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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Les employeurs sont drôles! | 11 août 2007

J'ai eu une entrevue hier après-midi, avec un autre employeur qui a vu ma fiche sur Emploi-Québec. N'en déplaise à mon ex-bon patron chez Renaud-Bray, les neuf années que j'ai fait à son service me font remarquer très favorablement. Même pas besoin de faire des efforts, on me sollicite directement. En fait, ce n'est pas tout à fait vrai. Je continue à envoyer des CV là où il y a des offres d'emploi, aussi j'ai eu quelques contacts parallèles, par le biais de mes amis et connaissances. Si je suis encore en chômage à cette heure-ci, c'est une question d'attente, sur des offres éventuelles. Je garde l'espoir de revenir au travail très bientôt.

 

Je reviens sur la rencontre d'hier, où on m'avait sollicité pour un boulot dans le domaine de la télécommunication, avec un sous-traitant de Bell Canada. Vous savez, c'est le genre d'entreprises parallèles entièrement sous la propriété de Bell, pour amener une pression à la baisse sur les salaires de ce domaine. En fait, je devrais être déjà à leur emploi quelque part au centre-ville, mais je ne suis pas allé à la seconde entrevue aujourd'hui. Après qu'on m'ait fait miroiter la possibilité de faire du service à la clientèle, voilà qu'on voulait me proposer un emploi dans le télémarketing, avec des clients déjà établis. Je voyais se répéter la même démarche que j'ai eu l'autre semaine, avec la compagnie d'assurance. Comme cette dernière, le sous-traitant de Bell a épluché les candidatures sur Emploi-Québec, il nous a appâté avec un emploi allant dans les 40 000$ par année et je les voyait venir, il nous a offert d'entrer à leur service, sans plus de question. Ce qui m'a bloqué, c'est la façon cavalière de nous faire passer les entrevues à la chaîne et nous pousser à prendre un boulot très prometteur... à 10,60$ de l'heure, plus des commissions dont la nature ne nous a pas été précisé. Ce salaire, c'est beaucoup mieux que celui de Renaud-Bray à l'embauche (à peine 9,00$ de l'heure, si je me souviens bien), mais moins de celui que je gagnais au moment de mon renvoi. La dame qui m'a fait passer l'entrevue ne m'a pas donné d'autres précisions sur les commissions, en prétextant que j'allais savoir cela le lendemain, lors de la prochaine entrevue, qui serait collective... je voyais exactement le même scénario, comme la compagnie d'assurance. Une fois en groupe, on nous aurait fait promis toute sortes d'avantages, en autant qu'on travaille comme des forcenés, à un emploi où systématiquement on dérange des gens d'affaires bêtes et affairés, le bonheur... De plus, on m'a offert d'avoir une formation pendant une semaine, au salaire minimum! J'ai trouvé cela carrément insultant, mais je me suis évidemment retenu de tout commentaire. Pour ma curiosité, lorsque la dame m'a demandé si j'avais des question, suite à l'entrevue, je lui ai demandé s'il y avait un code vestimentaire à respecter, pour l'entreprise. Elle m'a affirmé que oui, il en existait un et qu'il me serait précisé le lendemain. À 10,60$ de l'heure, je me demande à quoi cette entreprise veut que nous ressemblions, à contacter la clientèle par téléphone...

 

En sortant de l'entrevue et du bâtiment, une des grandes tours à bureaux du centre-ville, j'ai marché un peu en réfléchissant sur la bonne décision à prendre. C'est alors que j'ai rencontré par hasard Geneviève, une ancienne collègue de Renaud-Bray, du temps de la succursale de la rue Sainte-Catherine ouest. Elle allait acheter des fringues pour son époux, qui n'a pas trop le temps de se choisir du beau linge, il a un horaire chargé (je connais l'époux et l'horaire chargé...). C'est elle qui m'a convaincu que ce n'était pas de ma nature de vendre des trucs auxquels je voue un réel mépris, comme les assurances et les contrats de service d'Internet. En la laissant aller à ses achats, c'est là que j'ai décidé de ne pas me présenter à la fameuse seconde entrevue en groupe.

 

On aura beau faire partie d'une compagnie de télécommunication, il faut croire que ça ne communique pas fort à l'interne. Le même type quoi m'a parlé la veille, deux heures avant l'entrevue, a laissé un message en mon absence aujourd'hui, sur mon répondeur. Malgré mon absence de l'entrevue collective, le voilà qui me donne rendez-vous lundi matin, à 10h00, pour le début de la formation... misère! Autrement dit, peu importe si je m'étais présenté avec mes pantalons écossais couverts de patches de groupes, il m'aurait engagé quand même!

 

La seule consolation, c'est que juste avant l'entrevue, on m a fait passer un test de vitesse d'écriture au clavier, que j'ai réussi haut la main. J'ai vu le résultat, c'est encourageant, pour la prochaine job de bureau qui sera à ma portée. En espérant que cette fois-là, on ne m'emmerdera pas avec de la vente sous pression!

 

Le bas taux de chômage

 

Les statistiques de l'emploi sont très optimistes, autant à Montréal qu'au Québec. Ce n'est pas pour plaire à tout le monde. À commencer aux faiseux de l'Institut de la Vérité Révélée de l'Économie Libérée (IEDM), lesquels comptent toujours sur un haut taux de chômage, pour soutenir les bas salaires et la sainte compétitivité des entreprises d'ici. Toujours la même bouillie pour les chats, vous allez voir que bientôt, on va encore mettre les soubresauts des bourses du mondes la hausse appréhendée des salaires en Occident. Tant qu'à faire, pourquoi ne pas nous ramener la légitimité de l'esclavage, comme quand on le faisait au États-Unis, au XIXe siècle, pour justifier la vigueur de l'économie des États du sud? On va finir par lire cela, dans une étude sérieuse de l'Institut Fraser...

 

Un exemple? Mon ancien employeur. Les offres d'emplois s'accumulent sur les babillards, mais ils n'intéressent personne. Les salaires sont trop bas, pour des horaires trop exigeants, dans un contexte de pénurie d'employés spécialisés avec de l'expérience. Mon ancien employeur n'est même plus dans le coup. Encore l'autre jour, on fêtait l'anniversaire d'une collègue d'une autre succursale, dont je tais le nom, pour lui éviter des représailles (on ne sait jamais, avec le Big Brother de la rue Saint-Denis). On m'apprenait que de plus en plus, les difficultés d'embauche sont telles qu'on offre directement l'emploi au premier venu, un emploi de caissier, sur une affiche à la porte de la succursale...

 

Devant les employeurs, qui ont toujours eu l'avantage de nous regarder de haut, lorsque nous étions plus nombreux à nous soumettre à leurs diktats et leurs bas salaires, je suis bien satisfait de voir la situation se renverser. Surtout dans le tertiaire, mon secteur d'activité depuis des années, où on nous a fait sentir le plus grand mépris à notre égard, grâce à l'interchangeabilité et la flexibilité dont on nous serinait les oreilles. Il est temps pour eux de passer à la caisse.

 
Autre chanson punk...
 

Comme hier, je me suis dit que ça valait la peine de vous faire connaître une autre belle chanson, cette fois-ci des Dead Kennedys, pour terminer ces réflexions sur le monde du travail. J'en ai trouvé une version sur Youtube, un clip non-officiel, que j'ai trouvé très bien réalisé. Ce n'est peut être pas la meilleure de ce groupe mais à mon avis, elle exprime bien l'aliénation que nous avons envers nos emplois, lorsque ceux-ci en viennent à nous définir. Moi-même je n'y échappe pas, je me définis toujours comme libraire...

 

   

 

AT MY JOB
If your machine might slip a gear
Push this button to help it clear
Your time card says your name's Joe
But we'll call you 6-3-0
 
chorus:
I'm working at my job
I'm so happy
More boring by the day
But they pay me
 
All that time spent going to school
Just to end up following-rules
 
chorus
 
Now it's time to take a break
Don't stray too far or you'll be
 
Late thank you for your service and a long career
Glad you gave us your best years
 

chorus

                     de l'album Frankenchrist (1985)

                   

Publié par oktobre7 à 02:40:43 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Un moment d'attention et de déprime. | 10 août 2007

J'ai reçu deux CD d'un de mes groupes préférés, Subhumans, par le biais de Ebay. En dépit de mes moyens plutôt limité, ça me revenait pas trop cher, pour les albums suivants : Rats/Time Flies et World's Apart

 

      

 

C'est dans le premier que j'ai découvert comment on pouvait faire une chanson aussi éprouvante que « Susan ». Je pense que toute l'angoisse d'un époque particulière en Grande-Bretagne, le zénith du règne de la mère Thatcher en 1984, est contenue dans cette chanson. Je ne l'ai pas trouvé sur Youtube, je suis donc un peu mal pris pour vous commenter cette chanson, sans l'avoir à vous la présenter. C'est curieux, je me suis rendu compte de la teneur sombre des paroles en attendant ma rencontre avec ma psychologue. J'écoutais l'album pour la première fois, en me concentrant dessus, sans rien pour me déranger.

 

Si ça vous intéresse, je vous suggère de trouver cette chanson en MP3, ça doit être disponible quelque part sur le net. Vous allez entendre une chanson au piano, joué par le chanteur Dick Lucas. Elle est très belle, sincèrement, mais les paroles, vous en jugerez par vous-même. Elle m'a suivi ces deux derniers jours.

 
 

SUSAN

Susan finished school at 16
Wants to be a secretary
2 years later she's got nowhere
Ends up in a factory
Making matches it's so boring
She gets sad and so depressed
Hears her doctor smugly tell her
"Take these pills and get some rest"
 
But she takes it one step further
Parents rescue her in time
Smile and tell her "when you're married
Everything will be just fine"
She recovers and gets married
Further shuts the closing door
Though he says "i really love you"
She feels worse off than before
 
9 months later she's a mother
It's a bouncing baby boy
"Oh how super!" say her parents
But for her there is no joy
Words like mummy don't mean nothing
It's all she hears from 9 to 5
All alone at number 19
Every single day she dies
 
19 years of hollow clichés
Now she wants to end it all
Bored to death from doing nothing
Family drives her up the wall
Swinging Susan hanged herself
She couldn't live her pointless life
He comes home to see through tears
The rigid corpse that was his wife
 
The life and times of Susan strange
Ended  in that tragic way
With the money from insurance
The family went on holiday
Nothing left but rotting flowers
On an unattended grave

The epitaph has faded badly

No-one reads it anyway

Publié par oktobre7 à 05:44:57 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Un tour à l'Oratoire Saint-Joseph. | 09 août 2007

Pour souligner l'anniversaire du décès de son père, mon amie Marie, Lévisienne exilée comme moi sur l'île, m'a demandé de l'accompagner à l'Oratoire Saint-Joseph. Valérie, autre exilée que je n'avait pas vu depuis longtemps, nous a accompagné dans ce semblant de pèlerinage. Avec la journée magnifique d'hier, ça nous a permis de rendre quelque peu solennelle ce petit détour, sur l'autre versant de la montagne.

 

                

 

Impressionnant, ce lieu sacré, vu des portes du domaine, même s'il apparaît banal aux Montréalais de toujours. la monumentale église semble avoir fait partie du décor depuis l'arrivée de Monsieur de Maisonneuve, avec la colonisation français. De mes lointains souvenirs, j'avais déjà visité l'endroit très jeune avec ma famille. Je me rappelais de l'escalier, pour se rendre à l'Oratoire, avec son centre prévu pour ceux qui veulent grimper...à genou. Les marches de cet escalier central auront beau être en bois, elles ne nous ont pas parues assez invitantes pour exprimer notre foi de cette façon. En plus, Marie se remettait encore de son samedi à refaire la toiture. D'ailleurs côté foi, autant Marie que moi demeurons croyant, autant Valérie n'avait plus eu de contact avec l'Église depuis longtemps.

 

Contrairement à mes souvenirs, l'intérieur de l'église m'apparaît plus moderne que je le pensais, dépouillé du caractère gothique de beaucoup de nos églises, particulièrement en région. Les rangées de bancs sont des sièges en métal et les immenses statues des Apôtres, immenses et de style  résolument moderne, sont en bois. L'endroit m'apparaît plus dépouillée que le pensais. Surtout, les colonnes n'ont plus les centaines de béquilles, cannes, chaises roulantes, prothèses accrochées, symbolisant les guérisons attribuées au Frère André.

 

Le Frère André... mes souvenirs sur l'histoire du modeste religieux, béatifié par Jean-Paul II, me sont revenu lorsque nous avons visité la petite chapelle tout près, conservée en souvenir de l'inspirateur de ce qu'est devenu l'Oratoire. Je me souvenais vaguement que le logement du frère était conservé quelque part, c'est donc à l'étage au-dessus de la chapelle, derrière une baie vitrée, que nous avons retrouvé les quelques objets quotidiens du Bienheureux : un lit minuscule, un petit poêle à gaz, une table, deux chaises, quelques livres de spiritualité catholique...On s'est demandé ensuite où était le tombeau, mais on a laissé faire. J'ai appris que pendant longtemps, on avait conservé le cœur du Frère André dans un bocal, présenté aux nombreux visiteurs, jusqu'à temps qu'il se fasse dérober, puis il a été retrouvé. Là aussi, personne d'entre nous n'a insisté pour aller voir à quel endroit il était désormais conservé.

 

       

 

Avant de partir de ce site, nous avons fait un tour dans le chemin de croix, bordant l'Oratoire. Les représentations du chemin sont impressionnantes par la taille et rappellent le souvenir de la foi des notables de cette époque, ayant participé à leur construction. Nous nous sommes rappelé quelques éléments de la foi catholique désormais révolus, comme la mortification, telle que pratiquée par les plus dévots. Personnellement, en tant que croyant, je ne pense pas qu'une meilleure expression de sa foi doit passer par un rite soulignant la douleur du Christ. Mais pour celui qui va jusqu'à porter une cilice, c'est son choix. Je me suis amusé, dans les circonstances (on était quand même dans un moment de recueillement...), à rappeler à Valérie quelques détails qui lui semblaient très lointains, comme le nombre de chute du Christ, lors de sa Passion et son chemin vers son calvaire. J'ai eu une vague idée que certains n'ont tellement plus mis les pieds dans un église, qu'il en ont oublié même les éléments de la vie de Jésus.

 

Valérie m'a impressionné plus tard, avec des souvenirs très précis sur notre époque à Lévis, ainsi qu'à Québec. C'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui se rappelle de la chanson des défuntes Fêtes populaires Desjardins et de sa mascotte laide, Timo. Aussi, je ne me rappelle plus pourquoi, elle m'a ramené le souvenir de la façon dont était décoré Place Laurier, le hideux centre d'achat au centre du secteur Sainte-Foy : qui se souviens de la place Normand, dans le secteur des restaurants, au troisième étage, avec ses façades en carton-pâte? Ouach!

 

Nous avons terminé avec une visite de la boutique souvenir... alors là, j'ai été impressionné, par la multitude d'objets permettant d'exprimer notre foi. Des chapelets, des crucifix, des statuettes et statues des saints, même à l'effigie du Frère André (dont l'une presque grandeur nature, pour les églises), des images pieuses, des médailles, des livres, des crucifix... j'ai revu bon nombre d'images que je voyais régulièrement chez ma grand-mère, étant petit. Déjà bien pourvu chez moi, où on retrouve des crucifix (ça vous étonne, hein?), je me suis abstenu d'achat. La pensée des « marchands du temple » m'est revenue, mais considérant l'entretien d'un si bel endroit, je ne peux difficilement condamner ce côté lucratif. En effet, la visite de l'Oratoire, même guidée, est sous contribution volontaire.

 

En revenant, j'ai remarquée quelques touristes montant les escaliers, dont ces femmes musulmanes, portant le voile. On va bien visiter les mosquées, pendant nos vacances, les musulmans visitent nos églises...qui parle d'une absence de dialogue entre les religions? Prendre la peine de visiter les lieux de culte est une belle preuve d'ouverture, non?

 

On a terminé cette belle journée dans un petit bistrot, le même où j'avais regardé l'an dernier un match du Mundial, quand le Portugal a battu la Hollande et ainsi se qualifier pour les finales...c'est là que j'ai constaté l'importance de la communauté lusophone de Montréal.

 

J'ai eu la vague idée de n'avoir encore rien vu de ma ville... après neuf ans passées ici.

Publié par oktobre7 à 02:33:49 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Pour rire, avec les Simpsons. | 08 août 2007

Inspiré d'un autre blogueur la veille, Sekiryou, je suis allé me faire le portrait avec le logiciel inclus sur ce site : http://simpsonizeme.com

 

Le résultat est assez concluant, si on me connaît, bien sûr...

 

 

 Normalement, je porte des t-shirts noirs, avec des trucs écrits dessus. Éventuellement, je travaillerais là dessus...

Publié par oktobre7 à 05:40:53 dans Le libraire inconnu | Commentaires (1) |

On a les vacance qu'on mérite! | 07 août 2007

Où étiez-vous, en ce dimanche d'une beauté rare? Vous le devinez bien pour moi, je suis allé me prélasser au son de la techno, sur l'île Sainte-Hélène, au désormais inévitable Piknik Électronique. J'y suis allé, encore une fois armé de quelques bières en canettes et de l'excellent roman La Fête au Bouc, d'un auteur dont j'apprécie très peu les opinions politiques, Mario Vargas Llosa. Luc et Audrey sont venus me rejoindre et nous avons resté sur place jusqu'en début de soirée, quand on a manqué de bière... En fait, Audrey allait voir le dernier spectacle des Francofolies, avec Émilie et son chum. Je ne les ai pas suivi, j'ai une appréciation très mitigé de Pierre Lapointe et sa musique, il n'était donc pas question que j'aille voir ce spectacle. Je suis donc rentré chez moi, pour me coucher tôt.

 

Un mois de chômage

 

Ça fait un mois que je ne travaille plus. Je ne sais toujours pas si je vais recevoir des prestations de l'assurance-emploi. Je commence à m'inquiéter, je trouve le délai très long. En attendant, je vais faire un blitz de demande d'emploi dans mon secteur en priorité, l'enseignement. Je ne l'ai pas fait encore, je trouvais qu'il était un peu tôt, en juillet, mais je crois que c'est le bon moment.

 

Moi qui a toujours travaillé, je trouve la période assez éprouvante, non pas pour les revenus qui commence à me manquer, mais bien pour l'inaction dans laquelle je suis plongé. Bien sûr, c'est préférable que ça soit cet été, ce désoeuvrement, je peux m'adonner à quelques activités d'extérieur qui ne coûtent rien, comme le vélo. Demain après-midi, j'ai prévu d'aller avec mon amie Marie à l'Oratoire Saint-Joseph, pour assister à la messe. Je dois en surprendre plus d'un, pour cette activité, mais ça ne peut m'être que bénéfique. Et puis, en tant que Montréalais, il est temps que je profite d'un des lieux les plus visités de notre belle ville...

 

Certains aiment leurs vacances tranquille...

 

Je me suis bien bidonné, en lisant sur la crise qu'a fait le président français, en vacance aux États-Unis. Certains le croyaient en visite dans une des propriétés de la famille Desmarais, afin de consolider les liens entre la France et le Canada, j'imagine...mais non, il est au New Hampshire, où il fait du bateau, au budget mirobolant de 30 000$ par semaine, en visitant un des boss de Microsoft...

 

Or, le président s'est fait remarqué par des photographe de presse, qui ont fait leur boulot habituel, prendre des photos des gens connus, surtout quand il s'agit de politiciens. Il a fallu que le Sarkozy pète les plombs, comme il en est capable, pour qu'il se fasse remarquer, même en vacance. D'ailleurs, était-il vraiment en vacance, quand on observe le nombre de journalistes près de lui, dans ce contexte où il venait tout juste de commenter l'actualité...comme le choix de son luxueux lieu de repos.

 

   

 

Étonnant quand même, qu'un politicien aussi « people » que ce Sarkozy, un m'a-tu-vu de la pire espèce, qui a exposé sa progéniture de ses mariages précédent dans Paris-Match, en vienne à aborder l'embarcation des photographes et vouloir arracher l'appareil de l'un d'eux. Il va le trouver long, son quinquennat, s'il a des montée de moutarde au nez comme celle-là...

 

  

    Cr...-moé patience, Hos... de journaliste de Tab...!

Publié par oktobre7 à 02:25:51 dans Le libraire inconnu | Commentaires (2) |

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