Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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On ne se réjouit pas du malheur d'autrui, c'est vilain. Mais vous commencez à me connaître, il existe une entité, une non-personne, dont je ne me gêne pas de dénoncer les déclarations et gestes, du mieux que je le peux. Je parle de l'ADQ, le parti de la droite néo-libérale pure et dure. Deux fois auparavant, j'ai évoqué la présence des drôles de candidats peuplant la liste de l'ADQ. Janvier Grondin d'abord, pour sa déclaration loufoque en commission parlementaire. J'aurais dû le préciser, le bulletin parlementaire de Michel David, dans son analyse des performances des députés, a attribué un gros « E » au sympathique député de Beauce-nord. J'ai également rapporté la présence de la candidature de Claude Roy, dans Montmagny-L'Islet, et son amour des fusils et son peu d'appréciation de l'avis des autres intervenants sociaux. Ça en dit long sur ses intérêts et sa façon de faire de la politique.
Jean-François Plante n'a pas la langue dans sa poche
Celui que je présente maintenant est moins drôle. Jean-François Plante, candidat de l'ADQ dans Deux-Montagnes, fondateur de Radio-XTRM et principal animateur de cette station sur le web, s'est fait relancer aujourd'hui sur ses déclarations à propos des femmes, de l'égalité des sexes et de l'équité salariale, toutes choses qui sembleraient détestables à ses yeux. Le monsieur voulait non seulement faire un Jeff Fillion de lui (il signe ses textes Jef...), mais il a la chanson qui va avec son ambition première. Je reprend ses citations de ses attaques, en bon « shock jocks » bien à droite qu'il est...
À son émission du 6 décembre, pour exprimer sa désapprobation de la célébration de la tueries perpétrée à Polytechnique en 1989, il déclare :
-«On vient de passer le 6 décembre et j'ai encore refusé de mettre le ruban blanc. Imagine-toi donc combien on est épouvantable de pas mettre ce ruban-là. Et là, on nous a encore sorti la chanson de la violence faite aux femmes. Pourquoi la violence faite aux femmes? Y a pas de violence faite aux hommes? Ça existe pas? Pourtant, y a des chiffres qui nous disent que, bon, c'est à peu près semblable».
Ah oui? On aimerait les voir, les chiffres. Il viennent de Father-4-Justice?
Relancé par les journalistes, il déclare :
« ...la manifestation qui commémore Polytechnique ostracise les hommes, comme s'ils étaient les seuls à apporter de la violence ». Ça serait « un sexisme inexcusable envers les hommes ». Si c'était le cas, on ne la ferait plus, cette commémoration, depuis longtemps. Mais c'est connu, les « shock jocks » haïssent les manifestations, ils ne se gênent pas pour nous le dire, avec deux ou trois gros sacres.
Aujourd'hui sur son blogue (www.radioxtrm.com), il en rajoute, dans sa tentative de faire mea-culpa :
-« Pourquoi je ne porte pas de ruban blanc? C'est pourtant simple, je fais comme des millions d'hommes québécois qui n'ont pas à porter sur leurs épaules le crime d'un malade mental. D'ailleurs de nombreux intellectuels et journalistes masculins comme féminins beaucoup plus éloquents que moi l'ont déjà dit et eux et elles non plus n'ont pas à porter ce poids qui n'est pas le leur ».
Par ailleurs, il accuse le journaliste Denis Lessard, de La Presse, de connivence avec le Parti libéral, et de rapportée une vérité tronquée. Très édifiant. On l'a quand même entendu, le monsieur Plante, on peut lui faire rejouer l'enregistrement...ah, le club des mal-cités va avoir un nouveau membre!
Notre candidat a même parlé d'un « apartheid féministe », celui qui oblige les conseils d'administrations des sociétés publiques à avoir au moins 50% de femmes. Il le défend sur son blogue, au nom de la compétence et de l'efficacité économique, notions absolues chez les néo-libéraux de son espèce. Je cite sa réplique d'aujourd'hui, trouvé sur son blogue :
-« Bien évidemment, dans un monde parfait tout serait égal mais les hommes et les femmes sont des bébittes non-identiques et pour toutes sortes de raisons, les intérêts des deux sexes sont souvent différents sans être absolus. Pourquoi une société d'état devrait stupidement faire siéger son conseil 50-50% Par exemple est ce que le conseil du statut de la femme devra obligatoirement se composer de 50% d'hommes? La règle qui doit primer est la compétence et la COHÉRENCE avec le poste. Oui bien sur, les sociétés d'état comme toute la fonction publique devrait représenter le plus possible la composition sociologique de la population, elle doit faire des efforts soutenus pour améliorer sa représentativité. Mais quand la règle n'est pas la compétence, tout ce qu'on fait c'est de dire que toi la femme, toi l'immigrant, tu n'es pas capable d'accéder au travail. C'est excessivement condescendant comme attitude. » (j'ai volontairement placé la citation en italique, je la trouvait parfaite, pour illustrer la logique du monsieur)
On voit comment fonctionne le sacro-saint Gros Bon Sens, chez les excités de la droite qui se présentent comme député. Il va falloir prévenir le monsieur Plante que son comté est constitué de 50% de femmes, et qu'elles vont peut-être avoir une pensée pour lui, avant de voter le 26 mars. C'est dommage, que je n'aime pas particulièrement écouter les âneries des grands gueulards qui peuplent l'environnement radiophonique ou le web. Peut-être parce que je suis originaire de la région de Québec, d'où provient les subtils André Arthur et Jean-François Fillion. Je suis dégoûté à jamais. J'ai donc manqué des occasions en or, pour amasser des citations de futurs politiciens néo-libéraux de choc.
Que nous réserve encore l'ADQ ? Un candidat qui apprécie très modérément la présence des immigrants et qui ne le cache pas ? Un autre qui va aller dire « m'a les mettre au travail, moé, les hosties de Béesses qui nous parasitent ! » Un autre encore, qui va se vanter de ne pas payer ses impôts, par conviction libertarienne? Ça promet ! Le chef aurait-il mieux fait de vérifier davantage quels allaient être ses candidats, pour porter son évangile ? Comme je le crains actuellement, ce parti risque de former l'Opposition officielle. Ça va être beau, si on retrouve des élus de la sorte, pour questionner le gouvernement...
En passant, Jeff Fillion ne devait pas se présenter, avec son Parti pirate ?:
http://www.cyberpresse.ca/article/20051229/CPARTS/512290428/0
Publié par oktobre7 à 06:11:13 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Aujourd'hui, je me suis donné comme objectif de rester plus léger, de me donner une certaine distance avec mes sujets habituels, Renaud-Bray et la politique en général. Pas facile. Avec le Dumont et ses promesses thatchériennes, tout droit sorties des cartons de l'Institut économique de Montréal, ça m'oblige à m'entrer les ongles sur les bras, pour m'empêcher de passer la soirée à disserter là-dessus. Quand je pense à l'autre illuminé du micro au Saguenay, Louis Champagne, et ses déclarations homophobes d'un autre âge, je passerais bien du temps à écrire sur les « shock jocks » de ce monde. Ce sont les rares personnes à qui je souhaite d'être atteint du choléra, pour tout le mal qu'il propage dans leur diffamation quotidienne, au nom d'une vérité dont ils se sont proclamé seuls détenteurs.
J'aurais voulu être léger dans mon blogue ce matin, rien que pour contrebalancer le mal qui me tient entre ses griffes, une forme d'anxiété sur laquelle je n'ai aucun contrôle. Je vais prendre mes dispositions avec les services d'aide offerts par le biais du réseau des délégués sociaux de mon syndicat. J'anticipe un retour du Celexa dans ma vie, avec peu de gaieté. Aujourd'hui, je vais aller m'inscrire aux services des sports de l'UQÀM, histoire de me donner un coup de pouce pour une guérison rapide. Ce soir, je vais sortir avec des amis, je ne peux rester ici... Pour le sujet plus léger, j'ai voulu parler d'une expérience un peu vieille, qui a fait ses preuves pour plusieurs, probablement parmi vous, chers lecteurs et lectrices. Les sites de rencontres sur le Web, vous connaissez? Je connais. Depuis 2002, je me suis inscrit à quelques sites, de façon plus ou moins intéressé. Celui qui m'a fait connaître le premier site était un de mes co-locataires. Un soir, pas longtemps après avoir pris possession de mon premier PC, je m'essayais à un démo d'un jeu de guerre que je venais de télécharger. Michel, mon co-loc, avait remarqué que c'était un peu bruyant. Il me lance, un peu raide : « Ça te tenterais pas de te trouver une blonde, plutôt que de jouer à des jeux vidéos? ». Direct comme ça, le co-loc, pas pour rien qu'il avait été attaché politique pendant quelques années au Bloc québécois. Divorcé depuis peu, il venait de faire la connaissance de sa nouvelle blonde sur Réseau Contact. Ayant passé l'âge de courir les bars, il avait testé le site et avait rencontré sa nouvelle flamme, une médecin de son âge. Je ne sais pas si ça leur relation tiens toujours, mais ça m'a amené à le perdre comme co-loc, il a aménagé ailleurs avec sa copine quelques temps plus tard. À sa suggestion directe, j'ai essayé le site le plus populaire, Réseau Contact. Depuis, on peut trouver plusieurs choix sur le net, certains sont plus spécialisés que d'autres, par âge ou par style de vie. Par exemple, j'ai une fiche sur Gothicmatch, un site pour mon genre de monde, goth, punk et metal. Malheureusement, peu de Québécoises s'y trouve... Alors je suis toujours sur Réseau Contact et un autre que je ne vais pas trop souvent, MonDossier, qui est fréquenté par des plus jeunes et d'un genre dont je me trouve plutôt étranger. Les sites de rencontres comme ceux-là, accessibles pour tous et offrant une variété de prix (et d'efficacité...) ont beaucoup de succès, au point de les voir se faire racheter par les grandes entreprises de communication. Réseau Contact appartient à Quebecor, depuis quelques années. Comme c'est le plus populaire au Québec, ses propriétaires n'ont pas hésité à augmenter les tarifs, pour attendre un peu moins de vingt dollars pour deux semaines d'abonnement payant. Dans le contexte de l'individualisation à outrance, les solitaires reprennent les habitudes de la consommation, en « magasinant » leur future conquête, selon leurs critères. Lorsqu'on s'inscrit sur un site, on doit remplir une fiche détaillée sur notre physique et sur nos caractéristiques sociales. La photo n'est pas obligatoire, mais c'est préférable de l'ajouter, un des messages les plus fréquents sur les fiches est « pas de photo = pas de réponse ». Évidemment, l'inscription est gratuite mais pour obtenir la pleine efficacité du site, il faut payer, si on veut envoyer des messages personnalisés à une personne qui nous apparaît intéressante. Il est quand même possible de contourner le tarif, bon nombre de femmes laissent des indices de leur adresse dans le message accompagnant leur fiche. Et comme le ratio homme-femme est de trois hommes pour une femme, les responsables de Réseau Contact sont très tolérants envers cette petite fraude, mais les hommes verront leur fiche modifiée, pour la même raison. Et les résultats...ben ça dépend de vous. Vous imaginez bien que si j'ai encore une fiche là-dessus, ce n'est pas que je trouve le site si extraordinaire et que j'adore faire mon tour là-dessus. J'ai fait quelques belles rencontres, certaines sont mes copines, mais aucune de ces relations n'ont été plus loin. Je suis de la catégorie des gars ayant une facilité déconcertante à se faire des amies...et qui demeure dans le célibat. Pour un tas de raisons inexplicables, je suis peu doué pour jouer la séduction. J'ai vaincu toute forme de timidité, avec mon travail de libraire, mais quand c'est le temps de me mettre en valeur... j'en perd mes moyens. Pour revenir sur Réseau Contact, nombreux sont ceux qui ont trouvé l'âme-sœur, on ne peut en douter, mais encore faut-il...ne pas se démarquer. J'ai l'impression de détonner sur l'ensemble des participants. Une de mes amies, inscrite à RC, m'avait montré les messages des gars qui l'avait approché. Sans vouloir juger des uns et des autres, j'étais d'accord avec elle sur le côté « drabe » de ses prétendants et des gars en général sur RC. Je lui disait que de mon côté, je ne voyait pas ça de cette façon, il y avait bien quelques femmes attirantes, avec des textes rigolos et tout...mais j'imaginait aussi les dizaines de sollicitations reçues par jour, ce qui explique peut-être l'indifférence généralisée chez les membres féminins du Réseau. Le choix, elles l'ont au centuple. La fiche de ma vieille amie n'avait pas de photo au départ et pourtant, ça se bousculait dans le portique. Malchanceuse, elle recevait des invitation d'une catégorie usuelle « d'amateur de bons vins et porto », comme si c'était obligatoire d'écrire cela sur sa fiche, pour les inscrits de Réseau Contact. Pas un sou d'imagination, les mecs. Je ne parlerais pas des gars photographiés torse nu, avec une représentation subtile du passe-temps pratiqué durant la saison froide, pour le résultat obtenu. Et la triche sur les âges, il semblerait que c'est répandu. Comme la norme semblerait que les plus de 35 ans soient automatiquement des vieux, aux yeux de plusieurs participantes, bon nombre de membres masculins se rajeunissent. C'est un peu pathétique, une fiche d'un gars dont la photo démontre visiblement qu'il a atteint la cinquantaine, mais l'âge sur la fiche indique 34 ans... Du côté fille, comme je fait mes recherches chez les personnes plus sérieuse à la recherche de l'amour, je n'en connaît pas plus sur des simili-pornstars qui s'affichent, pour leur quête de sensation fortes et leur collection de messages des plus édifiants qui doivent recevoir (je n'ose même pas imaginer...).Si ça vous tente, chers amis célibataires, je vous suggère de l'essayer, ça ne coûte que votre temps. Mais ne vous faites pas trop d'illusion, vous risquez d'être un peu déçus.
J'ai toujours aimé le côté dérangeant des acteurs sociaux, quand ils se prononcent, avec leur notoriété, sur tel ou tel enjeux. À peu près tout les groupes le font, du Conseil du Patronat aux associations des assistés sociaux, leurs messages est bien sûr transmis de façon inégal. Il est évident que j'ai bien moins de sympathies envers les groupes de droite, les patrons, les économistes de l'IEDM, les archéo-conservateurs, mais je n'irais pas écrire ou dire « Qu'ils farment donc leurs gueules! ». Qu'ils s'enfargent dans leurs rhétoriques, ça sera déjà ça de plus pour nous. Pourtant, c'est ce que font ces groupes, notamment lorsque des adversaires s'interrogent et s'opposent sur des projets à saveur économique. C'est ce qu'avait fait l'actuel président du Conseil du Patronat, Michel Kelly-Gagnon, peu après avoir passé de l'IEDM au CPQ, sa première intervention visait les opposants au projet de Casino dans Pointe-Saint-Charles. Un projet du Conseil des jeunes libéraux, au PLQ, était de fonder une charte des grands projets économiques, afin de placer ceux-ci au dessus de toute contestation, ou d'une moindre justification sur la place publique, notamment en Commission parlementaire. Imaginez si on plaçait des projets polluants et dévastateurs, menés par le gouvernement ou le secteur privé, dans une zone où il serait impossible de savoir ce que sont ces projets et leurs impacts sur l'environnement...ça ouvrirait la porte à un arbitraire très inquiétant. Tant qu'à faire, ça pourrait justifier des projets de construction ou d'aménagement menés par des entreprises étrangères, qui imposerait les conditions de travail sous nos normes, au nom de cette charte des grands projets. Des « maquiladoras » à la sauce québécoise...
Le dernier en liste à se prononcer sur le droit de contester les projets économiques a été le sympathique candidat de l'ADQ dans Montmagny-L'Islet, Claude Roy. Je reprend sa citation, tirée dans La Presse : «Le développement des rivières au Québec, c'est ce qui se fait de plus beau, de plus cher, a-t-il affirmé. C'est parce qu'on le comprend mal. Les artistes qui se mêlent de ce débat-là devraient plutôt se concentrer à leur métier d'artistes. (...) Quand on est pêcheur-chasseur comme moi depuis 25 ans, qu'on connaît les rivières comme pas un au Québec, je peux vous dire que le travail fait par Hydro-Québec est un travail extraordinaire.Dans le cas où les Roy Dupuis et autres artistes défenseurs de l'environnement de ce monde n'auraient pas compris, le monsieur Roy vient de leur dire « vos gueules! ». C'est plutôt inquiétant, cette candeur et cet confiance aveugle envers le développement à outrance. Quand on pense aux problèmes causés sur l'environnement et sur la santé des Cris, à la suite du développement effréné des projets d'Hydro-Québec, c'est nier la réalité. Ou la voir avec des lunettes roses.

Ah oui, le monsieur Roy est aussi un amoureux avoué des fusils. Il serait donc un bon membre de la NRA, le lobby du droit à porter un arme en tout temps, pour prouver à soi-même qu'on est libre...

Un électeur de l'ADQ?
Publié par oktobre7 à 17:54:30 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Avec une belle réponse, mon amie Celle de Rouyn m'a envoyé quelques encouragements, dans ma démarche pour m'éloigner de mes idées noires. J'ai été interpellé par ses offres de prier pour moi. Je ne peut être insensible envers une si belle attention. Il en a été de même par d'autres de mes proches, dont mon père, qui est un de mes lecteurs. C'est que je suis croyant moi-même. J'en vois d'ici qui fronce un peu le sourcil. Ben oui, ça étonne, quand un gars comme moi affirme cela. Trotskiste, fan de métal et de punk, lecteur d'une foulée d'auteurs aussi peu croyants que vous pouvez l'imaginer...et j'ai conservé la foi, envers et contre toutes les manifestations anti-religieuses devant lesquelles j'ai été exposé. De la part des ultras de la laïcité, comme du black metal satanique ou du punk athée, je n'en ai pas retenu grand'chose, du fait que les diatribes lancées contre la foi ne me concernait pas. Je suis allé à Cradle of Filth il y a un mois, comme vous le savez, et je ne me suis pas enfargé sur leurs paroles. J'adore écouter le groupe, et je me sent parfaitement libre de ne pas adhérer à leurs messages. Idem pour un groupe comme Dimmu Borgir, que j'aime bien, sauf les délires hurlés par leur chanteur.
Contrairement à plusieurs, la foi ne m'a jamais été imposée. De la religion de mon enfance, je n'ai pas retenu qu'il existait un Dieu juge avec ses anges exterminateurs, mais un Dieu d'amour et de compassion. Bien sûr, il ne faut pas m'imaginer en dévot, je ne suis pas le meilleur des pratiquants de moins de quarante ans! J'ai une foi simple, que je vis et je pratique par ce que je peut faire dans l'immédiat. Je ne suis pas aveugle et sourd aux critiques envers la religion en général, je suis évidemment loin de toute forme de fondamentalisme et je connais bien l'histoire de l'Église.
La foi n'est jamais très loin dans mon quotidien. Encore avant Noël, je me suis procuré un album que j'avais connu il y a 22 ans. Le premier album de Trouble, "Psalm 9". J'ai accroché, déjà à l'époque, à cette chanson-titre, chanté avec cette voix éraillée et inoubliable, si jamais vous avez un intérêt envers le genre.
Psalm 9
The Lord shall endure forever
For he hath prepared his throne for judgment
And they that know thy name will put thy trust in thee
For thou Lord have not forsaken those that seek thee
I will praise thee O Lord
I will sing praise in they name
Don't forget the cry of the humble
Have mercy on me
Put them in fear O Lord
That the nations may know
Let them realize they are just men, just men
Thou hast rebuked the HEATHEN
Thou hast destroyed the wicked
Won't forget the cry of the humble
Have mercy on me
Put them in fear O Lord
That the nations may know
Let them realize they are just men, just men
The Lord shall endure forever
For he hath prepared his throne for judgment
And they that know thy name will put thy trust in thee
For thou Lord have not forsaken those that seek thee
Put them in fear O Lord
That the nations may know
Let them realize they are just men, just men
The Lord will be a refuge
For the oppressed
A refuge in times of trouble
We are not holy men
But at least we try
Try to serve as best we can
Sometimes I'd like to die
Why must you be so angry
Treat each other wrong
The poor will not be forgotten
God loves us all
L'an dernier, un autre artiste m'a ramené à mes croyances, parfois enpoussiérées par le quotidien de mon travail et le manque de temps à consacrer à une vie plus spirituelle. Il a fallu que ce soit un Juif orthodoxe, de tendance Loubavich, du nom de Matisyahu. C'est un de mes amis, Luc, qui m'a fait connaître le reggae de ce sympathique brooklinois et son excellent album, "Youth".
Ma chanson préférée est "King without a Crown", j'ai retrouvé très facilement le clip sur Youtube: http://www.youtube.com/watch?v=hip2i9yHZ38
Et vous savez quoi? Je suis allé voir son spectacle cet automne! Je me rappelle encore la fin, quand la moitié de la "crowd" a resté dans le Métropolis pour chanter et danser sur des airs entendus plus souvent qu'autrement que dans les Bar Mitzvas...avec moi qui essayait de comprendre la façon de chanter (étais-ce du yiddish? wow!), en dansant bras dessus-dessous avec les autres.
Et les paroles!!:
King without a Crown
You're all that I have and you're all that I need
Each and every day I pray to get to know you please
I want to be close to you, yes I'm so hungry
You're like water for my soul when it gets thirsty
Without you there's no me
You're the air that I breathe
Sometimes the world is dark and I just can't see
With these, demons surround all around to bring me down to negativity
But I believe, yes I believe, I said I believe
I'll stand on my own two feet
Won't be brought down on one knee
Fight with all of my might and get these demons to flee
Hashem's rays fire blaze burn bright and I believe
Out of darkness comes light, twilight unto the heights
Crown Heights burnin' up all through till midnight
Said, thank you to my G-d, now I finally got it right
And I'll fight with all of my heart, and all a' my soul, and all a' my might
Chorus:
What's this feeling?
My love will rip a hole in the ceiling
Givin' myself to you from the essence of my being
Sing to my G-d all these songs of love and healing
Want Moshiach now so it's time we start revealing
Bridge:
Me no want no sinsemilla.
That would only bring me down
Burn away my brain no way my brain is to compound
Torah food for my brain let it rain till I drown
Thunder!
Let the blessings come down
Strip away the layers and reveal your soul
Got to give yourself up and then you become whole
You're a slave to yourself and you don't even know
You want to live the fast life but your brain moves slow
If you're trying to stay high then you're bound to stay low
You want G-d but you can't deflate your ego
If you're already there then there's nowhere to go
If you're cup's already full then its bound to overflow
If you're drowning in the water's and you can't stay afloat
Ask Hashem for mercy and he'll throw you a rope
You're looking for help from G-d you say he couldn't be found
Looking up to the sky and searchin' beneath the ground
Like a King without his Crown
Yes, you keep fallin' down
You really want to live but can't get rid of your frown
Tried to reach unto the heights and wound bound down on the ground
Given up your pride and the you heard a sound
Out of night comes day and out of day comes light
Nullified to the One like sunlight in a ray,
Makin' room for his love and a fire gone blaze
Chorus
Reelin' him in
Where ya been
Where ya been
Where ya been for so long
It's hard to stay strong been livin' in galus (exile) for 2000 years strong
Where ya been for so long
Been livin in this exhile for too long
Je ne m'attendais pas à écrire sur mes croyances, comme ça, ce soir...peut-être que je devais évoquer, tôt ou tard, ce côté plutôt discret de ma part...
Publié par oktobre7 à 04:58:51 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Je ne sais pas comment l'exprimer, aujourd'hui a été une journée assez difficile. Je doit admettre que je suis en train... non, je revis les prémisses d'une période sombre de mon existence. Je doit serrer les dents comme je ne l'avais rarement fait ces derniers temps. Bref, je le crains, je revis ma dépression. Écrire le mot me fait mal, pourtant c'est ce que je ressent. Je ne savait pas si ça pourrais être autre chose, le blues d'une hiver peu lumineux et trop froid, une lassitude envers mon travail, un dégoût prononcé sur ce qu'il se passe au Québec, en cette période électorale... il me faut me rendre à l'évidence, les voyants lumineux sont rouges.
Je ne sais pas si plusieurs d'entre vous ont vécu la même chose, mais peut-être en vous en avez une idée ce dont il est question. Ce que je ressent, c'est un grand sentiment d'échec, à plusieurs niveaux. Les pensées sombres, noires comme vous ne souhaiteriez pas ressentir, surtout lorsque vous devez démontrer le meilleur de vous même, à vos collègues et vos amis. Pour donner une petite idée, sans le vouloir, vous êtes à composer une lettre de suicide, pendant que vous discutez avec un client sur les modalités d'une commande spéciale... je n'ose pas écrire davantage, la mâchoire me fait mal, à force de se crisper...
J'écris cela en craignant le côté exhibitionniste de l'activité du blogue, mais je ne pouvais plus dissimuler plus longtemps à moi-même et à mes proches ce que je suis en train de revivre. D'autant plus que je ne souhaite pas revenir à la période de la médication, intensive. De l'effexor, à coup de 300mg par jour. Plus de deux ans à prendre des maudites pilules, prendre un surplus de poids de 25 livres, perdre sa libido, sa concentration, ses émotions, sa mémoire... je ne souhaite pas à personne de vivre ça, c'est un trop long chemin vers une guérison qui, je le crains, s'avère fragile. Pour vous donner une idée, on m'a déjà dit la chose suivante, quelques mois après ma rémission: "Tu sais que dans ce temps-là, on t'a trouvé bizarre, des fois?".
Je dévoile beaucoup, ce soir... la pensée qui me reviens en écrivant ceci, c'est que je me montre vulnérable et faible, mes adversaires vont se réjouir, c'est aussi bête que cela. Je m'en fout, je sais comment nous sommes tous susceptibles de vivre une période dépressive, ça touche autant les yuppies que les prolétaires. Bien malin celui qui se crois au-dessus de ces problèmes. J'en ai voulu longtemps à ceux qui ont toujours une très forte assurance, les "gagnants", les "dynamiques", les "peoples"... jusqu'à ce que j'apprenne comment ceux-là en jettent de la poudre aux yeux, surtout à eux-mêmes. Dans le genre, ce sont les pires. Comme on se le disait, lors de notre conflit de travail chez Renaud-Bray en 2005, un rare avantage de notre classe d'exploités est de tomber de moins haut, lorsque l'adversité nous frappe. Les arrogants de ce monde vivent aussi mal leurs travers et dissimulent leurs angoisses de ne plus être à la mesure de ce qu'ils apparaissent. Une chanson de Plume Latraverse le rappelle bien:
Le Feu D'la Rampe
Ça, c'tait un type qui avait vraiment tout pour être heureux
Son seul bad trip, c'est qu'y pouvait pas faire mieux
Plein d'argent pis pleins d'relations
Qu'est-ce que tu veux d'mieux...pour être heureux?
C'était toujours ben bourré d'monde autour de lui
Toujours pleins d'flashes pour couleurer son ennui
Les filles, les voyages, les bateaux
Qui flottent quand l'champagne coule à flots
Vraiment y avait... tout ce qu'il voulait
Sa présence suscitait partout l'admiration
L'ambulance partait à seule mention de son nom
C'est pour ça qu'moé, j'ai rien compris
Le lundi soir où j'ai appris
Qu'y s'était mis l'feu d'la rampe
En plein dans tempe
Pax !
Elle est dédiée au petit "faiseux" qui m'espionne pour mon bon patron...
Et la suite? Je travaille beaucoup, je ne sais pas trop par où commencer. Je me rappelle très bien comment c'était, la première fois, en août 2003. J'avais éclaté en public, je ne vous raconte pas. Puis ça été les attentes pour de l'aide. Celles-ci sont venues, mais je crois que je n'ai pas appliqué tout le programme, pour m'être rapproché aussi dangereusement et rapidement de cette impasse. Cette fois, je vais essayer de m'en tirer par moi-même, selon ce qu'on m'avait suggéré en thérapie. Rompre avec mes habitudes, avec les habitudes de pensée, les "schémas" qui nous emprisonnent dans une carapace qui devient lourde et inefficace. Je ne peut me permettre de revivre ce que j'ai vécu entre 2003 et 2005, des années perdues à jamais, sans être capable de continuer mes études.
Voilà, je voulais vous faire part de ce qui me touchait plus personnellement. Je sais que mes proches me lisent et l'apprennent ainsi, il faut dire que c'est la première fois ce soir que j'affronte directement le retour de mes malaises intimes. Aussi bien que ça se fasse dans un minimum de formalité, c'est ce que peut m'offrir mon blogue. Ah oui... le blogue est d'ailleurs très conseillé, dans la démarche de rémission, on me l'avait déjà proposé en 2005.

Je vais m'en sortir...
Publié par oktobre7 à 05:03:27 dans Le libraire inconnu | Commentaires (9) | Permaliens

Néophyte dans le monde du blogue, ou encore volontairement inconscient des risques encourus en écrivant ses opinions, j'ai eu une surprise un peu désagréable jeudi dernier. Vous avez lu, dans quelques autres textes précédents, mes critiques envers mon employeur. Je ne suis pas le premier qui les exprime ouvertement, d'ailleurs on rapporte souvent le cas d'employés virés pour avoir écrit leurs opinions envers leur patron sur leur blogue. Par exemple :
http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/07/18/404-petite-anglaise-viree-pour-son-blog
http://www.lelezard.com/actu/2297/congedie-pour-avoir-blogue-sur-son-patron.html
La Presse en avait fait un article en janvier 2006, je l'ai retrouvé : http://www.cyberpresse.ca/article/20060117/CPACTUEL/601170525/1015/CPACTUEL
Dans l'article, on a fait mention du côté « soupe au lait » des patrons envers l'exercice bloguiste de leurs employés à leur égard. Tellement soucieux de leur sacro-sainte image de gens éclairés, né pour être des leaders et la propagande habituelle, ils détestent donc lire des insanités des plébéiens blogueurs, sans s'interroger sur les motifs de l'existence de ces blogues. Il se trouve que le ou les miens sont également de ce type.
Mon scoop était donc le suivant : j'ai appris jeudi que mon blogue est surveillé. Mon bon patron connaît, ou a une bonne idée de la personne qui a écrit sur lui dans ce blogue. Il y a donc une personne payée pour lire mes articles...à moins qu'il le fasse lui-même?

Alors que l'entreprise traverse encore une mauvaise passe, un déficit de plusieurs millions de dollars, alors qu'on annonce la fermeture d'une autre succursale et la réduction des heures travaillées, alors que la déprime est généralisée chez les employé(e)s et que la direction navigue à vue d'œil et ne sait plus où donner de la tête...j'apprend qu'on me surveille! On m'a transmis que Renaud-Bray n'hésiterais pas à me poursuivre, afin de me faire taire, si je vais trop loin à son goût...C'est trop fort! Peut-être que je suis un petit naïf, je croyais l'entreprise préoccupée par les problèmes exposés précédemment. Mais non. L'image est plus importante, alors le petit employé de succursale qui ose faire du lèse-majesté, on mobilise de l'énergie afin de le contrer...
Enfin, ce n'est pas honnête de ma part de poser ainsi, en David contre Goliath. Un genre de David pas certain de bien tirer avec sa fronde. J'ai appris, il y a quelques semaines, qu'un de mes articles a été lu par un employé d'une succursale de Québec, il a appris par ce biais la décision des coupures d'heures. Notre bon patron n'avait pas jugé bon de prévenir toutes les succursales. La commotion a été telle que la tension a monté d'un cran entre les employés et le directeur de l'endroit, celui-ci étant du même bois des flagorneurs d'entreprise, tellement peu sûr de lui qu'il a décidé de se faire dictateur, une tactique éprouvée pour maintenir l'ordre et l'obéissance. Je ne nie pas le problème que peut causer la divulgation d'information d'entreprise sur ce blogue, mais celle-ci est connue de tout le monde. Est-ce donc de ma faute si mon bon patron ne fait pas circuler l'information dans son entreprise, laissant aux employés le soin de la colporter...avec les résultats aussi peu réjouissants que ceux-ci?
Je reconnais avoir une part de responsabilité dans cette situation. Si mes mots ont pu induire les gens en erreur, je n'ai pas agi dans ce but. Ce que j'écris, c'est en toute bonne foi et conviction. Je crois aussi à la liberté d'expression, qui est au-dessus du pouvoir des entreprises à faire régner l'omerta sur leurs employés. La loyauté à l'entreprise n'est pas synonyme de féodalité, nous n'avons pas à subir les représailles de patrons agissant à l'encontre des droits démocratiques reconnus par la Constitution. Si j'ai une mauvaise opinion de Renaud-Bray, j'ai le droit reconnu de la partager sur ce blogue. C'est mon employeur jusqu'à maintenant et mon désir est qu'il change de façon de faire, qu'il fasse davantage confiance en ses gens dans les succursales, plutôt que la catégorie de « faiseux » peu compétents entourant notre bon patron, dont les décisions et la façon de travailler nous affligent, tant elles sont trop souvent ineptes. Je ne souhaite pas que Renaud-Bray fasse faillite, ça serait un drame pour la diffusion de la littérature québécoise et la culture en général, même si mon opinion est plutôt mitigée dans sa façon de faire, avec la stratégie des "Coups de Coeur". Sans aucun doute, la suite d'une faillite serait le rachat de l'entreprise, évidemment par un concurrent beaucoup plus gros, du type Chapters-Indigo, Quebecor ou même Barnes and Noble, devant lequel les employés auront encore moins de pouvoir et de droits. Et la porte serait toute indiquée, pour la suite de ma petite carrière de libraire...
Je vous invite à visiter le site suivant : http://taisez-vous.org/
C'est un regroupement de citoyens actifs pour la défense de la liberté de parole, devant le pouvoir inquiétant des entreprises à utiliser les tribunaux pour démolir les groupes de pression et les mouvements sociaux. La tactique est simple, l'entreprise poursuit pour un montant incommensurable une groupe d'opposants, de façon à pousser à les pousser à la ruine, par les frais juridique. C'est un bon moyen pour réduire à merci les manants et autre contesttataires de basse naissance avec trop de droits, au goût des Michel Kelly-Gagnon et autre Alain Dubuc de ce pays.
Andy Srougi avait accumulé des preuves flagrantes que l'aide dont il a besoin n'est pas d'un avocat, mais bien d'une douche à l'eau froide et d'un psychiatre. Oups, vais-je être poursuivi?... Enfin, il existe une littérature à découvrir, celle du masculinisme, une idéologie née de la fusion entre la mysoginie et la nostalgie du patriarcat tout-puissant, d'avant la libération de la femme et l'avènement de son égalité en droit avec l'homme. À partir de ce lien, vous devriez avoir accès à leur prose et d'autres sites de ce genre de rétrograde se réclamant d'un autre âge... http://www.papataime.com/
La satisfaction de cette nouvelle est la possibilité que le magazine de gauche À Babord! puisse se tirer d'une fâcheuse poursuite de la part de ce Srougi. En effet, le réactionnaire a intenté une poursuite contre le journal et la chroniqueuse Barbara Legault. Cette dernière a signé un article intitulé « Des hommes contre le féminisme », où est cité Andy Srougi et ses actions. Le Srougi les a poursuivi pour diffamation, pour un montant de 20 000$ en dommages moraux et 4 000$ en dommages exemplaires. La tactique était délibéré, Father-4-Justice avait l'intention de poursuivre tous ses opposants déclarés, afin de les réduire au silence. La poursuite avait pour but de détruire le magazine, perçu comme un organe de « féministes radicales ». Comme le précisait Srougi en décembre 2006 :«Le conseil d'administration de F4J a décidé d'entreprendre des poursuites contre tout organisme ou tout individu qui tente de diffamer F4J, a annoncé M. Srougi, au cours d'un entretien avec La Presse, hier. On a maintenant un avocat salarié dans nos rangs. D'autres personnes citées par À bâbord! vont poursuivre cette revue. En 2007, vous allez voir beaucoup, beaucoup de poursuites, surtout contre les groupes féministes radicaux.»LaPresse,7décembre2006. http://www.cyberpresse.ca/article/20061207/CPACTUALITES/612070766/1060/CPACTUEL
Publié par oktobre7 à 04:44:32 dans Le libraire inconnu | Commentaires (1) | Permaliens
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