressant. Autrement, j'ai pensé à bon nombre de groupes que j'ai connu autrefois à Québec, dont la musique était semblable. Je pense notamment aux Walligators et au Secrétaires Volantes, dont j'ai vu le « revival » l'été dernier. J'oubliais, le groupe a l'avantage certain d'avoir UNE guitariste, qui chante sur la majorité de leurs tounes.
Les Rocketeers m'ont impressionné. Dans un créneau proche des Vautours, le groupe a fait une performance gonflée aux stéroïdes, qui a mis le feu à la salle. Bien sûr, chers lecteurs et lectrices, je suis un peu vendu lorsqu'il s'agit d'un groupe où se produit des amis, mais je peut assurer que celui-là, je comprend très bien pourquoi il casse tout en spectacle. On n'a pas eu l'impression d'entendre la réinvention d'un genre, leur personnalité est très bien définie. Leur expérience est omniprésente, ça leur permet beaucoup d'audaces de scène, notamment lorsque leur chanteur a débuté une de leur pièce sur le bar. J'ai encore la musique dans mes oreilles ce matin, au moment où j'écris ces lignes. C'est certain que je retournerai les voir, dans un endroit plus grand cette fois-là.
J'ai resté un peu étonné hier au spectacle, je ne savais pas que le port de la moustache était revenu à la mode. Y'avais un type, pas plus vieux que la mi-vingtaine, cheveux mi-long, la tuque par-dessus et arborant une petite brosse à la Serge Fiori sur le nez, qui m'a rappelé des visages que je voyaient au Cegep Lévis-Lauzon en...1988. Habituellement, l'effet que ça produit lorsqu'on croise un moustachu, surtout s'il est dans la vingtaine, c'est de penser « wow, quel plouc! ». Peut-être voit-on un effet de balancier, la moustache honnie est en train de revenir un élément de pure originalité. Personnellement, on ne me verra pas avec quelque chose d'aussi ringard!!! S'cusez-moi, les moustachus...
Dans n'importe quelle ville...(Plûme Latraverse)François Parenteau l'avait pratiquement prédit cette semaine dans l'hebdomadaire Voir, dans la foulée de la réaction épidermique vécue en région envers les accommodements raisonnables. Vous pouvez aller lire le texte « Overdose de ballounes » en entier avec ce lien : http://www.voir.ca/actualite/actualite.aspx?iIDArticle=45701 . J'ai retenu ces extraits suivants, à la suite d'une nouvelle apparue hier et aujourd'hui dans toutes les pages frontispices des principaux journaux :
« ...en fin de course, tout le monde s'entendra pour dire que l'ampleur du problème (les accommodements raisonnables et d'autres nouvelles de bien moindre importance, NDA) a été gonflée hors de proportion par les médias, ne semblant nullement saisir qu'ils y ont contribué eux-mêmes. »
« En attendant, on compile tout ça tranquillement. Parce que si on fait une semaine de crise médiatique pour chaque accommodement abusif réclamé par quelques crinqués que la majorité de leurs communautés respectives trouvent aussi déconnectés que tout le monde, je prédis un voyage triomphal de Le Pen (chef du Front national, parti d'extrême-droite français connu pour son racisme et sa xénophobie affichée, NDA) au Québec d'ici deux ans. »
Allez savoir, Parenteau a pressenti le geste qu'a posé de conseil municipal d'Hérouxville. Cette municipalité, dont j'ignorait jusqu'à maintenant l'existence, a proclamé une charte concernant directement les immigrants, suite à un sondage menée très rapidement auprès de 129 citoyens. On pourrait se réjouir des prémisses, dont l'égalité entre les hommes et les femmes, mais le fait de cibler directement les immigrants, d'ailleurs fort peu nombreux à aller s'installer dans cette municipalité, est inquiétant. Comme le souligne Parenteau, le fait de quelques illuminés, venu demander des « accommodements » un peu délirants, ne doit pas amener un ressac contre les gens issus de l'immigration, comme l'a fait le conseil municipal d'Hérouxville. L'appui favorable obtenu par les élus de l'endroit en dit long sur cette incompréhension envers l'immigration. Les immigrants, dans leur écrasante majorité, ne demande pas continuellement telle ou telle demande, mais les médias ont amené une vision différente, une « balloune ». Maintenant, on est pris avec un risque accentué de dérapages.
Ces dérapages, je le vois un peu plus avec ce conseiller de la municipalité, André Drouin, à l'origine de cette charte. Je cite sa déclaration à La Presse :
«On a demandé au peuple ce qu'il pensait, c'est cela le secret. Je trouve qu'on dialogue trop. Moi les droits, j'ai de la misère avec ça. Je préfère parler de devoirs et d'obligations. Chaque fois que vous donnez des droits à quelqu'un, vous ajoutez une brique aux murs qui l'emprisonnent.»
-Quand on rappelle à André Drouin que les désirs du «peuple» ne reflètent pas toujours la voix des minorités, il s'arrête deux secondes avant de reprendre.
«Moi je ne vois pas de minorités, dit-il. Si tout le monde s'intègre aux autres, il n'y aura pas de minorités.»
Le monsieur Drouin en question...
Ouais, la route est encore longue, avant de pouvoir parler d'une intégration réussie de l'immigration en dehors de Montréal. L'incompréhension règne... et c'est certain que je n'irai pas m'installer à Hérouxville!
Je vous reviens avec un comte-rendu du show de Cradle of Filth, le cadeau de Noël de ma grande chum Judyth
Publié par oktobre7 à 17:51:21 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
L'ADQ imite l'Union Nationale
Hier matin, une nouvelle a retenu mon attention. Quatre maires de municipalités de l'ouest de l'Île de Montréal, le secteur anglophone, ont décidé d'appuyer désormais l'ADQ de Mario Dumont. Celui-ci est apparu devant les médias avec ses nouveaux appuis et son bras droit, l'ancien président du Conseil du Patronat du Québec, Gilles Taillon. Les représentants des citoyens des municipalités défusionnées, mécontents des manœuvres gouvernementales et du reniement de la promesse des Libéraux à ramener la situation telle qu'elle existait avant la grande fusion municipale, se liguent avec l'ADQ afin de punir le PLQ. Ce n'est pas la première fois où cet électorat, acquis de longue date au Parti libéral, décide de voter pour un autre parti (encore faut-il que les anglophones suivent le mot d'ordre des élus municipaux). Les trois premières défections électorales, des raisons linguistiques étaient mis de l'avant, les anglophones n'ayant peu prisés les lois préconisées par le PLQ sur ces questions. En 1966, les libéraux ont perdu les élections, justement parce que l'Union Nationale de Daniel Johnson a obtenu massivement les voix des anglophones. Lors des élections de 1976, cet électorat a appuyé à nouveau l'UN, donnant ainsi un sursis avant la disparition de ce parti en 1980. On ne peut dire que cette fois-là, les anglophones ont permis la défaite des Libéraux devant le Parti québécois. Pour ceux qui l'ont oublié, l'histoire s'est répétée en 1989. Déçus de la loi amendant la chartre de la langue française, permettant l'affichage bilingue uniquement à l'intérieur des commerces, les anglophones vont réagir massivement. D'une part, les ministres anglophones du gouvernement Bourassa (Herbert Marx, Richard French entre autres) ont démissionné, en protestation envers leur propre gouvernement. Ensuite, un nouveau parti, l'Equality Party/le Parti égalité va apparaître et canaliser la colère de nos concitoyens anglophones. Le résultat électoral fut évident, quatre députés de ce parti, dirigé par Robert Libman, ont été élus dans des comtés très majoritairement anglophones. Malgré la défection des anglophones, le PLQ va être réélu, notamment par le fait de la faiblesse du Parti québécois, alors en reconstruction. Aux élections suivantes de 1994, le Parti égalité va disparaître de la carte et retournera dans la marginalité la plus complète. Il faut dire que ce parti, dans sa courte présence à l'Assemblée nationale, a trouvé le moyen de se déchirer. Son chef a démissionné et a terminé son mandat comme député indépendant, un autre, Richard Holden, est devenu souverainiste et est passé au Parti québécois.
Le nouvel appui anglophone à l'ADQ m'apparaît semblable à celui obtenu par l'Union Nationale en 1975. C'est un sursis pour ce parti, grevé de dettes, en manque de militants et compromis dans les appuis opportunistes et maladroits. Sans doute, il sera divertissant de voir comment l'ADQ va pouvoir convaincre les électeurs à voter pour eux. Comme on peut le constater, l'électorat anglophone a été souvent mobilisé pour des causes singulières, très près de leurs propres intérêts. Il faudra que l'ADQ explique aussi à l'ensemble de l'électorat de l'Île pourquoi il veut revenir à une situation désormais indéfendable, soit le fait qu'une partie de nos concitoyens refusent de payer sa part, pour des services dont ils profitent, lors de leurs déplacement « en ville ».
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Ne boudons pas notre plaisir
En manque de quelques trucs indispensables et peu intéressé de me les geler sur la rue Ontario, je suis allé dans les centres commerciaux de notre beau centre-ville. J'en ai profité pour écouter plus attentivement le cd que m'a confectionné mon ami Dominique, pour mon plus grand bonheur. Une compilation hétéroclite, avec Silver Mt. Zion, Boards of Canada, The Clash et surtout Monsieur Black en personne, Johnny Cash. C'est sur ses chansons que je me suis acheté des chaussettes et des boîtiers pour cd. Comme je déteste l'ambiance des centres d'achats, il en a été tout autre avec l'ambiance apportée par « Ring of Fire » ou encore « I walk the Line ». Allez savoir pourquoi, j'avais un petit sourire aux lèvres...

Les boîtiers de cd, c'est pour contenir les merveilleuses copies des albums de Dropkick Murphys et Fear Factory, que mon pote Frank m'a fait comme ça, boum. Je vais probablement en écrire plus sur ces cd les prochaines fois, je n'en ai écouté qu'un seul à cette date.
Soirée triste
J'ai visionné pour la première fois hier soir un film très dur, « Hôtel Rwanda ». Ça m'a ramené une douzaine d'années en arrière. Je me rappelle très bien les images diffusées des grappes de cadavres flottant dans les vagues du grand lac Kivu (ou Victoria). Ou encore, celles prises rapidement, par les cameramen internationaux encore sur place, des miliciens hutus extrémistes, les Interhamwe, pourchassant leurs victimes avec des machettes. On peut retrouver ces images sur Youtube, mais je ne vous conseille pas d'aller les voir, ça peut certainement vous choquer, surtout celles des monceaux de cadavres décomposés dans les rues. La pire période du massacre est illustrée dans ce film. « Hôtel Rwanda » a été tourné avec des interprètes admirables, je pense à l'acteur personnifiant le directeur d'hôtel Paul Rusesabagina, Don Cheadle. Je le vous suggère très fortement.
En passant, lorsque le film a apparu sur les écrans américains, bon nonbre des spectateurs se sont demandé pourquoi ils n'avaient jamais rien su à propos de ces événements au Rwanda. La réponse est très simple, dans la même période en 1994, les médias là-bas étaient tous obnibulés par le scandale concernant la patineuse artistiqueTonya Harding, dont le conjoint avait tenté de blesser volontairement sa rivale, Nancy Kerrigan, juste avant les Jeux olympiques de Lillehammer. Comme quoi certains endroits on des priorités autres que celles du reste du monde...
Ce soir...
Je vais voir le spectacle des Rocketeers, le groupe de Louis-David, le batteur de mon groupe. C'est à l'Escogriffe, au 4467A, rue Saint-Denis, avec un autre groupe dont j'oublie le nom. Belle soirée en perspective.
Le site des Rocketeers : http://www.rocketeers.ca/
Et demain soir...
Je vais aller voir le spectacle de Cradle of Filth au Métropolis, Gratos!!!! Je vous reviens également là-dessus.
Publié par oktobre7 à 18:11:27 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
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