Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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Ce sont les dernières paroles de la chanson « Black and White », de Subhumans. Je ne l'avait pas écrit hier, un oubli, le groupe a joué aux Foufounes Électriques hier soir, avec Ripcordz et deux autres groupes. J'y étais, bien entendu. Juste avant d'y aller, j'ai reçu un appel de mon ami Frank, également guitariste de mon band et ancien coloc. En jasant, je l'ai invité à m'accompagner au spectacle, sur le coup, je n'avais pas prévu à inviter qui que ce soit, un peu par habitude. Il a aimé le spectacle, même s'il connaît le groupe que récemment.
Subhumans vient de Grande-Bretagne et existe depuis le début des années 80. Comme Frank me disait : « Ça fait curieux de voir des gars aussi vieux, pour faire du punk de même ». Mine de rien, les gars de Subhumans font dans la quarantaine avancée, à l'inverse de son public, lequel avait visiblement dans la jeune vingtaine. Celui-ci a été conquis, chantant à l'unisson les paroles du groupe. Si vous voulez voir à quoi ressemblait le spectacle, je laisse quelques liens avec Youtube :
-Apathy (le show a commencé avec cette chanson)
http://www.youtube.com/watch?v=4uG2TmOUJyg
-Mickey Mouse is dead-Subvert City
http://www.youtube.com/watch?v=zOOu8cFzypc
-New Age (suivie d'entrevues avec le groupe)
http://www.youtube.com/watch?v=Dl4p6RrYuQYC'est durant le show que j'ai eu l'idée de lier la déclaration du ministre fédéral de l'environnement, John Baird, avec cette parole de Subhumans. Au nom de ce qu'il représente, c'est-à-dire les intérêts économiques de ce pays, le ministre Baird s'est appuyé sur un rapport biaisé, fourni par des tenants du dogme néo-libéral, pour déclarer que le pays s'en irait dans une récession, s'il tente de réduire moindrement les effets du réchauffement climatique.
John Baird, ministre de l'environnement
http://www.cyberpresse.ca/article/20070419/CPACTUALITES/70419063/6108/CPENVIRONNEMENT
On pourrait lier cette journée où le pays mourut, lorsque les conservateurs prendront le pouvoir de façon majoritaire. Ce gouvernement s'est permis d'imposer sa vision obscurantiste à la population, même s'il est minoritaire. Il est encouragé à aller en élections, car tout indique qu'il serait élu de façon majoritaire, la prochaine fois. Imaginez le reste. Nous pourrons alors nous vanter d'avoir notre George Dubya Bush à notre tour. À la veille de la Journée de la Terre, il faut réfléchir, aux conséquences de nos choix politiques. Sans faire d'erreur, ramener le Parti conservateur au pouvoir serait un recul important, dans la protection de l'environnement. L'accointance évidente que ce parti entretien avec les entreprises pétrolières ne laisse aucun doute, sur ses soi-disants objectifs environnementaux raisonnables qu'il veut atteindre.
La réponse à ce ministre Baird et son rapport imbécile ne s'est pas fait attendre. David Suzuki, scientifique très connu pour son implication écologiste, a répliqué à Baird que la population est attaché à poursuivre les objectifs de l'Accord de Kyoto. Son argument le plus important est que les coûts de l'inaction risque de coûter encore plus chers. Vous avez une idée des coûts, jour après jour, devant les conséquences de notre inaction: tempêtes à répétition, qualité de l'air amoindrie, inondations, fonte de la calotte polaire, transferts d'insectes et de parasites vers des régions peu préparées, désertification, etc.
pour lire l'article:
On n'hérite pas de la terre de nos ancêtres, mais on l'emprunte à nos enfants.
Publié par oktobre7 à 17:42:40 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Un des personnages de Mark Fiore est Knuckles, un jovial bourreau travaillant pour l'État américain. Il représente de façon caricatural la tendance dangereuse de l'actuel gouvernement Bush à nier les droits les plus élémentaires, au nom de la guerre contre le terrorisme. En plus de la dernière animation, j'ai retrouvé deux autres épisodes précédentes...
Cliquer sur l'image
D'autres épisodes de Knuckles :
http://www.markfiore.com/animation/washington.html
http://www.markfiore.com/animation/knuckles.html
Nul doute qu'il s'agit d'une forme d'humour particulière, mais elle est pertinente. Actuellement, on ne remet pas souvent ce dossier à l'actualité, de toute évidence on tente de balayer sous le tapis ces activités, comme les détentions illégales à la base de Guantanamo et dans les autres centres de détention à travers le monde. Fiore a bien raison de soulever à nouveau ce dérapage inquiétant, de la part de Bush et des néo-conservateurs, vers la banalisation de la torture.
Sur le thème de la réforme du mode de scrutin...
J'ai reçu un autre texte de Paul Cliche, concernant les possibilités de voir enfin la couleur d'une réforme du mode de scrutin. Comme lui, je ne suis pas certain que les partis en place sont intéressés à voir le réajustement démocratique nécessaire. Surtout de la part de l'ADQ. Jusqu'à maintenant, ce parti semblait intéressé, mais comme il forme l'Opposition officielle, j'en doute fortement. Ce n'est pas les plus grands amoureux de la démocratie, parmi ces nouveauc députés, mais bien des partisans du laissez-faire économique. Améliorer la représentation démocratique? Ce n'est pas dans l'intérêt de ce parti anti-politique.
Scrutin proportionnel :
Dumont et l'ADQ respecteront-t-ils leur engagement ?
L'Action démocratique et son chef Mario Dumont tiendront-ils leur engagement d'instaurer un scrutin proportionnel maintenant qu'ils forment l'opposition officielle à l'Assemblée nationale et qu'ils ont bon espoir d'être porté au pouvoir de façon majoritaire lors des prochaines élections ? Des développements au sujet de cet important dossier sont attendus d'une journée à l'autre ou, au plus tard, lors de l'ouverture de la session.
On sait que l'ADQ a été la principale victime, lors des élections de 1994, 1998 et 2003, de la loi d'airain du scrutin majoritaire qui favorise le bipartisme; tout comme le Parti québécois l'avait été lors des élections de 1970 et 1973. Durant cette période de disette les deux partis ont mené une vigoureuse campagne en faveur d'une réforme du mode de scrutin pour introduire des éléments de proportionnalité dans le système. L'ex-premier ministre René Lévesque a même qualifié de «démocratiquement infect» le scrutin majoritaire qui prévaut toujours. Mais après la prise du pouvoir, en 1976, la plupart des députés et des organisateurs péquistes ont décidé par opportunisme de ne pas remplir leur engagement même si le parti l'a toujours maintenu dans son programme. Un projet de loi présenté par Lévesque a même été écarté par le caucus péquiste en 1984.
Quant à Mario Dumont, il ne s'est pas compromis sur le sujet depuis les élections du 26 mars, mais il avait jusqu'ici appuyé fermement la position de son parti en faveur de la proportionnelle. L'ADQ préconise un scrutin mixte comportant deux votes et prévoyant une compensation au niveau des régions qui est semblable au projet de loi que le ministre Benoît Pelletier garde dans ses cartons en attendant le feu vert du cabinet Charest pour le déposer à l'Assemblée nationale.
Le principal responsable du dossier de la réforme des institutions démocratiques au sein de l'ADQ, ces dernières années, a été Éric Caire, élu député de La Peltrie le 26 mars. La nouvelle députée de Charlesbourg, Catherine Morissette, été une des porte-parole du parti lors de la commission parlementaire qui a eu lieu l'an dernier pour étudier l'avant-projet de loi présenté par le gouvernement libéral. Le député des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard a représenté l'ADQ sur cette commission où il a joué un rôle actif.
On ne sait pas non plus ce qu'entend faire le gouvernement Charest avec le dossier que le ministre Pelletier a référé au directeur général des élections pour avis en décembre dernier. Les libéraux s'étaient engagés à réformer le système électoral, dans les deux premières années de leur premier mandat, pour y introduire des éléments de proportionnalité Mais ils n'ont que présenté un avant-projet de loi et permis la tenue d'une commission parlementaire à laquelle plus de 2 000 citoyens et groupes ont participé, un record dans l'histoire du parlementarisme québécois. L'automne dernier, des membres du caucus se sont opposés à ce que le ministre Pelletier présente, tel qu'il l'avait promis, un projet de loi avant les élections et le premier ministre Charest a penché en leur faveur. On se rappelle qu'aux élections de 1998 le Parti libéral a été victime du scrutin majoritaire alors qu'il a du stagner dans l'opposition même s'il avait obtenu plus de votes que le PQ. Il avait subi la même mésaventure au profit de l'Union nationale en 1944 et 1966.
Quant au Parti québécois, son chef André Boisclair, ainsi que l'exécutif du parti, se sont prononcés pour le report de la réforme du mode de scrutin après l'accession du Québec à la souveraineté. Mais la situation désormais précaire de cette formation, qui menace d'être reléguée à un statut de tiers parti lors des prochaines élections, fera peut être réaliser à ses dirigeants qu'il est maintenant dans leur intérêt d'adopter la proportionnelle.
S'il y avait entente entre les trois partis, le projet de loi pourrait être adopté au cours des prochaines semaines et le nouveau système serait peut-être prêt pour les prochaines élections. Mais pour que cela arrive il faudrait que Mario Dumont fasse preuve d'un sens démocratique supérieur tandis que Jean Charest et André Boisclair n'auraient qu'à réaliser où résident leur intérêt partisan. Est-ce rêver en couleurs après une saga qui dure depuis 40 ans?
Paul Cliche, politologue

Publié par oktobre7 à 18:17:26 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
À travers ce qu'on a pu entendre sur le massacre survenu au campus de Virginia Tech, à Blacksburg, j'ai retenu ce commentaire d'un partisan du port d'arme, Philip Van Cleave, président d'un regroupement au nom évocateur, la Virginia Citizens Defense League. Selon ce défenseur du « droit sacré et reconnu par la Constitution américaine de porter des armes », si les étudiants de Virginia Tech avaient eu un des leurs en possession d'une arme, le massacre aurait pu être limité. Mieux encore, s'ils avaient tous eu une arme, selon le monde idéalisé par les amoureux du fusil pullulant aux États-Unis, ce massacre ne se serait pas produit. J'ai lu l'intervention du monsieur sur la Cyberpresse, moi qui m'était promis de ne pas me coller aux actualités, pour ma propre santé mentale, à la suite des élections. Voici le lien : http://www.cyberpresse.ca/article/20070418/CPMONDE/70418001&SearchID=73278537223235
Cette intervention de ce lobbyiste, probablement un conservateur WASP, républicain pur jus et tutti quanti, démontre une vision du monde allant à l'encontre des prétentions de son propre pays, dans la représentation de ses valeurs. Pour ce Van Cleave, la société est une jungle, les autorités sont impuissantes à défendre les honnêtes gens contre le crime, ceux-ci doivent donc se défendre eux-même. Homo homini lupus, comme on se le disait autrefois, « l'homme est un loup pour l'homme ». Ce pessimisme ne doit pas prendre le dessus, avec cette prétention de voir à chaque coin de rue l'agresseur potentiel. Je prétend être d'une civilisation avancée, le port d'arme est inutile pour nous défendre. De ma vie adulte, j'ai été agressé à trois reprises, dont deux fois dans des bars (allez savoir, ce sont des endroits à risque...), pour des raisons absurdes. Pourtant, jamais je n'aurais eu besoin d'un arme, pour la simple raison que nous sommes justement dans une civilisation extraordinaire, qui amène le prochain à intervenir et à empêcher l'agression d'aller plus loin, comme ça s'est produit pour moi. J'ai moi-même intervenu à au moins deux reprises, sur la rue, pour empêcher à chaque fois qu'un individu violente plus longtemps une femme. À chaque fois, j'y suis allé spontanément, sans crainte de me faire abattre. Quand on y pense un instant, c'est formidable. On peut compter l'un sur l'autre, dans ce monde. Imaginer cela dans un autre contexte, où l'on craint chacun pour soi, dans cette jungle tout droit sortie de l'imaginaire conservateur, nous changeons complètement de situation. Les victimes en deviennent presque à être responsables de leur propre malheur. « Elles n'avaient qu'à être armées, et l'agression n'a pas lieu ». C'est sensiblement ce que ce monsieur Van Cleave a déclaré, comme les autres fanatiques des armes de la NRA et autres associations « pro-guns », favorables à la libéralisation complète du port d'armes à feu. Quelle connerie!
L'étudiant Cho Seuing-Hui, qui a tué lundi ce nombre effarant de personnes sur le campus avait sensiblement les mêmes griefs que Dylan Klebold et Eric Harris, les jeunes tueurs de l'école Columbine. Une haine absolue envers une partie des autres étudiants, les forts, les « populaires », ceux qui ont une personnalité affirmée et qui écrasent les faibles et les « rejets ». Lundi, Cho a envoyé un paquet à la chaîne de télé NBC, entre ses deux premiers meurtres et les autres, directement du campus. Ce paquet contenait une lettre aux propos haineux et décousus, des photos de lui et des documents vidéos où il commente longuement toute sa rancœur de ce qu'il a vécu sur ce campus. J'ai facilement retrouvé le lien sur le site de NBC, où l'on peut voir des extraits de ces images. J'ai jugé bon de l'inclure sur mon blogue, car je me demande si nous n'avons pas là un phénomène d'imitation, devant la couverture extraordinaire de ce type d'événements.
Je ne veux pas faire croire que je suis le seul à l'avoir remarqué, mais on dirait que Cho Seuing-Hui a eu connaissance de ce qu'il s'est passé au collège Dawson, l'automne dernier. Les photos qu'il a envoyé à NBC ont des ressemblances avec celles du tireur du collège Dawson. Sur le lien, il est possible de les voir. Elles sont similaires à celles de Kimveer Gill, que l'ont retrouvait sur sa fiche du site VampireFreaks. Les mêmes poses avec ses armes, la même attitude vengeresse. Pour ce qui est de Columbine, Cho fait mention des deux jeunes tueurs en les nommant par leur prénom, dans sa lettre.
En sommes-nous rendu là, à craindre que les massacres se nourrissent de la notoriété qu'ils produisent, chez ceux dont la détresse psychologique les amène à une pareille extrémité?
Fait à noter, j'ai retrouvé 328 documents, en tapant « Cho Seuing-Hui » sur le moteur de recherche de Youtube...on a connu son nom que depuis hier. Sa notoriété est faite. Quelle tristesse.
J'ai inévitablement pensé à la production cinématographique, suite à cet événement. Ça va être inévitable. Mais je pense qu'on a eu déjà de très beaux films, sobres et imaginatifs. Je pense à Donnie Darko, Elephant, de Gus Van Sant, ou encore Bowling for Columbine, de Michael Moore. J'espère qu'on va s'en tenir à cette production.
J'ai retrouvé autre chose sur Youtube. C'est le vidéo-clip de «Mad world », la jolie chanson que nous pouvons entendre dans le film Donnie Darko. J'ai facilement retrouvé les paroles. Peut-être que cette chanson est de circonstance.
http://www.youtube.com/watch?v=5MyMOi4LEr4
Enlarging your world
Mad world

Publié par oktobre7 à 18:15:13 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
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Depuis hier soir, je fait partie des fans du film « Grindhouse », du duo Rodriguez-Tarantino. Je suis allé le voir avec mon amie Judyth, qui est sortie de la salle aussi enchantée que moi. Si vous l'ignorez, ce film est en à la fois un hommage et un exercice de style assez périlleux. Un hommage, car les deux réalisateurs ont voulu ramener à l'avant-scène une catégorie cinématographique disparue, autant que le type de salles qui les diffusait. La grindhouse est une salle de cinéma défraîchie, moche, présentant des films les moins chers possible, les films de série B, les navets que nous voyons pas autrement qu'en format DVD désormais. Ces films étaient très souvent soit des films d'horreur très violents et glauques, ou encore des films d'actions à l'histoire très réduite, prétexte à des scènes violentes ou à des cascades aussi spectaculaires qu'inutiles. L'exercice de style des deux réalisateurs était de faire chacun un film dans le genre des grindhouses, pour donner un tout correspondant à une séance au cinéma digne de cette époque. Ainsi, Robert Rodriguez a concocté un film de zombies tarabiscoté, « Planète terreur », où nous retrouvons les clichés les plus absurdes, un ancien soldat d'élite persécuté par le shérif du coin sauve les survivants de l'attaque des zombies, à l'aide de la petite amie strip-teaseuse, dont la jambe arrachées est remplacées par une mitrailleuse...tout y est, les gros plans dégueu, les pitounes avec des armes, l'histoire absurde, les erreurs grossières, l'usure du film, la bobine manquante, etc. En effet, pour rajouter à l'effet « grindhouse », les deux compères ont pensé à tout... Tout juste avant le premier film et à l'entracte, les réalisateurs ont fabriqué de fausses publicités de films du même genre. Voir une pub de « Machete » « Werewolves of the SS » ou encore le film d'horreur « Thanksgiving day », c'est un pur délice. Même la pub du restaurant du coin n'est pas à négliger. Ça nous amène au film de Tarantino, « À l'épreuve de la Mort », où un cascadeur assassin s'en prend à des jeunes femmes en les effrayant avec sa voiture, avant de les tuer sur la route. Nous avons eu droit également à l'exercice qu'étaient de faire un film de poursuite automobile à la façon des années 70, mais aussi à un véritable Tarantino, avec ses dialogues légendaires et ses personnages aussi bien campés que ceux dont il nous a habitué à voir dans ses films précédents. Si ce film vous intéresse, il serait préférable de ne pas l'attendre pour le voir dans le confort plate de votre foyer, mais bien dans une salle de cinéma, pour saisir toute la magie du grindhouse. Les trois heure de ce programme double passe très rapidement, c'est un bonheur dont il serait dommage de se priver.
Parlant de bonheur... La météo nous annonce du beau temps de printemps pour la fin de semaine prochaine. Ça tombe bien pour aller marcher pour une bonne cause et pas n'importe laquelle. La marche Kyoto, pour l'espoir aura lieu dimanche prochain. Quelle activité est plus conviviale que celle de marcher pour l'environnement. Bien sûr, les détracteurs de ce genre d'activité semblent être actifs, sur les blogues et les ondes des radio-poubelles, pour vouer aux gémonies les manifestants, afin de les décourager et les amener à se replier sur leur petit confort... on va même jusqu'à assimiler les manifestations à des messes ou à des activités religieuses dignes des sectes, ou comparer l'activisme environnemental à une nouvelle forme de dogmatisme et d'idolâtrie envers la déesse Terre. Quand les néo-libéraux en sont réduits à se genre d'attaques minables, c'est qu'ils sentent le vent tourner, contre l'idée du développement et la « création de richesse » à tout prix, dont celui de l'avenir. Je laisse ici les informations sur cette marche, un petit geste parmi d'autres. Peut-être cette marche amènera-t-il à faire réfléchir ce gouvernement insensible à Ottawa, dont le leitmotiv est de nier l'évidence même. Quand nous verrons le smog d'été s'étendre sur plusieurs jours d'affilés au Québec et au Canada en dehors des zones urbaines, à l'exemple des régions populeuses du Sud ou américaines (Los Angeles), peut-être que Stephen Harper repensera à ses discours anti-environnementaux comme celui-ci... http://www.canada.com/story.html?id=24b534b3-32a1-4eb7-9a72-6b1b27999651
GRANDE MARCHE LE 22 AVRIL 2007 À 13h30 À MONTRÉAL au parc Lafontaine (coin Calixa-Lavallée et Rachel)
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Publié par oktobre7 à 17:14:38 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Cette grise journée hivernale a été parfaite pour une autre mauvaise nouvelle. Le cinéma Parisien, située à l'ouest de la rue Sainte-Catherine, au centre-ville de Montréal, a été vendu et fermé aujourd'hui même. C'était le lieu du Festival des Films du Monde (FFM). Malgré son côté un peu vétuste et défraîchi, on ne peut avoir que de bons souvenirs des films présentés sur ses écrans. Dans les autres périodes, le cinéma présentait des films en fin de carrière, au prix modique de 4$. Sa fermeture souligne la fin de la présentation de films en français dans ce secteur.

Plusieurs salles de la sorte ont disparues du paysage montréalais. Les nombreuses salles de cinéma de quartier, dont le cinéma Beaubien semble être le seul survivant de cette époque, ont laissé leur place pour être transformé en marchés au puce, églises ou pour d'autres fonctions. Les autres salles de dimension intermédiaire ont toutes été fermées, comme le Berri, l'Égyptien, celui à la station McGill, etc. Les cinémas-maisons et le cocooning semblent avoir eu le dessus sur la présentation des films en salle, les compagnies de diffusion se sont donc dirigé vers la construction de complexes récréatifs, comme le Paramount ou le Starcité. Ces complexe aux salles dites « performantes », très rentables, avec l'exploitation de toute l'espace possible, notamment par les chaîne de resto-comptoirs, ont poussé autant en banlieue qu'en ville. À mon humble avis, ils ont tous la caractéristiques d'être laids, froids et impersonnels.
Nul doute que je vais m'ennuyer du Parisien, surtout quand on est un peu restreint dans son budget, comme moi. Je suis allé voir « Babel », le dernier soir où il était à l'affiche. Je prévoyait aller voir « Congorama » la semaine prochaine, ou une autre semaine. La fermeture du cinéma m'aura devancé. Heureusement que ma bibliothèque de quartier loue des films en DVD gratuitement. J'ai en main la série télévisée du « Comte de Monte Cristo ». Ça va être dans mon programme de la semaine prochaine.
Ce soir, on a une soirée « Vendredi 13 » chez un collègue, un amateur de films d'horreur. Même enrhumé, je devrais avoir d'autres frissons...
J'ai reçu le texte suivant de la part de Paul Cliche, un des militants les plus connus pour l'établissement du scrutin proportionnel. Je l'ai trouvé très intéressant, au point de l'ajouter à mon blogue. Il ajoute des arguments nécessaires, pour contrer ceux qui veulent maintenir le mode de scrutin actuel, en remaniant la carte électorale.
Bonne lecture!
Une réforme de la carte électorale
n'éliminerait pas les distorsions
découlant du scrutin majoritaire
Les résultats des récentes élections n'étaient pas aussitôt connus que le débat sur la réforme du mode de scrutin, qui n'a de cesse au Québec depuis quarante ans, a repris de plus belle. Les tenants du scrutin proportionnel soutiennent qu'il est le seul moyen de mettre fin aux distorsions entre la proportion de votes obtenus par les différents partis et celle des sièges parlementaires que leur attribue (ou dont les prive) le scrutin majoritaire. Ainsi, la volonté populaire exprimée dans l'urne n'est pas respectée, les partis ne sont pas représentés avec équité, une majorité de votes ne comptent pas et des courants importants de pensée ne sont pas représentés à l'Assemblée nationale. On sait en effet que ce dernier accorde une prime, parfois aberrante, au parti vainqueur afin d'assurer la formation de gouvernements majoritaires.
Par contre, certains intervenants, dont des chroniqueurs politiques, croient que les distorsions de représentation proviennent plutôt de notre carte électorale inégalitaire où les conscriptions rurales comptent beaucoup moins d'électeurs que les circonscriptions urbaines et de banlieue. Ils soulignent avec raison le fait qu'à cause de la carte électorale actuelle le vote d'électeurs ruraux a deux fois plus de poids que ceux d'électeurs urbains et surtout d'électeurs habitant dans des banlieues champignons.
Le remède à ce genre d'inégalité réside dans la mise au jour à intervalles plus rapprochés de cette carte afin qu'elle reflète mieux la vitesse de l'évolution démographique. Il faudrait surtout respecter des critères plus égalitaires. Ainsi, lors de la confection de la carte provinciale actuelle, qui en 2002 a remplacé celle de 1994, la Commission de la représentation électorale a permis de nombreuses dérogations à la norme actuelle établissant un écart maximum de 25%, en plus ou en moins, du nombre moyen d'électeurs par circonscription. De telle façon qu'en 2007, alors que la moyenne d'électeurs par circonscription s'établit à 44 834, cinq circonscriptions dépassent la limite supérieure de 56 043 et sept sont sous la barre inférieure de 33 626. De plus, une trentaine de circonscriptions s'approchent de ces limites. On peut donc prévoir que la situation sera encore bien pire lors des prochaines élections si l'Assemblée nationale n'agit pas rapidement.
Une illusion qui persiste
D'autre part, les distorsions de représentation causées par le scrutin majoritaire sont d'une autre nature. Elles proviennent surtout de la mécanique de ce mode de scrutin qui permet l'élection de candidats à la majorité relative et non absolue (50%+1) ainsi que du découpage de l'ensemble du territoire en petites unités locales (circonscriptions).
Ainsi, l'histoire démontre que même avec une carte électorale fraîchement redécoupée afin d'assurer l'égalité du vote des électeurs, les iniquités de représentation peuvent s'avérer aberrantes à cause des effets du scrutin majoritaire. Ainsi, en 1972, le gouvernement Bourassa, venant de refuser l'instauration d'un scrutin proportionnel, a cru régler le problème des distorsions en redessinant la carte électorale selon des critères fortement égalitaires. Mais les élections survenues quelques mois plus tard, en 1973, ont été celles qui ont produit les effets les plus aberrants de l'histoire du Québec. Le Parti libéral a alors obtenu 92,7% des sièges (102) avec 54,7% des votes, soit une prime de 38%. Le Parti québécois. lui, n'a obtenu que 6 sièges (5,5%) avec 30,2% des suffrages.
Une simple réforme du découpage électoral, même si elle hautement désirable, ne suffirait donc pas à régler les problèmes découlant du scrutin majoritaire. Cette conclusion est endossée par le politicologue Louis Massicotte qui, dans son étude sur la révision du mode de scrutin au Québec, a démontré, grâce à des simulations, qu'une carte électorale fortement égalitaire n'aurait pas empêché l'anomalie qui sest produite en 1998 alors que le PQ a conservé le pouvoir même s'il a obtenu moins de votes que le Parti libéral renversant ainsi la volonté populaire. Il est surprenant que des chroniqueurs politiques chevronnés persistent encore aujourd'hui dans cette illusion.
Paul Cliche, politologue
Publié par oktobre7 à 23:02:32 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
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