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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Deadwood. | 13 février 2008

Une des belles surprises que j'ai eu a été la série « Deadwood ». Produite par la chaîne HBO, cette série se passe à la fin des années 1870, dans une « ville-champignon », développée de façon clandestine, dans un territoire autochtone. L'endroit doit son développement autour de la prospection d'or. C'est sur les promesses de richesse et d'une vie meilleure que des hommes et des femmes s'installent dans cette ville, dont le mirage de la richesse s'estompe, pour faire place à une réalité rude et impitoyable.

 

Deadwood est basée sur le sempiternel amour des Américains envers la période du Far West, mais cette série est à mon avis plus que cela. Comme me l'a fait remarquer mon ex-collègue, celui qui a eu l'excellente idée de me faire connaître la série, il s'agit d'une illustration du développement su capitalisme, dans un contexte où il a été facile de le voir prospérer. Deadwood, bâtie sur des terres où la loi et l'ordre ne s'appliquent pas, permet à tous et chacun de pouvoir prospérer mais en réalité, par la présence de quelques mafieux, nombreux sont ceux qui perdent beaucoup au change, quand ce n'est pas la vie. Dans cette ville sans loi, les centres d'intérêts sont les tripots, où se perdent les richesses difficilement acquises des chercheurs d'or. Aller à l'encontre de cette exploitation est donc risqué...

 

Le plus intéressant de ce feuilleton est sans nul doute les personnages, dont quelques-uns ont réellement existé. Ainsi, nous retrouvons au début Wild Bill Hicock, venu se refaire au poker, accompagné de Calamity Jane, dépeinte comme une pocharde tourmentée. Plus tard, nous allons retrouver les frère Earp, Wyatt et Morgan, venus instaurer un semblant d'ordre. Déjà, celui qui s'est intéressé à faire régner un semblant de justice est un ancien shérif, Seth Bullock, dont la nature très droite l'amène à faire des choix difficiles. C'est ce personnage qui est central. Celui qui est son opposant, mais pas toujours, tant il a saisi cette nature chez Bullock, est le tenancier du saloon « The Gem », Al Swearengen, un des fondateurs de Deadwood et son pilier, de par sa très forte personnalité. Au départ, ce personnage nous apparaît repoussant, tant il apparaît sans morale et grossier. Pourtant, il en deviendra attachant, notamment après une douloureuse maladie et devant un menace pour la ville entière, en la personne de George Hearst, un magnat de l'or. Celui-ci s'installe dans la ville, dans le but de la posséder toute entière, à son seul profit. Il y en beaucoup d'autres très intéressant, dont le docteur Cochran, Trixie, Sol Star, etc.

 

J'ai commencé à regarder la troisième saison hier soir. La fin de la deuxième saison m'avait laissé sur un besoin de revoir ces personnages, surtout lorsque la finale laisse entrevoir les développements futurs, comme toute bonne série se doit d'avoir...

 

Ah oui, pendant que j'y pense... cette série s'est fait connaître par le langage incroyablement ordurier de ses protagonistes. Dire qu'ici, la série « Les Lavigueur : la vraie histoire », ce sont les courtes scènes de fesses qui ont fait jaser.

Pouvez-vous imaginer une scène comme celle-ci, dans notre chaste télévision nationale? Elle est devenue une scène..disons...ah, et puis jugez-en par vous même! Le second extrait est une très belle représentation des principaux personnages.

 

 

Publié par oktobre7 à 02:55:36 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Manquer de classe... | 10 février 2008

J'ai brièvement perdu l'alimentation d'Internet avec le câble pendant plus d'une douzaine d'heures, hier soir et ce matin. J'ai téléphoné à mon fournisseur, Vidéotron, lequel m'a non seulement démontré que je n'étais pas un mauvais payeur (j'avais un peu oublié de payer ma facture les deux derniers mois, par pure négligence...), mais l'entreprise a envoyé un réparateur ce matin. Il a trouvé rapidement le problème et a été très professionnel. D'origine marocaine, il s'adressait au téléphone en arabe à son collègue, dans un mélange linguistique où les mots intraduisibles dans sa langue natale sont en français. On s'en est brièvement parlé ensuite, l'homme m'a confirmé que l'arabe marocain est truffé de plusieurs « francismes » (le mot n'existe pas, mais je l'invente maintenant, pour une explication claire...).

 

Je lui disais que mine de rien, j'étais un peu accro à Internet, perdre le lien, après être connecté depuis 2002, c'est difficile mais j'ai fait autre chose, hier soir. Je ne suis pas du genre à m'en faire. Le technicien est bien tombé, je ne suis pas un de ces freaks, comme celui-ci...

 

 

Hi hi hi! J'espère que le type n'est pas du genre cardiaque... mais quel crétin il fait!

 Une petite histoire...

Cette histoire, je la dois au grand Mathieu, le grand Outaouaisien exilé à Québec, qui me l'a envoyé avant-hier...

Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu.Il lui dit Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et comment est l'enfer.  

Dieu conduisit le saint homme vers deux portes.

Il ouvrit l'une des portes et permit au saint homme de regarder à l'intérieur.Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde. Au milieu de cette table, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l'arôme délicieux. Le saint homme saliva d'envie Les personnes assises autour de cette table étaient maigres, livides et malades. Elles avaient toutes l'air affamées. Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachées à leurs bras. Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et cueillir une cuillérée. Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères dans leur bouche. 

Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances.Dieu dit « Tu viens de voir l'enfer. » 

Dieu et le saint homme se dirigèrent vers la seconde porte. Dieu l'ouvrit.La scène que vit le saint homme était identique à la précédente. Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût qui fit encore saliver le saint homme. Les personnes autour de la table étaient également équipées des cuillères aux longs manches. Cette fois, cependant, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et se parlaient les uns aux autres en riant. 

Le saint homme dit à Dieu :  « Je ne comprends pas ».

« C'est simple, répondit Dieu, ça ne prend qu'une seule habilité. Ils ont appris à se nourrir les uns les autres tandis que les gloutons ne pensent qu'à eux-mêmes. »

 

Pas mal, non?

Publié par oktobre7 à 02:30:22 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Le crime en col blanc et l'incapacité de réagir. | 02 février 2008

Les condamnations successives de Vincent Lacroix et d'André Charbonneau, survenues cette semaine, ont laissé de bonnes impressions dans la population. Le message lancé a été sans équivoque, le crime de ce genre ne peut être toléré. Douze ans moins un jour de prison à Vincent Lacroix, dont nous connaissons bien le dossier, sept ans à André Charbonneau, le fondateur de la compagnie d'assurance-vie l'Alternative, coupable d'avoir fraudé 440 petits épargnants pour 13 millions de dollars, sont des messages clairs lancés par le système judiciaire. Ce type de crime ne seront plus laissés à la légère. Mais est-ce suffisant?

 

Ces procès ont permis de mettre en relief l'efficacité défaillante des mécanismes de surveillance des transactions financières. Malgré la présence de l'Autorité des marchés financiers (AMF), une entreprise comme Norbourg a été utilisé par son président pour son propre profit personnel de façon aberrante. Lacroix s'est servi de façon éhonté, tel que son procès nous l'a révélé, pour maintenir un niveau de vie insolent. L'escouade des crimes économiques de la GRC a enquêté également de son côté, permettant de suivre des transactions frauduleuses en dehors du pays, mais on se demande encore pourquoi ce fut l'AMF qui a réagi la première, compte tenu de l'importance des crimes. À ce sujet, plusieurs ont souligné la lenteur de cette institution, sans compter ce curieux silence adopté par la Caisse de dépôt et placement, l'ancien employeur de Lacroix. Quant à Charbonneau, libéré en fin de semaine suite à sa demande d'appel, sa faillites rapides semble cacher une entreprise entièrement frauduleuse qui a mal tourné, une parmi tant d'autres, car la législation est incomplète et impuissante à cerner les transactions frauduleuses des risques audacieux à haut rendement. Charbonneau, avec l'Alternative, promettait des rendement de plus de 10%.

 

    

MM. Charbonneau et Lacroix

 

Ces exemples récents des dérapages du monde financiers rappellent non seulement la faible capacité de nos lois québécoises et également canadiennes, mais aussi le retard considérable que nous avons accumulé, pour protéger la population du crime économique. Dans le contexte de la déréglementation tout azimut, il semblerait que nos dirigeants politiques ont été bernés par la rhétorique de l'auto-régulation du libre-marché. Les idéologues néo-libéraux, ayant l'oreille des politiciens issus de leur milieu, ont toujours prétendu qu'une législation trop rigide empêcherait la bonne marche des affaires et provoquerait inévitablement un ralentissement de la croissance. De plus, ils ont fait croire qu'un marché régulé par lui-même, par la bonne foi des participant, empêcherait de toute évidence les actes criminels dont nous avons été informés. Cette bonne parole s'est maintenue très longtemps, sans critique à l'interne de l'establishment, empêchant que des lois protège efficacement les investisseurs. Il faut entendre à nouveau les sages de la vérité économique révélée, sans aucun scrupule, avouer benoîtement qu'il existera toujours la possibilité de voir de petits investisseurs se faire escroquer au détour, malgré la mécanique infaillible du marché auto-régulé...

 

Il est étonnant de savoir qu'au pays du capitalisme réel, les Etats-Unis, la législation contre ce type de crime est beaucoup plus efficace qu'ici, malgré les cas d'école d'Enron et Wolrdcom. Il faut savoir que dans ce pays, il existe encore des gens assez intelligents pour s'opposer aux jovialistes anti-interventionnistes du libre-marché, pour protéger le système capitaliste contre ses tares internes. Dans le contexte de la forte influence dogmatique du néo-libéralisme parmi les politiciens d'ici, devant les partisans de l'intervention de l'État dans l'économie, il nous est peu probable de voir une amélioration de la surveillance des transactions financières. Surtout quand les gouvernements semblent sourds aux appels de restreindre la fuite des capitaux, telle que nous l'observons, dans sa pleine démesure.

 

Pour revenir aux tares internes d'un système économique, rappelons que ce furent celles-ci qui ont eu raison du socialisme soviétique, par la lenteur et/ou son refus des réformer des dirigeants et le dogme idéologique. Serait-ce une répétition à prévoir, pour un système capitaliste qui s'en est tiré une première fois par le keynésianisme, après la crise des années 30? Quand nous lisons des inepties sur la capacité du libre-marché à éviter les écueils du même type que ceux de cette période sombre, écrit par les néo-libéraux des think tank comme l'IEDM, on ne peut que réfléchir sur la façon légère dont la propagande soviétique sous Leonid Brejnev (durant ses années de pouvoir, 1964-1982) endormait la population, alors que la production du pays sombrait dans la déliquescence. À cette date, la perestroïka, pour le capitalisme actuel, ne semble pas avoir été imaginé...

Publié par oktobre7 à 19:32:44 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Ben bon pour lui! | 29 janvier 2008

Je ne suis pas du genre à me réjouir du malheur d'autrui, mais quand celui qui en cause fini par obtenir le salaire de son sale travail, on ne peut que réprimer difficilement une certaine réjouissance. C'est ce qui m'est arrivé, quand j'ai appris la condamnation de Vincent Lacroix, l'ex-PDG de Norbourg. Celui dont les manœuvres frauduleuse et malhonnêtes ont ruiné des dizaines de petits épargnants, majoritairement à la retraite, a obtenu douze ans de prison et 250 000 dollars d'amende. Ce soir, il doit réfléchir dans une cellule, loin de la vie luxueuse qu'il a mené, au dépend de travailleurs honnêtes. Ça ne ramènera pas leur argent perdu, mais les ex-clients de Norbourg présents lors du prononcé de la sentence ont applaudi. Personne ne va les blâmer, il va de soi.

 

À Québec, c'est un autre individu qui en a pris plein la gueule, vendredi dernier. Jeff Fillion ne l'a pas trouvé drôle, lorsque des huissiers sont arrivé à sa résidence et lui ont annoncé que son ex-employeur, Genex, avait intenté une motion de saisi contre lui. Pour un type qui a chercher à ruiner des réputations et s'est attaqué lâchement à des personnes inoffensives (je pense à ce couple âgé, dont Fillion trouvait la maison ridicule et qui a subi les quolibets des fans de l'émission), je ne peut que réprimer difficilement un sourire. Dans le matériel placé sous séquestre par les huissiers, on ne retrouve pas l'équipement électronique qui permet à Fillion de poursuivre ses basses œuvres. C'est pourquoi vous pouvez entendre ses diatribes contre son ex-ami Patrice Demers. Si vous avez du temps à perdre, bien entendu.

 

Difficile à croire, qu'un type comme Fillion ait pu posséder un tel patrimoine, en utilisant ses talents à faire un show aussi bas que son «  Monde parallèle ».... Des actifs de plusieurs centaines de milliers de dollars, quand même...

Publié par oktobre7 à 01:54:48 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Heureux hasard. | 25 janvier 2008

Avant-hier, à la station Berri-UQÀM, j'ai croisé une des lectrices de ce blog, parmi celles et ceux que je ne connaît pas personnellement ou encore, qui ne fait pas partie de mes amis rédacteurs de Blogue.ca. Ça fait drôle, de se faire reconnaître ainsi... moi qui imagine que j'ai peut être une quarantaine de lectrices et lecteurs réguliers, à tout casser. Dire que mes anciens patrons, chez Renaud-Bray, semblaient croire que j'avais des milliers de lecteurs, au moment de me foutre à la porte, en juillet dernier. C'est la raison qu'ils avaient trouvé, pour dire que je nuisais à l'entreprise et me montrer la sortie, comme un mal-propre... Toujours est-il que ça m'a fait plaisir. Encore l'autre jour, une autre lectrice m'a retrouvé sur le grand site de réseautage. J'en profite donc pour vous saluer, j'apprécie énormément votre habitude de me lire.

 

N'importe quoi, pour faire de la musique...

 

Mes potes Frefon et Luc m'ont fait connaître ce clip, l'an dernier, dans la même période où ils m'on fait découvrir la magie de Youtube. Aujourd'hui, c'est Shayo qui m'a rappelé cette intéressante performance : six batteurs et un appartement. Il faut être très ingénieux pour arriver à produire ce que vous allez entendre. Le clip a une durée d'un peu plus de neuf minutes, alors prenez le temps de l'écouter, en dehors du boulot...

Publié par oktobre7 à 13:33:34 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

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