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Le Subversif

Les joies et colères de la vie de libraire

Oktobre, le joyeux libraire

Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,



j'ai voulu créer une page pour me défouler, écrire ce qu'il se passe ici bas, dans le monde merveilleux des éternels étudiants endettés, avec un boulot peu rénuméré malgré les aptitudes et les diplômes acquis. Les amoureux de la lecture, plus particulièrement les maniaques de livres dont on ne parle pas beaucoup s'y retrouveront. Comme j'aime aussi les cultures métal et punk, c'est certain que je vais écrire quelques lignes là-dessus. 




Et puis moi... je suis désormais un ex-libraire, viré pour avoir exprimé son opinion sur son employeur, Renaud-Bray, malgré mes neuf ans d'ancienneté. Je suis dans la trentaine, ma formation est en histoire et en science politique. Pas d'enfant, pas riche, pas d'auto, pas de REER, pas de télé câblée, pas de colocataire et pas d'animaux. Mais beaucoup de livres et de disques.




J'espère que ce site va vous plaire. Bonne lecture!

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Un certain soulagement. | 28 avril 2008

Les lecteurs habituels de ce blogue savent que j'ai eu une très mauvaise période l'an dernier. Au moment de la campagne électorale provinciale, j'ai tenté de terminer ma maîtrise au plus mauvais moment, la dépression revenait en force pour empoisonner mon existence. Je ne l'ai pas tellement évoqué depuis, étant donné que mes propos étaient surveillés par un cadre de mon ancien employeur, afin de me mettre dans le trouble (on connaît la suite : j'ai été renvoyé sans préavis l'été dernier). Une des raisons pour laquelle mes pensées dépressives se sont accentuées a été la préoccupation presque maladive que j'ai accordé à la suite des événements marquant la montée de l'Union nationale créditiste (ADQ) dans les sondages, à partir du débat entourant les accommodements raisonnables jusqu'à l'élection de la quarantaine de députés adéquistes. Il faut comprendre que les idées avancées par ce parti politique sont aux antipodes de mes convictions personnelles. Voir le triomphe de Mario Dumont, le plafonnement de Québec solidaire à 4% des scrutins, mon ancienne région (Québec) adhérer presque entièrement aux idées de l'ADQ, la coupe a débordée. On aurait dit que les Québécois revenaient à la Grande Noirceur et donnaient raison aux chantres du conservatisme, autant les nostalgiques du duplessisme que les économistes néo-libéraux de l'IEDM et les populistes démagogues de la radio et du Net. C'étais trop pour moi.

 

Qu'en est-il maintenant? Je reviens souvent sur les déboires de l'ADQ, car désormais le vent semble avoir tourné pour lui, à mon grand soulagement. L'autre jour encore, j'ai placé cet extrait en trois parties du discours d'un député adéquiste de Québec, où nous voyions sans aucun fard la faiblesse navrante de cette équipe prétendant vouloir diriger le Québec. Au début de la semaine, nous avons eu un aperçu de ce qui ne tourne pas rond avec ce parti, dans la lettre de démission de sa vice-présidente et ancienne candidate, madame Sylvie Tremblay. Gilles Taillon, que plusieurs voient comme le numéro 2 du parti, s'est fait coller une poursuite de 900 000$ par Pauline Marois, pour avoir niaiseusement affirmé que la leader du PQ aurait octroyé un prêt de un million à Vincent Lacroix, lorsqu'elle était ministre. L'ADQ a décidé quand même de défendre les dires de son député. Il y a eu ce sondage du Devoir, où les résultats confirment la tendance de la chute de la popularité de Mario Dumont et de son parti. Avec 18%, l'ADQ n'avait fait élire que 5 députés en 2003, c'est ce que le sondage lui accorde. Finalement, les pancartes du candidat de l'ADQ pour l'élection partielle dans le comté de Bourget, Denis Mondor, ont été dénoncé pour leur sous-entendu anti-immigration.

 

Tout n'est pas perdu pour l'ADQ. Il lui reste en réserve d'énormes moyens monétaires, des appuis nombreux parmi la classe des gens d'affaires, un terrain solide à Québec et les environs. Cependant, on ne sait pas trop comment ce parti pourrait faire mieux, malgré cela. La faiblesse de ses représentants est telle que cette fois, les autres partis vont avoir de la facilité pour démontrer l'incapacité de l'ADQ à gouverner. On nous rapportait encore, à Radio-Canada, comment ses députés n'avaient qu'une vision limitée des débats et n'utilisaient à peine les chercheurs qu'ils ont engagé, permettant ainsi un travail indigne de la part d'un parti formant l'Opposition officielle.

 

Cette série d'insuccès me réconforte. Ainsi, je n'ai pas à craindre, à court terme, le retour en arrière que préconise l'ADQ et ses partisans. Ce soir, je m'apprête à regarder ce qui semble être la prochaine tuile à tomber sur ce parti, car son ex-vice-présidente va passer à Tout le monde en parle. Nul doute que l'on va encore évoquer les manipulations de la « clique du Plateau », pour cette entrevue, quelque part à Québec...

 

 

 

Publié par oktobre7 à 01:35:30 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

Votre Opposition officielle à l’œuvre, chapitre 2. | 23 avril 2008

J'ai voulu écrire sur la démission de la vice-présidente de l'Union nationale créditiste (ADQ), madame Sylvie Tremblay. La chose est tentante, pour un admirateur (sic) de l'Équipe Mario Dumont. La démissionnaire a rapporté  ce que nous craignons de ce parti politique, soit une volonté manifeste chez lui de ramener le Québec à ce qu'il a été autrefois, un endroit où les employeurs auraient les coudés franches, voire une société qui aurait choisi de ramener la femme à un stade dont elle s'est éloigné depuis longtemps. Ce n'est pas rien comme nouvelle. Je vous invite à lire la lettre de madame Tremblay, intitulée « L'Action démocratique me fait peur ». Elle en dit long sur ce parti, sur sa façon de faire de la politique et surtout, ce côté anti-démocratique qu'il tente tant bien que mal de dissimuler, cette soumission totale que les membres doivent au « cheuf ». À ce propos, l'analyse de Michel C. Auger parue sur la page Web de Radio-Canada est très précise. Il démontre comment l'écart est grand entre la croyance qu'ont eu bon nombre d'électeurs et de nouveaux membres envers une alternative au deux autres partis politiques représentés à l'Assemblée nationale, et la vision politique qu'ont les membres de longue date, le noyau dur des militants adéquistes, acquis au néo-libéralisme et au conservatisme social.

 

Quant à Mario Dumont, le voilà qui a déjà tranché : « Bon débarras! ». Il n'y a donc pas de place à la dissidence dans ce parti, la loi est donc « Crois ou meurs! ». Il a déjà prévenu que le ménage est enclenché. Échaudé par la présence de quelques hurluberlus racistes ayant fait toutes sortes de déclarations lors des élections de l'an dernier, nul doute qu'il a choisi de recentrer le parti autour de sa propre personne, comme s'il ne l'étais pas déjà, à un niveau devenu gênant aux yeux des électeurs.

 

C'est l'impression qu'il a donné hier, le Dumont. Endossant à nouveau son personnage de Monsieur Clip, le voilà qu'il prétend avoir la solution aux violences suivant la victoire du Canadien sur les Bruins, au centre-ville de Montréal. Notre tribun est venu prôner la matraque forte, en allant de ses phrases-choc et de sa façon d'avoir l'air d'être l'homme providentiel, au mépris des policiers eux-mêmes, qui ont fait ce qu'ils ont pu, dans un contexte spécifique et très surprenant. Encore un peu et il aurait exigé qu'aucune manifestation ne soit tolérée, pour la suite de la série éliminatoire. D'ailleurs, il est arrivé avec sa déclaration, sans ce que personne lui a demandé son avis là-dessus. Une belle solution d'animateur de ligne ouverte, à mon humble avis.

 

Soi-dit en passant, pour ceux qui me lisent, le lien suivant permet d'aller sur la page du SPVM, afin d'identifier les crétins venus gâcher la fête, lundi soir dernier. Si jamais vous reconnaissez quelqu'un, vous savez quoi faire. Je ne pense pas qu'il s'agit de délation, quand on remet devant ses responsabilités un petit voyou mal élevé qui profite de célébration pour faire son cinéma. C'est le cas de le dire, avec ces images sur Youtube...

 

Publié par oktobre7 à 14:03:14 dans Le libraire inconnu | Commentaires (1) |

La crise alimentaire. | 21 avril 2008

Les explosions de violences causées par la montée fulgurante des prix de l'alimentation, dans des pays aussi divers que les Philippines, Haïti, le Mexique ou la Côte d'Ivoire a de quoi nous inquiéter. En fait, c'est une crise qui peut déboucher rapidement sur de graves problèmes internationaux, voire des guerres, suite à des troubles internes hors de tout contrôle.

 

Plusieurs facteurs ayant causé cette crise sont facilement repérables. Au premier chef, c'est la conjoncture économique. Les fonds d'investissements, en manque d'opportunité pour faire fructifier les avoirs de leur clientèle suite à la chute du crédit immobilier aux États-Unis, ont eu la brillante idée de s'intéresser au domaine alimentaire et agricole. Le résultat est là, comme dans tous les autres domaines où la finance s'est employé à contrôler, la partie de spéculateurs qui mettent en péril les entreprises et les emplois, au nom du gain rapide (pour ne pas parler de rapine ou encore de piraterie...) ont encore laissé leur trace. Sans aucun scrupule, cette catégorie d'investisseurs a contribué largement à faire augmenter les prix des denrées alimentaire, dans un contexte le plus mal choisi. En effet, cette spéculation a coïncidé avec une augmentation des coûts de transport, avec la hausse vertigineuse des prix du pétrole. Il n'est donc pas étonnant de voir la colère éclater ainsi, dans des coins du globes éloignés les uns des autres. Les salaires déjà insuffisants pour bien vivre, ne peuvent tout simplement plus permettre la survie.

 

La crise alimentaire est causée également par les politiques imposés par les pays prêteurs aux pays émergent, là où précisément la crise a été nettement plus explosive. Dans les années 90, le Fonds monétaire international (FMI) a imposé ce qu'on a appelé des programmes d'ajustements structurels (PAS) à bon nombre de pays endetté, sous prétexte qu'il s'agissait d'une « médecine de cheval » infaillible, pour permettre le remboursement de la dette de ces pays. Ces programmes étaient décriés surtout parce qu'ils obligeaient les nation sous leur joug à adopter des politiques néo-libérales, comme la réduction de la fonction publique et la privatisation de pans entiers du secteur public. L'aspect le plus désastreux de ces programmes a été la spécialisation de la production agricole et des matières premières. Plusieurs pays ayant eu une production multiforme auraient pu déjouer cette crise, par la présence d'une production de consommation interne permettant à la population d'avoir des alternatives alimentaires. Or la spécialisation a obligé ces même pays à importer massivement leurs denrées alimentaires, les mettant à la merci de crises semblables, ce dont les brillants économistes du FMI n'ont jamais pu prévoir. L'aspect le plus sinistre de cette crise est que le même FMI a envoyé la consigne aux États les enjoignant de maintenir leur exportation agricole coûte que coûte, afin de ne pas aggraver la crise. Facile à dire, quand une population manque de farine et de lait, mais habite dans un pays exportateur...

 

Enfin, l'utilisation des sols a été également désigné comme un facteur de cette crise. Nous avons entendu parler amplement de cette incongruité, l'utilisation de grandes terres pour la production de maïs, lui-même utilisé à la fabrication de l'éthanol, l'additif pour le pétrole. Cette surproduction a ainsi empêché la fourniture de denrées alimentaire considérables, pour nourrir la population mondiale. Ainsi, en Amérique latine, de grande propriétés agraires sont désormais productrices exclusives de maïs, pour l'unique utilisation non-alimentaire qu'est la production d'éthanol, au mépris des besoins immédiats et vitaux des  populations. De même, la production massive de viande est également pointée du doigt dans cette crise. L'apport de nouveaux marchés en Asie pour le bœuf, acquis dans le changement alimentaire suivant l'importation des habitudes de vie occidentales à des populations de plusieurs centaines de millions de consommateurs, obligent l'agrandissement et l'achat de nouvelles terres, dont le but est de fournir le pâturage nécessaire à la production bovine. Déjà, il était inquiétant de voir le maintien de cette production à son niveau actuel, tant pour l'appauvrissement des sols, l'érosion de la forêt amazonienne jouxtant ces immense pâturages brésiliens et la formation de gaz à effets de serre, imaginez l'apport d'une population ayant les mêmes habitudes de consommation désastreuses multipliée par deux!

 

La crise alimentaire ne sera pas que passagère. Pire, elle n'est qu'un symptôme de crises plus graves à venir. Dans ce contexte, plusieurs États risquent de se fragiliser, devant la montée de la colère et de la violence de leur population désespérée. Nous devons donc craindre d'éventuels conflits internes, si ce n'est de conflits entre États, pour le contrôle de productions agricoles, sans compter la possibilité de déplacement massifs et incontrôlés de populations entières. Rien de réjouissant est à prévoir pour l'instant, malgré les efforts et les envois massifs d'aliments de base. Surtout quand les marchés se rebiffent à l'idées de devoir encadrer la spéculation, au nom de la sacro-sainte loi de la liberté du commerce...

Publié par oktobre7 à 03:30:09 dans Le subversif | Commentaires (1) |

Votre Opposition officielle à l'oeuvre. | 17 avril 2008

J'ai été encore une fois convaincu de plusieurs choses hier soir. D'abord, on peut passer une très bonne soirée en regardant des vidéos sur Youtube. En fouillant un peu, on peut trouver amplement de quoi nous rassasier, quand on ne trouve pas d'intérêt à se déplacer pour trouver un film qui nous plaît, au club le plus proche. De plus, certains extraits des débats de l'Assemblée nationale peuvent être plus drôles que de supposées comédies ressassant les mêmes farces d'adolescent attardé. Enfin, le prochain gouvernement au Québec sera encore libéral, mais majoritaire cette fois. Sur ce dernier point, je vous présente ce qui m'a convaincu (davantage), en tombant sur ce discours extraordinaire du député adéquiste du comté de Jean-Lesage (région de Québec), M. Jean-François Gosselin. C'est le porte-parole de l'Opposition officielle pour les questions des affaires municipales et du tourisme. Comme vous pourrez le constater, on a peut-être affaire à un nouveau venu en politique, mais au salaire qu'il gagne pour représenter ses électeurs, il devrait avoir une limite à l'amateurisme...

 

Partie 1

 

Partie 2

 

Partie 3

Un grand niaiseux, ce Maxime Bernier!

 

Un autre qui doit ne plus faire l'affaire de son chef, c'est le ministre canadien des affaires étrangères, Maxime Bernier. Son mandat est de diriger la diplomatie canadienne, mais il semblerait qu'il l'a oublié. Certes, le gouverneur de la région de Kandahar est un sale type, un individu qui mériterait d'être envoyé loin de son poste, personne n'en doute. Mais quand le ministre des affaires étrangères d'un pays qui prétend vouloir aider l'Afghanistan, visite le pays et lance que le gouverneur de la dite région où sont stationné ces troupes devrait être remplacé, nul doute qu'il a placé les soldats dans le trouble, sans compter lui-même (mais ça, tant mieux pour nous!). C'est encore plus cave que l'épisode des Jos Louis.

 

Alors je l'écris en gros caractère :

Bernier, DÉMISSION!

Publié par oktobre7 à 13:48:56 dans Le subversif | Commentaires (0) |

Une découverte intéressante. | 14 avril 2008

En regardant la partie d'hier, pendant que le Canadien se faisait avoir en prolongation, j'ai fait une découverte formidable. Il est possible de télécharger et de transformer les documents vidéo, pris sur Internet! Moi qui croyais la chose impossible, la surprise a été de taille.

 

C'est en cherchant un programme permettant de convertir des fichiers vidéo que j'ai découvert ce programme, Downloadhelper. C'est ce programme qui permet de prendre les documents directement sur Youtube, Dailymotion, etc. Pour l'obtenir et le faire fonctionner, il faut utiliser Mozilla Firefox, afin de pouvoir ajouter le programme directement sur la barre de commandes. Je vous suggère d'aller à cette page, afin de télécharger ce programme. Les allergiques à Firefox peuvent quand même faire fonctionner Downloadhelper sur Explorer, mais je n'ai pas passé par cette voie. Ensuite, il faut télécharger le programme Internet Video Converter, permettant de transformer le format des vidéos  à notre guise. C'est très facile à utiliser, j'ai fait le test avec un film que j'avais téléchargé il ya quelques temps, The War Game, un excellent documentaire dont j'ai fait connaître l'existence sur ce blogue l'an dernier. Du format MP4, je l'ai transformé en un format plus pratique.

 

Ça n'a pas été long, j'ai déjà un projet en tête. Vous allez probablement voir bientôt un petit montage décapant, histoire de prouver mon admiration pour Mononc' Serge et sa chanson sur Mario Dumont... j'en rigole déjà!

 

La flamme olympique, vue par Mark Fiore

 

Cliquez sur l'image, pour voir l'excellente animation réalisé sur le parcours chaotique de cette flamme, censée unifier les peuples, alors qu'elle est gardée par des voyous musclés, qui auraient fièrement pu garder leurs uniformes de flics, tant qu'à faire les gros bras sur les athlètes...

 

Publié par oktobre7 à 21:02:18 dans Le libraire inconnu | Commentaires (0) |

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