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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Nos amis les chefs d'entreprise. | 20 novembre 2007

Mon camarade Bastien, un autre syndicaleux barbu de mon engeance, comme il y en a beaucoup sur ce coin de pays, m'a envoyé ce vidéo-clip, pour essayer de modérer mes opinions de communiste enragé et ainsi faire une genre de rédemption. Une espèce de renaissance, dans laquelle je pourrais peut-être enfin comprendre qui sont les patrons et qu'il est important pour moi de savoir quelle est ma place. Qui sait, peut être deviendrai-je cet employé modèle dont je jalouse toujours la place, partout où j'ai travaillé? Si j'avais connu cette chanson avant, j'aurais peut être pu représenter mon employeur au Salon du livre, en imitant l'accent français, pour avoir l'air intelligent.

 

 

Action urgente en appui aux RésistantEs à la guerre

Le 15 novembre, la Cour suprême du Canada a refusé d'entendre la cause de Jeremy Hinzman et Brandon Hughey, les deux premiers soldats étasuniens à avoir officiellement demandé l'asile politique pour leur refus de participer aux guerres en Irak et en Afghanistan.

 

La question est maintenant dans le camp des législateurs. Olivia Chow, députée du NDP, a déposé une motion au comité de l'Immigration de la Chambre des communes demandant au gouvernement de créer une mesure spéciale permettant aux soldats objecteurs de conscience de demeurer au Canada. Le Bloc Québécois a annoncé récemment son appui à une telle mesure. Quelques députés libéraux sont sympathiques à la cause.

 

La motion sera débattue en comité ce mardi 20 novembre. Si on peut obtenir l'appui de Stéphane Dion et du caucus libéral, cette motion sera adoptée par le comité et le gouvernement va devoir réagir. Les mesures de déportations auxquelles font face les quelques dizaines de soldats qui ont suivi l'exemple de Brandon et de Jeremy pourraient être bloquées par une telle avancée sur le terrain politique.

 

Écrivez dès maintenant à votre député à la Chambre des communes (www.parl.gc.ca ) et à Stéphane Dion (Dion.S@parl.gc.ca ) pour leur demander de laisser les soldats objecteurs de conscience s'établir au Canada.

 

On vient d'apprendre par le réseau CBS que le taux de suicide chez les jeunes vétérans de la « guerre contre le terrorisme » est quatre fois supérieur à celui du reste de leur génération.

 

Les soldats qui refusent de participer à cette guerre font face à la possibilité d'une lourde peine de prison pour désertion et à une vie très difficile dans un pays où ils seront considérés comme des parias.

 

Pour en savoir plus sur la campagne, visitez

www.resisters.ca/index_fr.html

(texte envoyé par mon ami Benoît Renaud, de SI)

Publié par oktobre7 à 02:56:16 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

L'islamo-fascisme. | 19 novembre 2007

La première fois que j'ai lu ce terme, c'est dans un texte de l'écrivain d'extrême-droite Maurice G. Dantec, qui habite désormais ici, au Québec. Allergique avec le fait musulman en France, il est venu « se réfugier » ici, où il écrit ses romans remplis de néologismes et de délires conspirationnistes. Le texte avait été publié dans le magazine Égards, le principal organe des intellectuels réactionnaires au Québec, comme Jean Renaud et Luc Gagnon. Plus tard, c'est dans la bouche de George W. Bush, l'actuel président, l'an dernier, dans un discours où il pourfendait le terrorisme d'inspiration musulmane fondamentaliste. À ce moment, je commençait à me demander si le terme n'était pas si condamnable, car on pouvait voir, dans certains groupes très précis du Moyen-Orient, une ressemblance avec les mouvements fascistes européens du début du XXe siècle. Pour une rare fois, les néo-conservateurs, ceux qui ont forgé le terme et le concept, avaient peut être vu juste. Je me demandais alors s'il ne serait pas préférable de prendre cette analyse au sérieux.

 

C'est durant cette période, l'année 2006, que des images un peu troublantes sont apparues dans l'actualité. D'une part, les manifestations en Iran de l'armée et des militants acharnés de la révolution islamique, les Pasdarans, prenaient des airs inquiétants, avec uniformes et saluts d'inspirations fascistes. Au Liban, le Hezbollah est accusé également d'avoir des manifestation de mêmes nature, tout comme le Hamas, le mouvement de libération islamique de la Palestine, rival du Fatah de feu Yasser Arafat, qui contrôle actuellement cette immense prison à ciel ouvert qu'est la bande de Gaza. On s'est mis alors à les accuser de propager une idéologie semblable au fascisme, selon des signes très simples, développés par les auteurs néo-conservateurs. L'un d'entre eux, Robert Paxton, de l'Université Columbia, a déterminé cinq critères dans un ouvrage très populaires dans les milieux intellectuels de droite, The Anatomy of Fascism (paru en 2004). Ces critères sont les suivants :

-persuasion d'un groupe de l'impossibilité de se sortir d'une crise par des moyens légaux et reconnus;

-croyance d'un groupe d'être la cible de persécutions externes, organisées par des ennemis puissants;

-imposition d'un leader incontesté, agissant au-dessus des lois, avec un caractère messianique;

-droit du même groupe à dominer les autres, sans avoir de comte à rendre à personne;

-phobie envers la contamination culturelle extérieure.

 

L'utilisation de ces critères, pour identifier les mouvement de résistance à caractère religieux, comme le Hezbollah et le Hamas, a permis aux néo-conservateurs de justifier des éventuelles interventions préventives, au nom de prémisses héritées de la Seconde Guerre mondiale. La campagne militaire désastreuse qu'a mené l'armée israélienne au Sud-Liban, contre les positions de la milice du Hezbollah, s'inscrivait dans ce sens. Pendant un temps, le terme a été utilisé pour identifier les régimes hostiles à l'Occident, outre l'Iran, pour élargir la liste de « l'Axe du Mal ».

 

Rapidement, cette utilisation à tort et à travers du concept de l'islamo-fascisme a surtout permis sa perte de crédibilité. Il était évident que les critère du fascisme ne pouvaient s'appliquer à un quelconque État au Moyen-Orient. Certes, sans nier l'évidence du caractère peu démocratique, voire dictatoriaux de plusieurs régimes de cette région, il n'était pas possible de qualifier de fascistes l'organisation sociale de ces régimes ou mouvements politiques. En fait, le terme semblait être une façon plus utile à certains extrémistes de droite particulièrement islamophobes de se livrer à des diatribes guerrières contre les musulmans, comme Ann Coulter et surtout David Horowitz, un universitaire particulièrement acharné à cette cause.

 

À propos de cet individu, j'ai trouvé justement un excellent reportage de Max Blumenthal sur Youtube. Vous le constaterez par vous-même, un type comme Horowitz est plus utile...à la gauche, quand il agit de la sorte!

 

 

Et sur le fascisme, il existe d'autres critères plus serrés, plus nombreux et précis, qui permettent de déterminer qu'un certain pays est bien sur cette voie... et c'est ce qui m'inquiète!

 

Publié par oktobre7 à 02:39:54 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Encore l'automne! | 14 novembre 2007

Sans aucun doute, plusieurs ont été touchés par la pub d'Amnistie Internationale, que j'ai placé sur mon blog la semaine dernière. Pour répondre à mon ami Nic, oui, je crois qu'une signature sur une pétition peut faire la différence. La dernière que j'ai signé est celle-ci, celle des Québécois de souche contre l'intolérance. Suite aux dérapages provoqués par la commission Bouchard-Taylor à ses débuts, lorsqu'une cohorte d'ignorants du type d'André Drouin se sont présentés au micro pour y aller de déclarations imbéciles, cette pétition a eu pour but de démontrer que les Québécois dits « de souche » ne peuvent être inclus dans ces réductions rapides entendues jusqu'à maintenant.

 

J'en signe souvent, des pétitions, autant virtuelles que sur papier, en autant que la cause m'interpelle. Signer pour la libération de prisonniers politiques, pas de problème, mais pour s'opposer à l'implantation d'une maison d'accueil pour femmes battues dans mon quartier, pas question!

 
Tant mieux!
 

La motion adéquiste, celle qui aurait permis la défaite en chambre du gouvernement et le déclenchement de nouvelles élections en décembre, a été défaite cet après-midi. Sans aucun doute, l'Union nationale créditiste (ADQ) s'est enferrée dans une logique très peu réfléchie, une façon de donner suite à une fausse manœuvre de son chef. Malgré cela, il est évident que ce parti n'a aucun projet politique de remplacement, pour prendre les commande du gouvernement. L'excuse de vouloir abolir les commissions scolaires, sans avoir une politique précise de remplacement, est une représentation du côté populiste de ce parti. Dans ses tentatives de justification, le chef et ses acolytes ont eu l'air davantage d'animateurs de tribunes téléphoniques que de politiciens. C'est à croire qu'ils sont toujours en campagne électorale, niant ainsi que la très grande majorité des électeurs ne les ont pas choisi pour former le gouvernement.

 

Un coup d'œil aux débats télévisés de l'Assemblée nationale, diffusés par Télé-Québec, démontre rapidement que l'ADQ est toujours l'affaire d'un seul individu, son chef. En observant les performances pitoyables des députés de l'Opposition officielle, il m'arrive de penser que les libéraux pourraient bien obtenir un troisième mandat de suite, sans farce! Regarder bien comment Jacques Dupuis, le numéro 2 du gouvernement, semble avoir un malin plaisir à ridiculiser les questions de ses vis-à-vis adéquistes. Imaginez-vous Janvier Grondin ministre de quelque chose, ou ce prof raté, François Desrochers, ministre de l'éducation, après ses déclarations loufoques? J'ai de la misère...

 

François Desrochers, député adéquiste

  et critique en matière d'éducation

 

Le syndrome de « l'ami »

 

Un de mes ami, dont je conserve l'anonymat, me confiait l'autre jour, lors d'une sortie dans un bar, qu'il était atteint de ce syndrome maudit, qui affecte autant les hommes que les femmes. Vu qu'on était entre gars, aussi bien parler pour notre genre, ce syndrome vécu par les femmes nous est plutôt étranger. Comme beaucoup de gars, mon ami est frustré par une considération qu'il veut positive, mais dont il trouve finalement rebutante. Abonné ces derniers temps au site de rencontres Réseau Contact, il a eu la chance de recevoir quelques approches de jolies femmes, attirées par la qualité humoristique de sa description personnelle. Encouragé, mon ami s'est bien imaginé de pouvoir mettre un terme à son célibat. Pas qu'il est laid comme un pichou, loin de là. Comme moi, mon pote a un look et une attitude marginale, à cent lieues du style yuppie qui semble être la norme, pour les gars dans la trentaine, mais lui ne s'identifie pas à la même culture punk/metal que la mienne, c'est un artiste avant tout. Occupé par son statut de travailleur autonome, le site a donc bien des avantages à ses yeux.

 

Et des désavantages.

 

Ainsi, il a fait la rencontre, très souvent virtuelle, de quelques jeunes femmes bien avenantes. Elles ont été attirées, pour ne pas dire séduites par les qualités de sa personnalité, son humour brillant, son charme indéniable. Heureux de cette tournure en sa faveur, mon ami s'est donc imaginé des semblants de scénarios romantiques. On se ressemble là-dessus, on ne cherche plus les passades d'un soir ou de quelques soirées. Pour nous, à notre âge, on ne tient plus les relations homme-femme à la légère. Jouer au Don Juan du Plateau Mont-Royal, c'est pas notre truc. Alors, quand une possibilité de connaître l'amour se dessine, on s'emballe un peu. Et là,  pour mon ami, crack! Ça n'a pas manqué, il se fait dire la même chose à chaque fois...vous imaginez dans quels termes on lui indique que la relation ne sera pas très intime... et ça fait toujours son effet. Qu'est-ce qui n'a pas marché, cette fois-là?

 

Je connais bien ce problème là, on se torture les méninges, on se demande où on a gaffé, si on n'a pas dis quelque chose de trop, révélé un truc un peu compromettant, quelque chose du genre. Si on a rencontré la personne, on se demande si on n'a pas mal paru, en portant des vêtements trop voyants, si on avait mauvaise haleine ou un point noir que l'on avait pas vu, ou encore si on n'avait pas eu l'air de ceci ou de cela. J'ai passé par là, plus d'une fois. Encore aujourd'hui, je ne suis pas certain que je me suis débarrassé de ce complexe, mais je compose avec lui, ce qui ne semblait pas être le cas de mon pote.

 

Être un ami ou considéré comme tel, suite à une rencontre que l'on voulait aboutir sur un autre type de relation, c'est un peu déconcertant. En fait, on ne disparaît pas comme cela du paysage, si on le veut, on peut conserver beaucoup de relations du genre, sans aucun complexe. Mais quand ça se répète, quand on a l'impression qu'on n'a pas ce qu'il faut pour séduire, on peut développer d'autre genres de complexes. Celui d'être incompris, de ne pas être à la hauteur des attentes des femmes d'aujourd'hui, de ne pas en savoir assez sur la façon de pouvoir se sortir de son célibat, d'être voué à être un vieux garçon, etc. On parle beaucoup de l'art de la séduction, mais dans un contexte rationnel, qu'en est-il en réalité? Une pose, une attitude feinte, un rôle à jouer dans un contexte précis. C'est peut-être là que se trouve la réponse à ce syndrome...

 

Après quelques verres, on a discuté du problème de façon pas mal plus évasive, mais une chose est resté, c'est l'impression que ce jeu de la séduction et tout que cela comporte, même les attitudes qu'on trouve bêtes et arriérées, ont encore la cote. Jouer au macho semble donner plus de résultats que de rester soi-même en tout temps. Quitte à se faire qualifier, comme je l'ai déjà entendu dire, d'être prévisible. Quand j'ai quitté l'endroit, plus tôt que mon ami parce que je travaillais le lendemain, celui-ci avait commencé à entamer un semblant de discussion avec nos voisines de comptoir... je ne sais pas trop comment ça s'est terminé pour lui.

 

J'aimerais bien avoir vos commentaires, sur ce syndrome. Si vous reconnaissez son existence ou encore, vous en êtes atteint...

Publié par oktobre7 à 01:30:59 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Sur quelques sujets. | 09 novembre 2007

J'ai posé cette question, sur le site connu, la semaine dernière. Bien sûr, c'étais le 1er novembre :

Que pensez-vous de René Lévesque, vingt ans après son décès? Avez-vous des souvenirs de lui, ou encore quelle image vous avez de cet homme?

 

Voici les réponses que j'ai obtenu :

 

« J'ai une affection pour lui qui remonte à mon enfance, avec des parents péquistes dans les années 70. Mais j'ai commencé à militer quand il a pris son virage à droite au début des années 80. Il vaut quand même dix fois Marois, Charest et Dumont réunis. » Benoît

 

« L'image mental que j'ai c'est la plaque de nos automobiles avec le slogan : Je me souviens dessus... Drôle d'association hein? » Tyna

 

« Si j'comprends bien, ce sera à la prochaine fois !!!! Snif snif!!! Je l'oublierai jamais même si j'étais encore toute petite ! » Judyth

 

« Je pense que j'avais 10 ans quand il est mort mais que "je me souviens" quand même très bien de lui... Ma mère l'admirait beaucoup pour sa politique mais ne manquait pas de souligner ses défauts humains... Comme plusieurs ne peuvent s'empêcher de faire. » Julie A.

 

« Il m'a beaucoup inspiré, sur la droiture et sur l'engagement que l'on pouvait avoir pour les siens. J'étais très jeune quand il était Premier ministre, il accompagne également beaucoup de souvenirs de jeunesse. » Alain

 

Pour les jeunes en Finlande...

 

Je n'aurai jamais les mots justes et nécessaires, pour exprimer mon désarroi devant un drame comme celui de Tuusula, en Finlande. Comment peut-on en arriver là, à dix-huit ans, se munir d'un arme, annoncer son massacre sur Youtube et finalement poser ce geste terrible, l'assassinat de sept jeunes garçons et filles et d'une professeure, avant de retourner l'arme contre soi-même? La Finlande, c'est si loin de l'Amérique du Nord et sa passion maladive pour les armes. Pour moi, c'est un lieu de paix, ou les gens sont encouragés très tôt à faire de la musique et s'exprimer dans les arts. Je m'intéresse pas autant que je le voudrais bien à ce pays, comme mon ami Éric, qui a appris le finnois, mais on dirais que ça m'a touché dans cet histoire dramatique. Ça ne devait pas arriver là, jamais. Comme ailleurs.

 

Message d'intérêt public

Greenpeace - nos actions, votre implication
5 novembre 2007
Des militants de Greenpeace escaladent un pont et installent des banderoles pour protester contre l'exploitation des sables bitumineux en Alberta
Chers sympathisants,Quatre activistes sont suspendus sous d'immenses bannières quelques 40 mètres au dessus de la rivière Sasakatchewan Nord
En ce moment même, quatre militants de Greenpeace sont suspendus à la structure d'un pont, à plus de 40 mètres au-dessus des eaux de la rivière Saskatchewan nord, à Edmonton. Ils accrochent deux banderoles réclamant la fin de l'exploitation des sables bitumineux de la province. Greenpeace a organisé cet événement en ce jour d'ouverture de la session parlementaire albertaine. Ces banderoles sont bien visibles depuis le Parlement.
Nous avons besoin de votre aide pour faire passer notre message avec encore plus de force.
Le coût environnemental de l'exploitation des sables bitumineux est extrêmement élevé. En fait, il s'agit d'une des pires sources d'énergie qui soient et les Albertains sont déjà victimes des conséquences environnementales et sociales de cette industrie dangereuse, polluante et destructrice.
Pour atteindre le sol et permettre le passage des excavatrices géantes, on détruit des forêts anciennes qui constituent d'importants habitats pour les animaux sauvages. Si tous les permis demandés étaient accordés, l'exploitation des sables bitumineux couvrirait un territoire aussi vaste que celui de la Floride.
L'exploitation des sables bitumineux est aussi la plus importante cause d'augmentation des gaz à effet de serre (GES) au pays. Et c'est en grande partie à cause de cette industrie que le Canada ne respecte pas ses engagements de réduction des GES dans le cadre du Protocole de Kyoto. D'ici 2020, l'exploitation des sables bitumineux produira deux fois plus de GES chaque année que l'ensemble des automobiles et des camions actuellement en circulation au pays.
Compte tenu des conséquences des émissions de GES sur le réchauffement climatique, il est totalement irresponsable de la part du gouvernement albertain de continuer à promouvoir l'expansion des projets d'exploitation des sables bitumineux. Si les politiciens de la province se souciaient réellement de la santé de leurs citoyens et de l'environnement, ils prôneraient l'abandon de cette industrie au profit du développement d'énergies propres et renouvelables, comme l'énergie solaire, géothermique et éolienne. Les solutions existent : ce qui manque, c'est la volonté politique.
Le problème des sables bitumineux ne concerne pas que l'Alberta. Les tonnes de GES émis lors de la production du pétrole se retrouvent dans l'atmosphère et ils affectent l'ensemble de la vie terrestre. L'exploitation des sables bitumineux constitue un crime contre l'environnement à l'échelle planétaire.
Aidez-nous. Agissez vous aussi!
Écrivez au premier ministre Stephen Harper pour lui demander de cesser immédiatement d'accorder des avantages fiscaux aux nouveaux projets d'exploitation des sables bitumineux. Demandez-lui aussi d'exiger que l'industrie atteigne les objectifs de réduction des émissions qui la concernent.
Merci à Marie-Claude L., pour m'avoir fait parvenir cette page.

Publié par oktobre7 à 03:28:15 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

30 Days of Night...et Dumont qui s'excite! | 08 novembre 2007

C'est hier soir que je me suis finalement déplacé au cinéma Paramount, pour me payer cette sensation rare de se tenir crispé à son siège. Je ne voulais pas être pris au dépourvu, comme lors de la sortie de 28 Weeks Later, déjà paru en format DVD. J'avais déjà indiqué que je voulais aller voir ce film d'horreur, 30 Days of Night, inspiré par une BD qu'on m'avait prêté le mois dernier. Je n'ai pas été déçu, loin de là. Bien que le scénario nous a fait grâce de plusieurs éléments de l'histoire afin d'alléger le tout, le travail a fait preuve d'une bonne représentation de la bande dessinée sur la forme. Cette variante sur le thème des vampires nous a donc paru plutôt originale, à moi et à mon amie Judyth. Malgré les critiques mitigées, pour un film qui sans doute ne refera pas le genre, nous avons été d'accord pour dire que nos dollars ont été investis pour ce que nous désirions, soit plusieurs frissons. N'est-ce pas le but du genre, outre le fait qu'il contribue à enrichir ses artisans?

 

Le synopsis de ce film a amené les vampires en Alaska, à Barrow pour être précis, la ville la plus au nord des États-Unis, où la population est saisonnière et dépend de l'industrie pétrolière. À cet endroit, durant l'année, la nuit dure trente jours... Il n'en fallait pas plus pour qu'une colonie de suceurs de sang, probablement les plus laids que l'ont ait vu depuis le Nosferatu, personnifié par l'acteur Max Schreck, se pointent dans la toundra. Comme si leur laideur ne suffisait pas, ces vampires voyageurs, insensibles au froid, agissent de façon brutale et barbare, sous l'égide d'un chef dénué de toute sensibilité. On est très loin du raffinement des personnages d'Anne Rice ou de Poppy Z. Bryte. Pour eux, un village aussi isolé et où le soleil est absent si longtemps signifie pour eux un buffet libre-service...

 

Après quelques indices laissant planer la menace, derrière les agissements d'un marginal arrivé on ne sait comment, c'est sur les épaules du shérif local, en pleine séparation. Devant cette épouvantable épreuve, révélée sous la forme d'un horrible massacre des habitants de Barrow, le policier Eben devra faire preuve d'abnégation en faisant équipe avec son ex-femme Stella, autant d'un sang-froid lui permettant de surmonter une abomination auquelle personne ne peut prétendre affronter sans y laisser une part de son humanité. Accompagnés de quelques survivants, ils vont tenter de passer les jours avant le retour du soleil, en se cachant du mieux qu'il peuvent, sans électricité, sans chauffage et sans moyens de communication avec l'extérieur.

 

À mon avis, on a repoussé quelques limites dans ce film, surtout sur les images du massacre commis par les vampires, de même que la façon dont les humains se débarrassent d'eux. Dans cette variante, les vampires, pourvus d'une très grande force physique, peuvent être tués par décapitation. C'est pourquoi quelques-uns se feront faire sauter la tête à coup de fusil ou de hache, selon les circonstances. Pour les sensibles qui se risquent à aller voir ces images, certaines pourraient vous troubler un peu. La scène dans le magasin général, en particulier, je n'en raconte pas plus. De plus, l'hémoglobine est très visible sur la neige blanche, on n'a pas lésiné sur le sang de théâtre...

 

Pour les amateurs du genre, ainsi que les fans de la BD, je ne peux que vous conseiller ce film, pendant qu'il est encore en salle. Malgré bien des défauts, on est quitte pour en parler le restant de la soirée au Foufounes électriques ou ailleurs, devant une petite bière, comme je l'ai fait...

 

                               

 Y'en a qui s'énerve! 

J'ai été surpris de l'utilisation qu'a fait l'ADQ de la très faible participation électorale aux élections scolaires. Sensiblement en baisse dans les sondages, avec des difficultés à défendre quelque chose de précis à l'Assemblée nationale, les unionistes-créditistes de Mario Dumont se devaient de faire un coup d'éclat. Comme je l'évoquais dimanche dernier, je pensais bien qu'un d'entre eux aurait une réaction, mais j'avoue que je ne m'attendais pas à ce que ce soit le « cheuf » lui-même, très sûr de lui-même, qui fonce bille en tête et déclare qu'il fera en sorte que le gouvernement tombe sur cette question, suite à une motion de censure de son parti. À mon avis, s'il s'agit là d'un exemple du flair politique de Dumont, je crois qu'il s'est émoussé quelque part. Comme le soulignais le libéral Jean-Marc Fournier, en chambre, voilà l'ADQ et Dumont qui crient au scandale pour des élections scolaires qui auraient coûtés 17 millions de dollars, mais feraient en sorte de retourner en élections en décembre, pour plus de 70 millions. Chercher l'erreur...

 

Mario Dumont est-il si pressé de devenir premier ministre, à la tête d'un parti aux coffre désormais garnis, dont certains électeurs traditionnels du PLQ lui donnaient sa chance, au point où il prétendrait former le gouvernement? On peut voir ainsi de quelle façon ce vieux politiciens en a assez d'attendre, il s'imagine déjà au pouvoir, sur le coup de l'émotion de l'électorat devenu soudainement hargneux et pressé d'en finir avec les commissions scolaires. D'ailleurs, on ne sait pas toujours très bien quel est le projet qu'ont en tête les adéquistes, mais il me semble que la priorité n'est pas tant de se débarrasser d'une structure soi-disant sclérosée et inefficace, mais surtout de mettre au pas l'éducation au profit de certaines orientation issues directement du milieu des affaires... et c'est bien ça qui m'inquiète. Je lisais encore les commentaires de ceux dont le projet ultime, suite à l'abolition des commissions scolaires, est de désyndicaliser la majorité des enseignants, ces « beatniks pouilleux qui font de nos enfant des gauchistes et des écologistes analphabètes et blablabla »... Ça serait prometteur, une élection sur ce thème! L'ADQ devrait demander à l'autre illuminé qui enseigne à l'Université Laval, Réjean Breton, dont je me demande ce qu'il fait là, de devenir candidat de l'ADQ. Ça serait déjà plus pittoresque que Jean-Pierre Plante ou Christian Raymond, les deux autres candidats que Dumont a viré durant les dernières élections!

 

Vous aimez les chats?

Vous allez peut être reconnaître le ou les vôtre(s), dans cette animation très rigolote, dont je dois la découverte à mon ami Luc. Comme lui-même est pourvu du célèbre Titigre, un matou dont je ne voudrais même pas si on me payait pour le garder, tant c'est un chat fatigant avec ses miaulements incessant, il y a de quoi sourire...

Publié par oktobre7 à 03:55:34 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

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