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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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C'est reparti! | 15 août 2007

Je commence par une bonne nouvelle : je vais travailler la semaine prochaine! Ça va être court, mais quand même, je ne cracherai certainement pas sur une semaine de travail relativement facile, faire de la caisse pour une coop scolaire, à un bon salaire. Un meilleur salaire que celui de mon emploi précédent, après neuf ans de service...

 

C'est Alexandre, un ancien collègue de travail et camarade de Québec Solidaire, qui m'a trouvé cette opportunité. Merci beaucoup, Alex.

 

Des nouvelles de Renaud-Bray

 

Je viens tout juste de recevoir la réponse de mon ex-employeur, suite au dépôt de mon grief, il y a deux semaines. Comme je m'y attendais, c'est une fin de non recevoir. Je cite :

 

(...) nous vous avisons que nous maintenons notre décision, considérant que nous n'ayons pas de nouveaux éléments pouvant modifier ou expliquer votre comportement.

 

En clair, mon renvoi est définitif. Je savais que l'entreprise est fermée à toute explication. Peu importe les arguments, il était impossible d'avoir une quelconque négociation, sur une possibilité de retour, ce que j'exigeais dans mon grief.

 

Il me reste plus qu'à attendre une convocation en arbitrage, pour que je puisse faire entendre mes arguments à l'employeur, qui autrement aurait fait la sourde oreille. C'est à ce moment que je pourrai savoir si désormais, une liberté fondamentale comme la liberté d'expression, est subordonnée à la logique d'entreprise et à la compétitivité, comme l'exprimait mon employeur, dans sa lettre de renvoi.

 

Une autre entrevue

Hier, je suis passé encore une fois en entrevue, pour un emploi dans le domaine du courrier et des transports. Le poste offert semble très intéressant, comme commis de bureau. Les tâches sont simples et on demande un peu d'expérience, dans ce que je connais très bien. Malheureusement, le bureau se trouve encore plus loin de chez moi que mon ancien lieu de travail...

 

Je devrais avoir une réponse la semaine prochaine...si j'ai une réponse favorable.

 

La saison politique, prête à démarrer

 

C'est en fin de semaine que nous avons eu les prémisses de l'activité politique, autant à Québec qu'à Ottawa. Évidemment, ça nous a tous rappelé que l'été et les vacances sont près de la fin, même si l'été se termine en septembre mais qui s'en soucie, lorsque les jeunes sont retournés à l'école? Ah, la rentrée des classes, déjà...

 

L'autre rentrée, parlementaire celle-là, nous promet quelques rebondissements sur la question des accommodements raisonnables, les « accommodations », comme disent leurs opposants acharnés. C'est le chef de l'Union nationale créditiste, Mario Dumont, qui a laissé voir quelle serait la cause la plus importante pour son parti, au moment même où débutent les travaux de la commission Bouchard-Taylor, sur ce sujet épineux. Selon ce que nous avons lu, entendu ou vu, la question de l'immigration semblerait être la plus payante, électoralement parlant, pour les adéquistes.

 

Je ne pourrais condamner entièrement les propos de Mario Dumont. Je suis en accord avec son constat de la gaffe monumentale du gouvernement Charest, lorsqu'il a réduit à presque rien le budget d'aide aux organismes d'intégration et de francisation, dans sa vision orientée vers les coupures tout azimut. À l'époque, il semblerait que le gouvernement ait été tenté de remettre entre les mains des communautés la charge de l'intégration, en ne se souciant pas du résultat. En clair, les libéraux avait sensiblement une vision très « canadian » de l'immigration, plutôt communautariste, comme nous retrouvons en Ontario, ou encore le modèle britannique de l'intégration. Une superposition de communautés différentes, vivant en cohabitation et conservant plus que l'essentiel de leur culture. On appelle ça le « melting pot ». Dans le contexte québécois, cette façon de laisser-faire est très risquée, pour une culture fragile et très minoritaire, dans le continent nord-américain. La reprise de Dumont de la défense de l'identité nationale est justifiée, devant celle du gouvernement. Dernièrement, sur le plan électoral, nous avons vu les résultats : les libéraux se retrouvent troisième, dans le choix électoral des francophones, et ne sont sauvés que par l'adhésion électorale massive des anglophones et de plusieurs communautés immigrantes.

 

Ce n'est pas pour rien que nous avons entendu surtout parler de culture et d'intégration, au conseil des jeunes libéraux, en fin de semaine dernière. Il semblerait que les militants libéraux cherchent à retrouver le terrain longtemps négligé par leur parti,  la défense de la culture franco-québécoise. En retour, j'ai noté que le chef Jean Charest ne semblait guère intéressé de reprendre les débats des jeunes de son parti, en répétant les mêmes platitudes sur le développement économique. Sauf bien sûr pour attaquer Mario Dumont et l'obliger à s'expliquer sur une question politiquement glissante.

 

J'ai trouvé intéressante cette phrase de Dumont, qui cherchait à jouer le modéré, en entrevue avec Patrick Lagacé.

 
Patrick Lagacé : "Est-ce qu'on a besoin de plus (d'immigrants)?"
 
Mario Dumont: "Ben si tu prends juste en terme de marché du travail, une vision vraiment d'économiste pur, tu pourrais facilement arriver à la conclusion que oui. Avec le vieillissement de la population, ça prendrait plus (d'immigrants). Par contre, quand tu regardes ça dans une vision équilibrée de société, je pense qu'il faut jamais que tu aies plus d'immigration que ta capacité d'accueil, d'intégration.
 

J'aimerais bien qu'on puisse remettre ça sous le nez du chef de l'ADQ, cette « vision vraiment d'économiste pur ». Il se trouve que lui, il peut surfer sur une inquiétude réelle et justifiée de Québécois inquiets pour l'avenir de leur culture. Mais au sein de son parti, il se trouve un grand nombre de militants adhérant à fond sur cette « vision vraiment d'économiste pur ». C'est ainsi qu'il apparaît peu cohérent, avec les politiques de son parti, partisan d'un Québec néo-libéral, qui n'a que faire avec la culture. Dans le principe sacro-saint du marché, ce sont les plus forts qui l'emportent, dans un contexte où l'État n'intervient plus, la culture comme le reste sont assujettis à la question économique. Comment Mario Dumont peut-il défendre l'intervention et les subventions de l'État à la défense de la culture Québécoise, quand dans son parti, particulièrement dans sa frange la plus active, on retrouve les partisans les plus acharnés du marché et de la réduction maximale des fonction de l'État? La fameuse capacité d'accueil de la société passe nécessairement par l'État, il faudra bien qu'il explique ça à ses partisans...

 

Peut-être voit-on ici un cas où le chef tente d'apparaître plus posé que son propre parti, une coalition de droite, rassemblant les défenseurs de la notion ethnique de la nation avec les conservateurs, les néo-libéraux, les ultra-nationalistes, les souverainistes sur une voie de garage, les défenseurs de l'identité régionale, des boss de PME anti-syndicalistes... Nul doute que Mario Dumont devra travailler fort, pour rendre cohérente la vision politique qu'il tente d'exprimer, depuis l'accession de son parti au titre d'Opposition officielle. Ça va grenouiller fort, derrière lui...

 

Je pense notamment à un de ses partisans avoués, le maire de la (très) petite municipalité de Saint-Roch-de-Mékinac, Claude Dumont. Hier, on l'a entendu à nouveau sur ce sujet :

 

«À un moment donné, assez, c'est assez, tonne Claude Dumont, maire de Saint-Roch-de-Mékinac, petite municipalité de la Mauricie. Bien sûr qu'il y a assez d'immigrants, ajoute-t-il. Ils en ont trop laissé rentrer!»

 

                     

                        Le maire de Saint-Roch-de-Mékinac, Claude Dumont

 

C'est le même, lors des débats concernant les règles de vie adoptés par la municipalité d'Hérouxville, l'hiver dernier, qui avait eu ce commentaire très évocateur :

 

« À la demande d'une résidante, la séance du conseil municipal a débuté par l'observation d'une minute de silence en l'honneur de Muriel Lapointe, la femme du maire Dumont, morte d'un cancer il y a un an aujourd'hui. Visiblement ému, M. Dumont avait peine à retenir ses larmes lorsqu'il a repris la parole. Lors d'une discussion dans le restaurant dont il est le propriétaire, M. Dumont avait confié quelques minutes plus tôt aux représentants de La Presse à quel point ce décès l'a bouleversé. «Elle était hospitalisée à l'hôpital Notre-Dame, à Montréal, a-t-il expliqué. Là-bas, c'est l'enfer, y a rien que des importés. Quand ils appellent les infirmières dans les haut-parleurs, t'entends juste des noms de Tamouls. Quand t'entends un nom québécois, t'es surpris», a-t-il ajouté. »

 

On comprend très bien pourquoi les libéraux et les péquistes feront tout pour coincer le chef de l'Opposition officielle, avant la rentrée parlementaire. En espérant qu'un adéquiste avoué se mette les deux pieds dans la vase, en éclaboussant son chef...

 

Ma télé en panne

 

C'est toujours au moment où nos finances sont précaires que les bris des appareils à usage quotidien surviennent. Depuis hier, la télé de mon salon ne diffuse plus qu'une seule ligne horizontale, au centre. Heureusement, j'ai ma petite télé de ma cuisine, pour me dépanner. Pas que je suis accroc de la télé, mais comme j'ai emprunté quelques films et la série « Au nom de la loi », pour terminer mes soirées...

 

Quelqu'un connaît ce genre de défaut, sur un téléviseur? Vais-je être obligé d'en acheter une autre?

Publié par oktobre7 à 18:05:55 dans Le subversif | Commentaires (0) |

La liberté de manifester en péril? | 14 août 2007

J'ai reçu ce communiqué hier, de la part du PCQ. Il faisait suite à une manifestation dont j'aurais pu faire partie, si je n'avais pas cette possibilité de pratiquer avec mon groupe, la même journée. Les témoignages sont dignes de foi, je connais bien celui qui a rédigé le communiqué, ce n'est pas son genre d'en rajouter inutilement.

 

Ce n'est pas la première fois qu'une manifestation est ainsi réprimée en région. En l'absence d'une couverture médiatique suffisante, on dirait que les corps policiers sont encouragés à intervenir de façon musclée, pour empêcher les organisations politiques de manifester, en contradiction avec les lois de ce pays. Aussi, on peut pointer du doigt les dirigeants de ces municipalités en régions, souvent des roitelets associés directement avec le milieu des affaires. Lâcher les forces policières contre une manifestation est une réponse immédiate devant une politisation des problèmes sociaux qu'ils cherchent à nier.

 

Le PCQ condamne la brutalité policière survenue lors d'une manifestation à St-Jérôme, samedi le 11 août

 

C'est par une belle journée ensoleillée du mois d'août qu'avait lieu, hier samedi le 11 août, une manifestation au centre-ville de St-Jérôme. Le contexte de tensions, existant entre des compagnies de  St-Jérôme et leurs employés, renforçait la valeur du rassemblement autour des droits des travailleurs. Appelée par le Parti Communiste Révolutionnaire (PCR), cette manifestation était destinée à revendiquer les droits des prolétaires et à dénoncer l'exploitation exercée sur eux par les employeurs, tout en contestant le système capitaliste lui-même.

 

Plusieurs membres du PCQ y étaient également et marchaient avec leurs propres drapeaux, avec le logo du PCQ. Nous étions là pour appuyer le message central de la manifestation, comme quoi il est juste de se révolter contre l'exploitation capitaliste. Malgré que nous ayons de nombreuses critiques à faire au PCR et à son attitude très sectaire et gauchiste, ils nous semblaient importants d'être là. D'autant que des manifestations comme cela, cela ne se produit pas très souvent dans les Laurentides.

 

Nous nous sommes donc tous réunis au parc Mélançon pour amorcer la marche. Déjà, on pouvait voir des patrouilles de polices en quantités industrielles sillonner les rues pour guetter les communistes alors que rien ne s'était encore mis en branle. Trois agents de la police, tous baraqués, se sont présentés pour déclarer que "la manifestation aura bien lieu, mais qu'il sera interdit de circuler dans la rue. Seulement sur le trottoir. Des constats d'infractions seront donnés aux contrevenants". Cette mise en garde a vite été répondue par des cris de protestations. La foule se composait d'une quarantaine de manifestants; longer le trottoir en une longue ligne était inconcevable. La rue est le lieu des revendications populaires, quand même, pas le trottoir !

 

Malgré tout, le cortège se mit en branle et s'empara finalement des rues de St-Jérôme en criant à l'unisson des slogans rédigés par le PCR tels que:" Qui sème la misère récole la colère / L'exploitation c'est assez, on a raison de se révolter / Le peuple uni, armé, jamais ne sera écrasé /". Bien des manifestants portaient aussi le drapeau rouge. Quelques citoyens venaient poser des questions et prendre des tracts. Des voitures de police suivaient l'attroupement sans cependant intervenir.  Ils disaient vouloir protéger la sécurité publique (de qui nous nous le demandons), mais de minutes en minutes, d'autres se rajoutèrent à l'escorte.

 

Tout se déroulait selon les règles de l'art jusqu'à ce que l'attroupement fît escale devant la compagnie Mueller pour dénoncer l'oppression bourgeoise sur les travailleurs y peinant jours après jours. Sans crier gare, une horde de voitures de patrouilles bloquèrent la route devant les manifestants. On pouvait compter près d'une vingtaine d'automobiles de trois corps de polices municipaux (St-Jérôme, Mirabel et St Hyppolite) ainsi que de la SQ. Une armée d'innombrables agents, main sur ceinture, avancèrent vers les manifestants qui, alors, ne faisaient que professer leurs poings dans un stationnement désert.

 

D'un seul coup, la situation prit une tournure chaotique. Comme s'ils avaient affaires à une émeute plutôt qu'à une manifestation, les policiers sortirent matraques et leur poivre de Cayenne, bloquèrent les issues, interdisant à quiconque d'en sortir et ce sous le silence des multiples lois qui régissent la société; les jets de poivre et les coups fusaient.  Plusieurs policiers se mirent à plusieurs pour encercler un des manifestants.  C'était un cas classique d'abus de pouvoir.  On utilisait la répression la plus honteuse, non pas pour combattre le crime organisé -- – chose que ne sont pas les communistes -- mais tout simplement pour réprimer une manifestation qui s'était déroulé jusqu'à là de manière tout à fait pacifique.  Des gens se firent traîner dans la poussière et la pierre, d'autres s'enfuirent, d'autres se firent arrêter.

 

Les policiers confisquèrent par la suite tous les mégaphones, les micros ainsi que tous les drapeaux et les bannières.  La police, de toute évidence, n'accepte pas d'être remise en question; elle n'accepte pas que son autorité soit remise en cause.  Sous le socialisme, il n'y aurait pas de corps de police organisé et mandaté afin d'exercer une telle répression sur la société civile.  Mais nous sommes encore dans un État bourgeois où l'élite s'amuse à organiser la répression, par son cerbère qu'est la police, sur les moins bien nantis, les prolétaires, les revendicateurs de droits et les communistes.

 

Plus d'une vingtaine de citoyens de St-Jérôme ont assistés à la scène et ont protestés contre la brutalité gratuite de ces "hommes de loi". Un camarade s'est même fait accuser d'intimidation parce qu'il prenait des photos avec son cellulaire (alors qu'il était encerclé de trois immenses gorilles pompant leurs muscles); il a finalement été embarqué sous prétexte qu'il est illégal de sacrer (!!!) ...

 

Les policiers exigeaient en effet que toutes les caméras et les appareils enregistreurs soient fermés ...  Sans doute pensaient-ils ainsi à mieux se protéger au cas où il y aurait une plainte de loger au service de la déontologie... Ils voulaient sans doute s'assurer, en agissant de la sorte, que les manifestants n'auraient pas de preuves de ce qu'ils disent.  Nous le disons, nous du Parti Communiste du Québec, et nous dénonçons les abus  policiers qu'il y a eut ce 11 août.  Il faut aussi penser que ces mêmes "gens de lois" ne les connaissent même pas leur propre loi : ils étaient incapables de citer une seule loi, un seul article de loi, pour justifier leurs interventions, alors que des manifestants les interpellaient pour savoir au nom de quoi ils ne pouvaient manifester pacifiquement.  ‘'Brutalité, Répressions et Matraquage'' est le dicton de la police.

 

Bref, voilà bien une preuve flagrante de répression policière telles que l'on a vu dans les pires chapitres sous le règne de Maurice Duplessis, ainsi que dans les pays du tiers monde; cependant, nous ne sommes pas au tiers monde, et cela se produit pourtant ici, au 21e siècle. Voilà le soulignement de la véritable allégeance des agents de police au service de la bourgeoisie et des ministres. Le portrait, que nous garderons longtemps en souvenir, d'un assaut policier gratuit sur une mobilisation populaire au porche d'une usine oppressive lève le voile sur les priorités de la justice capitaliste.

 

"To serve and to protect", disent les policiers. Pour servir qui et pour protéger quoi ? Le 11 août 2007 a donné réponse à ces questions.  D'ailleurs, les seuls changements sociaux que veulent et souhaitent les corps policiers, ce sont davantage de budgets pour exercer leur répression, et ce sont aussi pour pouvoir se payer de nouveaux jouets avec lesquels exercer cette même répression.  Après tout, comment raisonner autrement alors qu'ils sont entraînés à user de la force de leur corps et non de celle de leur raison critique.  S'il y avait un brin d'autocritique dans la police, elle réévaluerait l'entraînement qu'elle reçoit, la façon et le temps qu'elle est autorisée à l'utiliser et se rendrait compte, par exemple, que c'est ridicule d'envoyer 6 auto patrouilles dans un quartier cossu, alors que le niveau de criminalité y est bien moindre, et qu'une seule voiture dans un quartier défavorisé et empreint d'une criminalité en hausse.

Publié par oktobre7 à 15:10:19 dans Le subversif | Commentaires (1) |

Pendant ce temps, en Irak... | 03 août 2007

J'ai reçu quelques informations supplémentaires, au moment où l'on apprenait qu'en Irak, la situation ne cessait de se dégrader. Pire, il est apparu que les Irakiens sont de plus en plus nombreux à vivre de façon très précaire, plus encore qu'avant l'invasion américaine de 2003. Si les néo-conservateurs croient encore à la validité de leurs prémisses, envers cette guerre justifiée à leurs yeux, je me demande bien dans quel monde ils vivent. C'est quel chiffre qui nous attend encore, pour nous faire  écarquiller les yeux, pour nous montrer la poussée de l'horreur.

 

Le plus révoltant, ce sont les milliards versés par l'État américain en armement aux pays du Golfe, Israël, l'Égypte, l'Arabie Saoudite, pour que ces pays soient équipés encore et toujours plus, résultat du lobbyisme intense pratiquée par les grandes corporations liées à l'industrie de l'armement Pour Israël, j'apprenait seulement dimanche que le Premier ministre Olmert allait enfin verser des subsides aux survivants de l'Holocauste vivant dans la pauvreté dans son pays, une honte pour son gouvernement. Bien sûr, les survivants, âgés et pauvres, n'ont pas les moyens du lobbyisme des milieux militaires israélien : des milliards en armement seront envoyés par l'administration Bush, à son indéfectible allié.

 

Mark Fiore, créateur de mon site d'animation préféré, en a fait son sujet cette semaine. Cliquer sur l'image suivante.

 

                                       
 

J'ai reçu ce texte, de la part du PCQ. Je vous invite à le lire, il est tout à fait pertinent, dans le contexte où les médias des grandes corporations journalistiques (Gesca, Astral, Quebecor) nous font croire à des hypothèses diverses. Je rappelle la sortie du film No End In Sight, sur nos écran depuis le 27 juillet dernier.

 
Crise humanitaire majeure en Irak
Cela remet d'autant en cause

la guerre qui se poursuit en Afghanistan

 

 

Selon OXFAM, 70% des Irakiens n'auraient plus un accès adéquat à l'eau potable et 28% des enfants vivraient un problème sérieux de malnutrition. La situation n'a jamais été aussi pire en Irak que depuis le début de l'intervention américaine.

 

Au delà des attentats et des morts qui se produisent à tous les jours, ainsi que de l'accentuation des tensions entre les différentes communautés qui composent le pays, la dure réalité d'une population n'étant même plus capable d'assurer ses besoins les plus élémentaires est en train de créer une crise humanitaire sans précédent.  Toujours selon OXFAM, près de la moitié de la population en Irak, aurait besoin incessamment d'aide.

 

Autant le gouvernement irakien que les ONG oeuvrant toujours en Irak, seraient aujourd'hui complètement dépassés.  La situation serait hors contrôle.

 

Les affres de cette guerre sont en même temps sans commune mesure avec les plus graves accusations qu'on pouvait lancer contre l'ancien régime de Saddam Hussein.

 

À cause de l'importance de la population touchée et vivant toujours en Irak  -- le nombre de réfugiés quittant le pays et se retrouvant entre autres dans la Jordanie voisine  est aussi en hausse -- ce drame est en train de devenir une des pires catastrophe humanitaire de l'histoire récente.  C'est l'équivalent de la crise au Darfour multiplié plusieurs fois.  Sauf que le gouvernement des États-Unis n'en dit évidemment pas un mot puisqu'il est lui-même le grand responsable de tout ce désastre humain.

 

La guerre en Irak qui, on se rappellera, fut lancée sous le prétexte fallacieux que ce pays avait des armes de destruction massives, et qui a coûté jusqu'ici plus de 400 milliards de dollars US, ressort plus que jamais comme étant un acte de barbarie et de sauvagerie sans borne.

 

À cause de l'importance de la population touchée et vivant toujours en Irak  -- le nombre de réfugiés quittant le pays et se retrouvant entre autres dans la Jordanie voisine  est aussi en hausse -- ce drame est en train de devenir une des pires catastrophe humanitaire de l'histoire récente.  C'est l'équivalent de la crise au Darfour multiplié plusieurs fois.  Sauf que le gouvernement des États-Unis n'en dit évidemment pas un mot puisqu'il est lui-même le grand responsable de tout ce désastre humain.

 

La guerre en Irak qui, on se rappellera, fut lancée sous le prétexte fallacieux que ce pays avait des armes de destruction massives, et qui a coûté jusqu'ici plus de 400 milliards de dollars US, ressort plus que jamais comme étant un acte de barbarie et de sauvagerie sans borne.

 

Cela dépasse l'entendement

 

On ne peut dans un tel contexte que déplorer l'attitude de gouvernements, tel celui des travaillistes en Grande-Bretagne, qui continuent toujours à appuyer la poursuite de cette guerre envers et contre l'opinion de plus en plus de gens à travers le monde, jusqu'à et y compris aux États-Unis même.  Après tout ce qu'on sait aujourd'hui à propos de ce qui se passe là-bas mais aussi à propos de tous les mensonges utilisés au fil des années pour justifier cette guerre, le maintien par des politiciens d'un tel suivisme vis à vis de George Bush dépasse vraiment l'entendement.

 

Le fait que le Canada ne soit pas, pour sa part, partie prenante de cette guerre est au moins cela de pris.  Le fait qu'il participe par contre à la guerre contre l'Afghanistan -- qui est tout aussi immorale et tout autant voué à l'échec -- contribue indirectement à cautionner la guerre en Irak et à en faciliter la poursuite dans la mesure où la participation canadienne en Afghanistan permet, entre autres choses, à l'administration Bush de pouvoir concentrer plus de ressources militaires vers l'Irak, sans avoir à concéder quoique ce soit dans cet autre pays.

 

 

Un crime contre l'humanité

 

Le pire dans tout cela réside dans le fait que tous ces milliards de dollars gaspillés dans cette sale guerre sont non seulement en train de détruire un pays au complet et de ramener sa population loin en arrière -- c'est aussi ce qui est en train de se passer en Afghanistan --, mais qu'ils auraient pu effacer dans une très large part une bonne partie de la pauvreté à l'échelle de la planète.

 

Selon l'ONU, il suffirait en effet d'investir d'ici 2015 24 milliards $US par année jusqu'en 2015, soit moins de la moitié des sommes déjà englouties dans la guerre en Irak, pour réduire de moitié le nombre des affamés dans le monde.

 

Cette guerre met en relief l'inhumanité de ce système capitaliste dans lequel nous vivons et qui permet finalement de maintenir et même de justifier les pires crimes, tout en se déclarant comme étant le meilleur de tous les systèmes...

 

Pour obtenir un supplément d'informations

 

Pour obtenir un supplément d'informations à propos du caractère vraiment ignoble de cette guerre, vous pouvez cliquez ici et visionner un reportage portant sur la même question et télédiffusé à la fin juillet sur les ondes de la télévision de Radio Canada.

 

Vous pouvez également vous rendre sur le site Internet du Comité de solidarité Trois-Rivières.  En plus de bien couvrir la situation en Irak, ce site vous permettra aussi de trouver beaucoup d'autres informations par rapport au mouvement pour la paix, contre la guerre en Afghanistan, pour la solidarité avec Cuba, etc.

Publié par oktobre7 à 00:26:41 dans Le subversif | Commentaires (0) |

Travaillez! | 28 juillet 2007

J'avais vaguement prévu d'écrire un peu sur l'émission que j'ai découvert hier, chez Luc. Ce dernier a le câble gratos, un oublie de Vidéotron, si je me rappelle bien, Luc ne payerais pas pour ça. Sauf que j'ai réagi un peu mal, ce matin, en lisant l'éditorial de monsieur Sanfaçon, dans le Devoir. Je n'aime pas me réveiller de travers et il a fallu que je lise les insignifiances de ce type surévalué, un conservateur qui la joue au centre, capable de faire autant la girouette que Richard Martineau, un autre surévalué dans son genre.

 

En voulant ajouter des arguments aux économistes néo-libéraux que sont Pierre Fortin et son collègue et ancien élève Luc Godbout, Jean-Robert Sanfaçon a écrit une grosse connerie, mais probablement que ça lui a échappé, comme d'habitude. Il ne se trouvera pas beaucoup de gens pour lui ramener ça sur le nez, surtout comme il l'écrit lui-même, parler d'économie en pleine été, ce n'est pas l'idéal.

 

Ma réaction a été sur l'argument suivant : en voulant défendre l'idée des fameux « Lucides », dont font partie les deux économistes, comme quoi nous ne produisons pas assez de richesse au Québec et qu'il faut travailler plus, voilà que Sanfaçon défend de repousser l'âge de la retraite...comme quoi les gens, en prenant leur retraite jeune, cessent d'être actif. Ils sont donc à classer dans le passif, comme le calculent ces économistes, avec leur vision binaire de la société. La colonne « revenu », la colonne « dépense ». Je cite : « Il est également temps que les entreprises et les gouvernements modifient les règles d'accès à la retraite afin d'encourager les gens à rester actifs plus longtemps. On ne dira jamais assez combien les élus de certaines villes sont irresponsables de soutenir, avec l'argent des contribuables, le droit à la retraite à 50 ans, et même plus tôt pour certains employés municipaux -- policiers, pompiers ou personnel d'entretien. » En clair, il faudrait donc restreindre le droit de négocier des employés syndiqués du secteur public et privé, afin de les obliger à travailler jusqu'à l'âge de la pension. Celle-ci pourrait être ramenée quelque part à 70 ans, si on laissait faire ces tristes sires d'économistes. Et les travailleurs n'ont plus rien à dire là-dessus, « vous dormirez quand vous serez mort », disais Lucien Bouchard, personnifié par André G. Ducharme de RBO.

 

 


 

Il faut croire que Sanfaçon n'a pas trop d'idée sur ce que signifie l'expression « être actif ». Il ne connaît pas de retraités dans la cinquantaine comme moi, il faut croire, et il ne connaît pas non plus les raisons pour laquelle on encourage tacitement les policiers et les pompiers à prendre leur retraite dans la cinquantaine. Il y a quelques années encore, la retraite était obligatoire après 32 ans de service, pour les policiers de la Sûreté du Québec. La mesure a été abolie, pour permettre à certains policiers de rester au travail plus longtemps. Le meilleur exemple est justement mon père, qui a pris sa retraite de la SQ à cinquante ans, après trente années de service. Considérant le stress qu'a comporté son travail, surtout au début de sa carrière dans le Bas-du-Fleuve (on comprendra qu'il est beaucoup moins chevelu que moi, pas seulement parce qu'il a gardé la coupe réglementaire encore aujourd'hui...), c'est normal de permettre aux gens ayant fait partie de corps de police ou de pompier de partir plus jeune. Pourquoi ça serait différent maintenant? Bien sûr, l'alarmant calcul des économistes Fortin et Godbout est une vérité révélée, issue du dogme néo-libéral...

 

Et la notion d'être actif, comment se fait-il qu'elle ne se calcule uniquement qu'à l'aune du PIB et de la déclaration de revenu? J'étais encore à la maison parentale, quand mon père a pris sa retraite. Pensez-vous que mon père, par ailleurs dans une excellente forme physique, avait l'intention de se bercer le restant de ses jours? Je le voyais moins souvent à la maison dans ces premières années, parce que bricoleur et habile de ses mains comme il est, il s'est mis à prendre toute sorte de petits contrats de peinture et de rénovation. Je le voyais mal passer ses journées à niaiser au centre d'achat local, comme on en voit parfois. Ces travaux, ils ne sont pas calculé dans le PIB, mais pour nos  économistes, ça ne compte pas, ce n'est pas de la richesse. Quand ma mère garde les garçons de ma sœur pour une journée, ça ne compte pas non plus, ce n'est pas de la richesse... pourtant ma sœur fait fonctionner l'économie, en se permettant une sortie et en dépensant pour ses activités. Dans le calcul de nos lucides économistes, ça se perd quelque part. Possiblement les limbes de l'impossibilité de calculer. Dans le contexte où on se fait donner des indications alarmiste qu'à la seule aulne des chiffres, on se demande si on ne se fout pas de nous.

 

J'ai entendu cette semaine qu'au Canada, mais moins au Québec, les gens étaient atteint de cette bizarrerie bien nord-américaine de ne pas prendre de vacance. Aux États-Unis, pour se faire bien voir de son patron, il est bien de ne prendre jamais de vacance. Comme si la richesse ne se crée pas en se reposant, en allant faire un voyage ou encore faire du camping. Bien sûr, sans prendre de vacance, c'est évident qu'on est plus productif... pas pour rien qu'en ce même pays, on pratique l'absentéisme plus que sa religion!

 

Pour un Sanfaçon, qui produit tellement de richesse en écrivant ses inepties dans son journal néanmoins appréciable, travailler et produire de la richesse, ça ne se passe pas autrement que selon les règles précise de l'économie. Le fait de réviser ses notions, ça ne lui est jamais passé à l'esprit. Le calcul de la richesse selon le PIB est tellement partiel, car il oublie l'essentiel : c'est un produit humain. Dans ce travail, on omet énormément des facteurs dont l'effort physique, l'endurance du corps et de l'esprit, le bonheur d'y participer, etc. Pour un économiste de l'engeance de l'économisme triomphant, ça ne compte nullement, il n'y a pas de chiffre, donc pas d'explication possible pour eux. Ça explique pourquoi les économistes tentent d'en finir une fois pour toute avec les sciences humaines, ces constructions de « pelleteux de nuages barbus, drogués et marxistes », comme le disent si bien les cravatés du cerveau qui peuplent les rangs des blogues du droitisme.

Je suggère la lecture plus intéressante du texte précédent de Louis Gill, son commentaire sur les conclusions alarmistes de ses anciens confrères de l'UQÀM. Aussi, je n'en ai pas tellement le temps aujourd'hui de développer là-dessus, mais il existe un calcul plus intelligent que celui du PNB ou du PIB, le Bonheur national brut (BNB). Le concept est pas mal plus intéressant que ceux dont on nous rabâche à partir des chaires universitaires d'administration, des milieux patronaux et autre Institut économique de Montréal...

Publié par oktobre7 à 18:22:12 dans Le subversif | Commentaires (0) |

Un reportage troublant, sur le crystal meth. | 22 juillet 2007

Je vais passer pour un rabat-joie, en ce beau dimanche ensoleillé. Je viens de regarder ce reportage sur le crystal meth, à mon avis la pire drogue vendue dans les rues, récemment arrivée à Montréal. Dans la rue voisine de la mienne vivent deux prostituées, au corps  visiblement ravagé par l'utilisation de cette drogue. Gravement amaigries, édentées, au look de morts-vivants, les deux filles sont visiblement plus vieilles que moi mais en réalité, je les dépasse de quelques années. L'autre jour encore, l'une d'entre elle se vendait au ti-mononks habitués de passer dans mon secteur, pour une passe pas chère. J'ai eu le temps d'observer son manège en revenant du marché et surtout, de voir les cicatrices du meth sur ses bras et ses jambes. Dans ce reportage, vous allez voir ce qui peut causer autant de dommages, chez les utilisateurs de cette drogue.

 

Sur les deux filles, la première fois que je les ai remarqué, c'est l'automne dernier, quand elles hurlaient à la lune à une heure du matin, au coin de la rue, complètement défoncées. Depuis, quand je les croise, je remarque que leur état ne s'améliore pas. Pire, j'en ai vu d'autres, qui se sont ajoutées, avec visiblement le même problème.

 
Quoi dire de plus? Partagez les informations que vous pouvez obtenir sur cette drogue à votre entourage, si jamais vous craignez qu'un proche ou une connaissance soit attiré par un essai. Je fait un peu le moralisateur, mais je ne pense pas que ça soit inutile.
 
 
 
 

Publié par oktobre7 à 18:31:13 dans Le subversif | Commentaires (4) |

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