Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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Mine de rien, j'ai quelques raisons de me réjouir, dans ce temps printanier tardif. Il peut y avoir d'autres raisons de déprimer, comme la hauteur des bancs de neiges à fondre, la saleté des rues de mon quartier, la présence de voisins imbéciles autour de chez moi, dans l'appartement voisin de l'autre bloc et le vendeur de drogue d'en face... hé bien non! Autant exprimer sa satisfaction, pour bien commencer la semaine. Quand je relis ce que j'écrivais il y a un an, la différence est là. La dépression me frappait de plein fouet, avec ce que ça comporte. Maintenant, je n'ai pas de raison de me plaindre, même si je demeure prudent. Et très attentif.
À l'exemple de la très grande majorité des Montréalais, je suis de ces partisans du Canadien de Montréal très satisfait ce matin. Champion de sa conférence, le club a obtenu le meilleur résultat depuis 19 ans, avec 104 points. Encore l'automne dernier, personne n'aurait parié là-dessus, mise à part la catégorie des éternels fanatiques. Quelle belle manifestation que celle des joueurs, à la fin de la partie samedi dernier, en saluant les spectateurs au centre de la patinoire. Ça va être rempli, dans les bars et tavernes jeudi prochain, on doit déjà se frotter les mains... J'en connaît une au boulot qui va se faire étourdir, si elle évoque sa partisanerie tranquille envers les Bruins de Boston... En tout cas, ça m'a fait avaler plus facilement ma déroute dans mon pool de hockey. Moi qui avait dominé les trois premiers mois, les blessures et le passage à vide de mes joueurs m'ont fait terminer au septième rang! Y'en a un qui pourra dire : « Marci pour ton vingt piastres! ».
Le retour de la Canon... ça ne vous dira sûrement rien, cette affirmation. La Canon? C'est une marque de bière, disparue depuis dix ans, qui a été ma préférée. Ma déception a été très grande, lorsque la brasserie GMT (avant les Brasseurs CJ) a cessé de la produire. Cependant, je dois préciser qu'elle n'est pas disponible partout. J'ai reçu cette réponse de la compagnie ce matin :
Merci!
Danielle Daoust
Ouais, mon plaisir a été tempéré, mais qu'à cela ne tienne, je vous invite à essayer cette merveilleuse marque. Si vous l'appréciez, faites-le savoir à l'entreprise.
Le trajet de la flamme olympique à travers les continents, passage obligé des Jeux Olympiques, y compris les Jeux de Pékin. À voir comment ça s'est passé à Londres et à Paris, je constate comment ces Jeux paraissent indignes au grand nombre. Nul doute que le gouvernement chinois doit s'en mordre les doigts, en voyant que sa stratégie de séduction internationale tourne à vide. Certes, je ne crois pas à un geste d'ouverture de sa part envers les Tibétains, ni maintenant ni jamais, tant le territoire occupé est primordial pour la Chine, par ses ressources naturelles et surtout l'eau. Cependant, la contestation envers la Chine sur cette occupation rassemble plus davantage que la question de la dictature. Les troubles au Tibet, s'ils devaient reprendre, devraient cristalliser cette contestation.
Pire encore, le gestes d'ajustements des pays envers les Chinois, notamment de la Grèce lors des cérémonies officielles ont choqué, tant ils sont inacceptables aux yeux des citoyens, conscients de la régression imposée sur les droits civiques. En fait, en dehors de la sécurisation normale du trajet de flamme, on sent la timidité des États à se tenir debout devant le meilleur client de leurs entreprises, sans compter la présence dans ses frontières de milliards d'investissement en capital. C'est pourquoi nous entendons de plus en plus qu'en dehors de la pression du boycott des Jeux, jugés plus dommageable aux athlètes qu'au pays hôte, ou encore le boycott des cérémonies d'ouverture, on pense sérieusement à remettre en question les liens d'affaires avec un pays jugé indigne, au même titre que l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid.
Nous verrons bien dans les prochains jours ce qu'il adviendra du trajet de la flamme à travers le monde. Si la sécurité se renforce, au détriment du droit légitime des citoyens de faire connaître leur désapprobation envers l'iniquité de ces Jeux de Pékin, nous verrons bien comment nos gouvernants semblent assujetti au géant économique qu'est devenu la Chine. Un géant monstrueux.

Je n'aime pas l'ADQ, comme mes lecteurs habituels le savent déjà. En un an, ses élus m'ont fait bien souvent grimper dans les rideaux, de part leur ingénuité politique les menant à jouer dangereusement avec les acquis sociaux et le bien commun, au nom de la liberté d'entreprise et du primat de la consommation sur la citoyenneté. C'est pourquoi les malheurs que ce parti traverse me réjouissent. Le dernier en ligne est le réveil brutal des membres de l'ADQ du comté de Chauveau, face à la personnalité de leur député, l'ancien président du Conseil du Patronat, M. Gilles Taillon. Ces militants, sûrement sincères dans leur démarche politique, croyaient avoir construit un parti différent des autres, avec des élus semblables à eux. Ils viennent de réaliser que la vedette de leur parti est pas mal plus conscient de sa classe sociale qu'eux. Ainsi, la quasi-totalité de l'exécutif du comité de l'ADQ du comté a démissionné le 15 mars dernier. Les reproches des démissionnaires vont à l'endroit de Taillon, jugé méprisant envers ses bénévoles. Celui-ci a rétorqué en les jugeant sur leur allégeance libérale passée, sous-entendant qu'ils étaient encore sous l'influence de leur ancien parti. Ce n'est pas très fort, comme remarque. Pour un type qui se voyait ministre des Finances dans un gouvernement adéquiste, il manque singulièrement de jugeote. N'habitant pas le comté de la région de Québec, mais bien dans l'Outaouais, après plus d'un an de son élection, le voilà qu'il prétend avoir trouvé un nouvel exécutif, non-élu et...originaire de l'Outaouais! De mieux en mieux. Avec son ignorance feinte ou réelle de la rémunération supplémentaire de son chef, venu le hanter durant le congrès du parti, le numéro deux de l'ADQ fait bien piètre figure.
...comme la plupart de ses collègues de l'Opposition officielle.

Gilles Taillon, dans sa pose "Roi du bel habit".
Publié par oktobre7 à 03:32:18 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
C'est ce soir que je vais voir le spectacles des groupes Dimmu Borgir, Behemoth et Keep Of Kalessin au Métropolis. Pour le premier groupe, il s'agit de la troisième fois que je vais assister à sa prestation. L'an dernier, il m'avait quand même impressionné, j'en avais fait mention dans une chronique ultérieure, le 23 avril. Ce soir, c'est surtout le groupe polonais Behemoth qui risque d'être très intéressant à voir. Je ne l'ai découvert que l'an dernier. Pour vous donner une idée :
(Avouez que ça déménage!)
Pour ce qui est de Keep Of Kalessin, de Norvège, c'est une découverte très récente. Leur black metal est plus près de ce que plusieurs nomment du « Viking metal ». Judyth, mon habituelle partenaire de show, m'a suggéré le terme « épique ». Il faut dire que le groupe semble être féru d'histoire médiéval. Qui disait que ce genre était pour des drogués incultes?
Publié par oktobre7 à 13:39:20 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Louis Theroux, l'excellent documentariste de
Publié par oktobre7 à 17:43:00 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens

Je me suis esclaffé, lorsque j'ai vu cette caricature, ma foi très évocatrice, des problèmes que subi le chef du Parti libérale du Canada, M. Stéphane Dion. Plus les mois passent, plus il semble que le choix de la majorité des délégués, lors de la course à la chefferie de l'an dernier, soit devenu un énorme boulet pour ce parti. Il n'y a pas si longtemps encore, je percevais ce parti un peu comme fut le parti de la démocratie-chrétienne en Italie, un parti inamovible des gouvernements de coalition, tant sa position au centre lui assurait perpétuellement une place au centre de l'appareil d'État, un peu comme un parti d'État où la population ne peut choisir que ses élus, non pas tant celle de l'idéologie. Avec la poussée à droite du Parti conservateur, définitivement débarrassé de son étiquette et de ses personnalités progressistes, le PLC aurait dû se trouver une identité naturelle à la gauche de son principal concurrent. Or en appuyant le budget le mois dernier, afin d'éviter les élections inévitables qui s'en suivraient, le PLC et son chef se sont discrédités, d'autant plus qu'une élection aurait couronné un gouvernement conservateur majoritaire, selon les derniers sondages.
C'est bien cela dont on se passerait, un gouvernement Harper majoritaire. Arrogant et insensible devant les demandes sociales, l'actuel gouvernement serait tenté, une fois majoritaire, de faire du Canada une autre Australie, une succursale des États-Unis au plan diplomatique, un clone du même pays au plan social. Tant que le Québec n'aura pas obtenu son indépendance, chose dont ça ne s'annonce pas pour l'immédiat, nous subirions de plein fouet des politiques influencées par des valeurs qui nous sont particulièrement étrangères.
Pourtant, ce n'est quand même pas si désagréable de voir Stéphane Dion, ci-devant ministre responsable de la « clarté référendaire » et de la poussée centralisatrice de ce pays, patauger dans les problèmes internes et entourés de ses anciens adversaires de la course, tous plus pressés de prendre sa place (jamais vu un type aussi peu subtil que Michael Ignatieff, dans le genre...). Sa tartufferie verte ne semble pas convaincre les plus jeunes électeurs de l'ouest, de plus en plus sensibles à l'appel du Parti vert. Au Québec, le problème du PLC se situe à un autre niveau. Le parti a des cadres vieillis, dont l'horizon politique se limite à une défense d'un Canada révolu, celui de Pierre-Elliot Trudeau. La défense en un statu quo constitutionnel dont les Québécois ne veulent plus et le scandale des commandites les a discrédités, sauf dans leur électorat naturel, lequel d'ailleurs ne semble plus certainement acquis, comme en fait foi l'élection de Thomas Mulcair, sous la bannière du NPD dans le comté d'Outremont. Le Bloc québécois demeure ainsi le principal parti représentant les Québécois, malgré l'échéance référendaire repoussée. C'est bien tant mieux ainsi, tant que le PC demeure cantonné dans les bastions du conservatisme que sont la région de Québec, Lotbinière et Beauce-Appalaches.
Maintenant, il ne plus qu'à évaluer le temps que fera M. Dion à la tête de son parti politique. Quelques mois, un an? À moins bien sûr d'un revirement majeur, mais encore là...
Publié par oktobre7 à 20:40:42 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Suite a la suggestion que Libereco a laissé sur mon dernier texte, concernant la pertinence d'un boycott des Jeux de Pékin, je me suis rappelé de cet événement, survenu il y a quarante ans. En fait, je n'étais pas né en 1968 mais comme plusieurs d'entre vous, cette photo vous rappelle sûrement quelque chose...

Cette image des deux athlètes américains sur le podium, levant leur poing ganté de noir, a fait une forte impression dans le monde. Tommy Smith et John Carlos ont protesté ainsi, pour soutenir que : "If I win I am an American, not a black American. But if I did something bad then they would say 'a Negro'. We are black and we are proud of being black. Black America will understand what we did tonight.", tel que l'a exprimé Smith en conférence de presse, suite à son geste sur le podium. Lui et son comparse avaient remporté respectivement la médaille d'or et de bronze du
Évidemment, ça a mal réagi. Le président du Comité olympique international a exclu les deux athlètes et ils ont été expulsés du Village des athlètes, comme des malpropres. Ils seront également bannis à vie de toute compétition régie par le CIO. De retour chez eux, Smith et Carlos ont eu d'innombrables menaces de mort et ont dû subir des années de vache maigre en continuant leurs études, avant de faire carrière au football professionnel. Aujourd'hui, Smith et Carlos sont honorés par un monument rappelant ce geste hautement symbolique, de même que d'autres bâtiments et rues à leur nom.
J'ai évoqué le troisième homme sur la photo. Il s'agit de l'athlète blanc, sur la deuxième marche du podium. L'Australien Peter Norman n'a pas été qu'un spectateur passif. Tout juste avant leur entrée sur le podium, il avait été prévenu par les deux autres champions du geste qu'ils allaient faire. C'est lui leur aurait suggéré de porter chacun un gant, l'un d'entre eux avait oublié sa paire. En observant la photo, les trois athlètes portent un large macaron sur leur survêtement, soulignant la cause africaine-américaine. Par la suite, Norman a été sévèrement blâmé pour son appui mais n'a pas été expulsé. De retour dans l'Australie conservatrice de l'époque, on a continué à le critiquer pour son geste noble. Cela lui a coûté sa sélection aux jeux suivants de 1972, les officiels préférant ne pas faire de vague supplémentaire en le choisissant.
Peter Norman est décédé en 2006, d'une crise cardiaque. Tommy Smith et John Carlos se sont déplacés en Australie et ont été des hommes qui ont transporté son cercueil, jusqu'à son dernier repos.
Peut être qu'à défaut de voir le boycott de ces Jeux de Pékin, il se trouvera d'autres athlètes qui honoreront la mémoire de Peter Norman, en posant un geste discret ou même très concret, afin de souligner la dérive totalitaire de ce régime. Un régime dictatorial, dont nos gouvernements et entreprises se sont trop longtemps laissés bercés par de vaines promesses de démocratie.
Ces Jeux de Pékin ont la même odeur de souffre que ceux de Berlin, en 1936. Ceux-là, doit-on s'en rappeler, avaient servis de vitrine du IIIe Reich et du « triomphe de
Publié par oktobre7 à 21:38:48 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
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