Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Ces samedis où on se lève à 6h00... | 09 septembre 2007

Il faisait peut être moins noir ce matin, lorsque je me suis levé, mais quand même, c'est rare de me voir levé de si bonne heure, un samedi. La seule raison qui m'aurait sorti du lit, c'est d'aller faire mon grand tour de l'ouest de l'île, en vélo, comme je le fait à chaque année. En fait, je devais suivre la formation du logiciel principal que j'utilise à mon travail. J'ai donc rejoint mes collègues du covoiturage ce matin, Sonya et Rumany, au métro Longueuil, pour retrouver notre bureau de Boucherville. La formation a duré trois heures, ce fut un peu long mais quand même, j'ai pu obtenir l'information qui me manquait sur l'utilisation du logiciel. Avant de terminer hier après-midi, j'avais indiqué à deux clients que je les aiderais de mon côté à retrouver des factures anciennes, dans nos archives virtuelles afin de les aider à se faire créditer pour de la marchandise avec laquelle ils sont pris avec. Avec ce que je vient d'apprendre, ça va être rapide.

J'apprécie de plus en plus mon nouveau travail, simplement parce que je me sens à l'aise dans ce type d'emploi. Le service à la clientèle, je le pratique depuis plus de neuf années et je pense être très efficace, pour régler les problèmes des uns et des autres. Même si mon anglais est plutôt hésitant, après un an avec aucune pratique verbale (ou presque, ce n'est pas au Renaud-Bray de la rue Fleury qu'on se fait aborder en anglais le plus souvent), je dois tenter de récupérer ce que je connaissais. Jusqu'à date, au moins, mes clients anglophones ne me reproche pas ma façon de parler, on se comprend très bien. J'aime beaucoup l'accent des gens de Terre-Neuve, je trouve que leur anglais est plus compréhensible que plusieurs autres clients de régions plus urbaines, pour ceux dont il s'agit de la langue natale. Mine de rien, mes contacts on été immédiatement cordiaux avec les Terreneuvois, peut être parce qu'il s'agit eux aussi de gens d'une société bien distincte...

Malgré ce début prometteur, je demeure quand même nostalgique de mon ancien boulot, notamment du fait de ne pas connaître tous les titres à paraître, comme c'était toujours le cas, avant mon renvoi. J'entendais parler à la radio d'un titre et d'un autre, en me disant qu'il me fallait éventuellement aller dans une librairie au plus vite. Les bibliothèque, c'est bien beau, mais on ne peut savoir quelles sont les nouveautés dans l'immédiat. Au moins la seule consolation est de m'éviter la sortie de la platitude que doit être le dernier livre de Nelly Arcan, la nunuche qui écrit bien...et c'est tout. Le bel exemple que le style n'est pas tout dans la littérature, encore faut-il avoir de quoi d'intéressant à écrire!

À ce sujet, je continue toujours la lecture de « La dissociété », de Jacques Généreux. Les références sont nombreuses, envers les écrits d'un autre auteur que j'apprécie beaucoup, Jean-Claude Guillebaud. Tout comme lui, Généreux constate la dérive importante que nous font acheminer la pensée néo-libérale, en tant qu'idéologie proprement politique. Autant Guillebaud s'est inquiété de l'émergence de la techno-science, l'enfant-monstre de la pensée néo-libérale, autant Généreux s'en prend aux fondements même du néo-libéralisme, particulièrement dans ses postulats. J'ai bien hâte de pouvoir en écrire plus longuement, après avoir assimilé cette somme.

Inutile de dire que je partage entièrement ses vues, sur cette idéologie des fanatiques de l'économisme.

Quelques nouvelles

J'ai eu des nouvelle de Miss50Cents, ma copine blogueuse de mon premier site. J'ai été très content de la lire à nouveau, elle m'a adressé un long courriel, mais j'ai appris qu'elle écrits désormais pour elle-même, ce qui m'attriste un peu. J'espère seulement que le site Blogue.ca va revenir, simplement pour pouvoir lire à nouveau ses aventures. Idem pour les autres. Sauf le type du « Monde nouveau », il est trop con!

Je devait aller à l'événement Québec-Cuba, mais la fatigue de la semaine a eu le dessus. J'avais prévu de faire quelques courses cet après-midi, puis me rendre au lieu de la fête, mais j'ai eu un coup de barre dans le métro, tellement que j'ai décidé de retourner chez moi pour dormir le restant de l'après-midi. J'espère pouvoir me rendormir vite ce soir, après cette longue sieste.

Mes parents sont partis pour Paris hier. Quinze jours avec les Parisiens, j'espère que mon père ne va pas se rappeler uniquement des clichés sur ces gens portés à s'aimer, mais je sais bien que la ville va beaucoup l'impressionner. Je sais qu'il a lu beaucoup avant de partir, afin de pouvoir se faire des itinéraires pour môman et lui. C'est la première fois qu'ils vont en Europe, eux qui sont allés dans plusieurs pays d'Amérique du sud, au Maroc et qui ont traversé le continent nord-américain de long en large, avec leur campeur Ford retapé par mon bricoleur de père. J'ai bien hâte d'avoir un courriel d'eux, j'ai expliqué à ma mère qu'il était facile d'avoir accès à un ordinateur dans beaucoup de cafés ou de bistros. Aussi, je pense bien que ma mère va me lire...allô môman!

Quand Ray est venu cette semaine et que je lui ai parlé du prochain départ de mes parents, on s'est raconté quelques expériences dans cette ville mythique qu'est Paris. J'y suis allé il y a douze ans, lors de mon seul voyage d'envergure. À l'époque, je n'avais été là que trois jours, sur les quarante et quelques que j'ai été en France. Je m'étais bien promis d'y retourner au plus tôt. Maintenant, je l'ignore si je pourrai le faire un jour.

J'ai reçu des nouvelles de ma cause, avec Renaud-Bray. Ma conseillère a signifié à l'employeur notre intention d'aller en arbitrage. Je ne sais quand ça pourra se faire, mais j'ai bien hâte de voir ce que mon ancien employeur va faire de son côté. Je demeure un excellent libraire, si jamais la direction veut bien constater qu'elle a agi trop promptement, elle a toujours mes coordonnées quelque part. Enfin, on peut toujours rêver...

Texte sur la Bolivie d'Evo Morales

J'ai reçu ce texte d'André Parizeau, chef du PCQ, portant sur l'essor que connaît la Bolivie, maintenant dans une voie désormais plus près des aspirations populaires que des intérêts des riches de ce pays et de leurs clients internationaux. Ça vaut le coup de lire le tout...
Le pouvoir populaire en Bolivie :
Quand les exclus reprennent leur place dans l'arène politique

Par André Parizeau
Chef du PCQ


"La Bolivie a bien changé depuis 2005 avec l'élection d'un président indien et socialiste. Les espoirs des millions d'exclus sont grands, et le Movimiento al Socialismo (MAS) au pouvoir entend prendre les moyens nécessaires pour les satisfaire."

Ainsi commence un article que le journal Le Devoir publie, ce matin même, en première page, et qui illustre les multiples efforts actuellement déployés en Amérique Latine pour développer et repenser de nouvelles façons de développer le pouvoir populaire.

Une seule ombre au tableau. D'entrée de jeu, on semble vouloir mettre en opposition ce qui se développe présentement en Bolivie par rapport à ce qui se passerait en même temps au Venezuela. Comme s'il y avait de grandes différences alors que cela n'est pas vraiment le cas et que ces deux pays se rapprochent du reste de plus en plus l'un de l'autre, depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau président bolivien, Evo Morales. La même chose vaut d'ailleurs pour ce qui est des relations entre la Bolivie et Cuba.

Le nouveau gouvernement d'Evo Morales s'appuierait sur "un très fort mouvement social" par opposition au "populisme à la Chavez", de dire le journal Le Devoir. Au moment même où le nouveau parti socialiste unifié du Venezuela d'Hugo Chavez peut d'ores et déjà compter sur deux millions de membres alors qu'il n'est même pas encore officiellement créé -- ce qui en fait déjà le plus important parti politique dans toute l'Amérique Latine --, on ne peut que rester songeur sur le sens à apporter à un tel commentaire, glissé comme cela. D'autant que nul part ailleurs et plus loin dans l'article, on ne revient sur cette supposée contradiction. Sans doute faut-il mettre cela sur le compte de tous ces préjugés, encore bien tenaces, et portant contre le gouvernement d'Hugo Chavez, au Venezuela.

Une fois cela dit, le reste de l'article du Devoir est très intéressant, notamment quand il s'agit de tirer certaines leçons de l'expérience au Chili, du temps d'Allende, ou encore lorsqu'il est mention du fait, qu'en Bolivie, il y a présentement une attention particulière qui est apportée pour maintenir une distinction et une certaine distance entre les dirigeants politiques, ceux et celles qui dirigent le gouvernement, et les différents mouvements sociaux qui, d'une manière ou d'une autre, soutiennent ce gouvernement mais veulent en même temps conserver leur autonomie. L'article s'appuie sur une rencontre avec l'actuel vice-président de la Bolivie, Alvaro Garcia Linera, récemment en visite ici, à Montréal.

Plusieurs des questions soulevées dans cette article recoupent nos propres préoccupations quand il s'agit de repenser notre propre combat pour le socialisme. Voici donc de larges extraits de cet article :

«L'arrivée au pouvoir d'un Indien constitue la révolution la plus importante qu'a connue la Bolivie», constate M. Linera. «Historiquement, la participation des Indiens à la vie de cette société a toujours été très restreinte. Jusqu'à maintenant, ils ont été maintenus dans un état de subordination.»

... À ses yeux toutefois, la question autochtone ne relègue pas au second rang les questions sociales et, dans une société où l'exclusion et le racisme ont toujours régné et où le patrimoine public a été bradé au fil des ans, c'est à une transformation en profondeur des institutions et de leur culture que les Boliviens s'attendent. Et le chemin parcouru pour parvenir à la situation actuelle a été long.

Pendant une quinzaine d'années, à la suite du consensus de Washington qui «recommandait» en 1989 une liste de prescriptions aux économies en difficulté, la Bolivie a été le laboratoire par excellence pour tester les remèdes proposés par les bailleurs de fonds, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et le Trésor américain. «Avec son instabilité politique et sa pauvreté endémique, la Bolivie était le modèle parfait» sur lequel expérimenter, a expliqué M. Linera. Les résultats néfastes de ces mesures dans les pays où elles ont été appliquées sont aujourd'hui presque universellement reconnus.

«Pendant les années 70, l'État contrôlait 75 % de l'économie, a noté M. Linera. En dix ans, la proportion public-privé a été inversée!» Concurremment, une guerre à peine larvée sévissait entre les mouvements sociaux, la gauche -- coupée de la population -- et les militaires. La droite a alors pu définir les projets de société dans les domaines politique, économique et culturel.

On a par la suite assisté à un démembrement de l'appareil étatique par une série de privatisations, à une déstructuration des organisations sociales et à une attaque frontale contre le mouvement ouvrier.

À cause du «monopole» qu'exerçaient en vase clos l'État et le gouvernement sur toutes les décisions, c'est sur la scène locale que les mouvements sociaux se sont lentement réorganisés. Une foule d'organismes s'occupant de questions précises sont ainsi apparus. Ils se sont fédérés pour devenir des regroupements régionaux d'organismes autonomes qui s'appuient l'un l'autre selon le contexte social. M. Linera donne en exemple les mécanismes ainsi créés par la population aymara, dans l'Altiplano, dont les organismes ont à l'occasion appuyé ceux du Chapare.

C'est à partir de ces organismes et de leurs revendication qu'est né le MAS d'Evo Morales. «Le MAS n'est qu'un bras du grand mouvement social bolivien. Il s'agit d'une forme de centralisation verticale, en réseau», a expliqué le conférencier, pour qui il est primordial que les politiciens n'occupent aucun poste au sein de ces organisations afin que leurs revendications nourrissent l'action gouvernementale.

De sa création en 2000 aux élections cinq ans plus tard, le MAS a été de toutes les batailles, sur le plan tant local que national, à défendre les intérêts de la majorité contre une classe politique décrépite et fermée.

... «Une grande mobilisation sociale a permis la création de ce gouvernement», a expliqué M. Linera. Le monde indigène et les défavorisés doivent avoir accès au même niveau de vie que les autres, a-t-il précisé. «Et le processus en cours est irréversible», a-t-il ajouté, faisant remarquer que les plans généraux du gouvernement sont issus de la population.

Mais les problèmes sont nombreux depuis les élections de 2005: la riche région de Santa Cruz menace de faire sécession si le gouvernement ne change pas sa politique économique; Sucre, la capitale officielle, veut supplanter La Paz; la classe moyenne demande des augmentations de salaire...

«Nous devons à la fois administrer l'État au quotidien et mettre en place des politiques demandées par le mouvement social. Nous devons vivre avec cette contradiction, c'est le seul moyen que j'ai trouvé», a avoué M. Linera. Mais une chose est claire: pas question de dévier des objectifs du MAS.

Ainsi, par exemple, M. Linera, constatant la très forte réaction des partis traditionnels, des milieux d'affaires et de la droite, a expliqué qu'il y a deux possibilités d'action pour le gouvernement. «Nous pourrions pactiser, négocier, mettre sur pied des scénarios convenant à tous. Nous pouvons également poursuivre notre route vers les objectifs que nous nous sommes fixés, sans en dévier.»

«L'expérience de Salvador Allende au Chili au début des années 70 nous a enseigné qu'il est dangereux de pactiser avec les forces conservatrices», a-t-il conclu.

Le travail à accomplir est énorme. On vise à briser le monopole décisionnel de l'État. Il s'agit là d'un énorme changement de culture institutionnelle. Concurremment, «nous devons couper la base matérielle des secteurs conservateurs», a expliqué M. Linera, donnant en exemple la grande propriété, «qui doit revenir entre les mains du gouvernement».

À son avis, c'est là «l'unique scénario qui fera en sorte que la population conservera l'initiative du projet de société. Et, inévitablement, la mobilisation sociale grandira».

M. Linera a conclu par un souhait: «Nous espérons que les organisations sociales nous pousseront encore davantage.»



Pour consulter au complet
l'article publié dans le journal Le Devoir et portant sur le sujet
 
                                      

Publié par oktobre7 à 03:35:09 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Ça s'explique! | 03 septembre 2007

J'ai su finalement ce qu'il est passé avec le site blogue.ca. C'est quand même étonnant, mais je suis soulagé de savoir que ça va se régler dans une semaine. C'est en cherchant le site, par le biais de Google, qu'on peut obtenir les explications suivantes, sur une page blanche :

Blogue.ca

Nous sommes désolé pour cette interruption involontaire de notre part.

L'hébergeur actuel Site5.com a suspendu notre hébergement car nous utilisons trop de ressources serveurs.

Nous allons migrer vers un autre hébergeur et cela peut prendre du temps (1 semaine)

Merci de votre compréhension.

De la part du serveur, j'ai l'explication suivante :

Hello,

The site was in violation of clearly expressed resource usage policy. Please allow the responsible owners of the site to take up this issue with Tech Support. Sales has no ability to address this situation. We regret any inconvenience this might cause.

Explore our customer manual:
http://wiki.site5.com/ Larry HufstedlerCustomer ServiceSite5 Internet Solutions, Inc.
http://www.site5.com
Ça m'aura donc permis de lancer ce blogue sur un troisième site (Blogger), mais quand même, certains de mes amis ont suggéré des choses, du genre qu'un certain Big Brother aurait pu manipuler le web, pour faire disparaître mon blogue... une mise en demeure, apportée par un huissier, serait beaucoup plus efficace.

Publié par oktobre7 à 12:08:27 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Hey, où est mon site? | 01 septembre 2007

Un mauvaise surprise m'attendait jeudi soir, lorsque j'ai voulu ajouter un texte à mon blogue. Le site que j'utilise habituellement, blogue.ca, est disparue... le message a de quoi être inquiétant :
Forbidden
You don't have permission to access /accueil.php on this server.


Heureusement que j'ai archivé tous mes textes sur mon site “back-up”, soit celui de blogg.org. C'est donc là que vous pourrez trouver les autres trucs que j'ai écrits, notamment ceux qui m'ont mené à mon congédiement, ainsi que bien d'autres sur ma petite vie quotidienne de vieux garçon.

Quand même, je pense à tous ceux qui me lisent habituellement sur blogue.ca, je vais essayer de contacter ceux que je connais les adresses, mais pour les autres, il faudra qu'ils cherchent un peu. Éventuellement, quand ça sera revenu à la normale, j'aurais donc TROIS endroits à placer mon texte... le troisième est blogger.com, où j'ai un site que j'ai décidé de réanimer. D'ailleurs, il me semble un peu plus facile à utiliser. Mais si ça ne revient pas, tel que je le crains, je pense que c'est foutu pour plusieurs de mes amis, Miss50Cents, Arthur, Celle, UneFemmeLibre, SaintePaix, Jojo, Torment... j'espère de tout cœur que ce site reviendra.

Que d'excellentes surprises!

Alors que je m'inquiétait un peu de pouvoir payer mes factures, dont le montant s'accumulait sur chacune d'entre elle, j'ai eu coup sur coup des fonds inattendus. D'abord, j'ai eu un autre montant de l'assurance-emploi, alors que je l'attendait la semaine prochaine. Ça me permet de souffler un peu, en attendant mon salaire de mes semaines. Mais ça n'allait pas s'arrêter là. Un chèque m'attendait dans ma boîte à lettre, le remboursement de la TVQ. Et dans sac, je transportait le généreux cadeau de mon nouvel employeur, 100 dollars en chèques, échangeables à mon épicerie du coin. De plus dans la journée, j'ai eu la réponse de Jacques, mon proprio, pour décaler de deux semaines le paiement de mon loyer. Je vais donc pouvoir rembourser une bonne partie de la dette accumulée, auprès des compagnies fournisseuses de mes services et payer ma passe de métro sans trop me priver.

Je reviens sur le boni de mon employeur, reçu à la fin de mon quart de travail. Dans la journée, nous n'avions pas pris de pause dîner, mais on a eu le lunch payé, afin de pouvoir rattraper les importants retards que nous avions depuis le début de la semaine. Ces retards, causés par la réorganisation des services de l'entreprise, nous ont donné beaucoup de soucis et un casse-tête perpétuel, on a tellement reçu d'appels de clients inquiets de ne pouvoir obtenir à temps leurs marchandises que la pression était palpable. Ce boni est une excellente façon de nous remercier de nos efforts. D'après mes collègues, la situation dans laquelle nous sommes actuellement est difficile mais ça devrait revenir à la normale dans deux semaines. Moi qui n'a connu que cette folie depuis lundi, ça m'amène à croire que le retour à la normale va me faire apprécier énormément ce nouvel emploi. Et ça m'aide à supporter l'idée de porter la cravate, des fois où le haut clergé de la clientèle viendrait nous dire un petit bonjour...

Un nouveau truc de Renaud-Bray...

J'ai eu une petite fête chez une collègue d'une autre succursale, Caroline, qui m'a invité à pendre la crémaillère de son nouvel (et très joli) appartement. Plusieurs autres employés de la librairie étaient présents, vous imaginez bien qu'il a été question de la job et de la nouvelle saison littéraire et tout le tralala. Ce que je ne m'attendait pas, c'est lorsque mes ex-collègues m'ont présenté la dernière lubie de mon bon patron. La semaine dernière, il y a eu la distribution d'un code de conduite imposé par la direction de l'entreprise, dans une belle petite brochure verdâtre et drabe, à tous les employés. On y retrouve des choses aussi intéressantes que les interdits vestimentaires (les gougounes, les tites camisoles, les t-shirts avec des inscriptions offensantes...), les interdictions à parler avec ses collègues au travail, les interdiction de manger et boire sur le plancher de travail, les interdictions de péter de travers, etc. Je vais m'arranger pour en obtenir une copie, afin d'être plus précis la prochaine fois que je vais écrire là-dessus. Nul doute que le moron qui sert de Big Brother à mon ex-patron va se jeter là-dessus va tout rapporter à ses maîtres.

Hey, Big, tu me lis toujours? Fuck you!

Une bonne nouvelle!

Le jugement invalidant la loi 104, empêchant aux parents d'enfants envoyés un an à l'école anglaise privée le droit d'obtenir l'éducation en anglais pour eux et leurs descendants, colmatant ainsi une brèche dans la loi 101, a été suspendu par un autre juge de la cour d'appel du Québec. On se rappelle qu'un des juges ayant permis d'invalider cette loi était autrefois un des avocats d'Alliance Quebec, le défunt lobby des anglophones, et avait lui-même participé à la saga des contestations de la loi 101 devant les tribunaux.

J'ai vu la face dépitée de Brent Tyler aux nouvelles, l'avocat qui pilote les attaques contre la Charte depuis des années, au nom du droit à tous de choisir la langue d'enseignement à ses enfants, au mépris de la protection de notre langue, dans cette mer anglo-saxonne qu'est l'Amérique du Nord. Toujours aussi sympathique, l'ex-président D'Alliance Quebec, qui a précipité la chute de cet organisme, lorsque l'ensemble des associations anglophones québécoises l'ont quitté, dégoûtées par l'imbécillité de cet « angryphone » nostalgique du temps où le Québec s'assimilait tranquillement mais sûrement à la langue anglaise. Surtout, Tyler et ses semblables, par leur action juridique, cherche à ramener la langue française à ce qu'elle était autrefois, la langue du pauvre et du sans instruction et la langue anglaise, la langue unique pour faire des affaires.

Quand ils évoquent la tragique disparition de l'anglais au Québec, je me demande bien sur quel drogue ils planent, Tyler et compagnie. Encore aujourd'hui, ça prend un peu de patience à se faire servir en français, même dans mon coin. Remarquez, ça devait être pire autrefois mais justement, je n'ai pas envie de voir la situation se détériorer. Ce jugement inconsidéré de la semaine dernière est un véritable danger pour la survie de la langue et une négation des trente années d'effort à conserver cette langue vivante, en amenant les néo-Québécois à apprendre le français par le biais de nos institutions scolaires. Revenir en arrière, c'est revenir à insulter tous ces gens ayant eu leur éducation en français, ceux que l'on appelle les « enfants de la loi 101 ».

Tyler, me lis-tu? Fuck you too!

Les 25 ans du métal au Québec.

Pour ceux que ça peut intéresser, Radio Canada a réalisé un reportage sur les 25 ans de la musique métal québécoise. Le
reportage diffusé mercredi soir raconte brièvement la petite histoire d'un genre méconnu et ayant eu longtemps une très mauvaise réputation. Je me sens concerné, évidemment, en tant que fan et aussi pour avoir gueulé au micro dans un groupe death metal entre 1992 et 1997. Même si ce groupe, Betrayed Legion, n'a eu que le succès des shows qu'il a fait en première partie de groupes comme B.A.R.F. ou Cryptopsy, ça reste longtemps dans la mémoire.

Quand j'y pense, ça ne fait pas loin de ça, 25 ans, que je m'achète des disques et que j'écoute du métal et du punk. Hé ben! Ça passe vite!

J'ai trouvé ce texte sur le site de Radio-Canada:

Métal québécois

Un quart de siècle de rock corrosif
Un texte de Marc-Antoine Ménard

Nous sommes en 1982. Le rock québécois se résume à Corbeau, Offenbach, April Wine et Men Without Hats. Mais est-ce vraiment tout? Non!

Quelque part à Jonquière, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Denis « Snake » Bélanger, Denis « Piggy » D'Amour, Michel « Away » Langevin et Jean-Yves « Blacky » Thériault forment le groupe métal Voïvod. Ces musiciens, gavés de hard rock/métal britannique et de musique progressive des années 70, et créateurs d'un style où l'énergie se marie avec la dissonance, ne se doutent peut-être pas qu'ils changeront le Québec musical souterrain au point d'en élargir les frontières.

En 1984, le promoteur Maurice Richard, qui accompagne le groupe de reprises hard rock/métal Helter Skelter dans sa tournée des bars, entend parler de ce groupe saguenéen: « Il ne parlait pas un mot d'anglais et a décroché un contrat avec l'étiquette Metal Blade Records. Ça m'a jeté sur le dos. » Aujourd'hui, en 2007, Maurice Richard et ses productions Rockatak organisent, vendredi, samedi et dimanche prochains, une célébration des 25 ans du métal québécois, dont il attribue en quelque sorte la paternité à Voïvod.

« Ils ont été le premier groupe à arriver avec des compositions originales. Ç'a été l'élément déclencheur de tout ce qui se passe aujourd'hui dans le métal au Québec. Quand quelqu'un réussit quelque chose, ça motive tout le monde. Ils ont ouvert la route, mais ils ont aussi dit aux groupes qu'il fallait être original. »
— Le promoteur Maurice Richard

L'appel de Voïvod a été entendu. Si les années 80 ont été un « début difficile », selon Maurice Richard, les années 90 ont vu la scène québécoise s'améliorer et se diversifier. D'abord avec Gorguts, groupe inspiré par la vague death métal venue de Floride, et devenu par la suite, avec son mythique album Obscura, « le fer de lance du death québécois ». Puis, avec Obliveon, qui mélangeait le thrash des années 80, ainsi que le death des années 90, avec un côté plus progressif et expérimental.

Toutefois, l'intérêt des maisons de disques pour le métal décline au milieu de la décennie, emportant plusieurs groupes avec lui. « Obliveon est peut-être le groupe le plus talentueux à être sorti du Québec. Mais malheureusement pour eux, après avoir décroché un contrat avec Active Records, au Royaume-Uni, ça n'a jamais levé. Dans le mot show-business, il y a le mot business », résume Maurice Richard.

Les années 2000 amènent une résurgence certaine du style, et une présence de plus en plus affirmée des groupes québécois sur la scène internationale. Les plus visibles sont Cryptopsy et Kataklysm. Après avoir adopté un style brutal et extrême au début de sa carrière, ce dernier quatuor écoule aujourd'hui au moins 30 000 exemplaires de ses albums dans le monde, un exploit lorsque l'on appartient à l'underground musical.

« Depuis 2001, ils ont expérimenté davantage, tout en devenant plus accessibles, ce qui ne veut pas dire commercial », commente Stephan Mellul, président de Brave Concerts International (BCI), principal producteur de spectacles métal au Québec.

L'unique Piggy

Retour à Voïvod, et à son guitariste Piggy, mort d'un cancer en août 2005, auquel un hommage sera rendu samedi soir. Selon Steeve Hurdle, ancien membre de Gorguts et fondateur de Negativa, groupe vedette de dimanche soir, Denis D'Amour n'était pas qu'un bon mélodiste, malgré cette agressivité inhérente au métal.

« C'était un explorateur sonore guitaristique. Il inventait ses accords, des textures de son. Il avait une manière unique d'articuler ses accords, d'attaquer les cordes », explique le musicien. D'après le guitariste de Negativa, les groupes du Québec se caractérisent par leur originalité et leur palette de styles.

« Notre identité ici, ce qui fait que d'autres nous demandent ce qu'il y a dans notre eau, on dirait que c'est parce que les groupes se sont dit qu'il fallait être original comme Voïvod. Moi, dès le départ, j'ai voulu faire différent. Negativa s'éloigne d'ailleurs des voix death pour aller vers quelque chose de plus progressif, de plus atmosphérique.»
— Steeve Hurdle, de Negativa

Aujourd'hui, plusieurs groupes québécois au son distinct, notamment Neuraxis, Despised Icon, Unexpect, Ion Dissonance et Beneath the Massacre, ont de bons contrats de disques leur donnant une distribution à l'étranger. « On va peut-être créer une tendance ici même au Québec », s'enthousiasme Steeve Hurdle.

Pôle d'attraction au Canada

« Sans vouloir faire de politique, nous sommes une société distincte. Le Québec est une plaque tournante. Nous avons une ouverture différente de celle des Américains. Nous sommes du monde cool, à la base », dit Maurice Richard au sujet de la spécificité de la scène québécoise, qui s'étend de Montréal à Rouyn-Noranda, en passant par Québec.

Une scène en santé, si on en croit Stephan Mellul, qui organise des concerts dans des salles parfois aussi grandes que le Medley ou le Metropolis, à Montréal. « Pour une organisation qui fait du métal seulement, on est correct financièrement. Au moins la moitié de nos concerts affichent complet », dit-il.

Après une période un peu plus creuse du milieu à la fin des années 90, l'intérêt des groupes étrangers à venir se produire à Montréal et au Québec a décuplé au tournant du millénaire. « Le boom est survenu en 2002. Les groupes veulent davantage tester leur marché maintenant », explique le président de BCI, entreprise fondée en 1994.

Ainsi, des groupes scandinaves comme Children of Bodom et Dimmu Borgir sont passés en quelques années de l'intimité des Foufounes électriques, haut lieu de la culture parallèle à Montréal, aux 2300 places du Metropolis. De même, des groupes power métal comme Blind Guardian et Gamma Ray se sont produits au Medley, d'une capacité de plus de 1500 personnes.

Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, le Québec est beaucoup plus aligné sur le marché européen du métal que sur celui des États-Unis. « On peut voir à l'avance ce qui va fonctionner dans les prochains mois. Les gens sont plus sélectifs. Les groupes qui font une fusion de deux ou trois styles, lorsque c'est bien fait, auront du succès », ajoute le producteur.
Une bonne nouvelle pour le métal québécois, donc? « Lorsque j'ai la chance de permettre à un groupe d'ici de jouer en ouverture d'un spectacle étranger, je le fais. On en a vraiment de tous les styles, ici, on a beaucoup, beaucoup de qualité. Quand les Canadiens d'autres provinces parlent de la scène métal, il parlent surtout de celle du Québec », conclut Stephan Mellul.
 
        

Publié par oktobre7 à 17:56:16 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Le rythme de croisière. | 30 août 2007

Déjà mon troisième jour de travail chez le grand distributeur et j'ai saisi un peu plus la dynamique de l'entreprise. J'ai réalisé l'ampleur de l'immense territoire couvert, lorsque j'ai reçu un appel d'une cliente de Terre-Neuve, propriétaire d'un dépanneur, qui ne comprenait pas pourquoi on lui imposait une marque de thé que personne achetait, alors que sa clientèle préfère une autre marque, que l'ont ne lui distribue plus. Avec ça, j'ai hérité d'un casque d'écoute avec micro, qui me donne l'air si « occupé ». J'ai trouvé une collègue, va voisine en face de mon coin, qui passe au métro Longueuil tous les matin à 7h30 et qui m'a offert le lift aller-retour. Un bien bonne chose, après ma mésaventure d'hier.

 

Frefon m'a appelé hier soir, pour me demander comment ça se passait là-bas. Il a remarqué que je m'ennuyait de ma job de libraire. Ouais, j'ai eu un coup de blues. Ces temps-ci, ce sont les nouveautés qui arrivent tranquillement, sans compter les « annoncés », les « Goncourables », les nouveaux auteurs, les habituelles platitudes parmi les « best-sellers », etc. Quand je pense que Nelly Arcan va affliger mes anciens collègues, par la surenchère médiatique qu'on va faire autour de cet auteure insignifiante... En plus, Renaud-Bray risque encore une fois d'acheter tellement de stock de son nouveau truc, les libraires vont en être totalement dégoûtés. Je suis sûr qu'il était déjà « coupdecoeurisé » avant sa sortie. Frefon m'a demandé aussi si je suis aussi bien « entouré » qu'à mon ancien lieu de travail. Avec le stress et les données sur mon nouvel emploi que je dois assimiler, je n'ai pas trop pensé à regarder la gente féminine autour de moi...

 

Je suis un peu fatigué ce soir, les yeux me ferment déjà. Pas étonnant, je suis debout depuis 5h00 et je n'ai pas trouvé le moyen de faire ma sieste tranquille. La cafétéria de l'entreprise ne permet pas de s'adonner à cette activité. Tiens, je vais aller plus loin dans le livre que j'ai recommencé aujourd'hui, La dissociété, de Jacques Généreux (Seuil, 2006). Je vous reviendrais sur ce essai très intéressant, lorsque je serai plus en forme...

                                       

Publié par oktobre7 à 02:56:00 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Ah, les transports en commun de la banlieue... | 29 août 2007

Après deux heures, suite à ma sortie de mon travail, j'ai pu rallier mon domicile. Longueuil et Boucherville ne peuvent s'enorgueillir d'un système de transport aussi peu adéquat, pour les travailleurs sans voiture, venu de l'île pour palier à la pénurie de main d'œuvre que traversent les entreprises de la rive sud. La seule ligne se rendant directement dans un arrêt de l'est (métro Radisson)...est moins effectif aux heures de pointe! De plus, comme ça m'est arrivé ce soir, l'autobus 61 que j'ai pris au même endroit qu'hier faisait le trajet inverse. J'ai manqué faire une heure d'autobus pour rien. Heureusement, je suis débarqué à temps, pour prendre la 83, qui se dirigeait vers la station Longueuil, d'où le détour que j'ai fait, pour revenir sur l'île.

 

Mon apprentissage des réseaux banlieusards m'est quelque peu amer...

 

Le travail aussi, m'a apporté son lot de problèmes. Ma collègue avec laquelle je devais encore travailler aujourd'hui étant absente, j'ai eu mon baptême du feu, avec une succession d'appel de gérants de dépanneurs me dictant leur commande au téléphone, pendant que s'accumulait les messages sur la boîte vocale, certains étant désespérés ou hargneux, selon le cas. Je me suis sorti grâce à l'aide de mes collègues, mais inutile de dire que je n'ai pas vu la journée passée.

 

Je me suis ennuyé de la salle de repos de la librairie, où je piquait mon somme de l'après-midi. C'est fou, ce qu'une petite sieste peu aider à se retrouver, pour la fin de la journée. Je verrai demain, s'il fait beau, pour profiter du gazon près du bâtiment. Comme je me lève encore très tôt, 5h00 demain matin, je verrais ce qu'il est possible de faire.

 

Il fut un temps où...

 

...s'opposer à la guerre, en demandant des comptes au gouvernement, ne valait pas une descente en règle par tous les éditorrieux et chroniqueux des journaux Gesca et Quebecor (Mario Roy, Joseph Facal, Richard Martineau, Alain Dubuc...). Depuis que le Royal 22e régiment est sur place et qu'il subit des pertes en vies humaines à son tour, nous, pacifistes, se voyons traité au mieux comme des naïfs n'ayant rien compris, au pire comme des alliés objectifs des Talibans.

 

Pourtant, nos voisins du sud, en avance d'une autre guerre sur le Canada (même si ce sont eux qui ont entraîné le gouvernement canadien à envoyer des soldats là-bas, une fois déclenchée l'invasion de l'Irak), ont eu aussi à connaître la remise en question par les mouvements contre la guerre. La guerre du Vietnam et sa contestation peuvent nous rappeler que malgré les insultes de la droite, le mouvement pour la paix n'est jamais vain. En fait, se mobiliser pour la justice n'est et ne sera jamais vain.

 

Vous l'entendrez, avec véhémence, avec la voix de Martin Luther King, apparaissant à la fin de ce vidéo. Encore une fois, c'est une réalisation d'Ava Lowery, de Peace Takes Courage (peacetakescourage.com).

 

 

            

Publié par oktobre7 à 04:17:46 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| >>