Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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Lors de l'assemblée citoyenne de Québec solidaire tenue dans Hochelaga-Maisonneuve, ma circonscription électorale (bien que je milite dans Rosemont), au café In Vivo, nous avons eu la chance d'avoir comme conférencière, en plus de Gabriel Chèvrefils, notre candidat, et Amir Khadir, la fondatrice d'Équiterre, Laure Varidel. Elle a quitté la présidence de son organisme, pour pouvoir faire son rôle de mère, et par le fait même elle a maintenant la liberté de pouvoir nous appuyer très officiellement, en tant que citoyenne engagée. Comme plusieurs autres personnalités, elle a choisi d'appuyer publiquement Québec solidaire, pour ses engagements envers l'environnement et surtout la protection du bien commun, comme l'eau, la forêt, l'éducation, le système de santé, bref, nos ressources naturelles et ce que nous avons bâti comme institutions ou structures sociales.
C'est ce que j'aurais peut-être dû défendre dans ce blogue, plutôt que me camper à démolir l'ADQ. Mon émotion me joue toujours des tours. Et mon allergie au néo-libéralisme n'aide pas. J'expliquerai bientôt pourquoi je suis porté à ramener les faux-pas de la droite réactionnaire et/ou néo-libérale.
Enfin, je laisse pour votre lecture deux textes, parus dans le bulletin d'Équiterre, ainsi que l'adresse de ce mouvement écologiste, voué aux changements de nos habitudes trop souvent néfastes envers l'environnement et surtout, la promotion du commerce équitable.

Site web d'Équiterre : www.equiterre.org
| Le commerce équitable Plus que du café et du chocolat! |
On réduit souvent le commerce équitable à l'achat de café et de chocolat alors que de plus en plus de produits sont désormais certifiés équitables. On peut notamment penser aux épices, au vin, au thé noir et vert, au sucre ainsi qu'au riz et au quinoa. Depuis cinq ans, les ventes de produits équitables progressent de 55 % annuellement selon l'organisation Transfair Canada, qui offre la seule véritable garantie de certification équitable. Geste de solidarité sociale, l'achat de produits équitables est une façon de consommer qui permet aux collectivités du Sud de vivre dignement, d'avoir accès à l'éducation et à des soins de santé. En plus de contribuer directement à l'amélioration de la qualité de vie des agriculteurs et de leurs communautés, le commerce équitable s'avère bénéfique pour la santé des travailleurs et la nôtre ainsi que pour l'environnement puisque la culture des produits équitables favorise des méthodes d'agriculture écologique.
Sur son site Internet, Équiterre met à votre disposition un répertoire des points de vente et de distribution de produits équitables ainsi qu'un guide d'action pour ceux qui souhaitent boire du café équitable dans leur quartier, à l'école ou au travail.
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Lampes fluocompactes Une idée lumineuse |
D'intéressantes économies peuvent être réalisées par des gestes simples comme le remplacement des ampoules traditionnelles par des lampes fluocompactes répondant aux exigences ENERGY STAR®. Le remplacement de cinq ampoules traditionnelles des pièces éclairées plus de trois heures par jour permet une économie d'environ 30 $ par année. Selon le gouvernement canadien, si une seule ampoule électrique à incandescence était remplacée par une lampe fluocompacte dans chaque foyer canadien, le pays économiserait annuellement plus de 73 millions de dollars en frais énergétiques et réduirait ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 397 000 tonnes de CO2. Cette diminution équivaudrait à 66 000 voitures en moins sur les routes du pays : une différence notable dans la lutte aux changements climatiques. Il existe maintenant différentes intensités d'ampoules fuocompactes afin que vous puissiez créer des atmosphères et ambiances adaptées à vos besoins.
Trouvez de nombreux trucs simples pour améliorer l'efficacité énergétique de votre logis sur le site Internet d'Équiterre.
Je me retiens dans mes commentaires.
Je ne devrais pas bouder mon plaisir, mais je risque de devenir lassant à vos yeux, chers lecteurs et lectrices. Quand j'apprend que d'autres candidats de l'ADQ se mettent dans le trouble, ça me faisait bien rigoler de me foutre de leur gueule, mais comme c'est récurrent, je n'en écrirait pas plus long sur eux. Le dernier en liste est un obscur candidat dans l'Abitibi, avec ses remarques anti-sémites sur son site d'affaires. Il s'est excusé, dont acte. Petite remarque, dans mon texte du 9 mars, j'ai eu le pif de prédire la répétition du phénomène chez les candidats adéquistes, dont le côté réactionnaire et brouillon ont tant mal fait paraître leur bon « cheuf ». Quand la députation adéquiste sera en place, bien assise sur son cul pour faire de la figuration à la gloire de son « cheuf » il ne restera plus qu'à les observer. L'anarcho-créditisme dans toute sa splendeur, avec son intention de ramener la chasse aux fraudeurs de l'aide sociale, quand la province demeure le paradis de l'évasion fiscale des grandes entreprises. Du grand Mike Harris. Comment disait-on, l'autre jour? Quatre ans, c'est long...quand on laisse trop de place à la démagogie.

Publié par oktobre7 à 18:25:18 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai un ami, Éric, un ancien Montréalais expatrié à Gatineau, pour suivre sa copine et continuer ses études là-bas. On s'est connu avec Renaud-Bray, dans nos confrontations avec notre bon patron et ses quelques-uns de ses zouaves. Il ne va pas pour le mieux, justement. Il vit un deuil, le club vidéo où il travaillais a fermé ses portes et sa conjointe l'a laissé. Quand je lui racontais ce que je devenais, il m'a bien compris, j'ai trouvé que je me trouvait pas si mal, mais bon... Éric garde le moral, ça c'est certain, avec le texte qu'il m'a fait parvenir, ainsi qu'à ses correspondants et correspondantes. Je voulais partager son optimisme contagieux avec vous. J'ai demandé sa permission, avant de vous faire connaître sa vision.
Salut à tous,rêveurs!
Éric
C'est sa demande à la fin qui m'a incité à vous transmettre ce message. "Soyons de dangereux rêveurs!". C'est justement le genre de revendication qui m'allume aujourd'hui.
Joyeuse Saint-Patrick, ne déconnez pas trop avec la boésson ce soir!

Ben oui, j'ai de l'irlandais en moi, par ma mère...
Publié par oktobre7 à 21:10:11 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Quelques péripéties vécues dans ma journée d'hier. Dès 8h00, j'étais à l'urgence de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, afin d'enclencher le processus que j'avais suivi quatre ans plus tôt, lors de ma première dépression. Mauvaise surprise. Mon adresse m'oblige à m'adresser ailleurs, l'hôpital Louis-Hyppolite-Lafontaine, les secteurs de service de l'île ont été divisés ainsi. Je dois me rendre à leur urgence. C'est tout un parcours, lorsqu'on prend le métro. On débarque à la Station Radisson, puis le chemin le plus simple est une rue plus ou moins fonctionnelle, suite à un développement immobilier récent dans ce secteur. C'est boueux et peu engageant. Une fois plus près de l'établissement, comme je ne connais pas du tout l'endroit, j'ai pris la première porte venue. À tâtons dans les couloirs, j'essaie de me diriger vers l'accueil, c'est un sympathique gardien qui me l'indique. Je dois sortir, pour aller vers une aile adjacente. Arrivé à l'entrée, on passe à travers un énorme détecteur de métal, puis je dois sonner à l'entrée. Sans doute, l'établissement ne prend aucun risque. Un préposé et un gardien me répondent, me demandent quels sont mes objets de métal (je porte une grosse boucle de ceinture, elle a fait sonner l'alarme), puis je suis invité à placer mon sac et mon manteau dans un casier et je dois attendre dans une petite salle d'attente.
La première fois que je suis demandé, c'est par l'infirmière de garde, pour un rapide examen physique et quelques questions sur mon état mental. Je retourne attendre quelques instants dans la petite salle. Au moment où je patientait sur place, il y avait une madame bien mise, mais au discours incohérent, elle demandait aux préposés de pouvoir sortir, ou encore de pouvoir appeler en Floride, prétextant un complot de son mari...elle allait passer plus de temps à cet hôpital, d'après mes déductions.
J'ai été reçu par trois médecins, pour me poser des questions et entendre mes demandes. L'entrevue a duré environs trois quarts d'heure. On a passé en revue ce que je ressentais, jusqu'à tout récemment, particulièrement mes pensées morbides. Les psy se sont intéressés à plusieurs aspects de ma vie personnelle, notamment sur mes attentes envers leurs services, parallèlement à mes problèmes. Je les ai laissé débattre ensuite sur mon cas, pour entendre par la suite leur diagnostique. Ils ne sont pas convaincus, du moins actuellement, que je ne souffre pas d'une dépression majeure, comme je l'ai vécu en 2003. Les raisons pour lesquelles ils en viennent à cette conclusion sont les mêmes que les miennes, exposées dans mon texte précédent : sociabilité maintenue, goût de l'engagement, appétit stable. Cette nouvelle me soulage énormément. Mais quand même, sans me laisser avec aucune ressource, je suis inscrit à une démarche thérapeutique, appelé « l'hôpital de jour ». Je devrais commencer d'ici deux semaines. En attendant, j'évite la médication, malgré la persistance de mes sombres pensées. L'appui des professionnels est quand même offerte, j'ai une ressource supplémentaire en cas de crise, « L'Appoint », lié à l'établissement. Si je pète les plombs à nouveau, comme en 2003, j'ai quand même cet appui immédiat au bout de la ligne téléphonique.
Il reste aussi à faire mon propre travail. Un de mes amis m'a suggéré la lecture de livres sur la motivation, notamment ceux d'un dénommé Gordon Mace, que je connais très peu, de même qu'Anthony Robbins, un « motivateur » renommé, dont je vend les livres et dont je fait un peu plus confiance que Jean-Marc Chaput. Avancer dans ma maîtrise et mettre un point final à cette épisode trop longue de ma vie. La guérison est à ma porte, je n'ai qu'à m'ouvrir à elle.
Ridicule, partie 2
Ben oui, je l'ai écouté, le débat. Avec plus d'une centaine de mes camarades de Québec solidaire, à « La Place d'à côté », sur la rue Papineau. Ambiance survoltée, bière qui coule à flot, on aurait pu se croire à une partie de hockey ou encore, selon le moment du débat, à un spectacle d'humour. Comme nous n'avons pas notre représentante à ce débat, Françoise David, nous avions un regard très extérieur envers cette activité inévitable. De façon générale, on s'est bien amusé de Mario Dumont, tant il s'en tient à des arguments ne tenant pas toujours la route et de sa compassion feinte envers les familles. Sa comparaison d'une gestion de la province comme « un bon père de famille » a fait rugir la salle. Comparer un budget familial avec un budget gouvernemental n'est pas seulement démagogique et populiste, c'est faire preuve d'ineptie. Son approche de l'éducation est navrante : sa seule préoccupation, c'est la formule des bulletins d'école! On a même cru un instant qu'il niait d'avoir promis l'abolition des commissions scolaires, tant son affirmation ne trouve aucun appui. Il n'est même pas intéressé à donner un semblant de chiffre sur ses engagements, prétextant le paiement urgent de la dette et les possibilités offertes par les transferts provinciaux prévus par le budget fédéral. À la fin de ce débat, on était d'avis qu'il s'agissait du dernier débat de Mario Dumont, il était apparu comme on devait le voir : opportuniste, démagogue, incohérent et pas foutu d'avoir une vision bien ficelée de l'avenir de notre coin de pays. Quand on en est rendu à sortir des lapins de sa manche, c'est même très révélateur de son incapacité de pouvoir l'envisager comme un futur premier ministre. L'ADQ est une mauvaise farce.

Du reste, on a remarqué les nombreuses omissions de ce débat. Les chefs n'ont pas évoqué une seule fois l'intégration difficile des immigrants, ils n'ont pas toucher un mot sur la difficulté de vivre des artistes et sur les arts en général, la question environnementale n'a été abordée que sur l'aspect de la production énergétique (quoique M. Boisclair a démontré l'absence de vision de l'ADQ sur la question environnementale), la problématique de la pauvreté n'a pas été abordé en profondeur, pas un mot sur les problèmes sociaux vécus à Montréal, cette dernière a été pratiquement absente du débat, tant les trois partis n'ont d'yeux que pour les régions, et tant d'autres sujets oubliés... nous avons donc été déçus de l'apport de ce débat à une meilleure compréhension des enjeux électoraux. Ce n'est que du divertissement.
En revenant chez moi, je croyais que notre opinion était partagée, mais il semblerait que le Dumont garde encore une cote d'amour envers ses électeurs, toujours en pâmoison devant sa prétendue revendication alternative et ses réclamations « familiales ». Il aura beau demander la démission du ministre Després, suite à son coup fumant d'hier, il demeure que c'est lui qui a le plus mal paru, pour prétendre à être le Premier ministre de cette province. Il mérite de revenir au même endroit où il était avant le début de cette élection, le chef d'un parti réactionnaire, un parti voué aux même problématiques que l'ont été les défunts Ralliement créditiste et Union nationale, ses modèles : à sa disparition, tant ils tenaient qu'à la présence charismatique du « cheuf ».

Je le sais, la comparaison entre les deux n'est pas évidente à faire, mais torrieu que je l'aime bien, cette caricature!
Publié par oktobre7 à 16:57:42 dans Le libraire inconnu | Commentaires (1) | Permaliens
Je partage avec vous la prière que ma mère m'a fait parvenir. Elle est bien en vue près de mon babillard.
Mon Dieu, donnez-moi la SÉRÉNITÉ d'accepter les choses que je puis changer
Le COURAGE de changer les choses que je peux
Et la SAGESSE d'en connaître la différence
Pas mal, non? Ça tombe bien, cette prière, ce n'est pas que j'ai envie de me la tatouer en caractère gothique sur un bras, mais c'est tout comme. Avec ce que j'ai appris ce matin, il m'arrive d'avoir de ces tentations, comme ça.
Je suis allé consulter un médecin ce matin, un de la clinique recommandée par mon amie Mélanie, qui est déléguée sociale dans mon syndicat. D'autres militants, dans le même genre que moi où ailleurs, ont connu des situations similaires, la clinique s'est fait une spécialité auprès d'eux. C'est avec la résolution d'en finir au plus vite avec mon problème que je suis allé rencontrer le médecin ce matin. Effectivement, la rencontre a été très courte.
Ce que j'ai appris m'a sidéré. Je croyais en avoir terminé avec la dépression, en 2005, après plus de deux ans de médicaments à prendre. En fait, je pourrais vivre avec cette possibilité jusqu'à la fin de mes jours. Le médecin m'a appris que dans mon cas, avec mon âge et les antécédents familiaux, la possibilité était de 90% de que je retombe dans une période dépressive, dans l'espace d'une année suivant ma rémission. Merde! Pour la suite, le médecin m'a demandé d'aller au même hôpital qu'en 2003, à la même urgence, pour demander à suivre le même processus médicaments/thérapie. Au bout de je ne sais combien d'heures d'attente, dans la salle en question, en joyeuse compagnie des grabataires et des enfants qui hurlent... du moins, c'était comme ça la dernière fois. Je me demande si je devrais avoir l'air pire que je me sens en réalité, pour passer plus rapidement...
C'est ce qui m'attend demain matin, je me lève à 6h00, pour espérer de ne pas me faire tasser dans un coin et être reçu douze heures plus tard. Je vais m'amener deux livres, pour être certain de ne pas mourir d'ennui.
J'avais déjà décris la situation à mon entourage, en leur précisant que je ne souhaitais pas à mes ennemis de vivre la même chose. C'est peut être la raison pour laquelle je vais aller là-bas tôt le matin, dans l'espoir de ne pas m'éterniser et faire autre chose dans la journée, une fois le problème diagnostiqué. Car il me reste un espoir, celui de ne pas être nécessairement dépressif...en effet, si je l'était, outre mon problème de pensées suicidaires incontrôlées, je mange toujours avec appétit, je ne pleure pas tout le temps (ce qui était le cas en 2003), je n'ai pas tendance à m'isoler et, vous en aviez le doute, je garde beaucoup d'espoir envers la vie. Je milite pour Québec solidaire, même si je suis certain que ça va être le PLQ qui va former le gouvernement, j'en connais qui n'iront même pas voter, pour la même évidence. Ce n'est pas très symptomatique de la dépression, n'est-ce pas?
On verra bien demain...
Ridicule...
Vous connaissez peut-être le film de Patrice Leconte portant ce titre, "Ridicule", sorti en 1996, ou encore le roman de Rémi Waterhouse, d'où est tiré le récit. Nous sommes à Versailles, en 1780. Un jeune noble de province, Grégoire Ponceludon de Malavoy, cherche à rencontrer le roi Louis XVI pour obtenir le financement de l'assèchement des marais de ses terres, pour améliorer la vie de ses paysans. Une fois sur place, il constate que le seul moyen d'approcher le roi, entouré d'une cours de « bel-esprits », il doit se soumettre aux mêmes exigences pour pouvoir espérer une audience. Dans cette cours s'affrontent des nobles de différentes fortunes, dont les langues acérées cherche à se faire connaître par les mots d'esprit, dans des joutes oratoires. On peut se rapprocher de la reconnaissance royale pour un bon mot placé, mais un «ridicule » peut mener le malheureux ayant commis une mauvaise répartie à sa perte définitive.
C'est un peu de cette façon que j'entrevois le débat des chefs. Comme chacun doit se démarquer d'une joute oratoire sensiblement de la même mouture que celles du film, on attend alors lequel va planter son adversaire de façon inattendue et définitive, pour se faire sacrer « vainqueur » par les médias et espérer être Premier ministre, peu importe le reste de la campagne. Rappelez-vous le coup de la déclaration de Jacques Parizeau, sortie par Jean Charest en 2003, qui a décontenancé Bernard Landry et a fait capoter sa campagne. Les plus vieux se rappellent le rôle de « l'accusé » tenu par le chef du Parti libéral du Canada, John Turner en 1984, sous les accusations de Brian Mulroney. Ce dernier l'accablait de toute l'incurie des années du gouvernement Trudeau. Le résultat a été révélateur, les conservateurs avaient balayé le pays, particulièrement le Québec
C'est pourquoi je ne suis pas si triste de ne pas voir Françoise David et Scott McKay au débat. Certes, il va manquer beaucoup de contenu à ce débat, les chefs de partis vont s'engueuler à qui mieux-mieux, on va en voir un meilleur que l'autre, nombre d'électeurs ne vont pas être très édifiés de suivre ce spectacle... mais tant qu'à voir la répétition du débat de 2003, aussi bien pour Québec solidaire et le Parti vert de continuer ainsi leur campagne respective et consolider ses appuis.
D'ailleurs, je vais le regarder, ce débat, en compagnie de mes camarades, à notre local électoral de la rue Masson. Si l'hôpital me le permet et m'a relâché avant...
Publié par oktobre7 à 03:18:30 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens

C'est le 8 mars, la journée de la Femme. Je ne peux faire mieux que toutes et tous ces rédacteurs ayant déjà écrit sur l'importance de cette journée. Hier encore, je l'ai souligné avec mon syndicat, en spectateur d'une soirée d'improvisation sur le thème de la conciliation travail-famille, organisé par le comité des femmes. Un succès sur toute la ligne, dans le rire et la bonne humeur. Pour nous, rire et s'amuser dans ce contexte ne peut qu'être salutaire pour chacun, en n'oubliant pas nos problèmes professionnels. Dans notre syndicat, on regroupe une très grande majorité de femmes, particulièrement dans des emplois de bureau, où les luttes de reconnaissances sont encore très actives. Je ne peut que féliciter les organisatrices de cette soirée, au sein du comité du SEPB-Québec, de même que les deux comédiens et joueurs de la LNI ayant dirigé de main de maître les deux équipes, formées de militantes et de militants, dont le président de ma section locale. Bravo!
Voici un lien vers des textes soulignant le 8 mars.
http://www.cotatel.fr/JDF/Aff2007/Concours-Ecrivain-jdf-2007.htm
Sur un autre sujet, je ne peut être que perplexe, lorsque j'ai lu aujourd'hui sur le net refus de l'assemblée des actionnaires d'une grande banque à entériner une proposition visant à exiger, non pas la parité homme-femme dans ce conseil, mais seulement à ce que 30% du conseil d'administration soit choisi parmi des femmes, une proposition donc très timide. Un gros NON net, fret, sec, du gratin du milieu des affaires, les mêmes individus que l'ont retrouve sur les CA des grandes entreprises. Plus troublant, lorsque les représentantes des chambres de commerce semblent être peu favorable à cette exigence. Françoise Bertrand, présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec, de même qu'Isabelle Hudon, présidente de la Chambre de commerce de Montréal, tiennent le discours habituel du néo-libéralisme, à savoir que seuls les qualités et le succès personnel de chacune permettent à ce que les femmes aient accès aux instances dirigeantes des institutions économiques. C'est faire preuve d'amnésie, sur ce combat mené par les féministes dans le passé, où elles ont ouvert la voie à ces mêmes femmes vers cette reconnaissance personnelle, en tant que dirigeantes d'instances économiques. Si on s'en était tenu à ce discours, dans les décennies antérieures, où seraient-elles aujourd'hui? À mon humble avis, ça démontre la froideur habituelle de la pensée néo-libérale envers les possibilités de changement concertés et volontaires, en dépit des succès du passé. En plus raffinée, cette position de déni entérine celle de l'autre excité de l'ADQ, Jean-François Plante, dans sa diatribe contre l'imposition de la parité homme-femme, dans les conseil d'administration des sociétés d'État.
Ah oui, c'est plate pour nous, les faux amis de l'ADQ, Jean-François Plante, le patron de Radio-XTRM, ne sera plus candidat de son beau parti réactionnaire...il pourra se consacrer entièrement à sa spécialité, soit pelleter de la merde sur les uns et les autres, au fond de son sous-sol, en posant devant son miroir et en se plaignant à son idole, le subtil Jean-François Fillion...
Bye Bye, monsieur Plante!
Publié par oktobre7 à 18:52:33 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
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