Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus.
Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.
J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!
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Je m'attendais au pire, lors de la conférence tenu par deux des trois représentants du comité Montmarquette sur les services publics. Le gouvernement Charest et la ministre des Finance, madame Monique Jérôme-Forget, avaient clairement indiqué l'orientation que devait prendre ce rapport, en nommant l'économiste et professeur d'économie de l'Université de Montréal, Claude Montmarquette. Ce type, dont on voit régulièrement le visage rappelant les derniers moments d'un cancéreux, a fait simplement ce qu'il a toujours réalisé depuis le début de sa carrière, soit faire l'apologie du libre-marché et de l'extinction du bien commun, en l'étouffant dans le principe conservateur de l'utilisateur payeur. Il a été accompagné dans sa démarche par Joseph Facal, le représentant de la droite populiste du Parti québécois et coreligionnaire du sinistre groupe « Les Lucides ». On ne pouvait vraiment pas s'attendre à autre chose qu'un rapport issu de la même pensée d'économistes détenteurs de vérité immuable. De plus, c'est un acteur dans l'affreux film de propagande « L'illusion Tranquille », avec d'autres de ses semblables, pontifiant sur le besoin du retrait de l'État partout et la nuisance des syndicats. Je crois même que c'est lui qui débute une de ses tirades par « L'économie nous enseigne que ... », me rappelant celles des Témoins de Jéhovah dont j'ai fait la gaffe d'ouvrir ma porte, dans le passé.
Quand j'ai entendu et lu sur les recommandations du comité, je me suis esclaffé. Encore un coup des Lucides! Il fallait voir l'économiste, avec son air de grand malade, essayer de nous faire croire que nous devions payer davantage les services, jusqu'au péage sur les route. Ses appuis, son comité ne les a pris que d'un seul côté : la droite. Que des recommandations d'économistes de l'IEDM et du CIRANO, les deux thinks tanks qui nous affligent de leurs recherches bidon pour promouvoir leur religion du libre-marché efficient et tutti quanti. Ailleurs, les appuis sont autant voués au culte officiel de la pensée néoconservatrice du type Reagan/Thatcher, soit cette prétention que chacun doit payer sa seule part sociale, la sienne, comme si la société québécoise est constituée d'électrons libres et totalement indépendants. D'ailleurs, je ne m'attendais pas à autre chose. Ça m'aurait bien surpris que le comité rappelle que la part des impôts payés au Québec, par les citoyens, est de 82%, et celle des entreprises de 18%. Ce n'est pas leur genre, de ramener cette inégalité scandaleuse et inique.
Dans le contexte de la fièvre des séries et du premier match entre le Canadien et les Bruins de Boston, l'information a passé quelque peu inaperçu. Le rapport a été commandé dans la foulée des dernières élections par le gouvernement, pour calmer le jeu de l'ADQ et de ses multiples prétentions au « changement » demandé par les électeurs. C'était l'époque de l'insatisfaction générale envers les Libéraux de Jean Charest, une époque lointaine...
La surprise, s'il en est une, est venue de la ministre Jérôme-Forget. La « dame de fer », l'émule des théories de Friedrich Hayek, bref l'adepte du dogme néolibéral par excellence a reçu les recommandations du comité avec le même enthousiasme que son collègue de la santé envers le rapport Castonguay. Pour reprendre les termes des animateurs de l'émission « C'est bien meilleur le matin », elle a battu le record de son collègue pour la rapidité de l'envoi du rapport sur la tablette. Elle a fait preuve de bon sens, cette fois, en indiquant clairement son refus d'imposer de nouveaux tarifs aux citoyens. Par crainte d'une révolte généralisée et du rappel du slogan « J'ai pas voté pour ça! », des moments sombres de 2004 et des cotes de 80% d'insatisfaction dans les sondages.
Autre surprise, c'est le silence de l'Union nationale créditiste (ADQ). J'ai cru qu'on allait voir Mario Dumont applaudir de toutes ses forces ce rapport, mais comme il semble en avoir plein les bras avec ses militants actifs, il semble bien que ses mains sont occupées ailleurs. On dirait que les militants de l'Outaouais ont cru trouver un candidat de prestige portant le même nom que le député de Chauveau, Gilles Taillon, avec la même moustache de mononk et la même coupe de cheveu aérodynamique. Quand ils ont su que c'est le même gars, ils se sont fait remonter les bretelles...
Mes premiers pas dans la création Youtubesque...
J'ai réalisé un petit essai de création vidéo, si on peut appeler ça ainsi, et je l'ai placé sur le site de Youtube. J'ai fait vite un peu, le matériel est rien de bien original mais quand même, je me suis amusé à connaître le programme Movie Maker de Windows. Vous allez constater que j'ai trouvé un belle extrait d'archive historique, avec le duo célèbre Louis Even/Gilberte Côté-Mercier.
Partie 1
Partie 2
Publié par oktobre7 à 20:49:30 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
Le ton monte entre le Comité international olympique (CIO) et l'État chinois. Celui-ci, selon le CIO, s'était engagé « moralement » à améliorer l'accès du pays aux médias étrangers et à faire « progresser le changement social, y compris les droits de l'homme ». Or, le président du CIO, Jacques Rogge, ne semble pas convaincu de l'effort du pays-hôte pour arriver à ces objectifs. Il s'est fait rétorquer par les autorités chinoises de ne pas politiser les Jeux. Pour un État construit selon des principes révolutionnaires, dont le leitmotiv de ses trente premières années a été d'annoncer la révolution prolétarienne au monde entier, en relève à l'URSS devenue à ses yeux corrompue par l'impérialisme, ça surprend. Drôle de retour des choses, plus de trente ans après la mort du Grand Timonier Mao Zedong, dont l'immense portrait domine toujours la Place Tiananmen, à Pékin. Qu'aurait-il dit, d'ailleurs, celui-là, en voyant le brouhaha causé par le passage de cette flamme, supposée unifier les peuples dans la paix et l'harmonie?
La Chine soi-disant communiste donne l'impression de fonctionner en vase-clos. Non seulement elle impose un black-out médiatique à sa population digne des dictatures, mais sa puissance économique semble l'autoriser à ne pas se préoccuper des valeurs auxquelles la très grande majorité des populations souscrivent, comme le droit d'exprimer librement sa dissidence. Le parcours chaotique de la flamme olympique, dont les images ternissent et embarrassent de plus en plus non seulement le gouvernement chinois, mais aussi la diaspora chinoise des pays où la flamme est passée, devient le symbole plus frappant de la désapprobation grandissante envers la tenue même de ces Jeux. L'État chinois garde le cap, incite ses ressortissants à acclamer la flamme olympique, mais quand celle-ci voit son trajet escamoté, comme ce fut le cas hier à San Francisco et l'autre jour à Paris, on ne peut croire que ça va continuer ainsi. D'ailleurs, le CIO songe à interrompre le parcours, le temps que l'on trouve un moyen de réconcilier les Jeux avec l'opinion publique.
Actuellement, il n'est pas (encore) question d'un boycott, mais le refus d'assister à l'ouverture des Jeux, de la part du Premier ministre britannique, Gordon Brown, a fait sauter le verrou diplomatique chez certains chefs d'État. On a beau avoir permis de faire des affaires avec les entreprises issues d'une dictature, mais il semblerait que la gêne revient chez nos dirigeants. Tant mieux.
...c'est le numéro deux de l'Union nationale créditiste (ADQ), M. Gilles Taillon, député de Chauveau. Il se trouve que M. Taillon a vu lui rebondir au visage une affirmation qu'il avait faite, lorsqu'il avait commenté les déclarations de ses ex-collaborateurs, en déclarant que ceux-là n'avaient milité à l'ADQ que dans le but d'avoir un emploi. Or l'an dernier, M. Taillon, preuve sonore à l'appui, avait suggéré d'employer sa femme, comme attachée de presse à temps partiel...
Pour un type qui parlait de faire de la politique différemment des autres partis, le voilà dans de beaux draps. Comment peut-il prétendre, lui l'ancien représentant des patrons, être l'alternative crédible et le « changement » qu'il ne cesse de clamer, lui et surtout son chef.
Les résultats des élections partielles, même si elles proviennent de comtés de l'île de Montréal, vont confirmer cette tendance : l'ADQ n'a été que la voix de garage d'une majorité de ses électeurs, ceux-ci vont probablement retrouver leur première allégeance, après avoir réalisé l'ampleur du cul-de-sac politique qu'est ce parti et son programme néolibéral.

Publié par oktobre7 à 17:58:20 dans Le subversif | Commentaires (1) | Permaliens
Mine de rien, j'ai quelques raisons de me réjouir, dans ce temps printanier tardif. Il peut y avoir d'autres raisons de déprimer, comme la hauteur des bancs de neiges à fondre, la saleté des rues de mon quartier, la présence de voisins imbéciles autour de chez moi, dans l'appartement voisin de l'autre bloc et le vendeur de drogue d'en face... hé bien non! Autant exprimer sa satisfaction, pour bien commencer la semaine. Quand je relis ce que j'écrivais il y a un an, la différence est là. La dépression me frappait de plein fouet, avec ce que ça comporte. Maintenant, je n'ai pas de raison de me plaindre, même si je demeure prudent. Et très attentif.
À l'exemple de la très grande majorité des Montréalais, je suis de ces partisans du Canadien de Montréal très satisfait ce matin. Champion de sa conférence, le club a obtenu le meilleur résultat depuis 19 ans, avec 104 points. Encore l'automne dernier, personne n'aurait parié là-dessus, mise à part la catégorie des éternels fanatiques. Quelle belle manifestation que celle des joueurs, à la fin de la partie samedi dernier, en saluant les spectateurs au centre de la patinoire. Ça va être rempli, dans les bars et tavernes jeudi prochain, on doit déjà se frotter les mains... J'en connaît une au boulot qui va se faire étourdir, si elle évoque sa partisanerie tranquille envers les Bruins de Boston... En tout cas, ça m'a fait avaler plus facilement ma déroute dans mon pool de hockey. Moi qui avait dominé les trois premiers mois, les blessures et le passage à vide de mes joueurs m'ont fait terminer au septième rang! Y'en a un qui pourra dire : « Marci pour ton vingt piastres! ».
Le retour de la Canon... ça ne vous dira sûrement rien, cette affirmation. La Canon? C'est une marque de bière, disparue depuis dix ans, qui a été ma préférée. Ma déception a été très grande, lorsque la brasserie GMT (avant les Brasseurs CJ) a cessé de la produire. Cependant, je dois préciser qu'elle n'est pas disponible partout. J'ai reçu cette réponse de la compagnie ce matin :
Merci!
Danielle Daoust
Ouais, mon plaisir a été tempéré, mais qu'à cela ne tienne, je vous invite à essayer cette merveilleuse marque. Si vous l'appréciez, faites-le savoir à l'entreprise.
Le trajet de la flamme olympique à travers les continents, passage obligé des Jeux Olympiques, y compris les Jeux de Pékin. À voir comment ça s'est passé à Londres et à Paris, je constate comment ces Jeux paraissent indignes au grand nombre. Nul doute que le gouvernement chinois doit s'en mordre les doigts, en voyant que sa stratégie de séduction internationale tourne à vide. Certes, je ne crois pas à un geste d'ouverture de sa part envers les Tibétains, ni maintenant ni jamais, tant le territoire occupé est primordial pour la Chine, par ses ressources naturelles et surtout l'eau. Cependant, la contestation envers la Chine sur cette occupation rassemble plus davantage que la question de la dictature. Les troubles au Tibet, s'ils devaient reprendre, devraient cristalliser cette contestation.
Pire encore, le gestes d'ajustements des pays envers les Chinois, notamment de la Grèce lors des cérémonies officielles ont choqué, tant ils sont inacceptables aux yeux des citoyens, conscients de la régression imposée sur les droits civiques. En fait, en dehors de la sécurisation normale du trajet de flamme, on sent la timidité des États à se tenir debout devant le meilleur client de leurs entreprises, sans compter la présence dans ses frontières de milliards d'investissement en capital. C'est pourquoi nous entendons de plus en plus qu'en dehors de la pression du boycott des Jeux, jugés plus dommageable aux athlètes qu'au pays hôte, ou encore le boycott des cérémonies d'ouverture, on pense sérieusement à remettre en question les liens d'affaires avec un pays jugé indigne, au même titre que l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid.
Nous verrons bien dans les prochains jours ce qu'il adviendra du trajet de la flamme à travers le monde. Si la sécurité se renforce, au détriment du droit légitime des citoyens de faire connaître leur désapprobation envers l'iniquité de ces Jeux de Pékin, nous verrons bien comment nos gouvernants semblent assujetti au géant économique qu'est devenu la Chine. Un géant monstrueux.

Je n'aime pas l'ADQ, comme mes lecteurs habituels le savent déjà. En un an, ses élus m'ont fait bien souvent grimper dans les rideaux, de part leur ingénuité politique les menant à jouer dangereusement avec les acquis sociaux et le bien commun, au nom de la liberté d'entreprise et du primat de la consommation sur la citoyenneté. C'est pourquoi les malheurs que ce parti traverse me réjouissent. Le dernier en ligne est le réveil brutal des membres de l'ADQ du comté de Chauveau, face à la personnalité de leur député, l'ancien président du Conseil du Patronat, M. Gilles Taillon. Ces militants, sûrement sincères dans leur démarche politique, croyaient avoir construit un parti différent des autres, avec des élus semblables à eux. Ils viennent de réaliser que la vedette de leur parti est pas mal plus conscient de sa classe sociale qu'eux. Ainsi, la quasi-totalité de l'exécutif du comité de l'ADQ du comté a démissionné le 15 mars dernier. Les reproches des démissionnaires vont à l'endroit de Taillon, jugé méprisant envers ses bénévoles. Celui-ci a rétorqué en les jugeant sur leur allégeance libérale passée, sous-entendant qu'ils étaient encore sous l'influence de leur ancien parti. Ce n'est pas très fort, comme remarque. Pour un type qui se voyait ministre des Finances dans un gouvernement adéquiste, il manque singulièrement de jugeote. N'habitant pas le comté de la région de Québec, mais bien dans l'Outaouais, après plus d'un an de son élection, le voilà qu'il prétend avoir trouvé un nouvel exécutif, non-élu et...originaire de l'Outaouais! De mieux en mieux. Avec son ignorance feinte ou réelle de la rémunération supplémentaire de son chef, venu le hanter durant le congrès du parti, le numéro deux de l'ADQ fait bien piètre figure.
...comme la plupart de ses collègues de l'Opposition officielle.

Gilles Taillon, dans sa pose "Roi du bel habit".
Publié par oktobre7 à 03:32:18 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
Je n'ai pas d'autre chose à ajouter que ces deux extraits des discours du pasteur Martin Luther King. Il a été assassiné, il y a quarante ans, pour avoir été le prophète des Africains-Américains. Écoutez cette voix pleine de ferveur et voyez ce regard plein de dignité.
Publié par oktobre7 à 21:28:40 dans Le subversif | Commentaires (0) | Permaliens
C'est ce soir que je vais voir le spectacles des groupes Dimmu Borgir, Behemoth et Keep Of Kalessin au Métropolis. Pour le premier groupe, il s'agit de la troisième fois que je vais assister à sa prestation. L'an dernier, il m'avait quand même impressionné, j'en avais fait mention dans une chronique ultérieure, le 23 avril. Ce soir, c'est surtout le groupe polonais Behemoth qui risque d'être très intéressant à voir. Je ne l'ai découvert que l'an dernier. Pour vous donner une idée :
(Avouez que ça déménage!)
Pour ce qui est de Keep Of Kalessin, de Norvège, c'est une découverte très récente. Leur black metal est plus près de ce que plusieurs nomment du « Viking metal ». Judyth, mon habituelle partenaire de show, m'a suggéré le terme « épique ». Il faut dire que le groupe semble être féru d'histoire médiéval. Qui disait que ce genre était pour des drogués incultes?
Publié par oktobre7 à 13:39:20 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) | Permaliens
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